Archives de catégorie : Métabolisme

L’immunité innée a aussi une mémoire : l’immunité entraînée

Le système immunitaire est divisé en deux types principaux, le système inné et le système adaptatif.

Le système immunitaire inné est généralement considéré comme non spécifique car il réagit de la même façon aux différents micro-organismes pathogènes – et sans mémoire. Alors que le système adaptatif met en jeu des anticorps spécifiques : ceux que l’on cherche à obtenir avec les vaccins et recherchés dans les allergies avec les immunoglobulines IgE ou IgG, ou les anticorps des maladies auto-immunes.

Par exemple, le diagnostic de la maladie cœliaque commence par une recherche des anticorps anti-transglutaminase ou anti-gliadine. Cependant, on sait aujourd’hui qu’avoir des résultats négatifs à ces examens n’écarte pas une hypersensibilité au gluten. Des études montrent que les inhibiteurs alpha-amylase/trypsine déclenche une réponse inflammatoire du système immunitaire inné dans l’intestin avec une libération de cytokines. Cette réaction était aussi présente chez les personnes ne souffrant pas de maladie cœliaque. (R)

Le système immunitaire inné est composé des globules blancs : neutrophiles, macrophages, mastocytes, cellules dendritiques, éosinophiles, basophiles, natural killer qui libèrent des cytokines lors de stimulation par des infections ou autres éléments considérés dangereux.

Les monocytes et les macrophages font partie des principales cellules qui peuvent être entraînées.

L’épidémie d’allergies qui touche de plus en plus de personnes dans les pays industrialisés suggère des interactions gènes/environnement. Le rôle du système immunitaire inné semble de plus en plus évident que ce soit pour les allergies ou intolérances alimentaires ou même la vaccination. Ce qui pourrait expliquer pourquoi de nombreuses personnes restent très malades avec les vaccins. Le fait que les macrophages fassent partie des principales cellules qui peuvent être entraînées, pourrait-il expliquer (en partie au moins) que les personnes souffrant de myofasciite à macrophages ou plus généralement souffrant d’effets secondaires des vaccins deviennent intolérants ou allergiques à de nombreux aliments?

Vous avez peut-être entendu parler des effets protecteurs non spécifiques du BCG, ceux-ci seraient dus à la mémoire du système immunitaire inné. (R) Car effectivement, contrairement au système immunitaire adaptatif qui produit des anticorps spécifiques à chaque « intru » la mémoire entraînée n’est pas exclusive. J’avais déjà parlé dans un autre article de l’hypersensibilité provenant de l’intoxication à l’aluminium.

Un seul défi immunitaire peut faire naître une mémoire fonctionnelle à long terme et chaque nouvelle présentation même longtemps après produira une cascade inflammatoire. Les déclencheurs peuvent être infectieux ou non infectieux, le stress en fait partie. (R)

L’activation du système immunitaire jouant un rôle important dans les troubles neuropsychiatriques, la mémoire de l’immunité innée ouvre un champ de recherche important. (R)

J’émets l’hypothèse que ce phénomène explique pourquoi la truite que je ne mange que lorsque je suis dans les montagnes norvégiennes a montré une réaction immunitaire dans l’Alcat test que j’ai fait début 2019 alors qu’elle n’en présentait aucune en 1998. Je précise que l’Alcat teste l’immunité innée contrairement aux tests IgE ou IgG. J’en avais déjà mangé avant le tout premier test mais l’été 2018, en fin de séjour, étant arrivée au bout des réserves, j’avais un peu abusé. La veille de mon départ, j’avais pêché deux belles truites et les ai mangées toutes les deux. La sortie des montagnes le lendemain avait d’ailleurs été plutôt difficile. Les raisons à cela peuvent être multiples cependant.

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Plusieurs autres aliments qui étaient réactifs en 1998, l’étaient toujours en 2019, comme la betterave, le poivron, l’amande, les noix de cajou, la moutarde et d’autres encore. Malgré plusieurs années d’éviction totale, je reste intolérante au gluten ainsi qu’à la caséine et au soja. Des marques épigénétiques dont je ne me suis pas débarrassée même avec le temps.

