Archives de catégorie : Comportement et alimentation

Neuroinflammation et histamine (dépression, autisme, parkinson, etc.)

L’histamine est un médiateur qui joue un rôle essentiel dans la cognition, le sommeil et les comportements. Le système histaminergique est impliqué dans la neuro-inflammation et de nombreux troubles neurologiques. La neuro-inflammation est un point commun des troubles neuropsychiatriques incluant la maladie d’Alzheimer, l’épilepsie, la schizophrénie ou les troubles du spectre autistique. Des taux élevés d’histamine sont présents dans la maladie de Parkinson ou encore le syndrome de la Tourette.

Afin d’améliorer le neurodéveloppement, il convient de réduire les effets neuro-destructeurs des processus neuro-inflammatoires chroniques dont l’histamine est un facteur majeur puisqu’elle est un médiateur important du système nerveux central.

Le système histaminergique contient 4 récepteurs différents HR1, HR2, HR3, HR4, tous exprimés sur la microglie, système immunitaire du cerveau. Le système histaminergique influence grandement le fonctionnement des autres neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine, ou encore l’ocytocine.

Dans l’autisme, les gènes qui régulent la réponse à l’histamine sont exprimés différemment, de tels changements pourraient être conséquents pour la fonction cérébrale et le comportement. (R)

Des taux plasmatiques plus élevés d’histidine, le précurseur de l’histamine, ont été identifiés dans plusieurs études sur les troubles du spectre autistique, ce qui suggère des altérations périphériques du catabolisme de l’histidine et de la production d’histamine. L’histidine passe facilement la barrière hémato-encéphalique ; par conséquent, une surabondance d’histidine au niveau périphérique pourrait entraîner une augmentation de la production d’histamine dans le système nerveux central par l’HDC, l’histidine décarboxylase.

Des niveaux élevés d’histamine sont aussi trouvés dans le cerveau de personne souffrant de la maladie de Parkinson. L’histamine est capable d’induire la mort des neurones à dopamine. (R) (R)

L’histamine induite par l’inflammation altère aussi la capacité du cerveau à libérer de la sérotonine.

Une étude récente démontre que lorsque les taux d’histamine sont élevés, les antidépresseurs (les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) sont incapables de booster la sérotonine. (R)

Certaines personnes avec autisme peuvent avoir des taux de sérotonine faibles, d’autres pourraient au contraire avoir des taux trop élevés (voyez cet article).

Réduire l’inflammation et les taux d’histamine pourraient aider de nombreuses personnes souffrant de neuro-inflammation.

Il y a plusieurs raisons pour que l’histamine atteigne des niveaux corporels dangereux pour notre santé :

• des mutations génétiques vous privant d’un bon fonctionnement enzymatique optimal, et contrairement à ce que je peux lire parfois, il n’est pas seulement question du gène MTHFR.

• les métaux qui peuvent bloquer les enzymes

• la pollution en générale

• les intolérances alimentaires individuelles (offres spéciales tests Alcat)

• les ondes

un microbiote producteur d’histamine, des pathogènes ou parasites occasionnant une activation des globules blancs

• une trop forte consommation d’aliments hauts en histamine dépassant vos propres capacités personnelles à l’éliminer du corps ou d’aliments remplis de lectines

• des problèmes avec les salicylates ou les oxalates

• une consommation d’inhibiteurs d’enzymes

• trop de vibrations

• des températures extrêmes

• le sport intensif ou trop de sport pour ses propres capacités

• le manque de sommeil

• le stress en général, physique, psychologique, émotionnel

Il est important de d’abord limiter les sources d’histamine car le plus important est toujours d’avant tout ne pas nuire. Mais je penseà certaines personnes, parmi les plus sensibles, peut-être que l’utilisation du complément Histamine block Plus, un nouveau complément du Dr Ben Lynch de chez Seeking Health pourrait aider (il faut être sûr que ce soit l’histamine le problème). Je ne l’ai pas essayé mais les avis sont pour la plupart excellents.

Histamine Block Plus est une formule complète contenant sept cofacteurs nutritifs essentiels et de puissants antioxydants pour soutenir le métabolisme total de l’histamine dans chaque cellule.* Des sous-produits toxiques sont créés lorsque l’histamine est métabolisée, tels que l’ammoniac, le peroxyde d’hydrogène et l’acétaldéhyde qui peuvent causer des effets secondaires et des dommages aux cellules. Histamine Block contient également des cofacteurs nutritifs pour soutenir la décomposition normale de ces sous-produits toxiques. Il contient notamment de la diamine oxydase.

