Archives de catégorie : Détoxication

Stress post traumatique et alimentation

Après la transcription d’un discours de Joe Dispenza sur les pouvoirs de l’esprit pour guérir les mémoires traumatiques, je reste sur le trauma et les possibilités de résilience.

L’axe cerveau-intestins fait l’objet de plus en plus d’attention et d’études et aujourd’hui l’on sait que la communication est bidirectionnelle, le microbiote influence les émotions, la résistance au stress, la douleur et la communication neuronale et à son tour, via le système nerveux central, le cerveau peut modifier la flore intestinale. (R)

Cette communication est utilisée dans les soins des troubles gastro-intestinaux et psychiatriques, comme les maladies inflammatoires de l’intestin (MICI), la sclérose en plaques, la dépression ou encore le syndrome de stress post-traumatique (SSPT). (R)

Stress Post-Traumatique

Dans le syndrome de stress post-traumatique on observe un dysfonctionnement du système immunitaire et de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et des études faites chez des rongeurs montrent que la période la plus critique est celle précédent ou suivant la naissance.

Ces études montrent que les micro-organismes des intestins, notamment via les neurotransmetteurs, régulent le métabolisme, le système endocrinien, immunitaire ou nerveux et un déséquilibre de la flore intestinale en début de vie prédisposerait à l’émergence du syndrome de stress post-traumatique.

Comme dans la dépression ou les troubles psychiques, on retrouve chez les adultes ayant subi des traumatismes dans l’enfance, des hauts taux de marqueurs de l’inflammation et un faible taux de cortisol.

Les traumas en début de vie laisseraient plus particulièrement une trace sur l’immunité intestinale ainsi que sur le système nerveux.

La tendre enfance et son microbiote devrait être protégés et chéris afin de prévenir différents troubles à l’âge adulte mais hélas, les enfants qui subissent du stress très tôt dans leur vie sont nombreux et cela représente même un problème de santé public. (R)

Quand on entend le mot stress, on pense tout de suite aux traumatismes psychologiques et émotionnels qui peuvent avoir été désastreux, mais si on ajoute à ces évènements douloureux de la vie des stresseurs physiques, chimiques ou biologiques, comme les toxiques en général (aluminium des vaccins, mercure dentaire, cadmium des cigarettes, additifs alimentaires, pesticides, ondes, chlore dans l’eau etc. etc.) alors on peut aisément comprendre comment et pourquoi nous faisons face à une épidémie de maladies chroniques.

Stress et métabolisme vont main dans la main.

Le stress subi en péri-natal ou post-natal modifie aussi les réactions émotionnelles, l’horloge interne et même la structure du cerveau.

Les glucocortocoïdes produit par le corps lorsque le système nerveux est en mode défense (réponse « combattre ou fuir »), stimulent l’appétit, perturbent les taux d’insuline et de leptine et finalement augmente la prise de poids et crée un tableau propice au syndrome métabolique. (R)

La ghréline, l’hormone clé de la faim, régule l’apport alimentaire et l’équilibre énergétique. Une résistance à la ghréline et une forte anxiété sont des caractéristiques communes de l’obésité et du stress post-traumatique. (R)

Résilience et restriction calorique

Le système de la ghréline affecte l’extinction de la mémoire de la peur traumatique dans un modèle de souris avec stress post-traumatique. Il est intéressant de noter que la restriction calorique inverse la résistance à la ghréline et diminue l’anxiété chez les rongeurs. (R)

La restriction énergétique module l’expression du BDNF, un facteur de croissance neuronale ; une molécule qui aide à stimuler et à contrôler la neurogenèse. Ceci suggère qu’en contrôlant l’apport alimentaire on pourrait améliorer la fonction cérébrale et la résistance aux maladies neurodégénératives.

Ma propre expérience fait que je suis convaincue des capacités fabuleuses de l’alimentation et de la grande influence du microbiote sur qui nous sommes. Voici un petit passage  de « VIVANTE Grâce au Ciel ou à la Science ? »  qui parle du lien entre l’alimentation et la mémoire traumatique.

« Comme si des aliments réveillaient des souvenirs émotionnels que ma démarche m’avait permis de mettre de côté et que je pouvais revisiter. Nous savons aujourd’hui que tous les systèmes corporels sont étroitement liés, la psycho-neuro-endocrino-immunologie, discipline récente, le montre. Si, comme le montrent les dernières avancées scientifiques, les pensées créent notre réalité et sont le langage du cerveau, le corps emmagasine les émotions qui à leur tour agissent sur nos pensées. Notre constitution biologique détermine bien plus notre façon de penser le monde que nous l’imaginons. »

Telle que le dit si bien l’expression, la peur est bien au ventre.

