Archives de catégorie : Métabolisme

Stress post traumatique et alimentation

Après la transcription d’un discours de Joe Dispenza sur les pouvoirs de l’esprit pour guérir les mémoires traumatiques, je reste sur le trauma et les possibilités de résilience.

L’axe cerveau-intestins fait l’objet de plus en plus d’attention et d’études et aujourd’hui l’on sait que la communication est bidirectionnelle, le microbiote influence les émotions, la résistance au stress, la douleur et la communication neuronale et à son tour, via le système nerveux central, le cerveau peut modifier la flore intestinale. (R)

Cette communication est utilisée dans les soins des troubles gastro-intestinaux et psychiatriques, comme les maladies inflammatoires de l’intestin (MICI), la sclérose en plaques, la dépression ou encore le syndrome de stress post-traumatique (SSPT). (R)

Stress Post-Traumatique

Dans le syndrome de stress post-traumatique on observe un dysfonctionnement du système immunitaire et de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et des études faites chez des rongeurs montrent que la période la plus critique est celle précédent ou suivant la naissance.

Ces études montrent que les micro-organismes des intestins, notamment via les neurotransmetteurs, régulent le métabolisme, le système endocrinien, immunitaire ou nerveux et un déséquilibre de la flore intestinale en début de vie prédisposerait à l’émergence du syndrome de stress post-traumatique.

Comme dans la dépression ou les troubles psychiques, on retrouve chez les adultes ayant subi des traumatismes dans l’enfance, des hauts taux de marqueurs de l’inflammation et un faible taux de cortisol.

Les traumas en début de vie laisseraient plus particulièrement une trace sur l’immunité intestinale ainsi que sur le système nerveux.

La tendre enfance et son microbiote devrait être protégés et chéris afin de prévenir différents troubles à l’âge adulte mais hélas, les enfants qui subissent du stress très tôt dans leur vie sont nombreux et cela représente même un problème de santé public. (R)

Quand on entend le mot stress, on pense tout de suite aux traumatismes psychologiques et émotionnels qui peuvent avoir été désastreux, mais si on ajoute à ces évènements douloureux de la vie des stresseurs physiques, chimiques ou biologiques, comme les toxiques en général (aluminium des vaccins, mercure dentaire, cadmium des cigarettes, additifs alimentaires, pesticides, ondes, chlore dans l’eau etc. etc.) alors on peut aisément comprendre comment et pourquoi nous faisons face à une épidémie de maladies chroniques.

Stress et métabolisme vont main dans la main.

Le stress subi en péri-natal ou post-natal modifie aussi les réactions émotionnelles, l’horloge interne et même la structure du cerveau.

Les glucocortocoïdes produit par le corps lorsque le système nerveux est en mode défense (réponse « combattre ou fuir »), stimulent l’appétit, perturbent les taux d’insuline et de leptine et finalement augmente la prise de poids et crée un tableau propice au syndrome métabolique. (R)

La ghréline, l’hormone clé de la faim, régule l’apport alimentaire et l’équilibre énergétique. Une résistance à la ghréline et une forte anxiété sont des caractéristiques communes de l’obésité et du stress post-traumatique. (R)

Résilience et restriction calorique

Le système de la ghréline affecte l’extinction de la mémoire de la peur traumatique dans un modèle de souris avec stress post-traumatique. Il est intéressant de noter que la restriction calorique inverse la résistance à la ghréline et diminue l’anxiété chez les rongeurs. (R)

La restriction énergétique module l’expression du BDNF, un facteur de croissance neuronale ; une molécule qui aide à stimuler et à contrôler la neurogenèse. Ceci suggère qu’en contrôlant l’apport alimentaire on pourrait améliorer la fonction cérébrale et la résistance aux maladies neurodégénératives.

Ma propre expérience fait que je suis convaincue des capacités fabuleuses de l’alimentation et de la grande influence du microbiote sur qui nous sommes. Voici un petit passage  de « VIVANTE Grâce au Ciel ou à la Science ? »  qui parle du lien entre l’alimentation et la mémoire traumatique.

« Comme si des aliments réveillaient des souvenirs émotionnels que ma démarche m’avait permis de mettre de côté et que je pouvais revisiter. Nous savons aujourd’hui que tous les systèmes corporels sont étroitement liés, la psycho-neuro-endocrino-immunologie, discipline récente, le montre. Si, comme le montrent les dernières avancées scientifiques, les pensées créent notre réalité et sont le langage du cerveau, le corps emmagasine les émotions qui à leur tour agissent sur nos pensées. Notre constitution biologique détermine bien plus notre façon de penser le monde que nous l’imaginons. »

Telle que le dit si bien l’expression, la peur est bien au ventre.

