Archives de catégorie : Comportement et alimentation

L’autisme est-il une maladie ? Et peut-on le soigner ?

Si vous avez des difficutés à lire, vous trouverez la lecture de l’article sur Youtube https://www.youtube.com/watch?v=hXnRV1BkDO4

Voici un sujet qui me tient à cœur car j’ai moi-même un syndrome Asperger, mais aussi parce que je vois beaucoup de querelles sur le sujet alors que la cause de l’autisme n’a vraiment pas besoin de cela.

Un sujet que je souhaitais aborder depuis pas mal de temps et les évènements du moment, c’est-à-dire la plainte contre des médecins travaillant avec l’approche biomédicale de l’autisme, a replacé ce texte sur le dessus de la pile d’articles à venir.

L’autisme est-il une maladie ?

L’autisme est considéré être un trouble neurobiologique. Si l’autisme n’est pas une maladie, ce qui est certain c’est que les autistes sont souvent plus malades que les autres. Evidemment, puisque nous ne sommes pas tous « touchés » de la même manière par les troubles du spectre autistique, l’état de santé varie aussi.

Les statistiques montrent que plus une personne autiste, ou avec autisme, souffre de trouble de l’apprentissage, plus son espérance de vie est réduite. Je vous invite à lire l’article sur le sujet de Wikipédia.

« Les personnes à troubles du spectre de l’autisme (TSA) ont une espérance de vie réduite d’environ seize à dix-huit ans par rapport à la population générale, cette réduction montant à 30 ans pour les personnes autistes avec difficultés d’apprentissage » (R)

Personnellement, à 40 ans, il y a donc dix maintenant, après quinze ans de différents troubles tant neurologiques que physiques, j’avais réellement déjà un pied dans la tombe.

Voyez comment commence le Dr Djéa Saravane Djéa dans cette vidéo proposée par le Ministère de la santé et des solidarités.

 » Moi en tant que médecin ça me pose un problème parce que l’espérance de vie d’une personne autiste est de 54 ans à l’heure actuelle « 

Avec les causes multiples de l’autisme, ceci n’est guère étonnant.

Et oui, comme je le dis souvent – sans être comprise d’ailleurs la plupart du temps – » c’est déjà super compliqué pour moi de rester vivante « 

La difficulté en tant qu’autiste, même si l’on parle, c’est que nous avons bien souvent une mauvaise conscience de notre corps, de nos ressentis, de nos émotions. Et en ce qui me concerne, en tout cas, je ne voulais même jamais admettre les multiples troubles qui m’affectaient. Si ma mère me disait par exemple que j’avais l’air fatiguée, je répondais agressivement, mais non, je suis pas fatiguée ; alors qu’en vérité j’étais épuisée de ne quasiment jamais dormir. Autre point qui me semble important, c’est que les autistes n’aiment pas le changement, nous avons donc tendance à rejeter ce qui est nouveau, même si cela peut améliorer notre qualité de vie.

Ensuite, lorsque les souffrances sont devenues trop insupportables et que je me suis tournée vers les médecins, tout était toujours soi-disant dans ma tête. Le seul traitement auquel j’ai eu le droit devait être psychiatrique. Comme le dit le Dr Djéa Saravane, je n’ai effectivement aucun suivi digne de ce nom, depuis toujours et particulièrement depuis le vaccin anti-hépatite B fait en 1996 qui m’a expédié en enfer. Et pourtant, c’est réel, si je ne m’appliquais pas tant sur mon hygiène de vie et particulièrement alimentaire, je ne serais plus de ce monde depuis plusieurs années déjà.

Je me souviens aussi, par exemple, que les diarrhées, pour les médecins que j’ai rencontrés, c’était juste un transit rapide.  Et lorsque parfois, j’ai supposé que je souffrais peut-être de carences, la réponse était toujours identique, ici, nous ne manquons de rien.

L’autisme peut-il être soigné ?