Enquête Alcat

Résultats de l’enquête sur l’Alcat test

Jusqu’au 26 janvier Offre Spéciale Alcat + CNA gratuit

Pour cette enquête, j’ai fait appel aux 15 personnes qui sont passées par moi pour faire l’Alcat test durant la période décembre 2017 à juin 2018 afin que chacune puisse avoir un peu de recul sur l’expérience. Certes, un panel plus large est toujours souhaitable mais cela permet cependant de se faire une idée.

Sur les 15 personnes :

3 personnes n’ont pas répondu, le panel se réduit donc à 12 questionnaires complétés.

Sur ces 12 personnes, 3 sont coincées dans un cercle vicieux sans réussir à trouver une lueur d’espoir de sortie et j’en suis profondément attristée ; leur corps est tellement réactif que tous les aliments, ou presque, posent problème.

Je me souviens que j’étais ainsi il y a sept ans, quand je me suis lancée dans cette alimentation anti-candidose, anti-inflammatoire.

2 de ces personnes n’ont donc pas encore réussi à mettre en place une alimentation en adéquation avec les résultats de leur test.

Il reste donc 9 personnes qui ont fait les changements d’alimentation proposés par le test, qui ont pu répondre au questionnaire complet (ci-dessous)

Toutes sauf une, ont obtenu des résultats.

Divers résultats ont été obtenus : disparition de furoncles, meilleur sommeil, meilleure digestion, meilleure stabilité émotionnelle, moins de douleurs

Cependant, les meilleurs résultats sont chez les personnes qui pratiquent d’autres conseils en parallèle, parfois instaurés avant le test (Seignalet, histamine, fodmaps ou autres).

Les recommandations ont été suivies dans l’ensemble, exceptée la rotation qui est visiblement plus difficile à mettre en place et pourtant…

Une seule personne a expérimenté des crises de détox, c’est l’une de celles qui associe les résultats Alcat avec d’autres éléments, ce qui appuie ma propre expérience.

La seule personne ayant vécu une crise de détox a aussi pu observer la grande importance de la rotation, concept dont l’importance est chez tous sous-estimée et c’est fort dommage. Cette personne a obtenu beaucoup de mieux une fois la rotation installée.

D’ailleurs, même sans test, les meilleurs retours que j’ai pu avoir ces dernières années, en dehors des évictions habituelles (gluten, produits laitiers, sucre, produits industriels etc.) sont liés à la mise en place de cette rotation.

La personne ayant mis en place la rotation précise qu’elle a remarqué qu’elle était très rapidement devenue intolérante à des aliments qui étaient à la base en vert dans son test, car elle avait agi en remplaçant et en consommant trop souvent certains éléments.

Si tout résultat est évidemment appréciable, je sais qu’une alimentation ciblée peut avoir des bienfaits encore supérieurs à ceux expérimentés par les uns et les autres.

On observe une grande difficulté du côté des sucres, la discipline est vraiment la bête noire de tous, même si je ne suis pas ici en train de minimiser les efforts de chacun. C’est que ces foutus hydrates de carbone sont très addictifs et comme tout produit addictif, la substance a réellement de la force sur nos choix alimentaires. Des études ont clairement montré que la saveur sucrée est la plus addictive des drogues, au-delà de la cocaïne d’ailleurs. Donc, à méditer je pense.

Comme disait Niezstche, « Tu ne mangeras pas seulement avec la bouche, mais aussi avec la tête, afin que le désir de votre bouche ne vous ruine pas ».

La personne qui n’a pas obtenu de résultats, ne suivait plus une alimentation santé au moment de cette enquête, elle s’intéressait plus à la partie émotionnelle. Quelques temps plus tard, après une retraite Vipassana, elle m’a écrit que durant les méditations elle s’était aperçue de l’impact de l’alimentation sur les émotions.

Si je pense évidemment que la gestion du stress est importante, et que chacun doit trouver sa méthode, je pense (le vit, l’observe) que l’alimentation est centrale dans la gestion des émotions.

Il y a 200 millions de neurones dans les intestins, plus que dans le cerveau, et par exemple 95 % de la sérotonine y est produite. Les émotions sont avant tout des messages biochimiques, des neurotransmetteurs et l’alimentation agit énormément sur tout ça.