Nous avons encore beaucoup à découvrir pour comprendre mais ces recherches récentes sur l’immunité entraînée montre que les cellules immunitaires qui peuvent se souvenir de une semaine à plusieurs mois, sont secondées dans cette tâche par des cellules à longue durée de vie telles que les cellules souches dans la moëlle osseuse et les cellules non immunes comme les fibroblastes. Les cellules non immunes peuvent être entraînées pour conférer une mémoire immunologique de longue durée. (R) (R)

Des études génomiques menées par le professeur Joachim Schultze, de l’Institut des sciences de la vie et de la médecine (LIMES) de l’université de Bonn et du Centre allemand des maladies neurodégénératives (DZNE) ont en effet montré que le régime alimentaire occidental avait activé un grand nombre de gènes dans les cellules progénitrices. Parmi les gènes affectés, on trouve ceux qui sont responsables de la prolifération et de la maturation » (R)

Le professeur Eicke Latz, directeur de l’Institut pour l’immunité innée de l’Université de Bonn et scientifique au DZNE déclare : « Après une infection, les défenses de l’organisme restent dans une sorte d’état d’alarme, afin de pouvoir répondre plus rapidement à une nouvelle attaque. » Et ce processus impliquant les inflammasomes peut être déclenché par différents stimuli comme l’alimentation délétère qui déclenche des changements épigénétiques. Une alimentation malsaine (souvent on ne sait pas que l’on pratique) laisse donc des étiquettes sur les gènes. (R)

Gwénola Le Dref

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L’autisme est-il une maladie ? Et peut-on le soigner ?

Si vous avez des difficutés à lire, vous trouverez la lecture de l’article sur Youtube https://www.youtube.com/watch?v=hXnRV1BkDO4

Voici un sujet qui me tient à cœur car j’ai moi-même un syndrome Asperger, mais aussi parce que je vois beaucoup de querelles sur le sujet alors que la cause de l’autisme n’a vraiment pas besoin de cela.

Un sujet que je souhaitais aborder depuis pas mal de temps et les évènements du moment, c’est-à-dire la plainte contre des médecins travaillant avec l’approche biomédicale de l’autisme, a replacé ce texte sur le dessus de la pile d’articles à venir.

L’autisme est-il une maladie ?

L’autisme est considéré être un trouble neurobiologique. Si l’autisme n’est pas une maladie, ce qui est certain c’est que les autistes sont souvent plus malades que les autres. Evidemment, puisque nous ne sommes pas tous « touchés » de la même manière par les troubles du spectre autistique, l’état de santé varie aussi.

Les statistiques montrent que plus une personne autiste, ou avec autisme, souffre de trouble de l’apprentissage, plus son espérance de vie est réduite. Je vous invite à lire l’article sur le sujet de Wikipédia.

« Les personnes à troubles du spectre de l’autisme (TSA) ont une espérance de vie réduite d’environ seize à dix-huit ans par rapport à la population générale, cette réduction montant à 30 ans pour les personnes autistes avec difficultés d’apprentissage » (R)

Personnellement, à 40 ans, il y a donc dix maintenant, après quinze ans de différents troubles tant neurologiques que physiques, j’avais réellement déjà un pied dans la tombe.

Voyez comment commence le Dr Djéa Saravane Djéa dans cette vidéo proposée par le Ministère de la santé et des solidarités.

 » Moi en tant que médecin ça me pose un problème parce que l’espérance de vie d’une personne autiste est de 54 ans à l’heure actuelle « 

Avec les causes multiples de l’autisme, ceci n’est guère étonnant.

Et oui, comme je le dis souvent – sans être comprise d’ailleurs la plupart du temps – » c’est déjà super compliqué pour moi de rester vivante « 

La difficulté en tant qu’autiste, même si l’on parle, c’est que nous avons bien souvent une mauvaise conscience de notre corps, de nos ressentis, de nos émotions. Et en ce qui me concerne, en tout cas, je ne voulais même jamais admettre les multiples troubles qui m’affectaient. Si ma mère me disait par exemple que j’avais l’air fatiguée, je répondais agressivement, mais non, je suis pas fatiguée ; alors qu’en vérité j’étais épuisée de ne quasiment jamais dormir. Autre point qui me semble important, c’est que les autistes n’aiment pas le changement, nous avons donc tendance à rejeter ce qui est nouveau, même si cela peut améliorer notre qualité de vie.