Si les détracteurs de l’approche biomédicale répètent que rien n’est prouvé, c’est faux, ça l’est dans certaines études, comme celle-ci par exemple qui a montré qu’il y a chez les autistes de nombreuses différences statistiquement significatives dans leur état nutritionnel et métabolique, notamment des biomarqueurs indiquant une insuffisance en vitamines (biotine, de glutathion plasmatique, de RBC SAM, d’uridine plasmatique, d’ATP plasmatique, de RBC NADH, de RBC NADPH, de sulfate plasmatique (libre et total) et de tryptophane plasmatique), un stress oxydatif accru, un haut taux de glutamate plasmatique, une capacité réduite de transport d’énergie, de sulfatation et de détoxication. Plusieurs groupes de biomarqueurs ont été associés de manière significative à des variations de la gravité de l’autisme. (R)

Et la prise de compléments améliore le statut nutritionnel et métabolique et suggère qu’un supplément de vitamines/minéraux est une thérapie d’appoint raisonnable à envisager pour la plupart des enfants et des adultes atteints d’autisme. (R)

Cher ami autiste, ou cher parent d’enfant autiste, avec tout mon respect sincère, si vous ne vous sentez pas malade, si vous ne souhaitez pas suivre cette voie, ne serait-il pas honnête et juste de ne pas faire de votre cas une généralité ? Et de ne pas attaquer tous ceux qui tentent d’aider leurs patients ou les parents qui essaient tant bien que mal de soutenir leur enfant.

Votre démarche signifie pour moi, que je vais devoir continuer encore longtemps de ne recevoir aucun soutien, tout comme tous ces enfants en souffrance. Mais n’est-ce-pas toujours ainsi ? Certains tentent d’avancer et d’autres essaient de ne rien changer. Je précise aussi, parce qu’évidemment c’est important, notamment lorsque vous avez peu de revenus et que vous touché l’AAH ou que vous avez dû cesser de travailler pour prendre soin de votre enfant handicapé (et oui, l’autisme c’est un handicap quand même) que tout ceci a un coût et que cela n’est pas remboursé par la sécurité sociale. Et pourtant, si je continuais de prendre les neuroleptiques, super cher souvent, si je devais refaire des séjours à l’hôpital psychiatrique, le coût pour la société serait bien plus élevé, pour bien moins de résultats. Ceci dit, c’est vrai que si j’avais continué, je ne coûterais plus rien à personne mais du même coup, je ne donnerais rien non plus. Je pense pourtant que les autistes, de par leur hypersensibilité ont beaucoup à apporter à la société. Encore faudrait-il les aider, premièrement à ne plus souffrir autant (oui l’autisme est une souffrance pour le plus grand nombre dirais-je et pas seulement pour des problèmes d’acceptation, même si ce point, est très difficile à vivre)

Aujourd’hui, après dix ans de démarche hygiénique suivant l’approche biomédicale, on me dit souvent, « oh, mais tu as l’air bien » ou « Tu n’as pas l’air autiste ». Premièrement, vous ne vivez pas avec moi 😊 et souvent vous ne me fréquentez même pas dans ma vie « réelle ».  Oui, je ne m’en tire pas trop mal, avec beaucoup d’efforts, mais si j’ai l’air, vraiment, je vous promets que je n’ai pas la chanson ; j’avance sur un fil de funambule. Et puis, surtout, c’est qu’effectivement l’approche biomédicale fait que je ne suis plus du tout celle que j’ai été durant quarante ans.

Et je ne suis pas la seule à expérimenter. Une personne non autiste me disait il y a quelques jours que lorsqu’elle arrête le gluten, sa façon de voir le monde change. Peut-être, vous qui ne voyez pas l’opportunité d’améliorer la vie des autistes avec cette approche, devriez faire l’essai.

Voyez cette étude, randomisée, récente et très intéressante qui montre les bienfaits de l’approche biomédicale.

