Archives de catégorie : coinfections

Bactéries, téléphones mobiles et WiFi – une combinaison mortelle?

Source : https://nyadagbladet.se/debatt/bacteria-mobile-phones-wifi-deadly-combination/

Selon la science, les bactéries exposées au téléphone mobile et au rayonnement WiFi sont devenues résistantes aux antibiotiques. Les implications de cette situation peuvent facilement expliquer que de plus en plus de micro-organismes sont résistants aux antibiotiques à travers le monde. C’est ce qu’affirme Olle Johansson, professeur agrégé à l’Institut Karolinska en Suède, département de neurosciences, et chef de l’unité de dermatologie expérimentale.

En 2017, les ministres de la Santé des pays dits du G20, dont l’Australie, la France, l’Inde, l’Italie, le Japon, le Canada, la Chine, la Russie, l’Arabie saoudite, la Grande-Bretagne, l’Afrique du Sud, la Turquie, l’Allemagne et les États-Unis, ont décidé de coopérer pour contrer la résistance croissante et mondiale des bactéries aux antibiotiques. Rien qu’au sein de l’Union Européenne, il y a chaque année plus de 25 000 décès dus à des bactéries résistantes aux antibiotiques.

Parmi les mesures présentées figuraient les plans d’actions nationaux qui entraient en vigueur à la fin de 2018. En outre, les pays du G20 s’efforcent de ne permettre l’achat d’antibiotiques que par ordonnance médicale formelle, ainsi que de travailler à la fourniture de ces médicaments à des prix inférieurs et plus raisonnables dans les pays pauvres.

Étonnamment, rien n’est – cependant – mentionné sur les résultats de Taheri et al (R) qui a démontré que l’exposition au rayonnement de 900 MHz de téléphone mobile GSM et au rayonnement de radiofréquence de 2,4 GHz émis par les routeurs Wi-Fi communs a rendu Listeria monocytogenes et Escherichia coli résistantes à différents antibiotiques. Ces résultats ont naturellement des implications directes pour la gestion des maladies infectieuses graves. Avec de plus en plus de micro-organismes résistants aux antibiotiques à travers le monde, ce phénomène d’adaptation et ses menaces potentielles pour la santé humaine, devraient être étudiés.

D’autres recherches depuis ont montré la même chose, à savoir par exemple dans cette étude de 2019, que l’exposition au Wi-Fi agit sur les bactéries de manière stressante en augmentant la résistance aux antibiotiques et la motilité d’Escherichia coli 0157H7, ainsi qu’en favorisant la formation de biofilms par Escherichia coli 0157H7, Staphylococcus aureus et Staphylococcus epidermis. (R)

Ces découvertes peuvent avoir des implications pour la gestion de maladies graves causées par ces bactéries infectieuses.

Avec toutes les nouvelles données de différentes enquêtes qui apparaissent, certains jours avec plusieurs publications étant publiées en parallèle, Olle Johansson dit :  » peut-être que je n’avais pas tort quand j’ai utilisé mon bon sens et appelé à des mesures de sécurité au début des années 1980 ; peut-être qu’il était moralement, éthiquement juste de sonner l’alarme, donc d’avertir tout le monde que nous sommes attaqués d’un envahisseur invisible en utilisant des niveaux d’exposition colossaux pour conquérir nos cellules et tissus, et de changer leur sensibilité au traitement pharmaceutique?

Olle Johansson conclut ainsi :  » D’un point de vue de la santé publique, la preuve sous la forme de milliers de publications scientifiques basées sur l’examen par les pairs est écrasante – maintenant la société doit agir !

Et aujourd’hui (2020) la 5G s’installe…

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les bactéries intestinales orientent les décisions de l’hôte

Les bactéries intestinales sont minuscules mais peuvent jouer un rôle démesuré non seulement dans la santé digestive de l’animal hôte, mais aussi dans son bien-être général. Selon une nouvelle étude publiée dans Nature, des bactéries intestinales spécifiques présentes dans le ver peuvent modifier le comportement de l’animal et orienter ses décisions alimentaires. Cette recherche a été financée en partie par les National Institutes of Health.


« Nous continuons à trouver des rôles surprenants pour les bactéries intestinales qui vont au-delà de l’estomac », a déclaré Robert Riddle, directeur de programme à l’Institut national des troubles neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux (NINDS) des NIH, qui a soutenu l’étude. « Ici, les bactéries intestinales influencent la façon dont l’animal perçoit son environnement et le poussent à se diriger vers une source externe de ces mêmes bactéries. Les bactéries intestinales rendent littéralement leur espèce plus savoureuse pour l’animal ».