Les 8 autres personnes ont trouvé le test utile et le conseille autour d’eux mais souvent ils conseillent en parallèle d’autres démarches comme le jeûne, Seignalet, régime pauvre en histamine, en salicylates, fodmaps …

Gwénola Le Dref

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Quand les aliments dits alcalinisants sont en fait acidifiants : les oxalates

En observant la liste des aliments alcalinisants et ceux riches en oxalates, on voit tout de suite qu’il y a un problème.

Mais attention, je préfère préciser dès ce début d’article, comme je le dis souvent, la progression est gage de réussite mais ceci est d’autant plus vrai pour les oxalates.

Il faut réduire LENTEMENT votre apport d’oxalates. Ceci est d’autant plus vrai si vous êtes autiste ou hypersensible, si vous avez consommé un régime riche en oxalate depuis longtemps, peut-être depuis toujours d’ailleurs. C’est vraiment important car la détox peut être violente. Je parle en connaissance de cause.

J’avais conscience du problème de l’acidité dès le début et on le voit dans mon tout premier article qui date de 2012. Seulement, même en évitant les épinards, l’oseille, les blettes ou la rhubarbe, en ne mangeant des fruits à coque, des baies ou des légumineuses qu’exceptionnellement, je consommais quand même beaucoup d’oxalates.

Etant intolérante à presque tout (si si, c’est vrai hélas), quand j’ai découvert la problématique des oxalates, il y a quelques années, je ne me voyais pas rajouter un élément à prendre en compte dans mon régime alimentaire et j’ai passé mon chemin. C’était une grave erreur.

Sans parler des légumes riches en oxalates, comme le poireau, les haricots verts ou le navet, tous mes écarts (même si je restais très stricte), étaient riches en oxalates, sarrasin, cacahuètes à l’occasion, café, chocolat noir. Au fil des ans, mon corps constituait quelques réserves malfaisantes. Je sais que les pathogènes ne sont pas innocents dans ces mauvais choix.

Qui peut en souffrir ?

L’acide oxalique forme des sels insolubles comme les oxalates de calcium. Lorsque les oxalates deviennent trop concentrés dans les liquides organiques, ils peuvent se cristalliser et causer des problèmes de santé comme des calculs rénaux, mais beaucoup d’autres personnes peuvent souffrir d’une accumulation des oxalates.

Toutes personnes ayant une flore intestinale appauvrie comme celles souffrant d’autisme, du syndrome du côlon irritable, de douleurs chroniques comme la fibromyalgie, la vulvodynie, les cystites, la polyarthrite rhumatoïde ou la goutte… Il a été constaté que l’exposition chronique des cellules épithéliales du sein à l’oxalate favorise la transformation des cellules du sein de cellules normales en cellules tumorales. Une réduction significative de l’incidence des tumeurs du cancer du sein pourrait être atteinte s’il était possible de contrôler la production d’oxalates ou son activité carcinogène. (R)

Causes de l’accumulation

Il y a plusieurs causes à l’accumulation d’oxalates : une part de génétique, une flore intestinale pathogène notamment due à une prise répétée d’antibiotiques, la présence de champignons, par exemple le candida ou l’aspergillus qui en produisent beaucoup, le métabolisme naturel du corps, une alimentation riche en oxalate ou/et une alimentation faible en calcium ou une prise importante de vitamine C.

Le calcium et l’oxalate sont des aimants l’un pour l’autre. Cependant, il se lie aussi à d’autres minéraux ou les métaux lourds qui seront ensuite stockés dans les tissus ou organes. Je pense que les oxalates sont une pièce maîtresse de l’intoxication aux métaux lourds. Le tatouage mercuriel présent sur une gencive depuis l’arrachage d’une dent avec amalgame en 2013, disparaît plus vite depuis que je tiens compte des oxalates.

Une part de la population a une ou des variances génétiques qui augmentent leur probabilité de produire des oxalates, même lorsqu’ils ne consomment pas un régime riche en oxalates, c’est le cas de nombreux autistes. J’ai effectivement une double mutation (homozygote) sur le gène en jeu dans l’hyperoxalurie de type 2, le GRHPR. Pour l’hyperoxalurie de type 1, c’est le AGXT qui est muté. Et j’ai aussi d’autres mutations homozygotes, sur le HOGA1.

Si mon histoire est pleine d’espoir, c’est aussi très inquiétant car nous sommes de plus en plus envahis de perturbateurs endocriniens, et ces problèmes multiples d’enzymes comme chez les autistes vont être de plus en plus fréquents. Vous savez, je marche vraiment sur un fil de funambule avec comme choix, me nourrir et avoir des symptômes ou cette alimentation très frugale et restreinte. Les avancées de la recherche permettront sans doute d’améliorer ces conditions mais le plus efficace serait de prévenir car guérir sera impossible.

