Archives de catégorie : coinfections

Vaccins anti-covid : comment ça marche ?

Comment les vaccins sont-ils testés ?

Phase Préclinique : les effets du vaccin sont évalués chez les animaux

Phase 1 : le vaccin est testé sur un petit groupe de personnes.

Phase 2 : le vaccin est testé sur un plus grand groupe, de plusieurs centaines à environ un millier, de préférence dans différents groupes d’âge, pour mesurer l’effet, la posologie et les effets secondaires.

Phase 3 : Plusieurs des vaccins corona sont testés sur environ 30 000 personnes. Cette phase doit être achevée avant de présenter une demande d’approbation à la Commission européenne.

Le pourcentage de protection

L’exigence européenne stipule que le futur vaccin doit fournir une protection d’au moins 50% pour être approuvé.

Mais que signifie finalement ce pourcentage ? Comment est-il calculé ?

Dans les études, la moitié des volontaires reçoivent le vaccin expérimental et l’autre moitié un placebo.

Ensuite, ils observent le nombre de personnes qui tombent malades du coronavirus dans les deux groupes. S’il y a plus de malades chez les non vaccinés alors le vaccin expérimental offre une protection. Un vaccin qui protégerait à 100% montrerait aucun infecté dans le groupe des vaccinés.

Pour Moderna, les résultats préliminaires sont basés sur 95 cas d’infection, dont 90 appartenaient au groupe test ayant reçu le placebo, tandis que cinq cas appartenaient au groupe ayant reçu le vaccin. Pfizer/BioNTech se prévaut d’une efficacité de 95% : sur ses 170 malades, 8 venaient du groupe vacciné et 162 du groupe placebo.

AstraZeneca and Oxford University rejoignent Pfizer et Moderna et annoncent ce lundi une efficacité à 70.4%. Mais leur vaccin n’utilise pas la même technologie. La société a déclaré que ses premières analyses étaient basées sur 131 cas de coronavirus. Les essais utilisaient deux schémas posologiques différents, dont l’un était efficace à 90% (une demi dose) pour prévenir Covid-19 et l’autre à 62% (une demi dose puis une autre dose).

Si on prend l’exemple de Moderna, 90 infectés chez les 15 000 du groupe placebo, nous sommes sur un taux d’infection de 0.6%.

Si l’on souhaitait voir le verre à moitié plein, pourrait-on conclure que le placebo est efficace à 99,4% ? Les données n’étant pas publiques pour l’instant, nous ne savons pas quel est le taux d’infection grave ou mortelle dans aucun des groupes.

Suivi de pharmacovigilance

L’Agence européenne des médicaments exige un suivi de la sécurité et des effets secondaires pendant au moins six semaines après la dernière dose. Ils estiment que dans la plupart des cas les effets secondaires apparaissent dans les 4 à 6 semaines après l’injection. Face à l’urgence sanitaire, le récent règlement européen 2020/1043 a effectivement dû prendre de nouvelles mesures.

Il faut que les bénéfices dépassent les risques. Dans les faits, les effets secondaires des vaccins ne sont toujours que des coïncidences, même si comme beaucoup de malades vous êtes persuadés du contraire.

Comme c’est déjà le cas, il n’y aura visiblement pas d’études pharmacocinétiques, c’est-à-dire l’étude du devenir d’une substance active contenue dans un médicament après son administration dans l’organisme. L’aluminium, reconnu neurotoxique et utilisé dans une majorité de vaccins, n’a jamais fait l’objet d’étude pharmacocinétique. D’ailleurs, sur ce sujet, la lecture du livre « Toxic Story » du Professeur Gherardi vous éclairera sur la réalité des études d’efficacité et de sécurité des vaccins déjà existants. Et il y en a beaucoup d’autres.

L’étude pharmacocinétique est considérée sans objet pour les vaccins.

Je me souviens que lors de ma deuxième grève de la faim avec mes amis de l’association E3M devant le ministère de la santé en 2013, alors qu’à l’heure de l’embauche, j’étais ce matin-là, un peu à l’écart des autres, une juriste du ministère est venue me parler et m’a dit :

 « Bien sûr que la vaccination peut donner des scléroses en plaques, nous indemnisons des malades à l’amiable »

Une autre fois, lors d’une rencontre sur le sujet de l’aluminium des vaccins, avec l’un de nos élus, après m’être bien fait incendiée (vous êtes des dangereux, inconscients et blabla habituel), il m’a dit : « Nous savons bien que l’aluminium pose problème à un certain nombre de personnes mais que voulez-vous qu’on y fasse »

Plusieurs types de vaccins

Il existe plusieurs types de vaccins utilisant différentes technologies (R)

Les vaccins contenant le virus

Virus inactivé

Exemples : vaccins contre la polio et la grippe

Ce type de vaccin est basé sur des virus qui sont cultivés dans des organismes vivants, tels que des œufs de poule fécondés. Le virus est ensuite tué. Le vaccin contient des virus entiers et morts, suffisamment pour que le corps développe une résistance au virus vivant. Parfois, plusieurs doses de vaccin sont nécessaires pour obtenir l’immunité.

Virus affaibli

Exemples : vaccins contre la rougeole, les oreillons et la tuberculose

Ce type de vaccin ne tue pas complètement le virus, il ne fait que l’affaiblir. Le virus est si affaibli que chez la plupart des gens, il ne peut pas provoquer de maladie, mais il est toujours si intact que le corps acquiert une résistance. L’effet est généralement bon, mais les personnes dont le système immunitaire est affaibli peuvent devenir gravement malades à cause d’un tel vaccin.

Les vaccins sans virus

Antigènes

Exemples : le vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, l’infection à Hib et l’hépatite B

Ce type de vaccin ne contient pas de virus entiers, seulement de petits morceaux (antigènes). Ces morceaux sont encore suffisants pour que le corps acquière une résistance à l’ensemble du virus. En général, des doses multiples d’un vaccin sous-unitaire doivent être administrées.