Le traitement a été suivi ainsi :

Jour 0 : supplémentation de vitamines et minéraux, ajustée au poids de l’enfant et pris en 3 fois dans la journée

Jour 30 : acides gras essentiels, 609 mg d’oméga-3 (425 mg d’EPA, 110 mg de DHA, 74 mg d’autres oméga-3), 198 mg d’oméga-6 (dont 128 mg de GLA) et 15 mg d’oméga-9, de une à 4 gélules maximum

Jour 60 : bains au sel d’Epsom, 2 fois par semaine pendant 20 minutes avec 2 tasses de sel d’Epsom et une demi-tasse de bicarbonate de sodium

Jour 90 : carnitine, 50 mg d’acétyl-L-carnitine/kg de poids corporel par jour. Cette dose a été progressivement augmentée jusqu’à un maximum de 2 grammes/jour pendant 4 semaines et divisée en deux doses

Jour 180 : enzymes digestives à base de plantes, 1 capsule pour un en-cas ou un petit repas d’adulte, 2 capsules pour un repas typique d’adulte, 3 gélules pour un gros repas d’adulte

Jour 220 : un régime alimentaire sain sans gluten, sans caséine et sans soja

Les résultats positifs de cette étude suggèrent qu’une intervention nutritionnelle et alimentaire complète est efficace pour améliorer l’état nutritionnel, le QI non verbal, les symptômes de l’autisme et d’autres symptômes chez la plupart des personnes atteintes de TSA. Les parents ont indiqué que les suppléments de vitamines et de minéraux, les acides gras essentiels et le régime alimentaire sans gluten, caséine, ni soja, étaient les plus bénéfiques. (R)

Autre étude intéressante montrant qu’un régime cétogène modifié sans gluten avec MCT (acides gras à chaîne moyenne comme l’huile de coco) améliore le comportement des enfants atteints de troubles du spectre autistique. (R) C’est une diète cétogène adaptée, à l’instar de la diète cétogène verte dont j’ai parlé dans cet article, ou dans cette vidéo.

Une autre étude randomisée, en double aveugle ; qui conclut que le traitement à la L-carnitine (50 mg/kilogramme de poids corporel/jour) administré pendant 3 mois a considérablement amélioré plusieurs mesures cliniques de la gravité des TSA, mais des études ultérieures sont recommandées. D’ailleurs, est-ce un hasard si plusieurs malades de myofasciite à macrophages, maladie due à l’aluminium des vaccins, obtiennent une amélioration de leurs symptômes lorsqu’ils prennent de la L-Carnitine ? La carnitine est impliquée dans le métabolisme énergétique et la protection des mitochondries. (R)

Jusqu’à récemment, je n’avais pris aucun complément, vous avez peut-être lu un ancien article sur ce sujet. Je suis avant tout pour une alimentation personnalisée afin de d’abord ne pas nuire, mais j’ai fait une analyse des nutriments cellulaires CNA récemment et depuis peu je complémente de manière ciblée, et je mange aussi plus de poulet car j’ai effectivement une carence en tryptophane (entre autre) à l’intérieur des cellules. J’ai aussi pris quelques compléments les derniers mois, dans le cadre d’une alimentation pauvre en oxalates que j’avais accumulé les dernières années.

Je fais réellement chaque jour un pied de nez à ma génétique problématique pour ne pas dire catastrophique ; test des polymorphismes à l’appui. Je précise que les tests génétiques en France ne tiennent compte que des mutations rares et que le mien par exemple ne montre pas de problème et pourtant. Combien d’années, de décennies de retard, avons-nous en France ? Certains parlent de quarante ans. La France vivrait-elle sur une autre planète ?

Oui, il y a bien une bonne part de génétique. Une génétique qui fait que ce monde tel qu’il est, est plutôt invivable pour les autistes. Des systèmes de détox qui fonctionnent au ralenti, des enzymes affaiblies voire absentes, des problèmes métaboliques, un système nerveux sur-actif, une hyper-perception qui rend tout si fatigant. Pas étonnant que je rêve sans cesse d’être au milieu de nulle part, loin du tumulte de la civilisation.

Sur ce point génétique, je vous invite à vous intéresser aux travaux de la généticienne, Dr Yasko, ou à ceux du Dr Walsh. Je prie les médecins français de m’excuser de ne pouvoir les citer, car je fais toutes mes recherches en anglais, mais je sais que les médecins de Chronimed font de leur mieux pour aider leurs patients autistes. Et je sais aussi à quel point, ce n’est pas facile.

Pour conclure

Enfin ! vous l’avez trouvé long cet article ? Félicitations, vous êtes arrivé au bout. Imaginez qu’il était très long à écrire aussi.