Symptômes de l’accumulation ou accompagnant la détox des oxalates, nommé dumping en anglais

Les dernières années, je voyais ma santé se dégrader de nouveau.

Je souffrais de nouveau de brouillard mental et si je n’avais pas pris en compte les oxalates, je n’aurais pas pu terminer mon second ouvrage Vivante. Je manquais aussi d’énergie.

Des traits jaunes sont apparus dans mes yeux et ils étaient souvent très douloureux. Le Dr Walsh expliquait dans une conférence que 20 autistes s’étaient arraché les yeux ; ce qui ne m’étonne guère, vu la douleur. Ma vue était de plus en plus souvent trouble.

Je n’avais pas pensé prendre de photos au tout début, avant de prendre en compte les oxalates dans mes choix alimentaires mais les cristaux formaient une ligne jaune bien plus longue et bien plus épaisse. Sur l’une des photos on peut voir les vaisseaux éclatés dans les débuts de la détox. Et la dernière a été prise ce 4 novembre 2019, on voit que c’est mieux mais que j’ai encore un long chemin à parcourir.

Des tâches brunes sur le visage et surtout dans le cou. Les oxalates sont attirés par le calcium et vont se loger dans les os, les dents, et les tissus mous. Les sinus sont aussi un lieu privilégié de stockage, tout comme la mâchoire, l’estomac, tout le système digestif ou encore les reins, la vessie etc.

Une douleur sous le pied gauche. Une boule dans le sein gauche. Vous l’avez sans doute remarqué, c’est plus souvent le côté gauche qui est touché.

Des envies d’uriner de plus en plus fréquentes, surtout en début de nuit avec parfois 10 à 15 tours aux toilettes.

Des symptômes qui disparaissent doucement depuis que j’essaie de détoxifier les oxalates. Une détox parfois très douloureuse avec des impressions qu’on m’arrache des morceaux d’os dans les jambes et pire qu’on m’arrache des bouts d’yeux.

Je m’en occupe depuis plusieurs mois et je sais que cela nécessitera encore de longs mois.

Les micro-organismes qui aident

Le manque de diversité de la flore intestinale est en cause dans de nombreuses pathologies, elle l’est encore dans l’accumulation d’oxalates. (R)

La prise répétée d’antibiotiques dans l’enfance est un facteur aggravant. Les espèces Oxalobacter et Lactobacillus existent en symbiose dans l’intestin humain et préviennent la formation de calculs en modifiant certaines voies biochimiques par la production d’enzymes spécifiques qui aident à la dégradation des sels d’oxalate. (R)(R)(R)

Voyez cet article sur l’histamine, avec les souches à privilégier.

Aliments alcalinisants, l’indice PRAL

L’histoire des oxalates ne remet bien-sûr pas tout en cause sur l’indice PRAL mais conférer un pouvoir alcalinisant en fonction de la teneur en minéraux comme le potassium (K), le calcium (Ca), le magnésium (Mg) et le sodium (Na) présentent des limites.

Les légumes et les fruits sont considérés alcalinisants  mais dans les légumes ou fruits riches en minéraux alcalinisants, beaucoup le sont aussi en oxalates et ils sont liés entre eux ; ce qui rend ces minéraux inaccessibles.

Voyez la liste des oxalates dans ce tableau (contenant d’autres éléments comme les salicylates, les amines, l’excès de fructose, le glutamate) et vous comprendrez que votre alimentation alcalinisante vous fait possiblement plus de mal que de bien. Et cela peut être encore aggravé si vous consommez ces aliments sous forme de jus. J’en avais déjà parlé dans un précédent article Une cure de jus pour vous détoxiquer des métaux lourds ? Les salicylates

S’en protéger

Varier son alimentation autant que possible et si vous ne pouvez pas en manger parce que vous êtes intolérants aux produits laitiers (très fréquent notamment chez les hypersensibles ou malades chroniques), se supplémenter en citrate de calcium et magnésium. Ainsi l’acide oxalique ingéré se lie au calcium ou au magnésium et produit une forme insoluble de cristaux d’oxalates qui seront éliminés par les selles. Augmenter la dose si le repas est riche en oxalates, car vous ne pouvez pas complètement les supprimer surtout si comme moi vous souffrez de bien d’autres intolérances. La cuisson permet de réduire la teneur en oxalate mais il faut alors jeter l’eau de cuisson et même pour les plus fragiles, essorer les légumes. (R) Reste alors à évaluer l’intérêt nutritif de cet aliment car vous vider aussi des minéraux et vitamines. Les aliments riches en oxalates comme les épinards resteront un mauvais choix, même cuits.