Les chercheurs de l’université Brandeis, Waltham, Massachusetts, dirigés par Michael O’Donnell, Ph.D., et Piali Sengupta, Ph.D., se sont intéressés à la possibilité pour les bactéries intestinales de contrôler le comportement d’un animal hôte. Le groupe a étudié les effets des bactéries intestinales sur la façon dont les vers, appelés C. elegans, reniflent et choisissent leur prochain repas.


Les bactéries sont la nourriture principale des vers. Dans cette étude, les chercheurs ont mesuré comment les vers nourris avec différentes souches de bactéries réagissaient à l’octanol, une grosse molécule d’alcool sécrétée par certaines bactéries, que les vers évitent normalement lorsqu’elle est présente à des concentrations élevées.


Le Dr O’Donnell et ses collègues ont découvert que les vers élevés sur Providencia alcalifaciens (JUb39) étaient moins susceptibles d’éviter l’octanol que les animaux élevés sur d’autres bactéries. Curieusement, ils ont découvert que des bactéries JUb39 vivantes étaient présentes dans l’intestin des vers qui se déplacent vers l’octanol, ce qui suggère que le comportement peut être déterminé en partie par une substance produite par ces bactéries.


Ensuite, les chercheurs ont voulu savoir comment les bactéries exerçaient un contrôle sur les vers.
« Nous avons pu relier les points, du microbe au comportement, et déterminer toute la voie qui pourrait être impliquée dans ce processus », a déclaré le Dr O’Donnell.


La tyramine chimique du cerveau pourrait jouer un rôle important dans cette réponse. Chez les vers, la tyramine est transformée en octopamine chimique, qui cible un récepteur sur les neurones sensoriels qui contrôle le comportement d’évitement. Les résultats de cette étude suggèrent que la tyramine produite par les bactéries augmente les niveaux d’octopamine, ce qui rend les vers plus tolérants à l’octanol en supprimant l’évitement de l’octanol qui est conduit par ces neurones.


En utilisant d’autres tests comportementaux, les chercheurs ont découvert que le fait de modifier génétiquement les vers pour qu’ils ne produisent pas de tyramine n’avait pas d’effet sur la suppression de l’évitement de l’octanol lorsque les vers étaient élevés sur JUb39. Cela suggère que la tyramine produite par les bactéries pourrait compenser la tyramine endogène manquante chez ces animaux.


Des expériences supplémentaires ont indiqué que les vers élevés sur JUb39 préféraient manger ce type de bactéries plutôt que d’autres sources alimentaires bactériennes. La tyramine produite par la bactérie s’est également avérée nécessaire pour cette décision.
« De cette façon, les bactéries peuvent prendre le contrôle du processus de décision sensoriel de l’animal hôte, ce qui affecte leurs réponses aux odeurs et peut influencer les choix alimentaires », a déclaré le Dr Sengupta.


Des études futures permettront d’identifier d’autres substances chimiques produites par les bactéries dans le cerveau qui pourraient être impliquées dans le changement d’autres comportements des vers. En outre, on ignore si des combinaisons spécifiques de souches bactériennes présentes dans l’intestin entraîneront des réponses différentes aux signaux environnementaux. Bien que les vers et les mammifères partagent de nombreux gènes et processus biochimiques, on ne sait pas si des voies et des résultats similaires existent chez les animaux de rang supérieur.

https://www.nature.com/articles/s41586-020-2395-5

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Covid-19 et gluten

Les utilisateurs chroniques d’opioïdes telle que la morphine, montrent des taux d’infections plus important, y compris, virales, bactériennes ou fongiques. (R)

Il est reconnu dans la littérature clinique que les opioïdes sont immunosuppresseurs et il existe une interaction réciproque entre le système immunitaire et les opioïdes endogènes ou exogènes. (R)

Certains récepteurs à opioïdes affectent autant le système immunitaire inné que le système adaptatif.

Les peptides opioïdes d’origine alimentaire agissent comme les endorphines produites par notre corps et sont à l’étude pour être utilisés à la place des opiacés habituels. (R)

Les peptides opioïdes alimentaires affectent les fonctions de l’intestin, la production d’hormones, de mucus ou encore l’immunité : la gliadomorphine et gluteomorphine du gluten contenu dans les céréales, les casomorphines des produits laitiers, les soymorphines du soja, l’oryzatensine du riz, l’albumine bovine ou des œufs, les rubiscolines des épinards.

L’action des opioïdes sur le système immunitaire est assez complexe. Toutes les cellules, tant du système immunitaire inné que le système adaptatif sont touchées, abaissant leurs capacités à éliminer une infection. (R)

L’un des éléments les plus importants dans le système immunitaire inné est la phagocytose initiée par les macrophages, et la morphine via certains récepteurs opioïdes entrave l’élimination effective des pathogènes par les macrophages.