Ensuite, lorsque les souffrances sont devenues trop insupportables et que je me suis tournée vers les médecins, tout était toujours soi-disant dans ma tête. Le seul traitement auquel j’ai eu le droit devait être psychiatrique. Comme le dit le Dr Djéa Saravane, je n’ai effectivement aucun suivi digne de ce nom, depuis toujours et particulièrement depuis le vaccin anti-hépatite B fait en 1996 qui m’a expédié en enfer. Et pourtant, c’est réel, si je ne m’appliquais pas tant sur mon hygiène de vie et particulièrement alimentaire, je ne serais plus de ce monde depuis plusieurs années déjà.

Je me souviens aussi, par exemple, que les diarrhées, pour les médecins que j’ai rencontrés, c’était juste un transit rapide.  Et lorsque parfois, j’ai supposé que je souffrais peut-être de carences, la réponse était toujours identique, ici, nous ne manquons de rien.

L’autisme peut-il être soigné ?

Si les détracteurs de l’approche biomédicale répètent que rien n’est prouvé, c’est faux, ça l’est dans certaines études, comme celle-ci par exemple qui a montré qu’il y a chez les autistes de nombreuses différences statistiquement significatives dans leur état nutritionnel et métabolique, notamment des biomarqueurs indiquant une insuffisance en vitamines (biotine, de glutathion plasmatique, de RBC SAM, d’uridine plasmatique, d’ATP plasmatique, de RBC NADH, de RBC NADPH, de sulfate plasmatique (libre et total) et de tryptophane plasmatique), un stress oxydatif accru, un haut taux de glutamate plasmatique, une capacité réduite de transport d’énergie, de sulfatation et de détoxication. Plusieurs groupes de biomarqueurs ont été associés de manière significative à des variations de la gravité de l’autisme. (R)

Et la prise de compléments améliore le statut nutritionnel et métabolique et suggère qu’un supplément de vitamines/minéraux est une thérapie d’appoint raisonnable à envisager pour la plupart des enfants et des adultes atteints d’autisme. (R)

Cher ami autiste, ou cher parent d’enfant autiste, avec tout mon respect sincère, si vous ne vous sentez pas malade, si vous ne souhaitez pas suivre cette voie, ne serait-il pas honnête et juste de ne pas faire de votre cas une généralité ? Et de ne pas attaquer tous ceux qui tentent d’aider leurs patients ou les parents qui essaient tant bien que mal de soutenir leur enfant.

Votre démarche signifie pour moi, que je vais devoir continuer encore longtemps de ne recevoir aucun soutien, tout comme tous ces enfants en souffrance. Mais n’est-ce-pas toujours ainsi ? Certains tentent d’avancer et d’autres essaient de ne rien changer. Je précise aussi, parce qu’évidemment c’est important, notamment lorsque vous avez peu de revenus et que vous touché l’AAH ou que vous avez dû cesser de travailler pour prendre soin de votre enfant handicapé (et oui, l’autisme c’est un handicap quand même) que tout ceci a un coût et que cela n’est pas remboursé par la sécurité sociale. Et pourtant, si je continuais de prendre les neuroleptiques, super cher souvent, si je devais refaire des séjours à l’hôpital psychiatrique, le coût pour la société serait bien plus élevé, pour bien moins de résultats. Ceci dit, c’est vrai que si j’avais continué, je ne coûterais plus rien à personne mais du même coup, je ne donnerais rien non plus. Je pense pourtant que les autistes, de par leur hypersensibilité ont beaucoup à apporter à la société. Encore faudrait-il les aider, premièrement à ne plus souffrir autant (oui l’autisme est une souffrance pour le plus grand nombre dirais-je et pas seulement pour des problèmes d’acceptation, même si ce point, est très difficile à vivre)

Aujourd’hui, après dix ans de démarche hygiénique suivant l’approche biomédicale, on me dit souvent, « oh, mais tu as l’air bien » ou « Tu n’as pas l’air autiste ». Premièrement, vous ne vivez pas avec moi 😊 et souvent vous ne me fréquentez même pas dans ma vie « réelle ».  Oui, je ne m’en tire pas trop mal, avec beaucoup d’efforts, mais si j’ai l’air, vraiment, je vous promets que je n’ai pas la chanson ; j’avance sur un fil de funambule. Et puis, surtout, c’est qu’effectivement l’approche biomédicale fait que je ne suis plus du tout celle que j’ai été durant quarante ans.

Et je ne suis pas la seule à expérimenter. Une personne non autiste me disait il y a quelques jours que lorsqu’elle arrête le gluten, sa façon de voir le monde change. Peut-être, vous qui ne voyez pas l’opportunité d’améliorer la vie des autistes avec cette approche, devriez faire l’essai.