Enquête Alcat

Résultats de l’enquête sur l’Alcat test

Jusqu’au 26 janvier Offre Spéciale Alcat + CNA gratuit

Pour cette enquête, j’ai fait appel aux 15 personnes qui sont passées par moi pour faire l’Alcat test durant la période décembre 2017 à juin 2018 afin que chacune puisse avoir un peu de recul sur l’expérience. Certes, un panel plus large est toujours souhaitable mais cela permet cependant de se faire une idée.

Sur les 15 personnes :

3 personnes n’ont pas répondu, le panel se réduit donc à 12 questionnaires complétés.

Sur ces 12 personnes, 3 sont coincées dans un cercle vicieux sans réussir à trouver une lueur d’espoir de sortie et j’en suis profondément attristée ; leur corps est tellement réactif que tous les aliments, ou presque, posent problème.

Je me souviens que j’étais ainsi il y a sept ans, quand je me suis lancée dans cette alimentation anti-candidose, anti-inflammatoire.

2 de ces personnes n’ont donc pas encore réussi à mettre en place une alimentation en adéquation avec les résultats de leur test.

Il reste donc 9 personnes qui ont fait les changements d’alimentation proposés par le test, qui ont pu répondre au questionnaire complet (ci-dessous)

Toutes sauf une, ont obtenu des résultats.

Divers résultats ont été obtenus : disparition de furoncles, meilleur sommeil, meilleure digestion, meilleure stabilité émotionnelle, moins de douleurs

Cependant, les meilleurs résultats sont chez les personnes qui pratiquent d’autres conseils en parallèle, parfois instaurés avant le test (Seignalet, histamine, fodmaps ou autres).

Les recommandations ont été suivies dans l’ensemble, exceptée la rotation qui est visiblement plus difficile à mettre en place et pourtant…

Une seule personne a expérimenté des crises de détox, c’est l’une de celles qui associe les résultats Alcat avec d’autres éléments, ce qui appuie ma propre expérience.

La seule personne ayant vécu une crise de détox a aussi pu observer la grande importance de la rotation, concept dont l’importance est chez tous sous-estimée et c’est fort dommage. Cette personne a obtenu beaucoup de mieux une fois la rotation installée.

D’ailleurs, même sans test, les meilleurs retours que j’ai pu avoir ces dernières années, en dehors des évictions habituelles (gluten, produits laitiers, sucre, produits industriels etc.) sont liés à la mise en place de cette rotation.

La personne ayant mis en place la rotation précise qu’elle a remarqué qu’elle était très rapidement devenue intolérante à des aliments qui étaient à la base en vert dans son test, car elle avait agi en remplaçant et en consommant trop souvent certains éléments.

Si tout résultat est évidemment appréciable, je sais qu’une alimentation ciblée peut avoir des bienfaits encore supérieurs à ceux expérimentés par les uns et les autres.

On observe une grande difficulté du côté des sucres, la discipline est vraiment la bête noire de tous, même si je ne suis pas ici en train de minimiser les efforts de chacun. C’est que ces foutus hydrates de carbone sont très addictifs et comme tout produit addictif, la substance a réellement de la force sur nos choix alimentaires. Des études ont clairement montré que la saveur sucrée est la plus addictive des drogues, au-delà de la cocaïne d’ailleurs. Donc, à méditer je pense.

Comme disait Niezstche, « Tu ne mangeras pas seulement avec la bouche, mais aussi avec la tête, afin que le désir de votre bouche ne vous ruine pas ».

La personne qui n’a pas obtenu de résultats, ne suivait plus une alimentation santé au moment de cette enquête, elle s’intéressait plus à la partie émotionnelle. Quelques temps plus tard, après une retraite Vipassana, elle m’a écrit que durant les méditations elle s’était aperçue de l’impact de l’alimentation sur les émotions.

Si je pense évidemment que la gestion du stress est importante, et que chacun doit trouver sa méthode, je pense (le vit, l’observe) que l’alimentation est centrale dans la gestion des émotions.

Il y a 200 millions de neurones dans les intestins, plus que dans le cerveau, et par exemple 95 % de la sérotonine y est produite. Les émotions sont avant tout des messages biochimiques, des neurotransmetteurs et l’alimentation agit énormément sur tout ça.