Particules de type virus

Exemples : vaccin contre le papillomavirus (cancer du col de l’utérus)

Ce type de vaccin ne contient aucune partie du virus, seulement des particules similaires au virus. Mais les particules sont suffisamment similaires pour que le système immunitaire du corps développe une résistance au virus lui-même.

À base d’ADN

Exemples : actuellement aucun approuvé pour l’usage humain

Souvent appelé vaccin de nouvelle génération. Il est basé sur le matériel génétique (ADN) du virus, c’est-à-dire pas sur le virus lui-même. Lorsque les cellules du corps sont exposées à ce matériel génétique, elles produisent leurs propres parties virales qui déclenchent le système immunitaire du corps.

À base d’ARN

Exemples : actuellement aucun approuvé pour l’usage humain

Fonctionne à peu près de la même manière que les vaccins à base d’ADN. L’ARN est simplement expliqué par la « copie de travail » temporaire de l’ADN du corps. Ce type de vaccin repose également sur le fait que le corps lui-même fabrique des parties de virus qui déclenchent le système immunitaire.

Vecteur viral – réplication

Exemples : vaccins contre Ebola et la dengue

Ce type de vaccin utilise un virus différent et moins dangereux que le virus de la maladie. Ce « virus de substitution » est ajouté à un gène qui fait réagir le corps en produisant des anticorps qui rejettent également le virus contre lequel vous voulez réellement vous protéger.

Vecteur viral – non réplicatif

Exemples : actuellement aucun approuvé pour l’usage humain

Semblable au type précédent de vecteur viral, seulement que le virus hôte est un virus non réplicatif. (Un virus qui se réplique est capable de faire de nouvelles copies de lui-même. Un virus qui ne se réplique pas ne l’est pas.

Trois vaccins les plus avancés

Pfizer utilise la nouvelle technologie à ARN ainsi que Moderna qui d’ailleurs développe depuis des années des vaccins à l’ARN messager contre Zika, la grippe, le virus d’Epstein-Barr (mononucléose), le virus respiratoire syncytial (bronchiolite…), le cytomégalovirus (souvent sans gravité mais peut poser un risque chez le foetus), mais aussi contre des cancers.

La technologie de « l’ARN messager » met l’organisme à contribution en lui indiquant comment se défendre face au virus. Elle permet aussi de produire des vaccins rapidement et en grande quantité. Ces vaccins n’ont pas besoin d’adjuvants, comme l’aluminium, le squalène ou autres qui peuvent entraîner des effets secondaires.

Contrairement aux vaccins à ADN, l’ARN est traduit dans le cytosol des cellules, pas dans les noyaux cellulaires, ce qui écarte le risque de voir leur matériel génétique être incorporé au génome de l’hôte.

Soyons donc rassurés ? Cette technologie, encore jamais utilisée chez les humains, ne pose aucun problème. Voyez ce qu’en disent les professionnels :

« À noter qu’il n’est pas possible à l’ARN de s’intégrer dans un génome humain, constitué d’ADN. « L’ARN, pour pouvoir s’intégrer dans le génome, il faut qu’il soit ce qu’on appelle transcrit de façon inverse [en ADN] – on dit rétrotranscrit – et ça, ça ne se fait pas spontanément dans les cellules », explique Christophe D’Enfert. Quant à la protéine du coronavirus, elle « ne va pas être produite en permanence, ça va s’arrêter », car comme pour tout vaccin, le système immunitaire va détruire les cellules qui produisent la protéine virale. « Le processus va donc s’éteindre de lui-même », explique Bruno Pitard (Inserm/Université de Nantes), à la tête d’une startup qui travaille sur ce type de vaccins. »

Cependant, nous ne connaissons pas tous les mécanismes d’action des vaccins à ARN messager. L’ARNm peut déclencher autant l’immunité adaptative qu’innée.

Cette fois, comme je ne suis pas vendeuse de vaccins, je vais regarder le verre à moitié vide.

Le principal risque de ces vaccins c’est qu’ils peuvent déclencher une réponse immunitaire innée excessive. Il peut y avoir une forte production d’interférons de type I, associés à l’inflammation ainsi qu’à des manifestations auto-immunes. (R)

Si vous ou quelqu’un de votre famille proche souffrez déjà de maladies auto-immunes ou y êtes prédisposé, vous êtes plus à risque de déclencher des effets indésirables avec ces vaccins à ARN. Les personnes avec un groupage HLA DRB1 restent donc plus à risque de développer des réactions inflammatoires excessives comme avec les vaccins avec adjuvants. (R) (R)

Par ailleurs, l’ARN extracellulaire est connu pour être un facteur favorisant la coagulation sanguine et augmentant la perméabilité de l’endothélium. L’accroissement de la perméabilité endothéliale peut entraîner un œdème et stimuler la coagulation sanguine ce qui entraîne un risque de formation de thrombus, d’où des risques d’infarctus (notamment d’infarctus cérébral), de thrombose ou encore d’embolie pulmonaire. (R)

Le rapport du généticien moléculaire Christian Velot du Criigen, rappelle que les vaccins anti-covid pourraient mener à des recombinaisons virales potentiellement plus graves que les virus que l’on cherche à combattre par le vaccin, impactant la vie animale et la santé humaine. Les risques d’interaction avec l’ADN humain ou l’introduction de nouvelles technologies génétiques peuvent avoir des conséquences inconnues, potentiellement graves et irréversibles. En d’autres termes, aucune mesure spécifique ne sera appliquée pour contrôler le risque lié à la modification génétique des êtres vivants. Je vous invite à lire leur rapport qui permet de mieux comprendre CRIIGEN

AstraZeneca et l’Université d’Oxford utilise la technique du vecteur viral : ici, un adénovirus de chimpanzé, virus inoffensif pour l’homme qui sert de vecteur de transport pour une portion du coronavirus SARS-CoV-2. Cette thérapie génique n’a pas plus été évaluée chez les humains.

Sanofi et GSK sont aussi en course mais n’ont pas encore atteints les résultats de la phase 3 comme leurs concurrents mais ceci-dit le marché des vaccins ne les oublie pas.