Avant de vous lancer dans l’achat d’un complément cher, je vous conseille d’approfondir le sujet histamine et vous invite à lire ces deux articles :

L’histamine, au-delà de l’éviction

Ces aliments sains qui percent vos intestins, attention aux lectines et à l’histamine

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Gwénola Le Dref

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alcool et santé : quelle dose ne pas dépasser ?

Deux questions concernant la consommation d’alcool me sont souvent posées : quel alcool je peux boire et/ou quelle dose est acceptable ?

Deux études récentes répondent à cette question.

La première parue dans The Lancet en 2018 regroupait des observations faites dans 195 pays différents de 1990 à 2016 sur une population allant de 15 à 95 ans ; autant dire que les conditions d’observation sont plutôt optimales, même si bien-sûr toute étude présente des limites.

Cette étude a permis de voir qu’en moyenne 32.5% de la population sont des buveurs réguliers dont 25% chez les femmes et 39% chez les hommes. Cela représente 2.5 milliards de personnes qui boivent en moyenne 0.73 d’une dose standard d’alcool par jour pour une femme et 1.7 pour un homme. Mais plus le pays est développé, plus il est riche, plus la consommation grimpe et moins les différences de consommation entre les femmes et les hommes existent. En Suède, par exemple, 86% des femmes et 87% des hommes sont des buveurs réguliers.

Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé, l’Union européenne est d’ailleurs la plus grande consommatrice d’alcool dans le monde.

La seconde étude s’est récemment terminée et n’a pas encore été examinée par les pairs et publiée. Cette deuxième étude, a été menée au Royaume-Uni par des chercheurs de l’université d’Oxford qui ont analysé la relation entre la consommation d’alcool déclarée et les scanners cérébraux de 25 378 personnes.

Nous le savons depuis bien longtemps et avons chacun pu l’observer autour de nous, l’alcool est un facteur majeur de mort et d’invalidité ; 2.8 millions de morts lui étaient attribuables en 2016

Nous sommes habitués à penser qu’avec modération l’alcool ne pose pas de problème, on nous a même appris qu’il a des propriétés protectrices. Qui n’a pas entendu dire : « l’alcool ça conserve » mais qu’en est-il réellement ?

L’étude dans les 195 pays a montré que l’alcool est globalement le facteur de risque numéro 7 pour la mort prématurée et l’invalidité mais dans le groupe des 15-49 ans, tant chez les femmes que chez les hommes, l’alcool devient le facteur numéro 1 et il est responsable de pas moins d’une mort sur dix.

Après 50 ans, les cancers attribuables à l’alcool sont la cause première de mort dans les pays développés.

Plus la consommation d’alcool est importante, moins le volume de matière grise est important. La matière grise permet de gérer les informations.

Même une faible consommation d’alcool influence le développement de nombreuses pathologies : cancers, maladies cardiovasculaires et digestives, maladies du système nerveux et troubles psychiques… mais aussi fatigue, hypertension, troubles du sommeil, problèmes de mémoire ou de concentration…

Sans équivoque, ces études montrent qu’il n’y a pas de dose qui ne présente aucun danger ni pour la santé globale, ni pour le cerveau et ce quel que soit l’alcool consommé.

Les résultats de ces études montrent que la dose d’alcool acceptable est ZERO. Loin des deux verres quotidiens considérés sans danger, voire bénéfiques par les recommandations de santé. Et c’est d’autant plus vrai durant la grossesse.

Plus la consommation est importante et régulière plus elle entraîne des conséquences fâcheuses tant sur le plan sanitaire que social.

Plus généralement, ces études montrent le rôle de l’alimentation et de l’hygiène de vie pour préserver nos fonctions cérébrales et physiques mais aussi que l’alcool est le facteur qui présente les effets les plus délétères parmi les facteurs environnementaux modifiables.

Et je n’ai pas abordé ici les effets de l’alcool sur le microbiote, mais l’impact est immense.

Alors, finalement, l’alcool ne présentant pas les bénéfices que nous lui avons attribué les dernières décennies, pour qui souhaite récupérer ou conserver la santé, mieux vaut tendre vers une consommation nulle.

Et souvenons-nous que la meilleure boisson, c’est sans aucun doute l’eau pure. Un sujet qui suscite aussi beaucoup d’interrogation : que vaut l’eau de bouteille ou celle du robinet ? ou Quel système de filtration choisir ? Quelques réponses dans cet article.

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Gwénola Le Dref

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Limiter les ruminations

Vous avez peut-être déjà remarqué comment nos pensées sont puissantes et peuvent à elles seules déclencher la réponse du stress dans notre corps.