Voyez cette étude, randomisée, récente et très intéressante qui montre les bienfaits de l’approche biomédicale.

Le traitement a été suivi ainsi :

Jour 0 : supplémentation de vitamines et minéraux, ajustée au poids de l’enfant et pris en 3 fois dans la journée

Jour 30 : acides gras essentiels, 609 mg d’oméga-3 (425 mg d’EPA, 110 mg de DHA, 74 mg d’autres oméga-3), 198 mg d’oméga-6 (dont 128 mg de GLA) et 15 mg d’oméga-9, de une à 4 gélules maximum

Jour 60 : bains au sel d’Epsom, 2 fois par semaine pendant 20 minutes avec 2 tasses de sel d’Epsom et une demi-tasse de bicarbonate de sodium

Jour 90 : carnitine, 50 mg d’acétyl-L-carnitine/kg de poids corporel par jour. Cette dose a été progressivement augmentée jusqu’à un maximum de 2 grammes/jour pendant 4 semaines et divisée en deux doses

Jour 180 : enzymes digestives à base de plantes, 1 capsule pour un en-cas ou un petit repas d’adulte, 2 capsules pour un repas typique d’adulte, 3 gélules pour un gros repas d’adulte

Jour 220 : un régime alimentaire sain sans gluten, sans caséine et sans soja

Les résultats positifs de cette étude suggèrent qu’une intervention nutritionnelle et alimentaire complète est efficace pour améliorer l’état nutritionnel, le QI non verbal, les symptômes de l’autisme et d’autres symptômes chez la plupart des personnes atteintes de TSA. Les parents ont indiqué que les suppléments de vitamines et de minéraux, les acides gras essentiels et le régime alimentaire sans gluten, caséine, ni soja, étaient les plus bénéfiques. (R)

Autre étude intéressante montrant qu’un régime cétogène modifié sans gluten avec MCT (acides gras à chaîne moyenne comme l’huile de coco) améliore le comportement des enfants atteints de troubles du spectre autistique. (R) C’est une diète cétogène adaptée, à l’instar de la diète cétogène verte dont j’ai parlé dans cet article, ou dans cette vidéo.

Une autre étude randomisée, en double aveugle ; qui conclut que le traitement à la L-carnitine (50 mg/kilogramme de poids corporel/jour) administré pendant 3 mois a considérablement amélioré plusieurs mesures cliniques de la gravité des TSA, mais des études ultérieures sont recommandées. D’ailleurs, est-ce un hasard si plusieurs malades de myofasciite à macrophages, maladie due à l’aluminium des vaccins, obtiennent une amélioration de leurs symptômes lorsqu’ils prennent de la L-Carnitine ? La carnitine est impliquée dans le métabolisme énergétique et la protection des mitochondries. (R)

Jusqu’à récemment, je n’avais pris aucun complément, vous avez peut-être lu un ancien article sur ce sujet. Je suis avant tout pour une alimentation personnalisée afin de d’abord ne pas nuire, mais j’ai fait une analyse des nutriments cellulaires CNA récemment et depuis peu je complémente de manière ciblée, et je mange aussi plus de poulet car j’ai effectivement une carence en tryptophane (entre autre) à l’intérieur des cellules. J’ai aussi pris quelques compléments les derniers mois, dans le cadre d’une alimentation pauvre en oxalates que j’avais accumulé les dernières années.

Je fais réellement chaque jour un pied de nez à ma génétique problématique pour ne pas dire catastrophique ; test des polymorphismes à l’appui. Je précise que les tests génétiques en France ne tiennent compte que des mutations rares et que le mien par exemple ne montre pas de problème et pourtant. Combien d’années, de décennies de retard, avons-nous en France ? Certains parlent de quarante ans. La France vivrait-elle sur une autre planète ?

Oui, il y a bien une bonne part de génétique. Une génétique qui fait que ce monde tel qu’il est, est plutôt invivable pour les autistes. Des systèmes de détox qui fonctionnent au ralenti, des enzymes affaiblies voire absentes, des problèmes métaboliques, un système nerveux sur-actif, une hyper-perception qui rend tout si fatigant. Pas étonnant que je rêve sans cesse d’être au milieu de nulle part, loin du tumulte de la civilisation.