Les opioïdes affectent aussi l’intégrité des muqueuses, ce qui peut faciliter la translocation de pathogènes et augmenter le risque d’infections.

Les opioïdes perturbent le fonctionnement des lymphocytes T ou B du système immunitaire adaptatif.

Les personnes ayant une maladie coeliaque ont des risques plus élevés de pneumonie, ceci pouvant être dû à une fonction diminuée de la rate, qui abaisse les défenses contre les bactéries. (R)

Dr Fasano stipule que les patients coeliaques ont un système immunitaire qui ne fonctionne pas à 100%, ils sont donc plus à risques d’avoir des infections y compris au coronavirus mais si le gluten est évité les risques redeviennent similaires à la population générale. Même sans maladie coeliaque beaucoup sont intolérants au gluten sans le savoir. La nature même de ces composés, les opioïdes alimentaires, pouvant masquer les effets délétères et cacher leur propre toxicité. (R)

Un grand nombre de personnes souffre d’intolérance au gluten (ou autre opioïdes alimentaires) sans aucun effet sur le système digestif. Les symptômes peuvent être extra-digestifs. Certaines sources estiment que pour un cas de maladie coeliaque diagnostiquée, 6,4 cas restent non diagnostiqués. Mais une majorité de formes atypiques ou silencieuses est associée à 4 fois plus de décès. Comme le montrait cet article, il n’est pas non plus possible de s’en tenir aux résultats des tests pratiqués qui laissent beaucoup de personnes non diagnostiquées.

Les peptides opioïdes alimentaires ont différentes actions sur le fonctionnement de notre corps, de notre cerveau mais connaissant l’action des opioïdes sur le fonctionnement du système immunitaire, peut-être est-ce le bon moment pour arrêter ou au moins limiter grandement l’ingestion de gluten et autre molécules opioïdes.

Gwénola Le Dref

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Renforcez votre système immunitaire

Dans le cadre de la protection contre le coronavirus, un sujet important est pourtant quasiment absent des discussions et il rejoint cette citation d’Antoine Béchamp : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout »

Les évènements du moment devraient nous pousser à nous interroger sur nos méthodes pour préserver la santé publique. Combien de confinement et/ou de vaccins nous faudra-t-il lorsque le permafrost libérera de nombreux virus oubliés ou inconnus ?(R) Combien de produits toxiques notamment d’aluminium seront alors injectés dans nos corps ?

La pollution tue chaque année plus de 6 millions de personnes, alors en réduisant cette dernière, le confinement ne sauvera pas seulement des personnes du coronavirus. (R)

Si nous sommes appelés à être confrontés à de plus en plus d’infections, se confiner à chaque menace sera-t-il la meilleure réponse ? Ne devrions-nous pas nous intéresser plus particulièrement au renforcement de nos systèmes immunitaires ? Car certaines études montrent que c’est la bonne santé du système immunitaire qui est importante. (R)

Peut-être est-ce le moment de penser à des solutions pro-actives qui seront tout aussi utiles concernant l’épidémie de maladies chroniques. Alors, que faire pour améliorer nos défenses ?

LES ACTEURS PRINCIPAUX

Inflammation : l’inflammasome

La littérature sur le coronavirus montre que ce qui tue c’est surtout un inflammasome sur-actif, donc, tous les éléments qui produisent une inflammation accrue jouera en la défaveur du malade. (R)

L’inflammasome est un complexe multiprotéique qui s’active lors de stress cellulaires, comme les infections ou toute autre agression et libère des éléments pro-inflammatoires, les cytokines. L’inflammasome NLRP3, le plus étudié des inflammasomes, est impliqué dans différentes pathologies inflammatoires. Il y a inter-réaction entre les performances de l’inflammasome, le fonctionnement des mitochondries (cellules productrices d’énergie) et le métabolisme. L’inflammasome est sensible au dysfonctionnement mitochondrial et vice-versa. (R) (R) (R)

Energie : les mitochondries

Le fonctionnement mitochondrial a un impact sur l’équilibre cellulaire, le métabolisme et le système immunitaire inné, et peut donc être un déterminant majeur de l’issue des infections virales. (R)

Les mitochondries ne sont pas seulement nos cellules productrices d’énergie, elles sont des acteurs essentiels de l’immunité ainsi que des situations d’inflammation chronique. L’hyperactivation de l’inflammasome NLRP3, associée à une altération de la fonction mitochondriale et à une production accrue de stress oxydatif, a été liée à plusieurs maladies inflammatoires, telles que la goutte ou la sclérose en plaques ou à des troubles métaboliques, tels que l’obésité ou le diabète de type 2 ou encore aux pathologies du système nerveux comme la maladie d’Alzheimer. (R) (R)