Les ruminations négatives nous poussent à voir le verre à moitié vide et entretiennent les réseaux neuronaux de la souffrance, répétant inlassablement l’offense. L’humain est même addict aux hormones du stress, alors même lorsque tout va bien, il peut reproduire cette tension nerveuse par les pensées.

Tout comme le stress, quel qu’il soit, les ruminations peuvent inactiver la zone préfrontale du cerveau, perturbant le jugement, la prise de décisions, la maîtrise de soi.

Vous pouvez commencer par observer vos pensées négatives. Sont-elles du type :

– Jamais je n’y arriverai, je serai toujours nul, ce sera toujours ainsi

– C’est sûr, on ne va pas s’en sortir, c’est une catastrophe

– C’est de sa faute, c’est elle la responsable, ils m’ont fait ça

– Rien n’est bien, tout est inintéressant

– Je suis sûr qu’il ne m’aime pas, qu’il pense que…

– J’aurais dû dire ceci ou faire cela

Etc.

Ces façons de penser active la réponse « combattre, fuir ou se figer » qui empêche votre corps de se soigner, affaiblit le système immunitaire, arrête la digestion, l’assimilation et la réparation.

 Ces ruminations sont plus ou moins présentes chez les uns et chez les autres, mais certaines personnes y sont plus sujettes. Toutes celles qui ont subi un traumatisme auront tendance à l’entretenir. La réponse « combattre ou fuir » étant un système de survie, elle est naturellement addictive.

Dans un premier temps, il faudrait reconnaître ces pensées et noter que notre mental est un menteur, un grand manipulateur. Que son intérêt est tout simplement contraire au nôtre. Et qu’au-delà de ce mur de ruminations, de colère, de regrets, de haine, de culpabilité – de toutes ces émotions autodestructrices – se trouve ce que l’on appelle notre petite voix, notre conscience, notre esprit, notre essence profonde, notre âme… et c’est cette petite voix que nous devons entendre et laisser parler à travers nous. Chassons l’effervescence destructrice et osons… osons laisser briller la lumière qui est en nous !

Car quel est le plus grand souhait de l’être humain, être heureux, libre ?

Commençons par nous libérer de nos pensées négatives. Reflètent-elles la réalité ? Me font-elles du bien ? Ont-elles une réelle utilité ? Comment me sentirais-je sans elles ?

Si des pensées obsédantes vous empêchent de dormir, levez-vous, écrivez-les et posez-vous ces questions.

Cela demande de l’entraînement car comme je l’écris dans « Vivante » : « Au départ, le corps résiste au changement, les anciennes émotions, les habitudes néfastes et les circuits neuronaux qui leur sont attribués refusent de mourir, c’est donc un véritable travail, une lutte contre l’addiction à la souffrance. »

Plusieurs autres points déjà abordés sur le site, sont bien utiles pour diminuer les pensés négatives, comme l’alimentation hypotoxique, limiter voire arrêter les excitants, pratiquer une activité physique, respirer la nature, méditer, limiter les écrans, les ondes, se connecter à la terre, prendre la lumière du jour dès le matin…

Le magnésium joue un rôle important dans la relaxation du corps et de l’esprit, l’apaisement des pensées et la promotion de la qualité générale du sommeil. Les recherches suggèrent que les effets calmants du magnésium sont renforcés par la vitamine B6, c’est pourquoi on les trouve souvent associé.

La vitamine B6 est nécessaire aux enzymes du cerveau qui dégradent les hormones du stress, cela favorise la relaxation et aide à diminuer les pensées négatives. La forme P-5-P, pyridoxal-5-phosphate, la forme active donnera de meilleurs résultats.

Comme toujours, commencez par des petites doses et augmentez doucement pour atteindre la dose conseillée.

Les bains au sel d’Epsom, du sulfate de magnésium peuvent aussi vous aider à vous calmer. Deux fois par semaine avec deux tasses de sel d’Epsom et une demie de bicarbonate de sodium.

Je vous souhaite la paix et la tranquillité d’esprit

Gwénola Le Dref

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MICROBIOTE ET CONSCIENCE

La conscience est la perception de sa propre existence et du monde qui l’entoure ; elle permet d’analyser et de synthétiser les informations perçues par les sens.

Toutes les informations provenant du monde extérieur sont traitées par le système nerveux afin d’assurer la sécurité et l’équilibre interne.

Il existe une communication bidirectionnelle entre le cerveau et l’intestin, principalement via le système nerveux entérique et le nerf vague, dans laquelle le microbiote joue un rôle dominant. Cette communication complexe n’assure pas seulement les fonctions digestives, mais a un impact de plus en plus démontré sur les fonctions cognitives, l’humeur, les émotions, le ressenti, la motivation etc.