Sur ce point génétique, je vous invite à vous intéresser aux travaux de la généticienne, Dr Yasko, ou à ceux du Dr Walsh. Je prie les médecins français de m’excuser de ne pouvoir les citer, car je fais toutes mes recherches en anglais, mais je sais que les médecins de Chronimed font de leur mieux pour aider leurs patients autistes. Et je sais aussi à quel point, ce n’est pas facile.

Pour conclure

Enfin ! vous l’avez trouvé long cet article ? Félicitations, vous êtes arrivé au bout. Imaginez qu’il était très long à écrire aussi.

Vous savez, ce qui est le plus inquiétant, pas tellement pour moi – et c’est pour cela que malgré mon énergie limitée, le stress que cela me génère, je continue mon travail de recherches, d’écriture et de soutien aux malades – c’est que les causes de mes problèmes génétiques se généralisent et s’accentuent chaque jour.

Oui, quoique vous en pensiez, il y a bien une épidémie d’autisme et autres troubles de l’apprentissage, et bien d’autres problèmes, comme le diabète. Comment ne pas le voir ?

Ma grand-mère biologique souffrait d’alcoolisme, elle est décédée alors que ma mère avait 12 ans. Ma mère a subi les conséquences génétiques de cette maladie. Je suis née en 1970, avant la légalisation de l’avortement, alors ma mère, ne se sentant pas capable de m’élever à utiliser des produits toxiques pour tenter d’interrompre la grossesse. Ceci n’a évidemment pas manqué d’aggraver encore ma génétique. Attention, je ne souhaite pas ici du tout mettre la faute sur les mères, ce n’est absolument pas l’idée.

Mais, aujourd’hui, nous baignons tous dans de multiples perturbateurs endocriniens, neurotoxiques, le monde est devenu toxique au possible et l’autisme et d’autres perturbations explosent. L’acte de ma mère m’a juste fait prendre un peu d’avance, mais pour qui a les yeux ouverts et la conscience éveillée, l’humain arrive au bout de ce qu’il peut supporter et pas que l’humain d’ailleurs, l’extinction massive est avérée.

Je pense que l’autisme, l’hypersensibilité en général est une tentative de Dame Nature de ramener l’être humain vers plus de « normalité », c’est-à-dire faisant partie d’elle et non au-dessus d’elle. Il est temps pour nous d’accepter de nous soumettre à ses lois, aux lois divines pourrais-je dire. Il est temps de la respecter, de respecter la vie, de nous respecter, de respecter nos enfants et les générations à venir, ou alors nous devrons accepter de disparaître. Nous sommes les sentinelles de la proche extinction de notre civilisation, si nous ne réagissons pas.

Comprendre cette avidité à l’autodestruction humaine, car c’est finalement bien de cela qu’il s’agit, est je pense un point capital, parce-que oui, clairement, nous dysfonctionnons, mais pourquoi ?

 « Selon Freud, l’humain a subi trois blessures narcissiques : la première étant la découverte de Copernic : « la Terre n’est pas au centre de l’univers » ; la seconde, celle de Darwin : « l’homme est un animal comme les autres » et la troisième, celle de Freud lui-même : « le moi n’est pas maître dans sa propre maison ». Selon ma manière de voir et vivre notre condition d’être humain, nous allons devoir surmonter la quatrième blessure narcissique : … »

Dans « Vivante Grâce au Ciel ou à la Science ? » je propose des raisons à cette erreur de programme humain et vous invite au voyage. En espérant que nous trouvions une voie de sortie joyeuse.

J’ai déjà écrit d’autres articles sur le sujet de l’autisme auparavant, voici les liens

https://www.pourquelarouetourne.com/autisme-alzheimer-et-aluminium/

https://www.pourquelarouetourne.com/les-dents-des-bebes-montrent-comment-lexposition-a-divers-metaux-peut-etre-liee-a-lautisme/

https://www.pourquelarouetourne.com/lautisme-serait-il-du-aux-infections/

Deux témoignages :

https://www.pourquelarouetourne.com/temoignage-de-sacha/

https://www.pourquelarouetourne.com/temoignage-autisme/

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Quelles formes de B12 choisir ?

La prévalence de la carence en vitamine B12 (B12) est estimée à 1 à 2 % de la population générale, jusqu’à 10 % chez les plus de 65 ans. (R)

A quoi sert la B12 ?