Les mitochondries sont les canaris dans la mine de charbon, elles déclenchent des alarmes moléculaires lorsque les cellules sont exposées à un stress ou à des produits chimiques qui peuvent endommager l’ADN. (R)

L’ADN mitochondrial, hérité de la mère, impacte fortement le microbiote et sa diversité. Réduire l’abondance des espèces réactives de l’oxygène des mitochondries, les radicaux libres, c’est-à-dire, le stress oxydatif, augmente la diversité de la flore intestinale. (R)

L’altération de l’autophagie, système de « nettoyage cellulaire, semble être liée à la résistance à l’insuline et peut induire une réponse inflammatoire. Mais le métabolisme est aussi directement lié à la flore intestinale.

Microbiote et immunité

Les personnes fragiles qui sont le plus susceptibles de développer des formes graves d’infection au coronavirus sont aussi celles qui souffrent d’un déséquilibre du microbiote intestinal. (R)

Il a été établi depuis longtemps que les bactéries intestinales sont largement liées à la fonction immunitaire et à la santé métabolique. L’intestin serait le plus grand compartiment immunologique de l’organisme et la signalisation du microbiote intestinal peut donc jouer un rôle important dans les infections virales. Il aide à combattre les infections, favorise la désintoxication et, d’une certaine manière, entretient le calme interne. (R)(R)

La réaction du système immunitaire au Candida albicans dans l’intestin semble amplifier les processus immunitaires pathogènes dans les poumons. (R)

D’ABORD NE PAS NUIRE

Microbiote et maladie

Le microbiote abrite différentes espèces microbiennes et l’augmentation de la proportion de Firmicutes et d’Actinobactéries et la diminution de la proportion de Bactéroidètes ont été associées à la résistance à l’insuline, à la prise de poids et à d’autres comorbidités du syndrome métabolique. Les protéobactéries sont trouvées en plus grand nombre dans différentes pathologies comme les troubles métaboliques ou les maladies intestinales mais aussi dans différentes pathologies comme les maladies pulmonaires, comme l’asthme ou les maladies obstructives chroniques. Les protéobactéries seraient une signature inflammatoire. (R)

Le choix des aliments est primordial puisqu’il est démontré que les micro-organismes de la flore intestinale fournissent différents nutriments qui participent au métabolisme et au bon fonctionnement de l’hôte. Les résultats ont montré que les acides aminés fécaux, résultat du métabolisme bactérien de l’azote, étaient significativement associés à la maladie de Crohn, à la dysbiose et à une abondance de protéobactéries chez les patients. Un régime riche en graisses ou protéines augmente la présence des protéobactéries. (R) (R)

Notons que l’arrêt de la cigarette permet de faire baisser le taux de protéobactéries dans la flore du côlon. (R)

Bien que nous trouvions une corrélation entre l’abondance des protéobactéries et l’infection, chaque membre du microbiote peut signaler le système immunitaire d’une manière différente. Le microbiote libère des métabolites qui peuvent interférer directement avec la chaîne respiratoire mitochondriale et la production d’ATP (molécule d’énergie). Les acides gras à chaîne courte ont des effets bénéfiques sur l’activité mitochondriale. (R)

Chez des femmes enceintes, la vitamine D, les graisses monoinsaturées, le cholestérol et le rétinol ont été associés à une augmentation relative des protéobactéries, un phylum connu pour englober de multiples pathogènes et pour avoir des propriétés pro-inflammatoires. En revanche, les graisses saturées, la vitamine E et les protéines ont été associées à une diminution relative des protéobactéries. (R)

Dysbiose et alimentation

La dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale) est associée à de nombreux troubles métaboliques comme l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou immunitaires.

Le microbiote peut être altéré de différentes manières, comme les antibiotiques, le stress, le manque de sommeil, la pollution mais la composition du microbiote intestinal dépend grandement du régime alimentaire.

Les additifs alimentaires antimicrobiens, les conservateurs, ont le pouvoir d’induire une dysbiose intestinale caractérisée par une diminution de la diversité des microbiotes, un appauvrissement des espèces clostridium et une augmentation des protéobactéries. La génétique peut être un facteur aggravant, par exemple, les polymorphismes sur le gène Nod2 accentue la sensibilité du microbiote ; ce gène est notamment prédisposant à la maladie de Crohn. (R)

Alimentation et microbiote

La consommation sur le long terme d’aliments riches en graisses, sucre, protéines, viande rouge et viande transformée peut augmenter la proportion de pathogènes opportunistes dans la flore intestinale et diminuer la proportion de bactéries symbiotiques. D’ailleurs, de nombreuses recherches suggèrent qu’un régime alimentaire à base de plantes favorise une plus grande diversité microbienne.

Les aliments d’origine végétale, riches en polyphénols augmentent la présence de Bifidobacterium et de Lactobacillus, qui ont des effets anti-pathogènes et anti-inflammatoires et assurent une protection cardiovasculaire. (R)

Si manger beaucoup de végétaux est gage de diversité de la flore intestinale, beaucoup d’autres études comparant les habitudes alimentaires ont montré que les groupes omnivores présentent une plus grande diversité d’espèces bactériennes, probablement en raison des spectres élevés des produits alimentaires consommés. Le zinc est très utile dans la lutte contre les virus et les régimes omnivores sont les plus adéquats pour en fournir suffisamment. (R)(R

Les occidentaux arborent une flore intestinale appauvrie et la réduction de la diversité a commencé au Néolithique et s’est accélérée au moment de l’industrialisation. (R) (R)

La présence de champignons et levures, telle que l’espèce candida est plus fréquente dans un régime végétal. Leur présence étant reliée à la pathogénicité. Ce qui n’est pas surprenant puisque les levures se nourrissent plus particulièrement de féculents tels que les céréales ou les légumineuses. Bien-sûr, tout dépend du régime végétal ou omnivore que l’on adopte. (R) (R)

De nombreux éléments ont réduit la diversité et les régimes restrictifs quels qu’ils soient diminuent encore plus la variété microbienne.

Manger le plus varié possible, principalement des végétaux à faible index glycémique, les légumes contenant les fibres essentielles à l’équilibre du microbiote, et une quantité adéquate de produits animaux, de glucides mais aussi de lipides. Les régimes occidentaux étant plutôt à l’opposé, c’est à dire, beaucoup de protéines, glucides, lipides et peu de légumes.

Fibres

Un apport élevé en fibres favorise également la croissance des espèces qui fermentent les fibres en métabolites sous forme d’acides gras à chaîne courte (AGCC), notamment l’acétate, le propionate et le butyrate. Les effets positifs des AGCC sur la santé sont multiples, notamment une meilleure immunité contre les agents pathogènes, l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique, la fourniture de substrats énergétiques et la régulation des fonctions essentielles de l’intestin. Cependant, il vaut mieux introduire progressivement les fibres car des changements trop rapides peuvent entraîner une diminution légère mais significative de la diversité.

Les glucides non digestibles agissent non seulement comme prébiotiques en favorisant la croissance de micro-organismes bénéfiques, mais réduisent également la production de cytokines pro-inflammatoires, les concentrations de triglycérides sériques, le cholestérol total et le cholestérol LDL. Ainsi, les glucides non digestibles pourraient conférer des effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires et les troubles du système nerveux central. Les AGCC ont pour fonction de maintenir la flore intestinale stable, d’inhiber la prolifération des cellules cancéreuses et de favoriser l’apoptose, processus important de la désintoxication.

Un régime alimentaire riche en fibres favorise également la croissance de la flore bénéfique dans l’intestin, qui se lie aux acides biliaires dans les intestins et réduit les niveaux de production secondaire d’acides biliaires cancérigènes. (R)(R)

L’inflammasome peut être influencé par les acides gras qui module sa réponse en fonction du type de graisses. Bien que les acides gras saturés puissent favoriser l’activation de l’inflammasome NLRP3, il a été récemment démontré que les acides gras monoinsaturés et les acides gras polyinsaturés (omégas 3 animaux) réduisent son activité. Afin de s’assurer des bienfaits des omégas 3, il est visiblement préférable de s’assurer de la prise d’antioxydants telle que la vitamine E par exemple. Les omégas 3 ont aussi des capacités antivirales. (R)(R)

Jeûne et restriction calorique

La consommation de fibres augmente la production de butyrate reconnu anti-inflammatoire. Cette production est aussi accrue durant le jeûne et la restriction calorique et permet d’inhiber l’activation de l’inflammasome celui-ci étant modulé par le niveau de nutriments. De plus, la restriction calorique peut augmenter l’intégrité mitochondriale en renforçant le contrôle de la qualité des mitochondries et en modulant les niveaux de radicaux libres des mitochondries. La restriction calorique se base beaucoup sur l’augmentation de l’activité des sirtuines qui ont des propriétés antivirales. Les sirtuines sont des enzymes importantes dans le métabolisme, la survie des cellules, le stress oxydatif, le rythme circadien, la réparation de l’ADN, l’inflammation, la suppression des tumeurs et de la réponse au stress.