Les 8 autres personnes ont trouvé le test utile et le conseille autour d’eux mais souvent ils conseillent en parallèle d’autres démarches comme le jeûne, Seignalet, régime pauvre en histamine, en salicylates, fodmaps …

Gwénola Le Dref

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Quand les aliments dits alcalinisants sont en fait acidifiants : les oxalates

En observant la liste des aliments alcalinisants et ceux riches en oxalates, on voit tout de suite qu’il y a un problème.

Mais attention, je préfère préciser dès ce début d’article, comme je le dis souvent, la progression est gage de réussite mais ceci est d’autant plus vrai pour les oxalates.

Il faut réduire LENTEMENT votre apport d’oxalates. Ceci est d’autant plus vrai si vous êtes autiste ou hypersensible, si vous avez consommé un régime riche en oxalate depuis longtemps, peut-être depuis toujours d’ailleurs. C’est vraiment important car la détox peut être violente. Je parle en connaissance de cause.

J’avais conscience du problème de l’acidité dès le début et on le voit dans mon tout premier article qui date de 2012. Seulement, même en évitant les épinards, l’oseille, les blettes ou la rhubarbe, en ne mangeant des fruits à coque, des baies ou des légumineuses qu’exceptionnellement, je consommais quand même beaucoup d’oxalates.

Etant intolérante à presque tout (si si, c’est vrai hélas), quand j’ai découvert la problématique des oxalates, il y a quelques années, je ne me voyais pas rajouter un élément à prendre en compte dans mon régime alimentaire et j’ai passé mon chemin. C’était une grave erreur.

Sans parler des légumes riches en oxalates, comme le poireau, les haricots verts ou le navet, tous mes écarts (même si je restais très stricte), étaient riches en oxalates, sarrasin, cacahuètes à l’occasion, café, chocolat noir. Au fil des ans, mon corps constituait quelques réserves malfaisantes. Je sais que les pathogènes ne sont pas innocents dans ces mauvais choix.

Qui peut en souffrir ?

L’acide oxalique forme des sels insolubles comme les oxalates de calcium. Lorsque les oxalates deviennent trop concentrés dans les liquides organiques, ils peuvent se cristalliser et causer des problèmes de santé comme des calculs rénaux, mais beaucoup d’autres personnes peuvent souffrir d’une accumulation des oxalates.

Toutes personnes ayant une flore intestinale appauvrie comme celles souffrant d’autisme, du syndrome du côlon irritable, de douleurs chroniques comme la fibromyalgie, la vulvodynie, les cystites, la polyarthrite rhumatoïde ou la goutte… Il a été constaté que l’exposition chronique des cellules épithéliales du sein à l’oxalate favorise la transformation des cellules du sein de cellules normales en cellules tumorales. Une réduction significative de l’incidence des tumeurs du cancer du sein pourrait être atteinte s’il était possible de contrôler la production d’oxalates ou son activité carcinogène. (R)

Causes de l’accumulation

Il y a plusieurs causes à l’accumulation d’oxalates : une part de génétique, une flore intestinale pathogène notamment due à une prise répétée d’antibiotiques, la présence de champignons, par exemple le candida ou l’aspergillus qui en produisent beaucoup, le métabolisme naturel du corps, une alimentation riche en oxalate ou/et une alimentation faible en calcium ou une prise importante de vitamine C.

Le calcium et l’oxalate sont des aimants l’un pour l’autre. Cependant, il se lie aussi à d’autres minéraux ou les métaux lourds qui seront ensuite stockés dans les tissus ou organes. Je pense que les oxalates sont une pièce maîtresse de l’intoxication aux métaux lourds. Le tatouage mercuriel présent sur une gencive depuis l’arrachage d’une dent avec amalgame en 2013, disparaît plus vite depuis que je tiens compte des oxalates.

Une part de la population a une ou des variances génétiques qui augmentent leur probabilité de produire des oxalates, même lorsqu’ils ne consomment pas un régime riche en oxalates, c’est le cas de nombreux autistes. J’ai effectivement une double mutation (homozygote) sur le gène en jeu dans l’hyperoxalurie de type 2, le GRHPR. Pour l’hyperoxalurie de type 1, c’est le AGXT qui est muté. Et j’ai aussi d’autres mutations homozygotes, sur le HOGA1.