Cette communication est étudiée par des recherches sur l’axe cerveau-intestin-microbiote.

Le microbiote qui représente une communauté microbienne composée de bactéries, de levures, champignons, d’archées, de virus, agit sur la physiologie de différentes manières. Ces micro-organismes produisent divers métabolites actifs sur le système endocrinien, immunitaire, nerveux, via les 200 millions de neurones du système digestif et le nerf vague influant votre façon de percevoir votre environnement, votre fonctionnement cérébral, votre humeur et même vos pensées.

L’importance de cette communauté fait qu’elle est partie intégrante de notre être, loin d’être stérile, nos corps, abrite des milliards de microbes. Ce qui fait de vous un holobionte.

L’holobionte, c’est votre génome et les microbes que vous transportez. En fait, vous n’êtes jamais seul.

Le microbiote impacte même le développement du cerveau.

Par exemple, la myélinisation du cortex préfrontal – partie du cerveau très importante pour les émotions, la mémoire, la cognition et les comportements, notamment sociaux ; région impliquée dans une série de troubles neuropsychiatriques tels que la dépression, la schizophrénie et l’autisme – est impactée par le microbiote comme l’ont montré Hoban et ses collaborateurs. (R)

D’autres recherches révèlent une contribution des bactéries à la croissance synaptique et à la plasticité neuronale. (R)

Les troubles de l’olfaction ont été reliés à des maladies graves notamment la maladie d’Alzheimer et les microbes habitant notre nez façonneraient notre fonction olfactive et ceux de notre cavité buccale notre perception des goûts. (R) (R)

Certaines recherches chez les animaux le montrent mais c’est sans doute le cas aussi chez les humains, les microbes nous poussent à manger des aliments qui favorisent leur croissance. Il y aurait une lutte entre les différents microbes pour coloniser la plus grande part possible de notre holobionte.

Ils seraient même capables d’induire un mal être jusqu’à ce que nous mangions des aliments qui les nourrissent. (R)

Les capacités du microbiote indique qu’il impacte notre conscience et par expérience je pense que l’influence de celui-ci est encore plus importante que nous l’imaginons et ce, même si la communication est bidirectionnelle et tout ce que l’on expérimente agit aussi sur le microbiote. Notre perception des évènements et la résistance au stress changent selon l’état de notre microbiote.

Les comportements, l’alimentation sont en mesure de modifier la part microbiotique de notre holobionte et ainsi changer nos prédispositions aux maladies, notre tempérament, nos goûts alimentaires, nos émotions, notre ressenti corporel mais aussi celui du monde qui nous entoure.

Le microbiote pourrait avoir une influence capitale sur nos choix de société.

Encore faut-il en avoir conscience…

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L’INFLUENCE DES MICRO-ORGANISMES SUR LE COMPORTEMENT

INTRODUCTION

Il existe de plus en plus de preuves d’un rôle de la flore intestinale (microbiote) dans le façonnement de nombreux troubles psychiatriques et neurologiques. Les principales conclusions montrent que le microbiote agit sur la réaction au stress, les comportements anxieux, la sociabilité et la cognition.

Le microbiote intestinal « parle » au cerveau via le système immunitaire, le nerf vague ou d’autres interactions hôte-microbe facilitées par les hormones intestinales, la production de neurotransmetteurs et les métabolites microbiens tels que les acides gras à chaîne courte.

La flore intestinale influence le développement du cerveau, son fonctionnement et le comportement.

En outre, le microbiote maintient l’équilibre du système nerveux central en régulant la fonction immunitaire et l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau.

De ce côté, la science n’a plus de doute mais à quel point les micro-organismes habitant nos corps peuvent-ils influencer nos pensées et nos comportements ? S’ils peuvent entraîner de graves problèmes psychiatriques se pourrait-il que certains pathogènes ou parasites dirigent même les personnes dites bien-portantes ?

DES MICRO-ORGANISMES INFLUANTS

Le microbiote intestinal génère de nombreux neurotransmetteurs et neuromodulateurs.

Par exemple, les espèces Lactobacillus et Bifidobacterium produisent du GABA, neuromodulateur reconnu comme étant inhibiteur chez l’adulte mais excitateur lors du développement embryonnaire humain. Les espèces Candida, Streptococcus, Escherichia, et Enterococcus produisent de la sérotonine, impliquée entre-autre dans la régulation de l’horloge interne, dans la motilité digestive et dans divers désordres psychiatriques tels que stress, anxiété, phobies, dépression. Les espèces Bacillus peuvent produire de la dopamine dans l’intestin hôte. Il a été démontré que l’ingestion de L.rhamnosus pouvait réguler le comportement émotionnel via le nerf vague.