Si la restriction calorique montre de nombreux bienfaits sur la santé et le vieillissement, notamment en modulant le fonctionnement du système immunitaire, certaines études montrent que cette période d’épidémie n’est peut-être pas la meilleure pour s’y mettre. La perte de poids, surtout lorsqu’elle est associée à une activité physique intense, peut diminuer vos défenses immunitaires. Deux ans de restriction calorique peuvent réduire les principaux indicateurs de l’inflammation, mais n’ont qu’un impact faible ou négligeable sur l’immunité à médiation cellulaire. (R)(R)(R)(R)(R)

Une étude a examiné les effets de la restriction calorique sur l’activité des cellules T de la mémoire chez la souris. La recherche a découvert une protection accrue des cellules T contre les infections et les tumeurs lorsque l’apport calorique d’un animal était réduit de 50 %.

Le jeûne améliore les maladies inflammatoires sans compromettre l’immunité antimicrobienne.

Mais il faut que le jeûne soit court, moins de 24 heures, car pour un jeûne plus long, les altérations de la réponse immunitaire apparaissent. (R)

On peut aussi renforcer la production de sirtuines par l’activité physique, la consommation de polyphénols, ou d’omégas 3. (R)(R)

Du côté des compléments

La vitamine C renforce le système immunitaire et est utilisée en intraveineuse contre le coronavirus. Par voie orale, elle peut aussi avoir certains bienfaits mais si vous avez des difficultés avec les oxalates elle sera contre-productive (son métabolisme génère une production d’oxalate) car les perturbations du métabolisme des oxalates sont un facteur important dans la pathogenèse de l’inflammation des voies respiratoires et le développement de l’obstruction bronchique chez les patients prédisposés. (R)(R)

La quercétine un flavonoïde, souvent utilisée comme antihistaminique, améliore le fonctionnement mitochondrial mais aide aussi dans la lutte contre les infections et les virus. Plutôt que se complémenter, mieux vaut se tourner vers les végétaux, comme les agrumes, les câpres, le cacao, le ginkgo biloba, les pommes, les raisins, les oignons, les artichauts, le fenouil, le céleri, les haricots et les pois chiches, la prune, les navets, les poivrons, les fraises, les tomates, le brocoli (R)(R) La quercétine active les enzymes sirtuines.

Les compléments de vitamine D, très largement vantés, à juste titre certainement pour différentes raisons, seraient cependant à éviter dans la lutte contre le coronavirus parce que le virus à l’origine de COVID-19, comme certains autres agents pathogènes de la famille des coronavirus, détourne la protéine ACE2 pour pénétrer dans la cellule. Dans des études animales, la vitamine D a augmenté l’expression de l’ACE2 ce qui pourrait faciliter l’entrée du virus dans la cellule. Dans le doute, obtenir la vitamine D via l’exposition au soleil reste le plus sûr. (R)

Pour cette même raison, dans un courrier du 20 mars, Chris Kresser, suggère d’éviter la propolis et les fortes doses de vitamines A et D pendant la pandémie COVID-19.

Si le zinc est utile dans la lutte contre les virus, peut-être vaut-il mieux s’en tenir à un apport adéquat en produits animaux car les chélations (éliminer le zinc grâce à des agents liants) du zinc montrent aussi leurs bienfaits dans cette même lutte. (R)(R)

Finalement, pour renforcer notre système immunitaire, nous retrouvons les mêmes conseils habituels d’hygiène de vie et alimentaire qui permettent de lutter contre l’épidémie de maladies chroniques.

Marcher au grand air, prendre le soleil, être proche de la nature, méditer, limiter le plus possible les ondes et l’utilisation des écrans, la lumière artificielle, éviter les produits industriels, les pesticides, la pollution en générale, fuir le stress autant que possible, manger moins et mieux, avoir une pratique d’activité physique régulière etc.

Toutes ces bonnes manières d’agir pour notre santé ne sont hélas pas vraiment encouragées par le confinement.

Nos comportements ont un impact indéniable sur nos systèmes immunitaires, les maladies chroniques mais aussi sur la planète. Finalement, la planète se meurt et nous avec, alors si nous profitions du coronavirus pour revoir nos pratiques individuelles et collectives.

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Gwénola Le Dref

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Evaluez votre intoxication

Amplifier la détox Dr Shade

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Quand les aliments dits alcalinisants sont en fait acidifiants : les oxalates

En observant la liste des aliments alcalinisants et ceux riches en oxalates, on voit tout de suite qu’il y a un problème.

Mais attention, je préfère préciser dès ce début d’article, comme je le dis souvent, la progression est gage de réussite mais ceci est d’autant plus vrai pour les oxalates.