Si mon histoire est pleine d’espoir, c’est aussi très inquiétant car nous sommes de plus en plus envahis de perturbateurs endocriniens, et ces problèmes multiples d’enzymes comme chez les autistes vont être de plus en plus fréquents. Vous savez, je marche vraiment sur un fil de funambule avec comme choix, me nourrir et avoir des symptômes ou cette alimentation très frugale et restreinte. Les avancées de la recherche permettront sans doute d’améliorer ces conditions mais le plus efficace serait de prévenir car guérir sera impossible.

Symptômes de l’accumulation ou accompagnant la détox des oxalates, nommé dumping en anglais

Les dernières années, je voyais ma santé se dégrader de nouveau.

Je souffrais de nouveau de brouillard mental et si je n’avais pas pris en compte les oxalates, je n’aurais pas pu terminer mon second ouvrage Vivante. Je manquais aussi d’énergie.

Des traits jaunes sont apparus dans mes yeux et ils étaient souvent très douloureux. Le Dr Walsh expliquait dans une conférence que 20 autistes s’étaient arraché les yeux ; ce qui ne m’étonne guère, vu la douleur. Ma vue était de plus en plus souvent trouble.

Je n’avais pas pensé prendre de photos au tout début, avant de prendre en compte les oxalates dans mes choix alimentaires mais les cristaux formaient une ligne jaune bien plus longue et bien plus épaisse. Sur l’une des photos on peut voir les vaisseaux éclatés dans les débuts de la détox. Et la dernière a été prise ce 4 novembre 2019, on voit que c’est mieux mais que j’ai encore un long chemin à parcourir.

Des tâches brunes sur le visage et surtout dans le cou. Les oxalates sont attirés par le calcium et vont se loger dans les os, les dents, et les tissus mous. Les sinus sont aussi un lieu privilégié de stockage, tout comme la mâchoire, l’estomac, tout le système digestif ou encore les reins, la vessie etc.

Une douleur sous le pied gauche. Une boule dans le sein gauche. Vous l’avez sans doute remarqué, c’est plus souvent le côté gauche qui est touché.

Des envies d’uriner de plus en plus fréquentes, surtout en début de nuit avec parfois 10 à 15 tours aux toilettes.

Des symptômes qui disparaissent doucement depuis que j’essaie de détoxifier les oxalates. Une détox parfois très douloureuse avec des impressions qu’on m’arrache des morceaux d’os dans les jambes et pire qu’on m’arrache des bouts d’yeux.

Je m’en occupe depuis plusieurs mois et je sais que cela nécessitera encore de longs mois.

Les micro-organismes qui aident

Le manque de diversité de la flore intestinale est en cause dans de nombreuses pathologies, elle l’est encore dans l’accumulation d’oxalates. (R)

La prise répétée d’antibiotiques dans l’enfance est un facteur aggravant. Les espèces Oxalobacter et Lactobacillus existent en symbiose dans l’intestin humain et préviennent la formation de calculs en modifiant certaines voies biochimiques par la production d’enzymes spécifiques qui aident à la dégradation des sels d’oxalate. (R)(R)(R)

Voyez cet article sur l’histamine, avec les souches à privilégier.

Aliments alcalinisants, l’indice PRAL

L’histoire des oxalates ne remet bien-sûr pas tout en cause sur l’indice PRAL mais conférer un pouvoir alcalinisant en fonction de la teneur en minéraux comme le potassium (K), le calcium (Ca), le magnésium (Mg) et le sodium (Na) présentent des limites.

Les légumes et les fruits sont considérés alcalinisants  mais dans les légumes ou fruits riches en minéraux alcalinisants, beaucoup le sont aussi en oxalates et ils sont liés entre eux ; ce qui rend ces minéraux inaccessibles.

Voyez la liste des oxalates dans ce tableau (contenant d’autres éléments comme les salicylates, les amines, l’excès de fructose, le glutamate) et vous comprendrez que votre alimentation alcalinisante vous fait possiblement plus de mal que de bien. Et cela peut être encore aggravé si vous consommez ces aliments sous forme de jus. J’en avais déjà parlé dans un précédent article Une cure de jus pour vous détoxiquer des métaux lourds ? Les salicylates

S’en protéger

Varier son alimentation autant que possible et si vous ne pouvez pas en manger parce que vous êtes intolérants aux produits laitiers (très fréquent notamment chez les hypersensibles ou malades chroniques), se supplémenter en citrate de calcium et magnésium. Ainsi l’acide oxalique ingéré se lie au calcium ou au magnésium et produit une forme insoluble de cristaux d’oxalates qui seront éliminés par les selles. Augmenter la dose si le repas est riche en oxalates, car vous ne pouvez pas complètement les supprimer surtout si comme moi vous souffrez de bien d’autres intolérances. La cuisson permet de réduire la teneur en oxalate mais il faut alors jeter l’eau de cuisson et même pour les plus fragiles, essorer les légumes. (R) Reste alors à évaluer l’intérêt nutritif de cet aliment car vous vider aussi des minéraux et vitamines. Les aliments riches en oxalates comme les épinards resteront un mauvais choix, même cuits.