Vous pouvez trouver plusieurs articles sur les interactions intestin/cerveau sur la page « Articles » de mon site mais celui-ci sur la candidose et les troubles psychiatriques et la fibromyalgie pourrait vous intéresser ou visionner la vidéo qui s’y rapporte.

Les microbes intestinaux influencent l’anxiété, la dépression, l’hypertension et toute une série d’autres affections mais aussi les comportements et les choix alimentaires.

Lorsque l’on change d’alimentation, on se rend bien compte de certaines résistances, et tout naturellement, on peut se demander si notre microbiote ne cherche pas à nous manipuler. Je ne suis pas la seule à penser que le microbiote intestinal contrôle les préférences alimentaires.

Plusieurs métabolites bactériens stimulent les voies de satiété et leur production dépend des cycles de croissance bactérienne et les chercheurs s’interrogent sur le procédé que pourrait utiliser les micro-organismes. Une publication dans Plosbiologys montre que chez la mouche Drosophila melanogaster, les bactéries Acetobacter pomorum et Lactobacillus plantarum coopèrent pour surmonter les carences alimentaires.

Acetobacter pomorum utilise le lactate produit par lactobacillus plantarum pour fournir des acides aminés essentiels à lactobacillus. Le lactate est également nécessaire et suffisant pour qu’acetobacter modifie l’appétit protéique de la mouche. C’est ce qu’on appelle un échange de bons procédés.

Les mouches ont des préférences pour les bactéries bénéfiques, mais ces préférences varient en fonction de l’histoire et de l’identité du microbiote. La flore intestinale affecte les préférences microbiennes mais également nutritionnelle des mouches.

Chez Drosophila melanogaster, l’absence d’un seul acide aminé essentiel peut induire un puissant appétit pour la levure. Les chercheurs pensent que la levure couvre les besoins en protéines ainsi que la plupart des autres besoins nutritionnels non caloriques. Chez les femelles adultes, l’appétit pour la levure est déterminé par deux états internes principaux : l’accouplement et le manque de levure. Les études montrent que la présence de bactéries commensales supprime l’appétit pour la levure.

L’exemple du parasite Toxoplasma gondii, connu pour induire l’attraction des rongeurs vers l’odeur d’urine de chat est aussi instructif. Toxoplasma gondii produit une enzyme appelée la tyrosine hydroxylase. Cette enzyme permet la production de dopamine. Plus de dopamine, peut éteindre la peur chez les souris qui se feront plus manger par les chats.

CONCLUSION

Nous trouvons toutes sortes d’excuses pour expliquer pourquoi nous faisons ce que nous faisons,       « C’est mon tempérament » « C’est mon éducation » « C’est ma culture » « Ce sont mes gènes » ou la faute à « pas de chance ». Je crois qu’aujourd’hui, avec toutes les études qui sont faites sur l’axe intestin-cerveau, nous atteignons le point où notre microbiote devrait être ajouté à la liste des excuses.

De mon côté, mon histoire, mes différentes expériences, mes lectures, font que je suis totalement persuadée de la manipulation interne et beaucoup d’entre vous l’expérimente aussi.

Si vous avez envie de savoir comment j’en suis arrivée à m’interroger sur ces sujets et souhaiter aller plus loin, je vous invite à lire mes livres. Jusqu’au 25 décembre vous pouvez profiter de la promotion de fin d’année : deux pour le prix d’un.

Depuis toute petite, j’avais la sensation d’être deux, d’être dirigée par une force étrange. Depuis 2011, date de mes débuts de changements d’hygiène de vie et alimentaire, j’ai fait de nombreuses expériences, qui m’ont toutes confortée dans ce sens.

S’il est de plus en plus clair que le microbiote agit directement sur nos comportements alimentaires, il n’est pas si fou de penser que les micro-organismes favorisent différents comportements.

Voilà qui expliquerait nos pulsions autodestructrices, ces pratiques qui nous accablent, ces addictions, ces comportements violents. Il est aussi plus facile de comprendre pourquoi nous préférons souffrir, déprimer, angoisser, mourir même, plutôt que de changer d’hygiène de vie et d’alimentation.

Mais ce qui est encourageant c’est que 24 heures suivant un changement de régime alimentaire, le microbiote commence déjà à changer.

Gwénola Le Dref

Références

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28966571

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5006193/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5571609/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28507320

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fcimb.2014.00147/full

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/microbiote-intestinal-flore-intestinale

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0166432815302588

https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.2000862

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32843654/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28756953/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25103109/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27616451/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21885731/

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