L’Europe vient d’approuver le vaccin Supemtek (Sanofi), un premier vaccin recombinant contre la grippe. Cette technologie devrait permettre une moins grande sensibilité aux mutations.

« Un essai de phase III évaluant l’efficacité du vaccin a démontré une meilleure protection contre la grippe comparativement à un vaccin standard et une réduction de 30 % supplémentaires du risque de grippe chez l’adulte de plus de 50 ans. » Sur le papier, ça a l’air super.

Un autre vaccin, mais cette fois contre les méningocoques vient aussi d’être approuvé, le MenQuadfi (Sanofi)

Serait-ce l’instauration d’une nouvelle réglementation sur ces technologies génétiques qui a permis ces autorisations récentes ? Les articles 2 et 3 du tout récent règlement européen 2020/1043

Mais bon, finalement gardons le moral, cette situation a des points positifs, et va pouvoir augmenter notre PIB en berne, la vaccination contre la grippe a super bien marché cette année et le bénéfice net trimestriel de Sanofi a atteint 1,95 milliard d’euros, contre 1,77 milliard sur la même période l’an passé, soit une progression d’environ 10%.

Toutes les données sur l’efficacité des vaccins anti-covid n’ont pour l’instant pas fait l’objet de publication dans des journaux scientifiques, et n’ont pas été revues par des pairs, ce qui signifie pour l’instant que l’Union Européenne a une immense confiance dans ces laboratoires (pour ne pas dire aveugle) car elle a déjà commandé au total 1.4 milliards de doses, dont 300 millions chez Pfizer, 400 millions chez Astrazeneca, autant chez Johnson et Johnson et 300 millions chez Sanofi. Vu l’urgence sanitaire, vous conviendrez qu’il est normal d’accélérer les autorisations et les mises sur le marché ! Adieu, veaux, vaches et principe de précaution…

La poule aux œufs d’or vaccinal semble avoir encore de beaux jours devant elle, et sans vaccin encore disponible certains actionnaires s’en sont déjà mis plein les poches. La recherche et développement a été financée par de l’argent public et si les laboratoires ont réellement réussi à se libérer des responsabilités en cas d’effets secondaires, voilà une affaire qui roule… sur l’or. Bravo à eux, pour remplir son compte en banque, mieux vaut vendre des vaccins que des livres, quoique si vous réussissiez à faire aussi bien qu’Amazon mais attention, sur le chemin, vous risquez sans doute de devoir vendre votre âme (au moins une partie) à quelqu’un de peu fréquentable et oui, tout a un prix sur cette terre.

Souhaitons que les mutations du virus ne viennent pas gâcher cette si belle opportunité et rendre obsolète tous ces vaccins prometteurs. Au Danemark afin de ne pas réduire l’efficacité des vaccins en développement, ils ont décidés d’exterminer la totalité des visons. Le vison ayant transmis à l’homme une version mutante du coronavirus (R)

L’obligation vaccinale

Le principe de précaution en santé publique semble souvent oublié et les gouvernements s’apprêtent à vacciner massivement avec des technologies n’ayant pas été évaluées. Heureusement, la haute autorité de santé ne conseille pas l’obligation vaccinale.

Voici la recommandation de la HAS dans la stratégie d’utilisation des futurs vaccins : « La HAS considère que, dans le contexte actuel, la vaccination contre la Covid-19 ne devrait pas être obligatoire, ni pour la population générale, ni pour les professionnels de santé. En effet, dans le cadre d’un calendrier de livraison des doses de vaccin mal connu et – à ce stade – du manque de recul sur les futurs vaccins ainsi que sur leur capacité à limiter la contagion du virus, cela ne serait pas justifié. » (R)

Mais, il est possible que d’autres manières soient utilisées pour vous encourager à vous faire vacciner. Par exemple, en début d’année, dans les résolutions de la Commission Européenne figurait la mise en place d’un carnet de vaccination électronique pour voyager à l’instar de celui utilisé pour les animaux.

Après réflexion, avec toutes les questions en suspens, si cela devenait nécessaire, quelle liberté choisiriez-vous ?

Est-ce que ce taux d’infection inférieur à 1% (formes bénignes comprises donc quel est le pourcentage de formes graves 0,0.. ?) comme le montrent les études sur les vaccins nécessitent vraiment de prendre tous ces risques avec ces technologies expérimentales ?

Les personnes à risques de faire des formes graves pensent sans doute que oui, cela vaut la peine, mais peut-être que la meilleure façon d’agir serait de prendre des précautions en amont, de diminuer l’éventualité de conséquences fâcheuses en prenant soin de renforcer son pouvoir de défense grâce à son hygiène de vie et alimentaire. Et en effet secondaire, cette méthode pourrait vous rendre la vie plus agréable. Si cela vous intéresse je vous invite à commencer la lecture de ce site car il y a bien des causes aux maladies chroniques, causes qui pourraient (en grande partie) être évitées, y compris les effets secondaires des vaccins.

Quelque soit votre choix, je vous souhaite qu’il soit éclairé !

Suite à la lecture de cet article, plusieurs actions possibles.Vous pouvez continuer d’apprendre et poursuivre la lecture du site, vous trouverez la liste de tous les articles en suivant ce lien Ou vous pouvez ci-dessous vous inscrire aux courriels de Pour que la roue tourne et recevoir une série d’emails.

Peut-être avez-vous besoin d’un soutien plus personnalisé, je vous propose des consultations

Si vous avez besoin de croire qu’une démarche de révision de votre hygiène de vie et alimentaire peut grandement soutenir votre santé ou de retrouver l’espoir, vous pouvez vous procurer mes livres

Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

Nous pouvons aussi être en contact sur Facebook où je publie régulièrement différents articles.

Bactéries, téléphones mobiles et WiFi – une combinaison mortelle?