Le Dr Woeller, spécialiste des soins de l’autisme par l’alimentation préconise une dose de 1000 mg de calcium pour les enfants intolérants aux produits laitiers, et 1200 mg pour les adultes. Il utilise les compléments du laboratoire Great Plain Laboratory aux Etats Unis qui contiennent 247 mg de citrate de calcium et 50 mg de citrate magnésium. Je donne l’information pour que vous ayez une idée des doses. La B6 étant un cofacteur important, il est aussi souvent conseillé de supplémenter.

Vous trouverez un tableau avec différents éléments comme les salicylates, les oxalates, les amines, le glutamate, l’excès de fructose, les fodmaps…

Tableau récapitulatif

Gwénola Le Dref

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Fibromyalgie, microbiote, sensibilité et aluminium

Fibromyalgie et microbiote

Une étude a été réalisée par des chercheurs de l’Université McGill, de l’Université de Montréal et de l’Institut de recherche du CUSM et publiée dans la revue médicale « Pain » en juin 2019.

La recherche était basée sur une cohorte de 156 personnes de la région de Montréal, dont 77 souffrent de fibromyalgie. Les participants à l’étude ont été interrogés et ont donné des échantillons de selles, de sang, de salive et d’urine, qui ont ensuite été comparés à ceux de sujets témoins en bonne santé, dont certains vivaient dans la même maison que les patients fibromyalgiques ou étaient leurs parents, leurs enfants ou leurs frères et sœurs.

Une corrélation entre les douleurs chroniques et les altérations du microbiote intestinal a été trouvée. Si aucune bactérie n’est spécifique, chez les personnes souffrant de fibromyalgie, 19 espèces bactériennes étaient soit plus, soit moins nombreuses que chez les sujets sains. La quantité de ces 19 bactéries étant corrélée à l’intensité des symptômes.

Pour l’instant, les chercheurs ne peuvent dire si les modifications de la flore intestinale sont des marqueurs de la maladie ou si elles jouent un rôle dans son apparition. Les recherches vont se poursuivre afin de voir si le microbiote des patients atteints peut être l’origine des symptômes. (R)

MICI et fibromyalgie

Parmi les patients atteints de fibromyalgie 25 % à 81 % présentent un syndrome du côlon irritable et la fréquence de la fibromyalgie chez les patients atteints du syndrome du côlon irritable est de 20 % à 65 %. Environ 50 % des patients atteints du syndrome du côlon irritable signalent des symptômes somatiques mais aussi psychiques.

Selon la littérature, 36 à 63 % des patients ayant un syndrome du côlon irritable souffre de fatigue chronique et 35 à 92 % des personnes avec syndrome de fatigue chronique ont aussi un syndrome du côlon irritable. (R)

Qui de la poule ou l’œuf ?

Si vous avez lu plusieurs articles sur mon site, vous aurez compris que les causes et conséquences se potentialisent les unes les autres et entretiennent un cercle vicieux alors voir la situation globalement est sans doute la meilleur manière de s’éloigner des symptômes.

Dans la recherche sur le microbiote chez les fibromyalgiques, les chercheurs ont eu recours à diverses techniques, pour confirmer que les changements observés dans le microbiome des sujets atteints de fibromyalgie n’étaient pas causés par des facteurs qui modifient le microbiome, par exemple l’alimentation, les médicaments, l’activité physique et l’âge.

Cependant, moduler le microbiote par des interventions alimentaires semble prometteur et de plus en plus l’expérimentent disent les chercheurs.

Aluminium, MICI et douleurs

Des études ont montré que l’exposition orale à l’aluminium semble être néfaste pour l’homéostasie intestinale, altérer son intégrité et, générer des réactions inflammatoires de l’intestin, telle que la maladie de Crohn. L’ingestion d’aluminium affecte la régulation de la perméabilité, de la microflore et de la fonction immunitaire de l’intestin. L’aluminium augmente la sensibilité intestinale et cette sensibilité augmente avec le taux d’aluminium administré. L’hypersensibilité persiste malgré l’arrêt des administrations et réapparaît mais en plus fort lors d’une nouvelle exposition.