Vous savez, ce qui est le plus inquiétant, pas tellement pour moi – et c’est pour cela que malgré mon énergie limitée, le stress que cela me génère, je continue mon travail de recherches, d’écriture et de soutien aux malades – c’est que les causes de mes problèmes génétiques se généralisent et s’accentuent chaque jour.

Oui, quoique vous en pensiez, il y a bien une épidémie d’autisme et autres troubles de l’apprentissage, et bien d’autres problèmes, comme le diabète. Comment ne pas le voir ?

Ma grand-mère biologique souffrait d’alcoolisme, elle est décédée alors que ma mère avait 12 ans. Ma mère a subi les conséquences génétiques de cette maladie. Je suis née en 1970, avant la légalisation de l’avortement, alors ma mère, ne se sentant pas capable de m’élever à utiliser des produits toxiques pour tenter d’interrompre la grossesse. Ceci n’a évidemment pas manqué d’aggraver encore ma génétique. Attention, je ne souhaite pas ici du tout mettre la faute sur les mères, ce n’est absolument pas l’idée.

Mais, aujourd’hui, nous baignons tous dans de multiples perturbateurs endocriniens, neurotoxiques, le monde est devenu toxique au possible et l’autisme et d’autres perturbations explosent. L’acte de ma mère m’a juste fait prendre un peu d’avance, mais pour qui a les yeux ouverts et la conscience éveillée, l’humain arrive au bout de ce qu’il peut supporter et pas que l’humain d’ailleurs, l’extinction massive est avérée.

Je pense que l’autisme, l’hypersensibilité en général est une tentative de Dame Nature de ramener l’être humain vers plus de « normalité », c’est-à-dire faisant partie d’elle et non au-dessus d’elle. Il est temps pour nous d’accepter de nous soumettre à ses lois, aux lois divines pourrais-je dire. Il est temps de la respecter, de respecter la vie, de nous respecter, de respecter nos enfants et les générations à venir, ou alors nous devrons accepter de disparaître. Nous sommes les sentinelles de la proche extinction de notre civilisation, si nous ne réagissons pas.

Comprendre cette avidité à l’autodestruction humaine, car c’est finalement bien de cela qu’il s’agit, est je pense un point capital, parce-que oui, clairement, nous dysfonctionnons, mais pourquoi ?

 « Selon Freud, l’humain a subi trois blessures narcissiques : la première étant la découverte de Copernic : « la Terre n’est pas au centre de l’univers » ; la seconde, celle de Darwin : « l’homme est un animal comme les autres » et la troisième, celle de Freud lui-même : « le moi n’est pas maître dans sa propre maison ». Selon ma manière de voir et vivre notre condition d’être humain, nous allons devoir surmonter la quatrième blessure narcissique : … »

Dans « Vivante Grâce au Ciel ou à la Science ? » je propose des raisons à cette erreur de programme humain et vous invite au voyage. En espérant que nous trouvions une voie de sortie joyeuse.

J’ai déjà écrit d’autres articles sur le sujet de l’autisme auparavant, voici les liens

https://www.pourquelarouetourne.com/autisme-alzheimer-et-aluminium/

https://www.pourquelarouetourne.com/les-dents-des-bebes-montrent-comment-lexposition-a-divers-metaux-peut-etre-liee-a-lautisme/

https://www.pourquelarouetourne.com/lautisme-serait-il-du-aux-infections/

Deux témoignages :

https://www.pourquelarouetourne.com/temoignage-de-sacha/

https://www.pourquelarouetourne.com/temoignage-autisme/

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les bactéries intestinales orientent les décisions de l’hôte

Les bactéries intestinales sont minuscules mais peuvent jouer un rôle démesuré non seulement dans la santé digestive de l’animal hôte, mais aussi dans son bien-être général. Selon une nouvelle étude publiée dans Nature, des bactéries intestinales spécifiques présentes dans le ver peuvent modifier le comportement de l’animal et orienter ses décisions alimentaires. Cette recherche a été financée en partie par les National Institutes of Health.