Source : https://nyadagbladet.se/debatt/bacteria-mobile-phones-wifi-deadly-combination/

Selon la science, les bactéries exposées au téléphone mobile et au rayonnement WiFi sont devenues résistantes aux antibiotiques. Les implications de cette situation peuvent facilement expliquer que de plus en plus de micro-organismes sont résistants aux antibiotiques à travers le monde. C’est ce qu’affirme Olle Johansson, professeur agrégé à l’Institut Karolinska en Suède, département de neurosciences, et chef de l’unité de dermatologie expérimentale.

En 2017, les ministres de la Santé des pays dits du G20, dont l’Australie, la France, l’Inde, l’Italie, le Japon, le Canada, la Chine, la Russie, l’Arabie saoudite, la Grande-Bretagne, l’Afrique du Sud, la Turquie, l’Allemagne et les États-Unis, ont décidé de coopérer pour contrer la résistance croissante et mondiale des bactéries aux antibiotiques. Rien qu’au sein de l’Union Européenne, il y a chaque année plus de 25 000 décès dus à des bactéries résistantes aux antibiotiques.

Parmi les mesures présentées figuraient les plans d’actions nationaux qui entraient en vigueur à la fin de 2018. En outre, les pays du G20 s’efforcent de ne permettre l’achat d’antibiotiques que par ordonnance médicale formelle, ainsi que de travailler à la fourniture de ces médicaments à des prix inférieurs et plus raisonnables dans les pays pauvres.

Étonnamment, rien n’est – cependant – mentionné sur les résultats de Taheri et al (R) qui a démontré que l’exposition au rayonnement de 900 MHz de téléphone mobile GSM et au rayonnement de radiofréquence de 2,4 GHz émis par les routeurs Wi-Fi communs a rendu Listeria monocytogenes et Escherichia coli résistantes à différents antibiotiques. Ces résultats ont naturellement des implications directes pour la gestion des maladies infectieuses graves. Avec de plus en plus de micro-organismes résistants aux antibiotiques à travers le monde, ce phénomène d’adaptation et ses menaces potentielles pour la santé humaine, devraient être étudiés.

D’autres recherches depuis ont montré la même chose, à savoir par exemple dans cette étude de 2019, que l’exposition au Wi-Fi agit sur les bactéries de manière stressante en augmentant la résistance aux antibiotiques et la motilité d’Escherichia coli 0157H7, ainsi qu’en favorisant la formation de biofilms par Escherichia coli 0157H7, Staphylococcus aureus et Staphylococcus epidermis. (R)

Ces découvertes peuvent avoir des implications pour la gestion de maladies graves causées par ces bactéries infectieuses.

Avec toutes les nouvelles données de différentes enquêtes qui apparaissent, certains jours avec plusieurs publications étant publiées en parallèle, Olle Johansson dit :  » peut-être que je n’avais pas tort quand j’ai utilisé mon bon sens et appelé à des mesures de sécurité au début des années 1980 ; peut-être qu’il était moralement, éthiquement juste de sonner l’alarme, donc d’avertir tout le monde que nous sommes attaqués d’un envahisseur invisible en utilisant des niveaux d’exposition colossaux pour conquérir nos cellules et tissus, et de changer leur sensibilité au traitement pharmaceutique?

Olle Johansson conclut ainsi :  » D’un point de vue de la santé publique, la preuve sous la forme de milliers de publications scientifiques basées sur l’examen par les pairs est écrasante – maintenant la société doit agir !

Et aujourd’hui (2020) la 5G s’installe…

Suite à la lecture de cet article, plusieurs actions possibles.Vous pouvez continuer d’apprendre et poursuivre la lecture du site, vous trouverez la liste de tous les articles en suivant ce lien Ou vous pouvez ci-dessous vous inscrire aux courriels de Pour que la roue tourne et recevoir une série d’emails.

Peut-être avez-vous besoin d’un soutien plus personnalisé, je vous propose des consultations

Si vous avez besoin de croire qu’une démarche de révision de votre hygiène de vie et alimentaire peut grandement soutenir votre santé ou de retrouver l’espoir, vous pouvez vous procurer mes livres

Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

Nous pouvons aussi être en contact sur Facebook où je publie régulièrement différents articles.

les bactéries intestinales orientent les décisions de l’hôte

Les bactéries intestinales sont minuscules mais peuvent jouer un rôle démesuré non seulement dans la santé digestive de l’animal hôte, mais aussi dans son bien-être général. Selon une nouvelle étude publiée dans Nature, des bactéries intestinales spécifiques présentes dans le ver peuvent modifier le comportement de l’animal et orienter ses décisions alimentaires. Cette recherche a été financée en partie par les National Institutes of Health.


« Nous continuons à trouver des rôles surprenants pour les bactéries intestinales qui vont au-delà de l’estomac », a déclaré Robert Riddle, directeur de programme à l’Institut national des troubles neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux (NINDS) des NIH, qui a soutenu l’étude. « Ici, les bactéries intestinales influencent la façon dont l’animal perçoit son environnement et le poussent à se diriger vers une source externe de ces mêmes bactéries. Les bactéries intestinales rendent littéralement leur espèce plus savoureuse pour l’animal ».


Les chercheurs de l’université Brandeis, Waltham, Massachusetts, dirigés par Michael O’Donnell, Ph.D., et Piali Sengupta, Ph.D., se sont intéressés à la possibilité pour les bactéries intestinales de contrôler le comportement d’un animal hôte. Le groupe a étudié les effets des bactéries intestinales sur la façon dont les vers, appelés C. elegans, reniflent et choisissent leur prochain repas.


Les bactéries sont la nourriture principale des vers. Dans cette étude, les chercheurs ont mesuré comment les vers nourris avec différentes souches de bactéries réagissaient à l’octanol, une grosse molécule d’alcool sécrétée par certaines bactéries, que les vers évitent normalement lorsqu’elle est présente à des concentrations élevées.


Le Dr O’Donnell et ses collègues ont découvert que les vers élevés sur Providencia alcalifaciens (JUb39) étaient moins susceptibles d’éviter l’octanol que les animaux élevés sur d’autres bactéries. Curieusement, ils ont découvert que des bactéries JUb39 vivantes étaient présentes dans l’intestin des vers qui se déplacent vers l’octanol, ce qui suggère que le comportement peut être déterminé en partie par une substance produite par ces bactéries.


Ensuite, les chercheurs ont voulu savoir comment les bactéries exerçaient un contrôle sur les vers.
« Nous avons pu relier les points, du microbe au comportement, et déterminer toute la voie qui pourrait être impliquée dans ce processus », a déclaré le Dr O’Donnell.


La tyramine chimique du cerveau pourrait jouer un rôle important dans cette réponse. Chez les vers, la tyramine est transformée en octopamine chimique, qui cible un récepteur sur les neurones sensoriels qui contrôle le comportement d’évitement. Les résultats de cette étude suggèrent que la tyramine produite par les bactéries augmente les niveaux d’octopamine, ce qui rend les vers plus tolérants à l’octanol en supprimant l’évitement de l’octanol qui est conduit par ces neurones.


En utilisant d’autres tests comportementaux, les chercheurs ont découvert que le fait de modifier génétiquement les vers pour qu’ils ne produisent pas de tyramine n’avait pas d’effet sur la suppression de l’évitement de l’octanol lorsque les vers étaient élevés sur JUb39. Cela suggère que la tyramine produite par les bactéries pourrait compenser la tyramine endogène manquante chez ces animaux.


Des expériences supplémentaires ont indiqué que les vers élevés sur JUb39 préféraient manger ce type de bactéries plutôt que d’autres sources alimentaires bactériennes. La tyramine produite par la bactérie s’est également avérée nécessaire pour cette décision.
« De cette façon, les bactéries peuvent prendre le contrôle du processus de décision sensoriel de l’animal hôte, ce qui affecte leurs réponses aux odeurs et peut influencer les choix alimentaires », a déclaré le Dr Sengupta.


Des études futures permettront d’identifier d’autres substances chimiques produites par les bactéries dans le cerveau qui pourraient être impliquées dans le changement d’autres comportements des vers. En outre, on ignore si des combinaisons spécifiques de souches bactériennes présentes dans l’intestin entraîneront des réponses différentes aux signaux environnementaux. Bien que les vers et les mammifères partagent de nombreux gènes et processus biochimiques, on ne sait pas si des voies et des résultats similaires existent chez les animaux de rang supérieur.

https://www.nature.com/articles/s41586-020-2395-5

Suite à la lecture de cet article, plusieurs actions possibles.Vous pouvez continuer d’apprendre et poursuivre la lecture du site, vous trouverez la liste de tous les articles en suivant ce lien Ou vous pouvez ci-dessous vous inscrire aux courriels de Pour que la roue tourne et recevoir une série d’emails.

Peut-être avez-vous besoin d’un soutien plus personnalisé, je vous propose des consultations

Si vous avez besoin de croire qu’une démarche de révision de votre hygiène de vie et alimentaire peut grandement soutenir votre santé ou de retrouver l’espoir, vous pouvez vous procurer mes livres

Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

Nous pouvons aussi être en contact sur Facebook où je publie régulièrement différents articles.

Covid-19 et gluten

Les utilisateurs chroniques d’opioïdes telle que la morphine, montrent des taux d’infections plus important, y compris, virales, bactériennes ou fongiques. (R)

Il est reconnu dans la littérature clinique que les opioïdes sont immunosuppresseurs et il existe une interaction réciproque entre le système immunitaire et les opioïdes endogènes ou exogènes. (R)

Certains récepteurs à opioïdes affectent autant le système immunitaire inné que le système adaptatif.

Les peptides opioïdes d’origine alimentaire agissent comme les endorphines produites par notre corps et sont à l’étude pour être utilisés à la place des opiacés habituels. (R)

Les peptides opioïdes alimentaires affectent les fonctions de l’intestin, la production d’hormones, de mucus ou encore l’immunité : la gliadomorphine et gluteomorphine du gluten contenu dans les céréales, les casomorphines des produits laitiers, les soymorphines du soja, l’oryzatensine du riz, l’albumine bovine ou des œufs, les rubiscolines des épinards.

L’action des opioïdes sur le système immunitaire est assez complexe. Toutes les cellules, tant du système immunitaire inné que le système adaptatif sont touchées, abaissant leurs capacités à éliminer une infection. (R)

L’un des éléments les plus importants dans le système immunitaire inné est la phagocytose initiée par les macrophages, et la morphine via certains récepteurs opioïdes entrave l’élimination effective des pathogènes par les macrophages.

Les opioïdes affectent aussi l’intégrité des muqueuses, ce qui peut faciliter la translocation de pathogènes et augmenter le risque d’infections.

Les opioïdes perturbent le fonctionnement des lymphocytes T ou B du système immunitaire adaptatif.

Les personnes ayant une maladie coeliaque ont des risques plus élevés de pneumonie, ceci pouvant être dû à une fonction diminuée de la rate, qui abaisse les défenses contre les bactéries. (R)

Dr Fasano stipule que les patients coeliaques ont un système immunitaire qui ne fonctionne pas à 100%, ils sont donc plus à risques d’avoir des infections y compris au coronavirus mais si le gluten est évité les risques redeviennent similaires à la population générale. Même sans maladie coeliaque beaucoup sont intolérants au gluten sans le savoir. La nature même de ces composés, les opioïdes alimentaires, pouvant masquer les effets délétères et cacher leur propre toxicité. (R)

Un grand nombre de personnes souffre d’intolérance au gluten (ou autre opioïdes alimentaires) sans aucun effet sur le système digestif. Les symptômes peuvent être extra-digestifs. Certaines sources estiment que pour un cas de maladie coeliaque diagnostiquée, 6,4 cas restent non diagnostiqués. Mais une majorité de formes atypiques ou silencieuses est associée à 4 fois plus de décès. Comme le montrait cet article, il n’est pas non plus possible de s’en tenir aux résultats des tests pratiqués qui laissent beaucoup de personnes non diagnostiquées.

Les peptides opioïdes alimentaires ont différentes actions sur le fonctionnement de notre corps, de notre cerveau mais connaissant l’action des opioïdes sur le fonctionnement du système immunitaire, peut-être est-ce le bon moment pour arrêter ou au moins limiter grandement l’ingestion de gluten et autre molécules opioïdes.

Gwénola Le Dref

Suite à la lecture de cet article, plusieurs actions possibles. Vous pouvez continuer d’apprendre et poursuivre la lecture du site, vous trouverez la liste de tous les articles en suivant ce lien Ou vous pouvez ci-dessous, vous inscrire aux courriels de Pour que la roue tourne et recevoir une série d’emails.

Peut-être avez-vous besoin d’un soutien plus personnalisé, je vous propose des consultations

Si vous avez besoin de croire qu’une démarche de révision de votre hygiène de vie et alimentaire peut grandement soutenir votre santé ou de retrouver l’espoir, vous pouvez vous procurer l’un ou mes livres

Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

Renforcez votre système immunitaire

Dans le cadre de la protection contre le coronavirus, un sujet important est pourtant quasiment absent des discussions et il rejoint cette citation d’Antoine Béchamp : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout »

Les évènements du moment devraient nous pousser à nous interroger sur nos méthodes pour préserver la santé publique. Combien de confinement et/ou de vaccins nous faudra-t-il lorsque le permafrost libérera de nombreux virus oubliés ou inconnus ?(R) Combien de produits toxiques notamment d’aluminium seront alors injectés dans nos corps ?

La pollution tue chaque année plus de 6 millions de personnes, alors en réduisant cette dernière, le confinement ne sauvera pas seulement des personnes du coronavirus. (R)

Si nous sommes appelés à être confrontés à de plus en plus d’infections, se confiner à chaque menace sera-t-il la meilleure réponse ? Ne devrions-nous pas nous intéresser plus particulièrement au renforcement de nos systèmes immunitaires ? Car certaines études montrent que c’est la bonne santé du système immunitaire qui est importante. (R)

Peut-être est-ce le moment de penser à des solutions pro-actives qui seront tout aussi utiles concernant l’épidémie de maladies chroniques. Alors, que faire pour améliorer nos défenses ?

LES ACTEURS PRINCIPAUX

Inflammation : l’inflammasome

La littérature sur le coronavirus montre que ce qui tue c’est surtout un inflammasome sur-actif, donc, tous les éléments qui produisent une inflammation accrue jouera en la défaveur du malade. (R)

L’inflammasome est un complexe multiprotéique qui s’active lors de stress cellulaires, comme les infections ou toute autre agression et libère des éléments pro-inflammatoires, les cytokines. L’inflammasome NLRP3, le plus étudié des inflammasomes, est impliqué dans différentes pathologies inflammatoires. Il y a inter-réaction entre les performances de l’inflammasome, le fonctionnement des mitochondries (cellules productrices d’énergie) et le métabolisme. L’inflammasome est sensible au dysfonctionnement mitochondrial et vice-versa. (R) (R) (R)

Energie : les mitochondries

Le fonctionnement mitochondrial a un impact sur l’équilibre cellulaire, le métabolisme et le système immunitaire inné, et peut donc être un déterminant majeur de l’issue des infections virales. (R)

Les mitochondries ne sont pas seulement nos cellules productrices d’énergie, elles sont des acteurs essentiels de l’immunité ainsi que des situations d’inflammation chronique. L’hyperactivation de l’inflammasome NLRP3, associée à une altération de la fonction mitochondriale et à une production accrue de stress oxydatif, a été liée à plusieurs maladies inflammatoires, telles que la goutte ou la sclérose en plaques ou à des troubles métaboliques, tels que l’obésité ou le diabète de type 2 ou encore aux pathologies du système nerveux comme la maladie d’Alzheimer. (R) (R)

Les mitochondries sont les canaris dans la mine de charbon, elles déclenchent des alarmes moléculaires lorsque les cellules sont exposées à un stress ou à des produits chimiques qui peuvent endommager l’ADN. (R)

L’ADN mitochondrial, hérité de la mère, impacte fortement le microbiote et sa diversité. Réduire l’abondance des espèces réactives de l’oxygène des mitochondries, les radicaux libres, c’est-à-dire, le stress oxydatif, augmente la diversité de la flore intestinale. (R)

L’altération de l’autophagie, système de « nettoyage cellulaire, semble être liée à la résistance à l’insuline et peut induire une réponse inflammatoire. Mais le métabolisme est aussi directement lié à la flore intestinale.

Microbiote et immunité

Les personnes fragiles qui sont le plus susceptibles de développer des formes graves d’infection au coronavirus sont aussi celles qui souffrent d’un déséquilibre du microbiote intestinal. (R)

Il a été établi depuis longtemps que les bactéries intestinales sont largement liées à la fonction immunitaire et à la santé métabolique. L’intestin serait le plus grand compartiment immunologique de l’organisme et la signalisation du microbiote intestinal peut donc jouer un rôle important dans les infections virales. Il aide à combattre les infections, favorise la désintoxication et, d’une certaine manière, entretient le calme interne. (R)(R)

La réaction du système immunitaire au Candida albicans dans l’intestin semble amplifier les processus immunitaires pathogènes dans les poumons. (R)

D’ABORD NE PAS NUIRE

Microbiote et maladie

Le microbiote abrite différentes espèces microbiennes et l’augmentation de la proportion de Firmicutes et d’Actinobactéries et la diminution de la proportion de Bactéroidètes ont été associées à la résistance à l’insuline, à la prise de poids et à d’autres comorbidités du syndrome métabolique. Les protéobactéries sont trouvées en plus grand nombre dans différentes pathologies comme les troubles métaboliques ou les maladies intestinales mais aussi dans différentes pathologies comme les maladies pulmonaires, comme l’asthme ou les maladies obstructives chroniques. Les protéobactéries seraient une signature inflammatoire. (R)

Le choix des aliments est primordial puisqu’il est démontré que les micro-organismes de la flore intestinale fournissent différents nutriments qui participent au métabolisme et au bon fonctionnement de l’hôte. Les résultats ont montré que les acides aminés fécaux, résultat du métabolisme bactérien de l’azote, étaient significativement associés à la maladie de Crohn, à la dysbiose et à une abondance de protéobactéries chez les patients. Un régime riche en graisses ou protéines augmente la présence des protéobactéries. (R) (R)

Notons que l’arrêt de la cigarette permet de faire baisser le taux de protéobactéries dans la flore du côlon. (R)

Bien que nous trouvions une corrélation entre l’abondance des protéobactéries et l’infection, chaque membre du microbiote peut signaler le système immunitaire d’une manière différente. Le microbiote libère des métabolites qui peuvent interférer directement avec la chaîne respiratoire mitochondriale et la production d’ATP (molécule d’énergie). Les acides gras à chaîne courte ont des effets bénéfiques sur l’activité mitochondriale. (R)

Chez des femmes enceintes, la vitamine D, les graisses monoinsaturées, le cholestérol et le rétinol ont été associés à une augmentation relative des protéobactéries, un phylum connu pour englober de multiples pathogènes et pour avoir des propriétés pro-inflammatoires. En revanche, les graisses saturées, la vitamine E et les protéines ont été associées à une diminution relative des protéobactéries. (R)

Dysbiose et alimentation

La dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale) est associée à de nombreux troubles métaboliques comme l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou immunitaires.

Le microbiote peut être altéré de différentes manières, comme les antibiotiques, le stress, le manque de sommeil, la pollution mais la composition du microbiote intestinal dépend grandement du régime alimentaire.

Les additifs alimentaires antimicrobiens, les conservateurs, ont le pouvoir d’induire une dysbiose intestinale caractérisée par une diminution de la diversité des microbiotes, un appauvrissement des espèces clostridium et une augmentation des protéobactéries. La génétique peut être un facteur aggravant, par exemple, les polymorphismes sur le gène Nod2 accentue la sensibilité du microbiote ; ce gène est notamment prédisposant à la maladie de Crohn. (R)

Alimentation et microbiote

La consommation sur le long terme d’aliments riches en graisses, sucre, protéines, viande rouge et viande transformée peut augmenter la proportion de pathogènes opportunistes dans la flore intestinale et diminuer la proportion de bactéries symbiotiques. D’ailleurs, de nombreuses recherches suggèrent qu’un régime alimentaire à base de plantes favorise une plus grande diversité microbienne.

Les aliments d’origine végétale, riches en polyphénols augmentent la présence de Bifidobacterium et de Lactobacillus, qui ont des effets anti-pathogènes et anti-inflammatoires et assurent une protection cardiovasculaire. (R)

Si manger beaucoup de végétaux est gage de diversité de la flore intestinale, beaucoup d’autres études comparant les habitudes alimentaires ont montré que les groupes omnivores présentent une plus grande diversité d’espèces bactériennes, probablement en raison des spectres élevés des produits alimentaires consommés. Le zinc est très utile dans la lutte contre les virus et les régimes omnivores sont les plus adéquats pour en fournir suffisamment. (R)(R

Les occidentaux arborent une flore intestinale appauvrie et la réduction de la diversité a commencé au Néolithique et s’est accélérée au moment de l’industrialisation. (R) (R)

La présence de champignons et levures, telle que l’espèce candida est plus fréquente dans un régime végétal. Leur présence étant reliée à la pathogénicité. Ce qui n’est pas surprenant puisque les levures se nourrissent plus particulièrement de féculents tels que les céréales ou les légumineuses. Bien-sûr, tout dépend du régime végétal ou omnivore que l’on adopte. (R) (R)

De nombreux éléments ont réduit la diversité et les régimes restrictifs quels qu’ils soient diminuent encore plus la variété microbienne.

Manger le plus varié possible, principalement des végétaux à faible index glycémique, les légumes contenant les fibres essentielles à l’équilibre du microbiote, et une quantité adéquate de produits animaux, de glucides mais aussi de lipides. Les régimes occidentaux étant plutôt à l’opposé, c’est à dire, beaucoup de protéines, glucides, lipides et peu de légumes.

Fibres

Un apport élevé en fibres favorise également la croissance des espèces qui fermentent les fibres en métabolites sous forme d’acides gras à chaîne courte (AGCC), notamment l’acétate, le propionate et le butyrate. Les effets positifs des AGCC sur la santé sont multiples, notamment une meilleure immunité contre les agents pathogènes, l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique, la fourniture de substrats énergétiques et la régulation des fonctions essentielles de l’intestin. Cependant, il vaut mieux introduire progressivement les fibres car des changements trop rapides peuvent entraîner une diminution légère mais significative de la diversité.

Les glucides non digestibles agissent non seulement comme prébiotiques en favorisant la croissance de micro-organismes bénéfiques, mais réduisent également la production de cytokines pro-inflammatoires, les concentrations de triglycérides sériques, le cholestérol total et le cholestérol LDL. Ainsi, les glucides non digestibles pourraient conférer des effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires et les troubles du système nerveux central. Les AGCC ont pour fonction de maintenir la flore intestinale stable, d’inhiber la prolifération des cellules cancéreuses et de favoriser l’apoptose, processus important de la désintoxication.