Une activation des cellules du système immunitaire et une stimulation de récepteurs liés à la douleur a été mise en évidence. (R) (R) (R)

L’aluminium n’est sans aucun doute pas le seul élément nocif à la santé mais plusieurs arguments concordent avec l’implication de l’aluminium comme facteur de risque environnemental pour les maladies inflammatoires de l’intestin et donc de la fibromyalgie.

Contrairement à ce qui était pensé jusqu’ici, l’aluminium ingéré oralement n’est pas aussi facilement éliminé et 38 % de celui-ci s’accumulent dans les intestins. (R)

Si une part importante de l’aluminium oral stagne dans les intestins, l’aluminium vaccinal s’accumule dans les ganglions lymphatiques, la rate, le foie et le cerveau. Je vous laisse voir plus de détails ici car les recherches ont montré que ce n’est pas obligatoirement la dose qui fait le poison.

Je rappelle que l’aluminium est un neurotoxique avéré.

L’aluminium pourrait être l’un des grands fautifs dans cette Épidémie d’allergies et d’intolérances : comprendre pour agir

D’autres articles du site pourraient vous intéresser :

Métabolisme et aluminium

Aluminium, Alzheimer et autisme

Au-delà du gluten,votre pain quotidien vous rend t-il malade ?

Que faire ?

Si l’aluminium augmente la sensibilité notamment à la douleur, alors, étant particulièrement présent dans l’alimentation, d’une part par les additifs et d’autre part par les ustensiles de cuisine, revoir ses pratiques alimentaires et de cuisine semble impératif pour se protéger.

Fuyez les papillotes surtout si vous y mettez des produits acides (tomates, citron…)

L’eau du robinet est aussi très chargée en aluminium alors utiliser une méthode de filtration sera bénéfique.

Les anti-acides sont très riches en aluminium, mieux vaut s’occuper des causes sous-jacentes.

Du côté des vaccins, soutenir l’action d’E3M et réclamer des vaccins sans aluminium. L’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) vient d’ailleurs d’annoncer qu’elle apporte son financement afin de poursuivre les travaux de recherche sur l’aluminium utilisé dans les vaccins. (R)

Une recherche faite chez les tilapias du Nil a montré que l’exposition à l’aluminium a modifié la diversité du microbiote intestinal et la supplémentation en probiotiques, ici le lactobacillus plantarum, a permis d’augmenter l’élimination par les selles et de récupérer une partie de la diversité. (R) (R)

Si vous souhaitez prendre des probiotiques, voyez cet article L’histamine: au delà de l’éviction

Comme le montre les avancées scientifiques revoir son alimentation permet de réguler le microbiote alors je vous invite à vous « balader » sur le site et à découvrir ou approfondir vos connaissances sur ce sujet et notamment sur toutes les intolérances.

La gestion du stress est aussi très importante, à chacun de trouver sa méthode.

Gwénola Le Dref

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ANXIÉTÉ : probiotiques vs régime alimentaire

Les symptômes d’anxiété sont courants dans les maladies mentales mais aussi dans une variété de troubles physiques. De plus en plus d’études indiquent que le microbiote intestinal peut réguler l’humeur et les troubles anxieux en suivant l’axe intestin-cerveau, et que la dysbiose du microbiote intestinal est liée à l’anxiété. Une méta-analyse récente suggère qu’une action sur la flore intestinale peut soulager l’anxiété.

Des chercheurs de l’université Jiao-tong, à Shanghai, ont passé en revue 21 études portant sur environ 1.500 personnes. Quatorze études évaluaient l’effet des probiotiques : sept études testaient une seule souche probiotique, deux études testaient deux souches et cinq études au moins trois souches. Les sept autres études concernaient les changements d’alimentation pour agir sur la flore intestinale.

Les résultats ont montré que plus de la moitié des études incluses indiquent qu’il est possible de traiter les symptômes d’anxiété par la régulation du microbiote intestinal. Plus exactement, 11 études sur 21, soit un peu plus de la moitié (52 %) ont trouvé que l’intervention sur le microbiote soulage l’anxiété.

Par contre, les résultats montrent qu’un changement de régime alimentaire a un impact plus important sur le microbiote que la prise d’un complément probiotiques. Seulement un tiers environ (36 %) des études qui avaient utilisé des probiotiques, ont trouvé une efficacité, alors que six études sur les sept qui ont utilisé le régime alimentaire ont montré l’efficacité.

Cultivez votre jardin intérieur pour faire fleurir votre être !

Source : https://gpsych.bmj.com/content/32/2/e100056

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