La vitamine B12 est nécessaire dans de multiples fonctionnements corporels

Division cellulaire

Métabolisme énergétique

Hématopoïèse

Synthèse d’ADN

Synthèse d’hormones et de neurotransmetteurs

Métabolisme lipidique, protection des nerfs du système nerveux central et du cerveau

Détoxification, dégradation de l’homocystéine

Mesure du taux de B12

La mesure de la vitamine B12 sanguine n’est pas révélatrice du taux de B12 corporel. Des études ont montré que les gens peuvent avoir des taux de B12 élevés ou normaux dans le sang et qu’en fait, il n’y a pratiquement pas de B12 dans le liquide céphalo-rachidien, ce qui signifie que la B12 n’est pas transportée du flux sanguin vers les cellules où elle devrait être absorbée et utilisée. Faire une mesure intra-cellulaire serait plus judicieux.

Pour avoir une meilleure idée du statut de B12, il vaudrait mieux mesurer aussi l’acide methylmalonique et l’homocystéine.

En utilisant l’algorithme de dépistage basé sur l’homocystéine et l’acide methylmalonique, la prévalece de la carence en B12 dans notre population serait de 22,4 %. (R)

Signes de carence

La carence en B12 peut avoir pour origine un manque d’apport et/ou un besoin accru, une mauvaise assimilation pouvant être due à des troubles digestifs ou des polymorphismes génétiques.

Attention, lorsque les apports sont insuffisants, les carences en B12 n’apparaissent qu’après plusieurs années car les réserves dans le foie, le pancréas et le cerveau sont importantes.

La vitamine B12 participant à de multiples processus, les symptômes peuvent aussi être nombreux et variés, en voici quelques-uns.

Qui devrait se supplémenter ?

Les végans et végétariens

Après 60 ans

Les personnes ayant eu une chirurgie gastrique comme le bypass par exemple

Les personnes utilisant des inhibiteurs de pompe à proton

Les personnes souffrant de maladies intestinales

Les personnes souffrant de troubles alimentaires

Les personnes souffrant d’alcoolisme

Les personnes prenant de la metformine ou des anti-acides

Cependant, l’équilibre étant toujours ce que l’on recherche, un surplus pouvant lui aussi entraîné des symptômes, supplémenter sans connaître le statut personnel ne me semble pas une bonne solution. D’autant qu’une recherche néerlandaise récente suggère que des niveaux plus élevés de vitamine B12 sont associés à un risque accru de mortalité toutes causes confondues. (R)

Comme toujours, on ne veut être ni trop haut, ni trop bas.

Les différentes formes et leurs indications

Je vous livre ici une synthèse des informations fournies par le Dr Ben Lynch et le Dr Yasko, tous deux spécialistes de la génétique.

La cyanocobalamine qui est la forme prescrite habituellement est synthétique et n’est pas une forme active, elle doit être convertie dans le foie. Contenant du cyanure elle peut être toxique.

Il existe trois types différents de B12 qui sont considérés comme extrêmement bénéfiques pour l’organisme : l’hydroxocobalamine, la méthylcobalamine et l’adénosylcobalamine.

La cyanocobalamine n’est pas bien absorbée car le corps doit d’abord la convertir en hydroxocobalamine, et de là, l’hydroxocobalamine doit être convertie à la fois en adénosylcobalamine et en méthylcobalamine.

L’hydroxocobalamine est une forme juste avant la forme active, en général bien supportée. Elle est bonne pour les personnes qui ne supporte pas les groupes méthyles. Elle permet d’éliminer l’oxyde nitrique, aide à détoxifier le cyanure donc utile pour les fumeurs et aide à recycler la méthionine. L’hydroxocobalamine est la forme la plus facilement supportée.

Les deux autres formes sont actives.

La methylcobalamine est la forme utile pour les neurones. Importante pour le métabolisme des folates. Elle protège contre le glutamate qui est excitotoxique. Régulatrice du cycle circadien, elle améliore le sommeil, ainsi que la concentration. Elle est conseillée pour l’anémie et l’homocystéine. Le meilleur test pour cette forme serait la mesure du volume corpusculaire moyen des globules rouges et de l’hémoglobine corpusculaire moyenne

L’adénosylcobalamine est importante pour la formation des lipides neuronaux, elle est convertie à partir de la méthylcobalamine dans la mitochondrie. Elle permet le bon fonctionnement de la méthylmalonyl-CoA mutase, une enzyme mitochondriale, de ce fait elle est essentielle pour la production d’énergie. Elle est aussi nécessaire pour la production de myéline et la formation de l’ADN. Pour cette forme, tester l’acide méthylmalonique urinaire serait le plus adéquat. Cette forme est difficile à trouver.