« Nous continuons à trouver des rôles surprenants pour les bactéries intestinales qui vont au-delà de l’estomac », a déclaré Robert Riddle, directeur de programme à l’Institut national des troubles neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux (NINDS) des NIH, qui a soutenu l’étude. « Ici, les bactéries intestinales influencent la façon dont l’animal perçoit son environnement et le poussent à se diriger vers une source externe de ces mêmes bactéries. Les bactéries intestinales rendent littéralement leur espèce plus savoureuse pour l’animal ».


Les chercheurs de l’université Brandeis, Waltham, Massachusetts, dirigés par Michael O’Donnell, Ph.D., et Piali Sengupta, Ph.D., se sont intéressés à la possibilité pour les bactéries intestinales de contrôler le comportement d’un animal hôte. Le groupe a étudié les effets des bactéries intestinales sur la façon dont les vers, appelés C. elegans, reniflent et choisissent leur prochain repas.


Les bactéries sont la nourriture principale des vers. Dans cette étude, les chercheurs ont mesuré comment les vers nourris avec différentes souches de bactéries réagissaient à l’octanol, une grosse molécule d’alcool sécrétée par certaines bactéries, que les vers évitent normalement lorsqu’elle est présente à des concentrations élevées.


Le Dr O’Donnell et ses collègues ont découvert que les vers élevés sur Providencia alcalifaciens (JUb39) étaient moins susceptibles d’éviter l’octanol que les animaux élevés sur d’autres bactéries. Curieusement, ils ont découvert que des bactéries JUb39 vivantes étaient présentes dans l’intestin des vers qui se déplacent vers l’octanol, ce qui suggère que le comportement peut être déterminé en partie par une substance produite par ces bactéries.


Ensuite, les chercheurs ont voulu savoir comment les bactéries exerçaient un contrôle sur les vers.
« Nous avons pu relier les points, du microbe au comportement, et déterminer toute la voie qui pourrait être impliquée dans ce processus », a déclaré le Dr O’Donnell.


La tyramine chimique du cerveau pourrait jouer un rôle important dans cette réponse. Chez les vers, la tyramine est transformée en octopamine chimique, qui cible un récepteur sur les neurones sensoriels qui contrôle le comportement d’évitement. Les résultats de cette étude suggèrent que la tyramine produite par les bactéries augmente les niveaux d’octopamine, ce qui rend les vers plus tolérants à l’octanol en supprimant l’évitement de l’octanol qui est conduit par ces neurones.


En utilisant d’autres tests comportementaux, les chercheurs ont découvert que le fait de modifier génétiquement les vers pour qu’ils ne produisent pas de tyramine n’avait pas d’effet sur la suppression de l’évitement de l’octanol lorsque les vers étaient élevés sur JUb39. Cela suggère que la tyramine produite par les bactéries pourrait compenser la tyramine endogène manquante chez ces animaux.


Des expériences supplémentaires ont indiqué que les vers élevés sur JUb39 préféraient manger ce type de bactéries plutôt que d’autres sources alimentaires bactériennes. La tyramine produite par la bactérie s’est également avérée nécessaire pour cette décision.
« De cette façon, les bactéries peuvent prendre le contrôle du processus de décision sensoriel de l’animal hôte, ce qui affecte leurs réponses aux odeurs et peut influencer les choix alimentaires », a déclaré le Dr Sengupta.


Des études futures permettront d’identifier d’autres substances chimiques produites par les bactéries dans le cerveau qui pourraient être impliquées dans le changement d’autres comportements des vers. En outre, on ignore si des combinaisons spécifiques de souches bactériennes présentes dans l’intestin entraîneront des réponses différentes aux signaux environnementaux. Bien que les vers et les mammifères partagent de nombreux gènes et processus biochimiques, on ne sait pas si des voies et des résultats similaires existent chez les animaux de rang supérieur.

https://www.nature.com/articles/s41586-020-2395-5

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Libérez vous de vos addictions en arrêtant ces aliments

Cet article complète celui-ci Addictions au gluten, à la caséine et aux aliments à haut index glycémique

Si aujourd’hui nous savons que plusieurs neurotransmetteurs sont en jeu dans les addictions, le système dopaminergique reste primordial. Ce système est d’ailleurs aussi impliqué dans la maladie de Parkinson, la dépression, la dépression psychotique, le TDAH, le trouble bipolaire ou la schizophrénie.