Un régime alimentaire riche en fibres favorise également la croissance de la flore bénéfique dans l’intestin, qui se lie aux acides biliaires dans les intestins et réduit les niveaux de production secondaire d’acides biliaires cancérigènes. (R)(R)

L’inflammasome peut être influencé par les acides gras qui module sa réponse en fonction du type de graisses. Bien que les acides gras saturés puissent favoriser l’activation de l’inflammasome NLRP3, il a été récemment démontré que les acides gras monoinsaturés et les acides gras polyinsaturés (omégas 3 animaux) réduisent son activité. Afin de s’assurer des bienfaits des omégas 3, il est visiblement préférable de s’assurer de la prise d’antioxydants telle que la vitamine E par exemple. Les omégas 3 ont aussi des capacités antivirales. (R)(R)

Jeûne et restriction calorique

La consommation de fibres augmente la production de butyrate reconnu anti-inflammatoire. Cette production est aussi accrue durant le jeûne et la restriction calorique et permet d’inhiber l’activation de l’inflammasome celui-ci étant modulé par le niveau de nutriments. De plus, la restriction calorique peut augmenter l’intégrité mitochondriale en renforçant le contrôle de la qualité des mitochondries et en modulant les niveaux de radicaux libres des mitochondries. La restriction calorique se base beaucoup sur l’augmentation de l’activité des sirtuines qui ont des propriétés antivirales. Les sirtuines sont des enzymes importantes dans le métabolisme, la survie des cellules, le stress oxydatif, le rythme circadien, la réparation de l’ADN, l’inflammation, la suppression des tumeurs et de la réponse au stress.

Si la restriction calorique montre de nombreux bienfaits sur la santé et le vieillissement, notamment en modulant le fonctionnement du système immunitaire, certaines études montrent que cette période d’épidémie n’est peut-être pas la meilleure pour s’y mettre. La perte de poids, surtout lorsqu’elle est associée à une activité physique intense, peut diminuer vos défenses immunitaires. Deux ans de restriction calorique peuvent réduire les principaux indicateurs de l’inflammation, mais n’ont qu’un impact faible ou négligeable sur l’immunité à médiation cellulaire. (R)(R)(R)(R)(R)

Une étude a examiné les effets de la restriction calorique sur l’activité des cellules T de la mémoire chez la souris. La recherche a découvert une protection accrue des cellules T contre les infections et les tumeurs lorsque l’apport calorique d’un animal était réduit de 50 %.

Le jeûne améliore les maladies inflammatoires sans compromettre l’immunité antimicrobienne.

Mais il faut que le jeûne soit court, moins de 24 heures, car pour un jeûne plus long, les altérations de la réponse immunitaire apparaissent. (R)

On peut aussi renforcer la production de sirtuines par l’activité physique, la consommation de polyphénols, ou d’omégas 3. (R)(R)

Du côté des compléments

La vitamine C renforce le système immunitaire et est utilisée en intraveineuse contre le coronavirus. Par voie orale, elle peut aussi avoir certains bienfaits mais si vous avez des difficultés avec les oxalates elle sera contre-productive (son métabolisme génère une production d’oxalate) car les perturbations du métabolisme des oxalates sont un facteur important dans la pathogenèse de l’inflammation des voies respiratoires et le développement de l’obstruction bronchique chez les patients prédisposés. (R)(R)

La quercétine un flavonoïde, souvent utilisée comme antihistaminique, améliore le fonctionnement mitochondrial mais aide aussi dans la lutte contre les infections et les virus. Plutôt que se complémenter, mieux vaut se tourner vers les végétaux, comme les agrumes, les câpres, le cacao, le ginkgo biloba, les pommes, les raisins, les oignons, les artichauts, le fenouil, le céleri, les haricots et les pois chiches, la prune, les navets, les poivrons, les fraises, les tomates, le brocoli (R)(R) La quercétine active les enzymes sirtuines.

Les compléments de vitamine D, très largement vantés, à juste titre certainement pour différentes raisons, seraient cependant à éviter dans la lutte contre le coronavirus parce que le virus à l’origine de COVID-19, comme certains autres agents pathogènes de la famille des coronavirus, détourne la protéine ACE2 pour pénétrer dans la cellule. Dans des études animales, la vitamine D a augmenté l’expression de l’ACE2 ce qui pourrait faciliter l’entrée du virus dans la cellule. Dans le doute, obtenir la vitamine D via l’exposition au soleil reste le plus sûr. (R)

Pour cette même raison, dans un courrier du 20 mars, Chris Kresser, suggère d’éviter la propolis et les fortes doses de vitamines A et D pendant la pandémie COVID-19.

Si le zinc est utile dans la lutte contre les virus, peut-être vaut-il mieux s’en tenir à un apport adéquat en produits animaux car les chélations (éliminer le zinc grâce à des agents liants) du zinc montrent aussi leurs bienfaits dans cette même lutte. (R)(R)

Finalement, pour renforcer notre système immunitaire, nous retrouvons les mêmes conseils habituels d’hygiène de vie et alimentaire qui permettent de lutter contre l’épidémie de maladies chroniques.

Marcher au grand air, prendre le soleil, être proche de la nature, méditer, limiter le plus possible les ondes et l’utilisation des écrans, la lumière artificielle, éviter les produits industriels, les pesticides, la pollution en générale, fuir le stress autant que possible, manger moins et mieux, avoir une pratique d’activité physique régulière etc.

Toutes ces bonnes manières d’agir pour notre santé ne sont hélas pas vraiment encouragées par le confinement.

Nos comportements ont un impact indéniable sur nos systèmes immunitaires, les maladies chroniques mais aussi sur la planète. Finalement, la planète se meurt et nous avec, alors si nous profitions du coronavirus pour revoir nos pratiques individuelles et collectives.

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Gwénola Le Dref

Suite à la lecture de cet article, plusieurs actions possibles. Vous pouvez continuer d’apprendre et poursuivre la lecture du site, vous trouverez la liste de tous les articles en suivant ce lien Ou vous pouvez ci-dessous, vous inscrire aux courriels de Pour que la roue tourne et recevoir une série d’emails.

Peut-être avez-vous besoin d’un soutien plus personnalisé, je vous propose des consultations

Si vous avez besoin de croire qu’une démarche de révision de votre hygiène de vie et alimentaire peut grandement soutenir votre santé ou de retrouver l’espoir, vous pouvez vous procurer l’un ou mes livres

Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

Nous pouvons aussi être en contact sur Facebook où je publie régulièrement différents articles.

Evaluez votre intoxication

Amplifier la détox Dr Shade

En soumettant ce formulaire, j’accepte que mes informations soient utilisées uniquement dans le cadre de ma demande et de la relation commerciale éthique et personnalisée qui peut en découler.