La méthylcobalamine soutient la méthylation, l’adénosylcobalamine soutient l’énergie, et l’hydroxocobalamine soutient la réduction de l’oxyde nitrique et optimise les niveaux.

Pour les personnes qui se sont intéressées à leur génétique, voici quelques pistes pour faire le meilleur choix.

L’adénosylcobalamine est particulièrement importante pour les personnes ayant des mutations sur les gènes MMAB et MUT.

La methylcobalamine est la meilleure forme pour les personnes avec des mutations sur MTR, MTRR, FUT2 et TCN2 mais ne sera pas supportée par ceux qui ont des mutations sur le COMT.

Ayant toutes ces mutations, y compris sur le COMT, la forme méthylcobalamine ne me convient pas.

Voici ce que conseille le Dr Yasko

Il n’est pas nécessaire de faire un test génétique avant de se supplémenter en B12. Comme je l’indiquais plus haut la forme hydroxocobalamine est la mieux supportée (en général) et elle permet au corps de l’utiliser pour former la méthylcobalamine et l’adénosylcobalamine.

Gwénola Le Dref

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les bactéries intestinales orientent les décisions de l’hôte

Les bactéries intestinales sont minuscules mais peuvent jouer un rôle démesuré non seulement dans la santé digestive de l’animal hôte, mais aussi dans son bien-être général. Selon une nouvelle étude publiée dans Nature, des bactéries intestinales spécifiques présentes dans le ver peuvent modifier le comportement de l’animal et orienter ses décisions alimentaires. Cette recherche a été financée en partie par les National Institutes of Health.


« Nous continuons à trouver des rôles surprenants pour les bactéries intestinales qui vont au-delà de l’estomac », a déclaré Robert Riddle, directeur de programme à l’Institut national des troubles neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux (NINDS) des NIH, qui a soutenu l’étude. « Ici, les bactéries intestinales influencent la façon dont l’animal perçoit son environnement et le poussent à se diriger vers une source externe de ces mêmes bactéries. Les bactéries intestinales rendent littéralement leur espèce plus savoureuse pour l’animal ».


Les chercheurs de l’université Brandeis, Waltham, Massachusetts, dirigés par Michael O’Donnell, Ph.D., et Piali Sengupta, Ph.D., se sont intéressés à la possibilité pour les bactéries intestinales de contrôler le comportement d’un animal hôte. Le groupe a étudié les effets des bactéries intestinales sur la façon dont les vers, appelés C. elegans, reniflent et choisissent leur prochain repas.


Les bactéries sont la nourriture principale des vers. Dans cette étude, les chercheurs ont mesuré comment les vers nourris avec différentes souches de bactéries réagissaient à l’octanol, une grosse molécule d’alcool sécrétée par certaines bactéries, que les vers évitent normalement lorsqu’elle est présente à des concentrations élevées.


Le Dr O’Donnell et ses collègues ont découvert que les vers élevés sur Providencia alcalifaciens (JUb39) étaient moins susceptibles d’éviter l’octanol que les animaux élevés sur d’autres bactéries. Curieusement, ils ont découvert que des bactéries JUb39 vivantes étaient présentes dans l’intestin des vers qui se déplacent vers l’octanol, ce qui suggère que le comportement peut être déterminé en partie par une substance produite par ces bactéries.


Ensuite, les chercheurs ont voulu savoir comment les bactéries exerçaient un contrôle sur les vers.
« Nous avons pu relier les points, du microbe au comportement, et déterminer toute la voie qui pourrait être impliquée dans ce processus », a déclaré le Dr O’Donnell.


La tyramine chimique du cerveau pourrait jouer un rôle important dans cette réponse. Chez les vers, la tyramine est transformée en octopamine chimique, qui cible un récepteur sur les neurones sensoriels qui contrôle le comportement d’évitement. Les résultats de cette étude suggèrent que la tyramine produite par les bactéries augmente les niveaux d’octopamine, ce qui rend les vers plus tolérants à l’octanol en supprimant l’évitement de l’octanol qui est conduit par ces neurones.


En utilisant d’autres tests comportementaux, les chercheurs ont découvert que le fait de modifier génétiquement les vers pour qu’ils ne produisent pas de tyramine n’avait pas d’effet sur la suppression de l’évitement de l’octanol lorsque les vers étaient élevés sur JUb39. Cela suggère que la tyramine produite par les bactéries pourrait compenser la tyramine endogène manquante chez ces animaux.


Des expériences supplémentaires ont indiqué que les vers élevés sur JUb39 préféraient manger ce type de bactéries plutôt que d’autres sources alimentaires bactériennes. La tyramine produite par la bactérie s’est également avérée nécessaire pour cette décision.
« De cette façon, les bactéries peuvent prendre le contrôle du processus de décision sensoriel de l’animal hôte, ce qui affecte leurs réponses aux odeurs et peut influencer les choix alimentaires », a déclaré le Dr Sengupta.


Des études futures permettront d’identifier d’autres substances chimiques produites par les bactéries dans le cerveau qui pourraient être impliquées dans le changement d’autres comportements des vers. En outre, on ignore si des combinaisons spécifiques de souches bactériennes présentes dans l’intestin entraîneront des réponses différentes aux signaux environnementaux. Bien que les vers et les mammifères partagent de nombreux gènes et processus biochimiques, on ne sait pas si des voies et des résultats similaires existent chez les animaux de rang supérieur.

https://www.nature.com/articles/s41586-020-2395-5

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L’alimentation idéale existe t-elle ?

L’une de mes maximes est : il n’y a pas une alimentation valable pour tous et à chaque instant de notre vie.

Une étude récente parue dans Nature Medecine le 11 juin 2020 montre que le régime alimentaire doit être personnalisé car chacun réagit différemment aux aliments.

Un aliment sain pour l’un peut être poison pour l’autre.

Cette étude a examiné les effets de la génétique, du microbiome et des facteurs liés au mode de vie sur le métabolisme.

Pendant deux semaines, 1002 personnes en bonne santé ont mangé des repas identiques et leurs réponses métaboliques ont été mesurées.   « Chacun réagit différemment à des aliments identiques », déclare Tim Spector du King’s College de Londres.

Les taux de glucose, d’insuline et de triglycérides ont été mesurés dans le sang des volontaires.  Des niveaux élevés de ces trois éléments après avoir mangé sont un facteur de risque d’obésité, tandis que les personnes qui présentent des pics de glucose et de triglycérides après avoir mangé sont plus susceptibles de développer des maladies cardiovasculaires et le diabète.

Le sommeil, l’exercice et la faim des volontaires ont été suivis et a des échantillons de selles prélevés pour analyser le microbiote. 

L’étude comprenaient plusieurs jumeaux, ce qui a permis une bonne analyse de la part génétique et les réponses métaboliques différaient. Spector, un généticien, s’attendait pourtant à trouver une forte composante génétique.

« Cela nous a tout de suite montré que les gènes ne jouent pas un rôle majeur », explique M. Spector.  « La façon dont nous réagissons à un repas gras n’a pratiquement aucune composante génétique, par exemple. »  Son équipe a découvert que seulement environ 30 % de la réponse au glucose est génétique. (je précise que les participants à l’étude sont tous en bonne santé et on trouverait peut-être une composante génétique plus importante chez des personnes malades)

Spector explique que des facteurs tels que la flore intestinale, les rythmes circadiens, le sommeil et l’exercice sont plus importants.  Le moment des repas est également important.  Certaines personnes métabolisent mieux la nourriture le matin, tandis que d’autres ne voient aucune différence dans leur capacité à métaboliser la nourriture tout au long de la journée.

Seulement 10-20% des souches bactériennes de nos microbiotes sont trouvées chez tous. Cela montre l’importance de la nutrition personnalisée pour aider à réduire les maladies chroniques.

M. Spector et son équipe ont également mis au point un outil d’IA pour prédire les réactions des gens à la nourriture, en se basant sur leurs gènes, leur microbiote, l’activité physique, le sommeil et les réactions métaboliques à la nourriture.  Une société britannique, Zoe, a transformé cet outil en un test pour les consommateurs et en une application pour smartphone qui sera déployée aux États-Unis le mois prochain et au Royaume-Uni dans le courant de l’année. Je ne sais si cet outil prendra en compte toutes les intolérances alimentaires possibles.

Je n’ai jamais douté de la nécessité de personnaliser le régime alimentaire, c’est pourquoi vous trouvez sur ce site, de nombreuses informations sur les intolérances alimentaires possibles.

Oui, réellement, il n’y a pas une alimentation valable pour tous et à chaque instant de notre vie.

https://www.nature.com/articles/s41591-020-0934-0

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