Un autre système joue un rôle important dans la dépendance, c’est le système opioïde. Des altérations du système opioïde sont aussi en jeu dans différentes conditions comme par exemple l’obésité, la dépression, le diabète ou l’épilepsie. (R)(R)

Le système dopaminergique est activé par le neurotransmetteur dopamine et le système opioïde par les peptides opioïdes. Les peptides sont comme des petites protéines. Pour activer un système, le neurotransmetteur va se lier à un récepteur au niveau des neurones.

Action des peptides opioïdes sur la dopamine

Les peptides opioïdes ont la capacité de modifier l’action des autres neurotransmetteurs en altérant l’activité électrique de leurs neurones cibles. Un phénomène que j’avais remarqué il y a plusieurs années lorsque je me suis lancée dans la révision de mon hygiène de vie et dont je parlais dans cette vidéo. Depuis, d’autres m’ont confirmé une expérience similaire.

Je reviens sur ce sujet parce qu’aujourd’hui j’ai trouvé des explications scientifiques avec des références, ce qui je l’espère pourra peut-être motiver et aider certains à se libérer.

L’activation des récepteurs opioïdes accélère la sensibilisation des récepteurs à dopamine en diminuant la libération de dopamine dans le noyau accumbens, centre de la récompense dans le cerveau. Plus il y a de peptides opioïdes dans votre cerveau moins vous avez de dopamine et plus vous chercherez à diminuer les dysfonctionnements des circuits dopaminergiques qui sont observés dans les addictions ainsi que les troubles obsessionnels compulsifs. (R)(R)

Des études montrent que lorsqu’on inhibe le système opioïde l’envie irrépressible de boire de l’alcool et sa consommation diminuent. (R)

Peptides opioïdes alimentaires

Le corps produit différents peptides opioïdes comme les endorphines mais il existe aussi les exorphines qui proviennent de certains aliments : la gliadomorphine et gluteomorphine du gluten contenu dans les céréales, les casomorphines des produits laitiers, les soymorphines du soja, l’oryzatensine du riz, l’albumine bovine ou des œufs, les rubiscolines des épinards. (R)(R)

Ces peptides opioïdes atteignent le cerveau et stimulent les récepteurs opioïdes produisant un effet sédatif sur le système nerveux. (R)

Les opioïdes sont aussi impliqués dans la régulation de l’appétit et la modulation des aliments addictifs. Les antagonistes (qui bloquent l’action) opioïdes atténuent tant la prise de drogues (tabac, alcool, cannabis etc.) que l’envie d’aliments que l’on nomme palatables, c’est-à-dire qui activent fortement le circuit de récompense dans le cerveau, ce qui les rend addictifs. Chez des souris, l’administration d’agonistes (qui active le récepteur) induit une hyperphagie chez les animaux. (R)

L’arrêt des aliments suscités, c’est-à-dire les céréales y compris le riz, les produits laitiers, le soja, le bœuf, les épinards, les œufs (l’albumine étant contenu dans le blanc et le jaune présentant divers intérêts nutritionnels, consommer uniquement le jaune est une possibilité). Suivant votre génétique, votre flore intestinale, il se peut que d’autres protéines puissent avoir ces mêmes effets sur votre fonctionnement cérébral. Par exemple, les autistes ne peuvent consommer beaucoup de protéines.

Le système dopaminergique ou opioïde étant tous deux impliqués dans de multiples fonctionnements dans le corps et dans différentes pathologies, il serait sans doute judicieux de tenir compte plus largement des effets de ces peptides opioïdes.  

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Gwénola Le Dref

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Coronavirus, et si Dame Nature nous faisait une faveur ?

Bien-sûr, pour ceux qui ont perdus un être cher, cela ressemble plutôt à une malédiction mais ce coronavirus qui nous oblige à changer nos comportements pourrait-il nous permettre d’arrêter notre course effrénée vers notre autodestruction ?

Notre autodestruction : quelques faits

Nous en entendons suffisamment parler, nous sommes entrés dans la sixième extinction massive.