Il faut réduire LENTEMENT votre apport d’oxalates. Ceci est d’autant plus vrai si vous êtes autiste ou hypersensible, si vous avez consommé un régime riche en oxalate depuis longtemps, peut-être depuis toujours d’ailleurs. C’est vraiment important car la détox peut être violente. Je parle en connaissance de cause.

J’avais conscience du problème de l’acidité dès le début et on le voit dans mon tout premier article qui date de 2012. Seulement, même en évitant les épinards, l’oseille, les blettes ou la rhubarbe, en ne mangeant des fruits à coque, des baies ou des légumineuses qu’exceptionnellement, je consommais quand même beaucoup d’oxalates.

Etant intolérante à presque tout (si si, c’est vrai hélas), quand j’ai découvert la problématique des oxalates, il y a quelques années, je ne me voyais pas rajouter un élément à prendre en compte dans mon régime alimentaire et j’ai passé mon chemin. C’était une grave erreur.

Sans parler des légumes riches en oxalates, comme le poireau, les haricots verts ou le navet, tous mes écarts (même si je restais très stricte), étaient riches en oxalates, sarrasin, cacahuètes à l’occasion, café, chocolat noir. Au fil des ans, mon corps constituait quelques réserves malfaisantes. Je sais que les pathogènes ne sont pas innocents dans ces mauvais choix.

Qui peut en souffrir ?

L’acide oxalique forme des sels insolubles comme les oxalates de calcium. Lorsque les oxalates deviennent trop concentrés dans les liquides organiques, ils peuvent se cristalliser et causer des problèmes de santé comme des calculs rénaux, mais beaucoup d’autres personnes peuvent souffrir d’une accumulation des oxalates.

Toutes personnes ayant une flore intestinale appauvrie comme celles souffrant d’autisme, du syndrome du côlon irritable, de douleurs chroniques comme la fibromyalgie, la vulvodynie, les cystites, la polyarthrite rhumatoïde ou la goutte… Il a été constaté que l’exposition chronique des cellules épithéliales du sein à l’oxalate favorise la transformation des cellules du sein de cellules normales en cellules tumorales. Une réduction significative de l’incidence des tumeurs du cancer du sein pourrait être atteinte s’il était possible de contrôler la production d’oxalates ou son activité carcinogène. (R)

Causes de l’accumulation

Il y a plusieurs causes à l’accumulation d’oxalates : une part de génétique, une flore intestinale pathogène notamment due à une prise répétée d’antibiotiques, la présence de champignons, par exemple le candida ou l’aspergillus qui en produisent beaucoup, le métabolisme naturel du corps, une alimentation riche en oxalate ou/et une alimentation faible en calcium ou une prise importante de vitamine C.

Le calcium et l’oxalate sont des aimants l’un pour l’autre. Cependant, il se lie aussi à d’autres minéraux ou les métaux lourds qui seront ensuite stockés dans les tissus ou organes. Je pense que les oxalates sont une pièce maîtresse de l’intoxication aux métaux lourds. Le tatouage mercuriel présent sur une gencive depuis l’arrachage d’une dent avec amalgame en 2013, disparaît plus vite depuis que je tiens compte des oxalates.

Une part de la population a une ou des variances génétiques qui augmentent leur probabilité de produire des oxalates, même lorsqu’ils ne consomment pas un régime riche en oxalates, c’est le cas de nombreux autistes. J’ai effectivement une double mutation (homozygote) sur le gène en jeu dans l’hyperoxalurie de type 2, le GRHPR. Pour l’hyperoxalurie de type 1, c’est le AGXT qui est muté. Et j’ai aussi d’autres mutations homozygotes, sur le HOGA1.

Si mon histoire est pleine d’espoir, c’est aussi très inquiétant car nous sommes de plus en plus envahis de perturbateurs endocriniens, et ces problèmes multiples d’enzymes comme chez les autistes vont être de plus en plus fréquents. Vous savez, je marche vraiment sur un fil de funambule avec comme choix, me nourrir et avoir des symptômes ou cette alimentation très frugale et restreinte. Les avancées de la recherche permettront sans doute d’améliorer ces conditions mais le plus efficace serait de prévenir car guérir sera impossible.

Symptômes de l’accumulation ou accompagnant la détox des oxalates, nommé dumping en anglais

Les dernières années, je voyais ma santé se dégrader de nouveau.

Je souffrais de nouveau de brouillard mental et si je n’avais pas pris en compte les oxalates, je n’aurais pas pu terminer mon second ouvrage Vivante. Je manquais aussi d’énergie.

Des traits jaunes sont apparus dans mes yeux et ils étaient souvent très douloureux. Le Dr Walsh expliquait dans une conférence que 20 autistes s’étaient arraché les yeux ; ce qui ne m’étonne guère, vu la douleur. Ma vue était de plus en plus souvent trouble.