Le Dr Woeller, spécialiste des soins de l’autisme par l’alimentation préconise une dose de 1000 mg de calcium pour les enfants intolérants aux produits laitiers, et 1200 mg pour les adultes. Il utilise les compléments du laboratoire Great Plain Laboratory aux Etats Unis qui contiennent 247 mg de citrate de calcium et 50 mg de citrate magnésium. Je donne l’information pour que vous ayez une idée des doses. La B6 étant un cofacteur important, il est aussi souvent conseillé de supplémenter.

Vous trouverez un tableau avec différents éléments comme les salicylates, les oxalates, les amines, le glutamate, l’excès de fructose, les fodmaps…

Tableau récapitulatif

Gwénola Le Dref

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Reflux Gastro-oesophagien, syndrome du colon irritable et « Nez de l’intestin »

Dans la compréhension de l’axe intestins-cerveau, le rôle des cellules entérochromaffines, peu connues, devient essentiel. Vous connaissez sans doute cette sensation pénible dans l’estomac lorsque vous êtes anxieux. Nous savons depuis un certain temps que notre état mental peut affecter l’intestin, mais ce que nous découvrons maintenant avec l’aide de la recherche, c’est comment la santé intestinale affecte le cerveau et le bien-être général et à la jonction de cet axe, se trouvent les cellules entérocromaffines.

L’épithélium intestinal est une fine couche qui sépare le monde intérieur du monde extérieur. Elle est désormais considérée comme une interface dynamique, formant avec l’aide du microbiote, une barrière physique, chimique et immunitaire.

Il existe différentes cellules épithéliales dont les cellules entéroendocrines, les cellules entérochromaffines qui produisent des hormones et des neuropeptides permettant de réguler le métabolisme des cellules intestinales.

Qui sont ces cellules entérochromaffines ?

Ces cellules sensorielles réagissent à des stimuli chimiques, mécaniques et thermiques et sécrètent différents neuropeptides comme la sérotonine, le glucagon et la somatostatine. (R)

Ces cellules entéroendocrines qui libèrent des hormones directement dans le sang sont électriquement excitables. Elles servent de « nez de l’intestin » en transformant un stimulus en un signal électrique utile qui peut utiliser le nerf vague pour atteindre le cerveau instantanément, ce sont des cellules neuroendocrines.

Mon hyper-perception ne rend pas la vie dans ce monde ultra-stimulant très facile mais elle me permet de ressentir des choses subtiles qu’on ne perçoit pas habituellement, mais qui sont réelles.

Ces cellules sensorielles forment des circuits neuronaux et peuvent détecter les irritants, les métabolites et être activées par les neurotransmetteurs associés au stress : les catécholamines, c’est à dire l’adrénaline, la noradrénaline et la dopamine. (R)

L’activation de ces cellules entérochromaffines conduit à une libération de sérotonine et modulent les nerfs sensoriels. (R)

Lorsque le système sympathique flambe, le tonus du nerf vague diminue.

Qu’est-ce-qui stimule les entérochromaffines ?

Les cellules entérochromaffines, interface entre le système nerveux et le système endocrinien collaborent pour augmenter la sécrétion gastrique et la motilité du système digestif lorsque les aliments sont consommés. (R) Dans l’estomac on les nomme cellules entérochromaffines-like.

Utilisant le nerf vague qui est le plus long nerf crânien qui touche de nombreux organes, les réactions ne sont pas uniquement ressenties dans le système digestif mais peuvent atteindre différentes zones corporelles et avoir un impact immédiat sur le cerveau.

En suivant le chemin du nerf vague et avec l’aide des cellules entérochromaffines, un aliment peut induire une réaction à distance dès son ingestion.

Ce sont les odeurs présentes dans le système digestif qui stimulent la libération de sérotonine par les récepteurs olfactifs présents dans les cellules entérochromaffines. La sérotonine est aussi impliquée dans des conditions pathologiques telles que la nausée, les vomissements, la diarrhée et le syndrome du colon irritable.

Ces cellules, « nez de l’intestin » réagissent à de multiples stimuli comme les parfums, les épices, les détergents, les cosmétiques, les protéines et plus particulièrement les acides aminés aromatiques (tryptophane, tyrosine, phénylalanine), le café, l’alcool, les gras saturés, le chocolat, les aliments fermentés, la moutarde, au wasabi ou encore au butyrate, le calcium, l’histamine, le glutamate, les phénols… (R) (R) (R)(R)

Ces  » nez de l’intestin » peuvent être une réponse à cette question que je pose dans  » Vivante Grâce au Ciel ou à la Science? «  : Comment le goût pourrait-il être source de problème ? « 

Notons que le tryptophane, l’un des acides aminés aromatiques est l’élément nécessaire aux entérochromaffines pour produire la sérotonine. Comme nous l’avons vu dans l’article précédent sur l‘axe cerveau-intestin, et contrairement à ce qui était pensé jusqu’ici, la sérotonine peut atteindre directement le cerveau via le nerf-vague et pas seulement son précurseur, le tryptophane.

Les cellules entérochromaffines sont aussi capables de reconnaître tant la valeur calorique que gustative des différents sucres. (R)

Ces mécanismes régulant la sécrétion d’acide sont en jeu chez les personnes atteintes de troubles comme le reflux gastro-œsophagien, l’hyper ou l’hypochlorhydrie ou l’achlorhydrie, (R)

Des taux élevés de sérotonine dans le sang ou l’hypersérotoninémie, ont été le premier biomarqueur dans le spectre autistique. (R) Et c’est aussi le cas dans la maladie coeliaque et les niveaux redeviennent normaux après l’éviction du gluten. (R)

Dans la maladie coeliaque ou l’hypersensibilité au gluten, les anomalies métaboliques peuvent être secondaires à l’augmentation du nombre de cellules entérochromaffines (hyperplasie) dans la muqueuse intestinale supérieure de l’intestin grêle ou à une synthèse accrue de sérotonine par chaque cellule entérochromaffine. (R)

Cellules entérochromaffines et infections

Une infection chronique de la muqueuse gastrique (par exemple Helicobacter pylori), les maladies auto-immunes mais aussi l’exposition répétée au même antigène, peuvent développer une inflammation chronique de la muqueuse gastrique.

L’inflammation diminue la sécrétion d’acide gastrique et augmente la libération d’histamine.

Nous savons que le virus de la rage infecte les cellules épithéliales sensorielles de l’intestin. En fait, les pathogènes peuvent utiliser ces cellules neuroendocrines pour accéder au système nerveux périphérique et central et contourner la barrière hémato-encéphalique. (R)

Les neurotransmetteurs du stress (catécholamines) stimule la prolifération, la virulence et l’adhérence des pathogènes. Cependant, cette stimulation entraîne une libération de sérotonine qui favorise la motilité gastro-intestinale pour expulser les microbes infectieux, les métabolites ou les produits chimiques dangereux.

Une stimulation permanente de ce circuit peut provoquer une hypersensibilité viscérale chronique. Il est intéressant de noter que l’aluminium augmente l’hypersensibilité intestinale. Lorsque vos « nez de votre système digestif » sont hypersensibilisés – la génétique joue un rôle important sur cette sensibilité – vous réagissez réellement à de multiples stimuli.

Cette sensibilité n’est pas la même pour tous et les antigènes déclencheurs peuvent varier de l’un à l’autre. C’est pourquoi s’occuper de ses allergies et intolérances personnelles est un point important sur un chemin vers le mieux être.

La surstimulation des cellules entérochromaffines peut entraîner à terme des hyperplasies et néoplasies, cellules pré-cancéreuses.

D’où le grand intérêt de la prévention avec une alimentation hypotoxique et personnalisée.

Cet article est le deuxième du dossier sur l’axe intestin-cerveau, d’autres articles suivront…

En attendant, cultivez votre jardin intérieur pour faire fleurir votre être !

Gwénola Le Dref

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Une femme de 82 ans atteinte de démence retrouve la mémoire après avoir changé de régime alimentaire

Récemment, une femme de 82 ans qui souffrait de démence et qui ne reconnaissais pas son propre fils a miraculeusement retrouvé la mémoire après avoir modifié son alimentation.

Sylvia avait perdu la mémoire et une partie de son esprit, elle avait même téléphoné à la police pour accuser l’infirmière qui s’occupait d’elle de kidnapping.

Un changement de régime alimentaire, qui comprenait de grandes quantités de myrtilles et de noix, s’est avéré avoir un impact important sur l’état de Sylvia, puisque ses recettes sont maintenant partagées par la Société Alzheimer.


Sylvia a également commencé à incorporer d’autres aliments santé, comme le brocoli, le chou frisé, les épinards, les graines de tournesol, le thé vert, l’avoine, les patates douces et même le chocolat noir avec un pourcentage élevé de cacao. Tous ces aliments sont connus pour être bénéfiques pour la santé du cerveau.
Mark, le fils de Sylvia, après avoir examiné les recherches montrant que les taux de démence sont beaucoup plus faibles dans les pays méditerranéens a décidé de changer une grande partie des habitudes alimentaires de la famille.

Mark témoigne : « Dans certains pays, la maladie d’Alzheimer est pratiquement inconnue en raison de leur régime alimentaire. Tout le monde connaît les poissons, mais il y a aussi les myrtilles, les fraises, les noix du Brésil et les noix, qui ont apparemment la forme d’un cerveau pour nous donner un signe qu’ils sont bons pour le cerveau. » « J’ai aussi fait des exercices cognitifs avec ma mère, comme des puzzles, des mots croisés et des rencontres avec des gens en situation sociale, Sylvia faisait aussi de l’exercice en utilisant un appareil de pédalage adapté à sa chaise. »

Mark a dit : « Ce n’était pas un miracle du jour au lendemain, mais après quelques mois, elle a commencé à se souvenir de choses comme les anniversaires et elle redevenait elle-même, plus alerte, plus engagée…
« Les gens pensent qu’une fois qu’on a un diagnostic, la vie est finie. Vous aurez de bons et de mauvais jours, mais ce n’est pas forcément la fin. Pour une femme de 82 ans, elle s’en sort très bien, elle a l’air 10 ans plus jeune et si vous la rencontriez, vous ne sauriez pas qu’elle a vécu tout cela. Elle avait besoin d’aide pour toutes sortes de choses, maintenant elle est en train de changer les choses. Nous vivons jusqu’à un âge avancé dans ce pays, mais nous ne vivons pas nécessairement en meilleure santé. »(R)

Cette histoire montre à quel point notre corps est résilient si on lui donne le bon environnement. La plupart de ces types de maladies sont souvent liées à l’alimentation, ce qui signifie qu’elles peuvent en fait être inversées par une alimentation adéquate. Bien sûr, certaines d’entre elles sont génétiques et vous êtes peut-être porteur du gène, mais ce n’est pas une garantie qu’il deviendra actif, il y a des choses que vous pouvez faire pour minimiser le risque. Notre santé est notre plus grande richesse. Nous devons nous rendre compte que nous avons notre mot à dire dans notre vie et dans notre destin.

J’ai déjà abordé le lien avec l’aluminium et il est donc important de limiter l’exposition mais avoir une alimentation la plus adéquate possible peut vraiment aider.

L’impact de l’inflammation intestinale sur les troubles neurocognitifs est aujourd’hui bien connu et admis, et l’intolérance au gluten et aux produits laitiers touchent de plus en plus de monde. L’axe intestin-cerveau fait l’objet de nombreuses recherches et il n’y a plus de doute que réduire la dysbiose intestinale aide au bon fonctionnement cérébral.(R)

Nous savons aujourd’hui que le syndrome métabolique augmente les risques de souffrir de troubles neurologiques et on y retrouve notamment une élévation du taux de sucre sanguin et une résistance à l’insuline qui empêche les cellules d’obtenir le glucose nécessaire à leur fonctionnement. Le syndrome métabolique étant lui-même le résultat d’une surcharge inflammatoire.

Les données actuelles appuient l’idée que l’inflammation périphérique chronique dépendante des allergies modifie l’état inflammatoire du cerveau et influence le fonctionnement (phosphorylation) d’une protéine liée à la maladie d’Alzheimer, ce qui indique que l’allergie peut être un autre facteur à considérer pour le développement et/ou la progression des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. (R)

De plus en plus de chercheurs parlent du lien entre la consommation de sucre et la maladie d’Alzheimer, la qualifiant parfois de diabète de type 3. D’ailleurs, le diabète de type 2 a été associé a une incidence plus importante de maladie d’Alzheimer. Une étude chez la souris a montré que la consommation de sucre augmentait les taux d’Apoe (gène prédisposant à la maladie) et accélérait l’agrégation des protéines amyloïdes-β dans le cerveau. (R) Tous deux mis en cause par de nombreuses recherches.

D’ailleurs, certaines recherches ont montré que les tissus du système nerveux central et du cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer contiennent des cellules fongiques. (R) La candidose s’épanouit d’autant plus que l’on consomme de produits sucrés. Sur ce sujet, vous pourriez être intéressé par cet article, celui-ci, ou celui-là, ou encore celui-ci et un dernier.

Et ce n’est pas seulement le cas pour la maladie d’Alzheimer. Récemment, une recherche suggère que les enfants autistes peuvent naître déjà colonisés par des champignons, alors qu’une « aspergillose silencieuse » pourrait contribuer ou même être une cause majeure de troubles neurodéveloppementaux dans la petite enfance. (R)

Si la consommation de sucre est une cause évidente de résistance à l’insuline, une étude récente a montré qu’il y a aussi une corrélation avec les sucres testés positifs par l’Alcat test. La positivité au test ALCAT d’un des sucres testés (fructose, canne à sucre et betterave sucrière) indique, chez la majorité des sujets, la présence d’une mutation du gène TCF7L2 qui joue un rôle clé dans le développement des îlots de Langerhans (cellule du foie qui régule la glycémie) et pourrait contribuer à la prévention et au traitement de la résistance à l’insuline. (R)

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En ce qui me concerne, j’ai pu vérifier cette information ; j’ai bien des mutations aussi sur ce gène et le test Alcat fait en début d’année, comme celui de 1998, montre une intolérance au sucre de betterave. D’ailleurs, plusieurs aliments testés positifs en 98 le sont encore cette année, comme l’amande, la carotte, le poivron et plusieurs autres. Ce qui laisse penser qu’il y a bien une part de génétique qui sous-tend les intolérances et pas seulement une dysbiose intestinale. La génétique, contrairement à l’idée générale, n’étant pas cependant une fatalité mais bien « juste » une tendance. Nous sommes souvent malade par méconnaissance de notre propre fonctionnement. Comme le disait Léonard de Vinci :  » La vitalité et la beauté sont des dons de la nature destinés à ceux qui suivent ses lois.  » Une citation que je reprends dans mon livre  » Vivante Grâce au Ciel ou à la Science? « , récit de voyage au cœur de la nature norvégienne authentique et au plus profond de notre être.

Les différents aliments dont a fait usage le fils de Sylvia sont classés parmi les anti-oxidants et on sait aujourd’hui que le stress oxydatif est à l’origine de nombreuses maladies, notamment toutes les maladies neurodégénératives.(R)

Certaines études montrent que l’alimentation joue un rôle plus grand que la génétique et les régime d’Okinawa par exemple semble retarder l’apparition des maladies liées à la vieillesse. Au Japon, ils ne consomment ni gluten, ni produits laitiers, beaucoup moins de protéines animales que dans les pays occidentaux, plus de poissons et comme dans le régime crétois, plus de légumes et dans l’ensemble, aussi moins de calories.(R)

La science montre que la restriction calorique apporte des bienfaits.

L’huile de noix de coco semble améliorer les capacités cognitives des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, avec une intensité différente selon le domaine cognitif. L’huile de coco est aussi une alternative intéressante au beurre.(R) Cependant, le beurre clarifié qui ne contient plus ni caséine, ni lactose peut apporter des éléments intéressants comme par exemple la vitamine A.

Des études ont montré que les microorganismes présents dans notre intestin peuvent affecter notre risque de maladies neurodégénératives en envoyant des messages à notre cerveau lorsque survient une dysbiose intestinale (déséquilibre de notre flore intestinale). Notamment, le microbiote des malades d’Alzheimer montrent une faible production de butyrate, un acide gras à chaîne courte qui nourrit les colonocytes et a un effet anti-inflammatoire. Le butyrate est produit par certains micro-organismes dans le colon par fermentation des fibres.(R)(R) Vous pouvez trouver plus d’informations sur ce point dans mon article sur une diète cétogène verte.

La prise de probiotiques pourraient aussi être bénéfique ainsi que la stimulation du nerf vague.

Certaines études suggèrent que l’amélioration de l’alimentation peut entraîner des changements bénéfiques sur notre santé à long terme et réduire la détérioration neurologique.(R) L’espoir reste donc permis, non seulement de prévenir mais aussi d’inverser la progression de la maladie.

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Gwénola Le Dref

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