Selon un rapport de l’OMS, chaque année, 8 millions de personnes meurent prématurément à cause de la pollution. Cela représente 48 000 décès en France. (R)

Toujours, selon l’OMS, 86% des décès en Europe sont dus aux maladies chroniques. (R)

En France, celles-ci touchent 20 millions de personnes, dont un enfant sur deux.

Les chercheurs parlent d’épidémie de maladies chroniques et de pandémie de pollution.

Maladies chroniques liées à nos comportements

Selon l’INVS, l’activité physique et la nutrition sont les piliers centraux de la prévention des maladies chroniques. (R)

80 % des cardiopathies, accidents vasculaires cérébraux et diabètes prématurés pourraient être évités. . (R)

Les dernières avancées scientifiques montrent de plus en plus l’importance du microbiote (flore intestinale) dans toutes les pathologies mais aussi l’impact de celui-ci sur nos comportements alimentaires.

De la dysbiose à la symbiose

Comme je le montrais dans un précédent article sur le renforcement de notre système immunitaire, le déséquilibre de la flore intestinale est lié aux maladies chroniques mais aussi à un affaiblissement du système immunitaire.

Je l’écris souvent à la fin de mes articles de mon site, cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Parce que ce déséquilibre interne a un impact considérable sur nos choix de vie, nos comportements et donc sur l’équilibre planétaire et à son tour l’environnement dans lequel nous vivons, la pollution, le stress, l’alimentation délétère etc. ont une immense influence sur l’équilibre de notre flore intestinale.

Un choix s’impose à nous : continuer d’entretenir le cercle vicieux ou progresser, évoluer et cultiver un cercle vertueux.

Notre propre bourreau : le coronavirus en sauvetage?

L’humain semble aveugle face à la destruction massive et incapable de voir sa propre extinction approcher, il est ainsi son propre bourreau.

L’invasion de maladies chroniques n’est qu’un rappel à l’ordre et le coronavirus pourrait être une manière de nous obliger à revoir notre fâcheuse tendance à nous croire les maîtres du monde, à retrouver notre place dans la nature et pas au-dessus d’elle.

Saurons-nous profiter de cette belle occasion pour retrouver la raison et comprendre que nous ne pouvons pas indéfiniment nous accaparer pathologiquement et dangereusement des ressources sans en payer le prix ?

Cette crise sanitaire pourrait être une invitation à raviver notre lien avec Dame Nature et à suivre ses lois, celles qui sous-tendent l’épanouissement de notre corps et de notre esprit.

Le coronavirus entraîne une forte baisse de l’activité et de la pollution mondiale. Il nous offre la possibilité de prendre le temps, de diminuer le stress, d’apaiser notre système nerveux et d’avoir peut-être les idées plus claires et finalement d’être plus heureux.

Saurons-nous profiter de cette période pour nous remettre en question, pour cesser de nous nuire ou reprendrons-nous cette course effrénée pour ce système consumériste mortifère ?

Gwénola Le Dref

Les bactéries du microbiote liées à la personnalité

En psychologie, tempérament et caractère forgent la personnalité. Il est considéré que le tempérament a une forte base génétique, qu’il est automatique et qu’il est stable dans le temps alors que le caractère est guidé par les expériences de vie.

Notre personnalité dicte notre vie toute entière, professionnelle, familiale, amoureuse ou amicale, notre façon de voir le monde, notre santé. Elle est aussi guidée par notre environnement, notre éducation, notre histoire de vie mais aujourd’hui une étude de l’université d’Oxford montre que notre personnalité dépend aussi grandement de notre microbiote.

J’avoue que je suis ravie que des études apparaissent sur l’effet du microbiote sur le comportement  des humains et pas seulement ceux ayant des soucis neuropsychiques mais aussi les personnes en bonne santé. En effet, je reste convaincue que la sauvegarde de l’être humain se situe dans son ventre. Mon second ouvrage « Vivante Grâce au Ciel ou à la Science ? » pourrait peut-être vous donner envie d’expérimenter. car l’être humain a réellement de l’herbe sous le pied.