Je n’avais pas pensé prendre de photos au tout début, avant de prendre en compte les oxalates dans mes choix alimentaires mais les cristaux formaient une ligne jaune bien plus longue et bien plus épaisse. Sur l’une des photos on peut voir les vaisseaux éclatés dans les débuts de la détox. Et la dernière a été prise ce 4 novembre 2019, on voit que c’est mieux mais que j’ai encore un long chemin à parcourir.

Des tâches brunes sur le visage et surtout dans le cou. Les oxalates sont attirés par le calcium et vont se loger dans les os, les dents, et les tissus mous. Les sinus sont aussi un lieu privilégié de stockage, tout comme la mâchoire, l’estomac, tout le système digestif ou encore les reins, la vessie etc.

Une douleur sous le pied gauche. Une boule dans le sein gauche. Vous l’avez sans doute remarqué, c’est plus souvent le côté gauche qui est touché.

Des envies d’uriner de plus en plus fréquentes, surtout en début de nuit avec parfois 10 à 15 tours aux toilettes.

Des symptômes qui disparaissent doucement depuis que j’essaie de détoxifier les oxalates. Une détox parfois très douloureuse avec des impressions qu’on m’arrache des morceaux d’os dans les jambes et pire qu’on m’arrache des bouts d’yeux.

Je m’en occupe depuis plusieurs mois et je sais que cela nécessitera encore de longs mois.

Les micro-organismes qui aident

Le manque de diversité de la flore intestinale est en cause dans de nombreuses pathologies, elle l’est encore dans l’accumulation d’oxalates. (R)

La prise répétée d’antibiotiques dans l’enfance est un facteur aggravant. Les espèces Oxalobacter et Lactobacillus existent en symbiose dans l’intestin humain et préviennent la formation de calculs en modifiant certaines voies biochimiques par la production d’enzymes spécifiques qui aident à la dégradation des sels d’oxalate. (R)(R)(R)

Voyez cet article sur l’histamine, avec les souches à privilégier.

Aliments alcalinisants, l’indice PRAL

L’histoire des oxalates ne remet bien-sûr pas tout en cause sur l’indice PRAL mais conférer un pouvoir alcalinisant en fonction de la teneur en minéraux comme le potassium (K), le calcium (Ca), le magnésium (Mg) et le sodium (Na) présentent des limites.

Les légumes et les fruits sont considérés alcalinisants  mais dans les légumes ou fruits riches en minéraux alcalinisants, beaucoup le sont aussi en oxalates et ils sont liés entre eux ; ce qui rend ces minéraux inaccessibles.

Voyez la liste des oxalates dans ce tableau (contenant d’autres éléments comme les salicylates, les amines, l’excès de fructose, le glutamate) et vous comprendrez que votre alimentation alcalinisante vous fait possiblement plus de mal que de bien. Et cela peut être encore aggravé si vous consommez ces aliments sous forme de jus. J’en avais déjà parlé dans un précédent article Une cure de jus pour vous détoxiquer des métaux lourds ? Les salicylates

S’en protéger

Varier son alimentation autant que possible et si vous ne pouvez pas en manger parce que vous êtes intolérants aux produits laitiers (très fréquent notamment chez les hypersensibles ou malades chroniques), se supplémenter en citrate de calcium et magnésium. Ainsi l’acide oxalique ingéré se lie au calcium ou au magnésium et produit une forme insoluble de cristaux d’oxalates qui seront éliminés par les selles. Augmenter la dose si le repas est riche en oxalates, car vous ne pouvez pas complètement les supprimer surtout si comme moi vous souffrez de bien d’autres intolérances. La cuisson permet de réduire la teneur en oxalate mais il faut alors jeter l’eau de cuisson et même pour les plus fragiles, essorer les légumes. (R) Reste alors à évaluer l’intérêt nutritif de cet aliment car vous vider aussi des minéraux et vitamines. Les aliments riches en oxalates comme les épinards resteront un mauvais choix, même cuits.

Le Dr Woeller, spécialiste des soins de l’autisme par l’alimentation préconise une dose de 1000 mg de calcium pour les enfants intolérants aux produits laitiers, et 1200 mg pour les adultes. Il utilise les compléments du laboratoire Great Plain Laboratory aux Etats Unis qui contiennent 247 mg de citrate de calcium et 50 mg de citrate magnésium. Je donne l’information pour que vous ayez une idée des doses. La B6 étant un cofacteur important, il est aussi souvent conseillé de supplémenter.

Vous trouverez un tableau avec différents éléments comme les salicylates, les oxalates, les amines, le glutamate, l’excès de fructose, les fodmaps…

Tableau récapitulatif

Gwénola Le Dref

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