Les études les plus convaincantes sont celles qui montrent qu’avec une transplantation fécale on peut changer le comportement chez des souris. Transférer le microbiote d’une souris agressive vers une souris docile, rend cette dernière, elle aussi agressive et vice-versa. Une étude humaine récente a fait état d’une amélioration des symptômes psychiatriques après une transplantation de microbiote fécal chez des patients souffrant de maladies gastro-intestinales. Pas si étonnant quand on connaît le taux de comorbidité entre troubles neuropsychiatriques et problèmes digestifs et intestinaux.

De plus en plus de recherches sont faites sur le lien entre flore intestinale et troubles neuropsychiatriques mais dans cette étude, le Dr Johnson montre comment dans la population générale la variation des types de bactéries vivant dans l’intestin peut être liée à la personnalité.

 C’est la première étude qui montre que la sociabilité est liée à la diversité du microbiote et à la présence de certaines bactéries, alors que l’anxiété et le stress sont associés à une diversité réduite.

Plusieurs mécanismes entrent certainement en jeu, la communication par le nerf vague, ou via le système immunitaire ou endocrinien. Les micro-organismes agissent sur la production des neurotransmetteurs, l’inflammation, les hormones, la production d’acides gras à chaînes courtes ou de vitamines. Le déséquilibre de la flore intestinale peut surstimuler l’axe hypothalamo-pituitaire-surrénalien qui régule la réponse au stress.

Des méta-analyses montrent l’impact du microbiote sur le système nerveux central. La prise de probiotiques a un effet sur les émotions, y compris chez les personnes en bonne santé. Les prébiotiques font baisser le cortisol, marqueur du stress.

La sociabilité était positivement liée à une abondance accrue en Akkermansia, Lactococcus ou Oscillospira, et négativement à l’abondance de Desulfovibrio et Sutterella. D’autres études avaient justement mis en évidence une moindre abondance de ces genres dans l’autisme. L’une des analyses de mon microbiote faite chez The American Gut Project, dévoilait un fort pourcentage d’Akkermansia, 26,9%. Au moment de cette analyse, je suivais une alimentation du type diète cétogène verte. Deux ans plus tard, lors d’une autre analyse faite cette fois chez Ubiome (désolée, je n’ai pas retrouvé les résultats pour l’instant) alors que j’avais une alimentation plus variée, les Akkermansia représentait 9% et les firmicutes étaient beaucoup plus nombreux. Sans présupposer de a qualité de l’une ou l’autre de ces flores, je peux dire qu’il n’y a pas de meilleure façon que l’alimentation pour faire changer la flore intestinale et aussi que je connais le pouvoir de celle-ci sur le mental, l’humeur, les émotions, et beaucoup d’autres choses.

Dans l’étude du Dr Johnson, la tendance névrotique était liée à l’abondance du genre Corynebacterium et Streptococcus. Visionnez les tableaux dans l’étude

Cette étude montre aussi que la nutrition dans l’enfance a une influence sur le long terme et sur la vie d’adulte, que les voyages augmentent la diversité, que les personnes qui s’aventurent à goûter différents mets ont une flore plus riche, que les probiotiques et prébiotiques naturels entretiennent aussi la variété, par contre les compléments en probiotiques n’ont pas cette capacité.

Cependant, l’ouverture d’esprit, la convivialité, la conscience corrélaient avec une moins grande diversité. La mauvaise qualité du sommeil était aussi liée à une moindre diversité, corroborant la relation entre le microbiote et le rythme circadien. Quelque chose que j’ai souvent expérimenté ; si je fais vraiment très attention d’avoir l’alimentation ciblée qui me convient le mieux, mon rythme se cale naturellement à celui de la nature, du soleil.

D’autres recherches montrent que le contact social détermine le microbiote et que les membres d’une même famille partagent une flore intestinale similaire.

Finalement, cette étude suggère que la personnalité humaine varie avec la composition du microbiote.

Le stress, l’éloignement de la nature, les échanges sociaux réduits, les antibiotiques, l’aseptisation, le manque de fibres alimentaires, les additifs, les ondes, les toxiques en général et l’alimentation moderne etc. influencent la dysbiose intestinale qui agit sur nos comportements et notre façon de voir le monde. Puisque les interactions entre le microbiote et les comportements sont bidirectionnelles, nous devrions entretenir un cercle vertueux et cultiver notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !