Archives de catégorie : Comportement et alimentation

MICROBIOTE ET CONSCIENCE

La conscience est la perception de sa propre existence et du monde qui l’entoure ; elle permet d’analyser et de synthétiser les informations perçues par les sens.

Toutes les informations provenant du monde extérieur sont traitées par le système nerveux afin d’assurer la sécurité et l’équilibre interne.

Il existe une communication bidirectionnelle entre le cerveau et l’intestin, principalement via le système nerveux entérique et le nerf vague, dans laquelle le microbiote joue un rôle dominant. Cette communication complexe n’assure pas seulement les fonctions digestives, mais a un impact de plus en plus démontré sur les fonctions cognitives, l’humeur, les émotions, le ressenti, la motivation etc.

Cette communication est étudiée par des recherches sur l’axe cerveau-intestin-microbiote.

Le microbiote qui représente une communauté microbienne composée de bactéries, de levures, champignons, d’archées, de virus, agit sur la physiologie de différentes manières. Ces micro-organismes produisent divers métabolites actifs sur le système endocrinien, immunitaire, nerveux, via les 200 millions de neurones du système digestif et le nerf vague influant votre façon de percevoir votre environnement, votre fonctionnement cérébral, votre humeur et même vos pensées.

L’importance de cette communauté fait qu’elle est partie intégrante de notre être, loin d’être stérile, nos corps, abrite des milliards de microbes. Ce qui fait de vous un holobionte.

L’holobionte, c’est votre génome et les microbes que vous transportez. En fait, vous n’êtes jamais seul.

Le microbiote impacte même le développement du cerveau.

Par exemple, la myélinisation du cortex préfrontal – partie du cerveau très importante pour les émotions, la mémoire, la cognition et les comportements, notamment sociaux ; région impliquée dans une série de troubles neuropsychiatriques tels que la dépression, la schizophrénie et l’autisme – est impactée par le microbiote comme l’ont montré Hoban et ses collaborateurs. (R)

D’autres recherches révèlent une contribution des bactéries à la croissance synaptique et à la plasticité neuronale. (R)

Les troubles de l’olfaction ont été reliés à des maladies graves notamment la maladie d’Alzheimer et les microbes habitant notre nez façonneraient notre fonction olfactive et ceux de notre cavité buccale notre perception des goûts. (R) (R)

Certaines recherches chez les animaux le montrent mais c’est sans doute le cas aussi chez les humains, les microbes nous poussent à manger des aliments qui favorisent leur croissance. Il y aurait une lutte entre les différents microbes pour coloniser la plus grande part possible de notre holobionte.

Ils seraient même capables d’induire un mal être jusqu’à ce que nous mangions des aliments qui les nourrissent. (R)

Les capacités du microbiote indique qu’il impacte notre conscience et par expérience je pense que l’influence de celui-ci est encore plus importante que nous l’imaginons et ce, même si la communication est bidirectionnelle et tout ce que l’on expérimente agit aussi sur le microbiote. Notre perception des évènements et la résistance au stress changent selon l’état de notre microbiote.

Les comportements, l’alimentation sont en mesure de modifier la part microbiotique de notre holobionte et ainsi changer nos prédispositions aux maladies, notre tempérament, nos goûts alimentaires, nos émotions, notre ressenti corporel mais aussi celui du monde qui nous entoure.

Le microbiote pourrait avoir une influence capitale sur nos choix de société.

Encore faut-il en avoir conscience…

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L’INFLUENCE DES MICRO-ORGANISMES SUR LE COMPORTEMENT

INTRODUCTION

Il existe de plus en plus de preuves d’un rôle de la flore intestinale (microbiote) dans le façonnement de nombreux troubles psychiatriques et neurologiques. Les principales conclusions montrent que le microbiote agit sur la réaction au stress, les comportements anxieux, la sociabilité et la cognition.

Le microbiote intestinal « parle » au cerveau via le système immunitaire, le nerf vague ou d’autres interactions hôte-microbe facilitées par les hormones intestinales, la production de neurotransmetteurs et les métabolites microbiens tels que les acides gras à chaîne courte.

La flore intestinale influence le développement du cerveau, son fonctionnement et le comportement.

En outre, le microbiote maintient l’équilibre du système nerveux central en régulant la fonction immunitaire et l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau.

De ce côté, la science n’a plus de doute mais à quel point les micro-organismes habitant nos corps peuvent-ils influencer nos pensées et nos comportements ? S’ils peuvent entraîner de graves problèmes psychiatriques se pourrait-il que certains pathogènes ou parasites dirigent même les personnes dites bien-portantes ?

DES MICRO-ORGANISMES INFLUANTS

Le microbiote intestinal génère de nombreux neurotransmetteurs et neuromodulateurs.

Par exemple, les espèces Lactobacillus et Bifidobacterium produisent du GABA, neuromodulateur reconnu comme étant inhibiteur chez l’adulte mais excitateur lors du développement embryonnaire humain. Les espèces Candida, Streptococcus, Escherichia, et Enterococcus produisent de la sérotonine, impliquée entre-autre dans la régulation de l’horloge interne, dans la motilité digestive et dans divers désordres psychiatriques tels que stress, anxiété, phobies, dépression. Les espèces Bacillus peuvent produire de la dopamine dans l’intestin hôte. Il a été démontré que l’ingestion de L.rhamnosus pouvait réguler le comportement émotionnel via le nerf vague.

Vous pouvez trouver plusieurs articles sur les interactions intestin/cerveau sur la page « Articles » de mon site mais celui-ci sur la candidose et les troubles psychiatriques et la fibromyalgie pourrait vous intéresser ou visionner la vidéo qui s’y rapporte.

Les microbes intestinaux influencent l’anxiété, la dépression, l’hypertension et toute une série d’autres affections mais aussi les comportements et les choix alimentaires.

Lorsque l’on change d’alimentation, on se rend bien compte de certaines résistances, et tout naturellement, on peut se demander si notre microbiote ne cherche pas à nous manipuler. Je ne suis pas la seule à penser que le microbiote intestinal contrôle les préférences alimentaires.

Plusieurs métabolites bactériens stimulent les voies de satiété et leur production dépend des cycles de croissance bactérienne et les chercheurs s’interrogent sur le procédé que pourrait utiliser les micro-organismes. Une publication dans Plosbiologys montre que chez la mouche Drosophila melanogaster, les bactéries Acetobacter pomorum et Lactobacillus plantarum coopèrent pour surmonter les carences alimentaires.

Acetobacter pomorum utilise le lactate produit par lactobacillus plantarum pour fournir des acides aminés essentiels à lactobacillus. Le lactate est également nécessaire et suffisant pour qu’acetobacter modifie l’appétit protéique de la mouche. C’est ce qu’on appelle un échange de bons procédés.

Les mouches ont des préférences pour les bactéries bénéfiques, mais ces préférences varient en fonction de l’histoire et de l’identité du microbiote. La flore intestinale affecte les préférences microbiennes mais également nutritionnelle des mouches.

Chez Drosophila melanogaster, l’absence d’un seul acide aminé essentiel peut induire un puissant appétit pour la levure. Les chercheurs pensent que la levure couvre les besoins en protéines ainsi que la plupart des autres besoins nutritionnels non caloriques. Chez les femelles adultes, l’appétit pour la levure est déterminé par deux états internes principaux : l’accouplement et le manque de levure. Les études montrent que la présence de bactéries commensales supprime l’appétit pour la levure.

L’exemple du parasite Toxoplasma gondii, connu pour induire l’attraction des rongeurs vers l’odeur d’urine de chat est aussi instructif. Toxoplasma gondii produit une enzyme appelée la tyrosine hydroxylase. Cette enzyme permet la production de dopamine. Plus de dopamine, peut éteindre la peur chez les souris qui se feront plus manger par les chats.

CONCLUSION

Nous trouvons toutes sortes d’excuses pour expliquer pourquoi nous faisons ce que nous faisons,       « C’est mon tempérament » « C’est mon éducation » « C’est ma culture » « Ce sont mes gènes » ou la faute à « pas de chance ». Je crois qu’aujourd’hui, avec toutes les études qui sont faites sur l’axe intestin-cerveau, nous atteignons le point où notre microbiote devrait être ajouté à la liste des excuses.

De mon côté, mon histoire, mes différentes expériences, mes lectures, font que je suis totalement persuadée de la manipulation interne et beaucoup d’entre vous l’expérimente aussi.

Si vous avez envie de savoir comment j’en suis arrivée à m’interroger sur ces sujets et souhaiter aller plus loin, je vous invite à lire mes livres. Jusqu’au 25 décembre vous pouvez profiter de la promotion de fin d’année : deux pour le prix d’un.

Depuis toute petite, j’avais la sensation d’être deux, d’être dirigée par une force étrange. Depuis 2011, date de mes débuts de changements d’hygiène de vie et alimentaire, j’ai fait de nombreuses expériences, qui m’ont toutes confortée dans ce sens.

S’il est de plus en plus clair que le microbiote agit directement sur nos comportements alimentaires, il n’est pas si fou de penser que les micro-organismes favorisent différents comportements.

Voilà qui expliquerait nos pulsions autodestructrices, ces pratiques qui nous accablent, ces addictions, ces comportements violents. Il est aussi plus facile de comprendre pourquoi nous préférons souffrir, déprimer, angoisser, mourir même, plutôt que de changer d’hygiène de vie et d’alimentation.

Mais ce qui est encourageant c’est que 24 heures suivant un changement de régime alimentaire, le microbiote commence déjà à changer.

Gwénola Le Dref

Références

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28966571

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5006193/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5571609/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28507320

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fcimb.2014.00147/full

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/microbiote-intestinal-flore-intestinale

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0166432815302588

https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.2000862

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32843654/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28756953/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25103109/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27616451/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21885731/

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L’ocytocine : attachements, addictions, troubles alimentaires

L’ocytocine est une hormone qui a différents rôles dans le corps et le cerveau. Les principales fonctions connues sont la contraction de l’utérus pendant l’accouchement et la production de lait pendant l’allaitement.

Ce médiateur chimique a été reconnu important dans différentes interactions positives comme les liens intimes, les liens mère-enfant, la confiance en l’autre, l’empathie, l’attirance sexuelle ou encore quand on se sent reconnu.

L’ocytocine diminue l’anxiété, inhibe la peur, protège contre le stress et réduit l’inflammation.(R)

L’ocytocine et le comportement

Les observations proposent qu’une personne qui gère mal le stress, souffre d’angoisse, de dépression ou est excessivement solitaire pourrait avoir de faibles taux d’ocytocine, cependant les recherches ne montrent pas que les taux d’ocytocine sont plus faibles chez les personnes avec autisme.

Le taux d’ocytocine aurait une forte influence génétique. Et les personnes les plus susceptibles de bénéficier d’une supplémentation (autiste ou non autiste) serait celles ayant un niveau bas. (R)

Supplément en ocytocine

Certains auraient notés des améliorations des symptômes avec une supplémentation ; le spray nasal serait la meilleure forme, les formes sublinguales ou oral étant moins efficaces. Une supplémentation en ocytocine augmente la sociabilité, la gentillesse, les relations sentimentales, la tendresse, l’envie d’être ensemble et la fidélité entre amis et amants. (R)

Une étude a montré que 4 semaines d’administration quotidienne d’ocytocine (24 UI/jour) modifiaient de manière significative la connectivité de l’amygdale aux régions centrales du « cerveau social » (en particulier le cortex orbitofrontal et le sillon temporal supérieur) jusqu’à 4 semaines et 1 an après le traitement. Ces adaptations neurales ayant été associées à une réduction des sentiments d’évitement envers les autres et – au niveau de la tendance – à une réduction des comportements répétitifs. (R)

Les données suggèrent que l’administration d’ocytocine par spray nasal augmente les niveaux plasmatiques durant maximum deux heures trente (temps qui diffère de l’un à l’autre). (R)

Connaissant les pratiques qui augmentent naturellement les niveaux d’ocytocine que nous verrons ci-dessous, les études montrent que, non, les petits garçons qui jouent à la poupée ne perdent pas en virilité, bien au contraire puisque l’ocytocine a un effet stimulant sur la testostérone chez les hommes en bonne santé. (R)

L’action de l’ocytocine serait différente chez les hommes et chez les femmes. L’ocytocine augmente la détection des stimuli menaçants chez la femme, en augmentant la réactivité des amygdales du cerveau et potentiellement en interagissant avec les hormones sexuelles (œstrogènes, progestérone, testostérone) (R)

L’ocytocine pour les addictions

Mais l’ocytocine est aussi un acteur important pour le métabolisme des glucides ou des lipides et dans les troubles alimentaires ou les addictions. Et dans cet article je m‘intéresserai à ces effets moins connus.

L’ocytocine est connue pour exercer de puissants effets anti-stress, des études ont montré qu’elle peut réduire les troubles du comportement alimentaire ou la consommation de drogues et de prévenir les rechutes. (R) (R)

L’utilisation de drogues isole, c’est un fait bien connu, les études montrent que l’ocytocine agit sur les mêmes zones cérébrales comme le noyau accumbens. Les comportements prosociaux contribuent au rétablissement des personnes souffrant de troubles liés à l’abus de substances, d’où l’intérêt d’une communauté soudée et bienveillante.

L’administration d’ocytocine par voie externe diminue la recherche et l’utilisation de drogue, la tolérance et les rechutes. Les études chez les animaux ont montré que cette administration fonctionnait pour tous types de drogues et que l’impact est visible sur de multiples systèmes de neurotransmetteurs (dopamine, GABA, sérotonine), indiquant que l’ocytocine peut rééquilibrer le cerveau d’un toxicomane par de multiples mécanismes dépendants et interdépendants. (R)

De la même manière, des études montrent que l’ocytocine a un pouvoir anorexigène et qu’elle induit chez les rongeurs une diminution de l’apport en nourriture. L’ocytocine réduit la consommation d’aliments plaisir.

Les récepteurs à ocytocine se situant partout dans le système nerveux, ce médiateur est aussi impliqué dans la sécrétion de l’insuline et de glucagon, dans la dépense énergétique ou le fonctionnement de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien ou la thermorégulation. (R) (R)

Mais attention, l’exposition à l’ocytocine externe peut entraîner une désensibilisation rapide des récepteurs. Un phénomène que l’on nomme accoutumance avec la consommation de drogues. Les récepteurs semblent retrouver leur fonctionnement rapidement mais cette perte de sensibilité pourrait, au moins passagèrement avoir un impact sur le fonctionnement social. (R)

L’ocytocine et l’inflammation

Avant de prendre des compléments d’ocytocine, comme à mon habitude, je pense qu’il vaut mieux avant tout, s’occuper des causes potentielles à ce faible niveau d’ocytocine. Mes particularités autistiques, mon besoin d’isolement, l’évitement, mes habilités communicatives changent avec mon hygiène de vie et alimentaire.

Les recherches précisent que l’inflammation, notamment l’interleukine-6 et l’interleukine-1-bêta, ont un impact sur les niveaux d’expression d’OXTR dans divers tissus de modèles animaux.

Plusieurs neurotransmetteurs comme la sérotonine ou la noradrénaline ont une incidence sur le taux d’ocytocine mais aussi les hormones sexuelles, y compris l’œstrogène, la progestérone et la testostérone (R) (R)

Augmenter naturellement la production d’ocytocine

Encourager et chérir plutôt que critiquer et maudire, est l’une de mes maximes que j’ai déjà plusieurs fois partagée sur Facebook.

Sur les réseaux sociaux ou avec votre entourage, avant d’émettre une critique négative, souvenez-vous du mauvais impact qu’elle aura sur vous et la personne à qui vous l’adressez. Cette critique est-elle réellement importante ? Si je pense que oui, pourquoi ? Apporte-t-elle réellement quelque chose ? Comment le dire en langage non violent ?

Personnellement, depuis l’enfance d’ailleurs, j’ai toujours choisi d’encourager et chérir. En Norvège, dès le plus jeune âge, ils apprennent la tolérance, la bienveillance et sont des fervents pratiquants du oppmuntring, l’encouragement. Cela fait aussi partie des cours de norvégien offerts aux étrangers.

Aujourd’hui, créerez-vous une vague d’ocytocine et de bien-être ou un bouillonnement d’hormones de stress et d’anxiété ? Oui, vous avez ce pouvoir et vous avez le choix.

Faire des câlins

Mais aussi un simple geste induisant un contact physique, comme mettre votre main sur l’épaule de la personne, la regarder dans les yeux avec tendresse. Les contacts avec les animaux fonctionnent tout autant, mais les câlins aux arbres sont aussi efficaces, si si…

Soyez pleinement présent lors de vos rencontres, mettez votre téléphone sur silencieux et laissez le dans votre sac.

Stimuler la production d’ocytocine en solitaire

Oui, c’est possible. Vous pouvez pratiquer la méditation de gratitude ou d’amour. Vous pouvez par exemple imaginer une lumière d’amour sortir de votre cœur et envahir la pièce, votre appartement, rentrer chez les voisins, atteindre les quartiers environnants, la ville entière, votre pays, le monde entier. Ressentez cette vague de tendresse que vous créez. Cela peut paraître étrange mais physiologiquement cela fonctionne réellement.

Pensez à vous dépayser, créez, peignez, jouez de la musique, écoutez-en. C’est bien connu, la musique adoucit les mœurs. (R) (R)

Faire une bonne action

Aider son prochain n’est pas seulement un devoir d’être humain mais une pratique importante pour l’hygiène de vie. Donnez un peu de votre temps à une association, aidez un ami, un petit coup de main à votre voisin. Appelez et prenez des nouvelles de vos amis, soyez pleinement présents, à l’écoute.

Soyez aimable, saluez au moins les personnes que vous croisez régulièrement dans votre quartier.

Offrez un petit cadeau, proposez un jeu de carte, de monopoly ou ce que vous aimez.

Vous l’aurez compris, être gentil – sans être trop bon, trop con car charité bien ordonnée commence par soi-même – c’est tout « bénef » tant pour l’autre que pour vous. C’est un exemple qui montre que la somme de nos actions individuelles peut changer les choses plus globalement.

Gwénola Le Dref

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L’autisme est-il une maladie ? Et peut-on le soigner ?

Si vous avez des difficutés à lire, vous trouverez la lecture de l’article sur Youtube https://www.youtube.com/watch?v=hXnRV1BkDO4

Voici un sujet qui me tient à cœur car j’ai moi-même un syndrome Asperger, mais aussi parce que je vois beaucoup de querelles sur le sujet alors que la cause de l’autisme n’a vraiment pas besoin de cela.

Un sujet que je souhaitais aborder depuis pas mal de temps et les évènements du moment, c’est-à-dire la plainte contre des médecins travaillant avec l’approche biomédicale de l’autisme, a replacé ce texte sur le dessus de la pile d’articles à venir.

L’autisme est-il une maladie ?

L’autisme est considéré être un trouble neurobiologique. Si l’autisme n’est pas une maladie, ce qui est certain c’est que les autistes sont souvent plus malades que les autres. Evidemment, puisque nous ne sommes pas tous « touchés » de la même manière par les troubles du spectre autistique, l’état de santé varie aussi.

Les statistiques montrent que plus une personne autiste, ou avec autisme, souffre de trouble de l’apprentissage, plus son espérance de vie est réduite. Je vous invite à lire l’article sur le sujet de Wikipédia.

« Les personnes à troubles du spectre de l’autisme (TSA) ont une espérance de vie réduite d’environ seize à dix-huit ans par rapport à la population générale, cette réduction montant à 30 ans pour les personnes autistes avec difficultés d’apprentissage » (R)

Personnellement, à 40 ans, il y a donc dix maintenant, après quinze ans de différents troubles tant neurologiques que physiques, j’avais réellement déjà un pied dans la tombe.

Voyez comment commence le Dr Djéa Saravane Djéa dans cette vidéo proposée par le Ministère de la santé et des solidarités.

 » Moi en tant que médecin ça me pose un problème parce que l’espérance de vie d’une personne autiste est de 54 ans à l’heure actuelle « 

Avec les causes multiples de l’autisme, ceci n’est guère étonnant.

Et oui, comme je le dis souvent – sans être comprise d’ailleurs la plupart du temps – » c’est déjà super compliqué pour moi de rester vivante « 

La difficulté en tant qu’autiste, même si l’on parle, c’est que nous avons bien souvent une mauvaise conscience de notre corps, de nos ressentis, de nos émotions. Et en ce qui me concerne, en tout cas, je ne voulais même jamais admettre les multiples troubles qui m’affectaient. Si ma mère me disait par exemple que j’avais l’air fatiguée, je répondais agressivement, mais non, je suis pas fatiguée ; alors qu’en vérité j’étais épuisée de ne quasiment jamais dormir. Autre point qui me semble important, c’est que les autistes n’aiment pas le changement, nous avons donc tendance à rejeter ce qui est nouveau, même si cela peut améliorer notre qualité de vie.

Ensuite, lorsque les souffrances sont devenues trop insupportables et que je me suis tournée vers les médecins, tout était toujours soi-disant dans ma tête. Le seul traitement auquel j’ai eu le droit devait être psychiatrique. Comme le dit le Dr Djéa Saravane, je n’ai effectivement aucun suivi digne de ce nom, depuis toujours et particulièrement depuis le vaccin anti-hépatite B fait en 1996 qui m’a expédié en enfer. Et pourtant, c’est réel, si je ne m’appliquais pas tant sur mon hygiène de vie et particulièrement alimentaire, je ne serais plus de ce monde depuis plusieurs années déjà.

Je me souviens aussi, par exemple, que les diarrhées, pour les médecins que j’ai rencontrés, c’était juste un transit rapide.  Et lorsque parfois, j’ai supposé que je souffrais peut-être de carences, la réponse était toujours identique, ici, nous ne manquons de rien.

L’autisme peut-il être soigné ?

Si les détracteurs de l’approche biomédicale répètent que rien n’est prouvé, c’est faux, ça l’est dans certaines études, comme celle-ci par exemple qui a montré qu’il y a chez les autistes de nombreuses différences statistiquement significatives dans leur état nutritionnel et métabolique, notamment des biomarqueurs indiquant une insuffisance en vitamines (biotine, de glutathion plasmatique, de RBC SAM, d’uridine plasmatique, d’ATP plasmatique, de RBC NADH, de RBC NADPH, de sulfate plasmatique (libre et total) et de tryptophane plasmatique), un stress oxydatif accru, un haut taux de glutamate plasmatique, une capacité réduite de transport d’énergie, de sulfatation et de détoxication. Plusieurs groupes de biomarqueurs ont été associés de manière significative à des variations de la gravité de l’autisme. (R)

Et la prise de compléments améliore le statut nutritionnel et métabolique et suggère qu’un supplément de vitamines/minéraux est une thérapie d’appoint raisonnable à envisager pour la plupart des enfants et des adultes atteints d’autisme. (R)

Cher ami autiste, ou cher parent d’enfant autiste, avec tout mon respect sincère, si vous ne vous sentez pas malade, si vous ne souhaitez pas suivre cette voie, ne serait-il pas honnête et juste de ne pas faire de votre cas une généralité ? Et de ne pas attaquer tous ceux qui tentent d’aider leurs patients ou les parents qui essaient tant bien que mal de soutenir leur enfant.

Votre démarche signifie pour moi, que je vais devoir continuer encore longtemps de ne recevoir aucun soutien, tout comme tous ces enfants en souffrance. Mais n’est-ce-pas toujours ainsi ? Certains tentent d’avancer et d’autres essaient de ne rien changer. Je précise aussi, parce qu’évidemment c’est important, notamment lorsque vous avez peu de revenus et que vous touché l’AAH ou que vous avez dû cesser de travailler pour prendre soin de votre enfant handicapé (et oui, l’autisme c’est un handicap quand même) que tout ceci a un coût et que cela n’est pas remboursé par la sécurité sociale. Et pourtant, si je continuais de prendre les neuroleptiques, super cher souvent, si je devais refaire des séjours à l’hôpital psychiatrique, le coût pour la société serait bien plus élevé, pour bien moins de résultats. Ceci dit, c’est vrai que si j’avais continué, je ne coûterais plus rien à personne mais du même coup, je ne donnerais rien non plus. Je pense pourtant que les autistes, de par leur hypersensibilité ont beaucoup à apporter à la société. Encore faudrait-il les aider, premièrement à ne plus souffrir autant (oui l’autisme est une souffrance pour le plus grand nombre dirais-je et pas seulement pour des problèmes d’acceptation, même si ce point, est très difficile à vivre)

Aujourd’hui, après dix ans de démarche hygiénique suivant l’approche biomédicale, on me dit souvent, « oh, mais tu as l’air bien » ou « Tu n’as pas l’air autiste ». Premièrement, vous ne vivez pas avec moi 😊 et souvent vous ne me fréquentez même pas dans ma vie « réelle ».  Oui, je ne m’en tire pas trop mal, avec beaucoup d’efforts, mais si j’ai l’air, vraiment, je vous promets que je n’ai pas la chanson ; j’avance sur un fil de funambule. Et puis, surtout, c’est qu’effectivement l’approche biomédicale fait que je ne suis plus du tout celle que j’ai été durant quarante ans.

Et je ne suis pas la seule à expérimenter. Une personne non autiste me disait il y a quelques jours que lorsqu’elle arrête le gluten, sa façon de voir le monde change. Peut-être, vous qui ne voyez pas l’opportunité d’améliorer la vie des autistes avec cette approche, devriez faire l’essai.

Voyez cette étude, randomisée, récente et très intéressante qui montre les bienfaits de l’approche biomédicale.

Le traitement a été suivi ainsi :

Jour 0 : supplémentation de vitamines et minéraux, ajustée au poids de l’enfant et pris en 3 fois dans la journée

Jour 30 : acides gras essentiels, 609 mg d’oméga-3 (425 mg d’EPA, 110 mg de DHA, 74 mg d’autres oméga-3), 198 mg d’oméga-6 (dont 128 mg de GLA) et 15 mg d’oméga-9, de une à 4 gélules maximum

Jour 60 : bains au sel d’Epsom, 2 fois par semaine pendant 20 minutes avec 2 tasses de sel d’Epsom et une demi-tasse de bicarbonate de sodium

Jour 90 : carnitine, 50 mg d’acétyl-L-carnitine/kg de poids corporel par jour. Cette dose a été progressivement augmentée jusqu’à un maximum de 2 grammes/jour pendant 4 semaines et divisée en deux doses

Jour 180 : enzymes digestives à base de plantes, 1 capsule pour un en-cas ou un petit repas d’adulte, 2 capsules pour un repas typique d’adulte, 3 gélules pour un gros repas d’adulte

Jour 220 : un régime alimentaire sain sans gluten, sans caséine et sans soja

Les résultats positifs de cette étude suggèrent qu’une intervention nutritionnelle et alimentaire complète est efficace pour améliorer l’état nutritionnel, le QI non verbal, les symptômes de l’autisme et d’autres symptômes chez la plupart des personnes atteintes de TSA. Les parents ont indiqué que les suppléments de vitamines et de minéraux, les acides gras essentiels et le régime alimentaire sans gluten, caséine, ni soja, étaient les plus bénéfiques. (R)

Autre étude intéressante montrant qu’un régime cétogène modifié sans gluten avec MCT (acides gras à chaîne moyenne comme l’huile de coco) améliore le comportement des enfants atteints de troubles du spectre autistique. (R) C’est une diète cétogène adaptée, à l’instar de la diète cétogène verte dont j’ai parlé dans cet article, ou dans cette vidéo.

Une autre étude randomisée, en double aveugle ; qui conclut que le traitement à la L-carnitine (50 mg/kilogramme de poids corporel/jour) administré pendant 3 mois a considérablement amélioré plusieurs mesures cliniques de la gravité des TSA, mais des études ultérieures sont recommandées. D’ailleurs, est-ce un hasard si plusieurs malades de myofasciite à macrophages, maladie due à l’aluminium des vaccins, obtiennent une amélioration de leurs symptômes lorsqu’ils prennent de la L-Carnitine ? La carnitine est impliquée dans le métabolisme énergétique et la protection des mitochondries. (R)

Jusqu’à récemment, je n’avais pris aucun complément, vous avez peut-être lu un ancien article sur ce sujet. Je suis avant tout pour une alimentation personnalisée afin de d’abord ne pas nuire, mais j’ai fait une analyse des nutriments cellulaires CNA récemment et depuis peu je complémente de manière ciblée, et je mange aussi plus de poulet car j’ai effectivement une carence en tryptophane (entre autre) à l’intérieur des cellules. J’ai aussi pris quelques compléments les derniers mois, dans le cadre d’une alimentation pauvre en oxalates que j’avais accumulé les dernières années.

Je fais réellement chaque jour un pied de nez à ma génétique problématique pour ne pas dire catastrophique ; test des polymorphismes à l’appui. Je précise que les tests génétiques en France ne tiennent compte que des mutations rares et que le mien par exemple ne montre pas de problème et pourtant. Combien d’années, de décennies de retard, avons-nous en France ? Certains parlent de quarante ans. La France vivrait-elle sur une autre planète ?

Oui, il y a bien une bonne part de génétique. Une génétique qui fait que ce monde tel qu’il est, est plutôt invivable pour les autistes. Des systèmes de détox qui fonctionnent au ralenti, des enzymes affaiblies voire absentes, des problèmes métaboliques, un système nerveux sur-actif, une hyper-perception qui rend tout si fatigant. Pas étonnant que je rêve sans cesse d’être au milieu de nulle part, loin du tumulte de la civilisation.

Sur ce point génétique, je vous invite à vous intéresser aux travaux de la généticienne, Dr Yasko, ou à ceux du Dr Walsh. Je prie les médecins français de m’excuser de ne pouvoir les citer, car je fais toutes mes recherches en anglais, mais je sais que les médecins de Chronimed font de leur mieux pour aider leurs patients autistes. Et je sais aussi à quel point, ce n’est pas facile.

Pour conclure

Enfin ! vous l’avez trouvé long cet article ? Félicitations, vous êtes arrivé au bout. Imaginez qu’il était très long à écrire aussi.

Vous savez, ce qui est le plus inquiétant, pas tellement pour moi – et c’est pour cela que malgré mon énergie limitée, le stress que cela me génère, je continue mon travail de recherches, d’écriture et de soutien aux malades – c’est que les causes de mes problèmes génétiques se généralisent et s’accentuent chaque jour.

Oui, quoique vous en pensiez, il y a bien une épidémie d’autisme et autres troubles de l’apprentissage, et bien d’autres problèmes, comme le diabète. Comment ne pas le voir ?

Ma grand-mère biologique souffrait d’alcoolisme, elle est décédée alors que ma mère avait 12 ans. Ma mère a subi les conséquences génétiques de cette maladie. Je suis née en 1970, avant la légalisation de l’avortement, alors ma mère, ne se sentant pas capable de m’élever à utiliser des produits toxiques pour tenter d’interrompre la grossesse. Ceci n’a évidemment pas manqué d’aggraver encore ma génétique. Attention, je ne souhaite pas ici du tout mettre la faute sur les mères, ce n’est absolument pas l’idée.

Mais, aujourd’hui, nous baignons tous dans de multiples perturbateurs endocriniens, neurotoxiques, le monde est devenu toxique au possible et l’autisme et d’autres perturbations explosent. L’acte de ma mère m’a juste fait prendre un peu d’avance, mais pour qui a les yeux ouverts et la conscience éveillée, l’humain arrive au bout de ce qu’il peut supporter et pas que l’humain d’ailleurs, l’extinction massive est avérée.

Je pense que l’autisme, l’hypersensibilité en général est une tentative de Dame Nature de ramener l’être humain vers plus de « normalité », c’est-à-dire faisant partie d’elle et non au-dessus d’elle. Il est temps pour nous d’accepter de nous soumettre à ses lois, aux lois divines pourrais-je dire. Il est temps de la respecter, de respecter la vie, de nous respecter, de respecter nos enfants et les générations à venir, ou alors nous devrons accepter de disparaître. Nous sommes les sentinelles de la proche extinction de notre civilisation, si nous ne réagissons pas.

Comprendre cette avidité à l’autodestruction humaine, car c’est finalement bien de cela qu’il s’agit, est je pense un point capital, parce-que oui, clairement, nous dysfonctionnons, mais pourquoi ?

 « Selon Freud, l’humain a subi trois blessures narcissiques : la première étant la découverte de Copernic : « la Terre n’est pas au centre de l’univers » ; la seconde, celle de Darwin : « l’homme est un animal comme les autres » et la troisième, celle de Freud lui-même : « le moi n’est pas maître dans sa propre maison ». Selon ma manière de voir et vivre notre condition d’être humain, nous allons devoir surmonter la quatrième blessure narcissique : … »

Dans « Vivante Grâce au Ciel ou à la Science ? » je propose des raisons à cette erreur de programme humain et vous invite au voyage. En espérant que nous trouvions une voie de sortie joyeuse.

J’ai déjà écrit d’autres articles sur le sujet de l’autisme auparavant, voici les liens

https://www.pourquelarouetourne.com/autisme-alzheimer-et-aluminium/

https://www.pourquelarouetourne.com/les-dents-des-bebes-montrent-comment-lexposition-a-divers-metaux-peut-etre-liee-a-lautisme/

https://www.pourquelarouetourne.com/lautisme-serait-il-du-aux-infections/

Deux témoignages :

https://www.pourquelarouetourne.com/temoignage-de-sacha/

https://www.pourquelarouetourne.com/temoignage-autisme/

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Si vous avez besoin de croire qu’une démarche de révision de votre hygiène de vie et alimentaire peut grandement soutenir votre santé ou de retrouver l’espoir, vous pouvez vous procurer mes livres

Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

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les bactéries intestinales orientent les décisions de l’hôte

Les bactéries intestinales sont minuscules mais peuvent jouer un rôle démesuré non seulement dans la santé digestive de l’animal hôte, mais aussi dans son bien-être général. Selon une nouvelle étude publiée dans Nature, des bactéries intestinales spécifiques présentes dans le ver peuvent modifier le comportement de l’animal et orienter ses décisions alimentaires. Cette recherche a été financée en partie par les National Institutes of Health.


« Nous continuons à trouver des rôles surprenants pour les bactéries intestinales qui vont au-delà de l’estomac », a déclaré Robert Riddle, directeur de programme à l’Institut national des troubles neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux (NINDS) des NIH, qui a soutenu l’étude. « Ici, les bactéries intestinales influencent la façon dont l’animal perçoit son environnement et le poussent à se diriger vers une source externe de ces mêmes bactéries. Les bactéries intestinales rendent littéralement leur espèce plus savoureuse pour l’animal ».


Les chercheurs de l’université Brandeis, Waltham, Massachusetts, dirigés par Michael O’Donnell, Ph.D., et Piali Sengupta, Ph.D., se sont intéressés à la possibilité pour les bactéries intestinales de contrôler le comportement d’un animal hôte. Le groupe a étudié les effets des bactéries intestinales sur la façon dont les vers, appelés C. elegans, reniflent et choisissent leur prochain repas.


Les bactéries sont la nourriture principale des vers. Dans cette étude, les chercheurs ont mesuré comment les vers nourris avec différentes souches de bactéries réagissaient à l’octanol, une grosse molécule d’alcool sécrétée par certaines bactéries, que les vers évitent normalement lorsqu’elle est présente à des concentrations élevées.


Le Dr O’Donnell et ses collègues ont découvert que les vers élevés sur Providencia alcalifaciens (JUb39) étaient moins susceptibles d’éviter l’octanol que les animaux élevés sur d’autres bactéries. Curieusement, ils ont découvert que des bactéries JUb39 vivantes étaient présentes dans l’intestin des vers qui se déplacent vers l’octanol, ce qui suggère que le comportement peut être déterminé en partie par une substance produite par ces bactéries.


Ensuite, les chercheurs ont voulu savoir comment les bactéries exerçaient un contrôle sur les vers.
« Nous avons pu relier les points, du microbe au comportement, et déterminer toute la voie qui pourrait être impliquée dans ce processus », a déclaré le Dr O’Donnell.


La tyramine chimique du cerveau pourrait jouer un rôle important dans cette réponse. Chez les vers, la tyramine est transformée en octopamine chimique, qui cible un récepteur sur les neurones sensoriels qui contrôle le comportement d’évitement. Les résultats de cette étude suggèrent que la tyramine produite par les bactéries augmente les niveaux d’octopamine, ce qui rend les vers plus tolérants à l’octanol en supprimant l’évitement de l’octanol qui est conduit par ces neurones.


En utilisant d’autres tests comportementaux, les chercheurs ont découvert que le fait de modifier génétiquement les vers pour qu’ils ne produisent pas de tyramine n’avait pas d’effet sur la suppression de l’évitement de l’octanol lorsque les vers étaient élevés sur JUb39. Cela suggère que la tyramine produite par les bactéries pourrait compenser la tyramine endogène manquante chez ces animaux.


Des expériences supplémentaires ont indiqué que les vers élevés sur JUb39 préféraient manger ce type de bactéries plutôt que d’autres sources alimentaires bactériennes. La tyramine produite par la bactérie s’est également avérée nécessaire pour cette décision.
« De cette façon, les bactéries peuvent prendre le contrôle du processus de décision sensoriel de l’animal hôte, ce qui affecte leurs réponses aux odeurs et peut influencer les choix alimentaires », a déclaré le Dr Sengupta.


Des études futures permettront d’identifier d’autres substances chimiques produites par les bactéries dans le cerveau qui pourraient être impliquées dans le changement d’autres comportements des vers. En outre, on ignore si des combinaisons spécifiques de souches bactériennes présentes dans l’intestin entraîneront des réponses différentes aux signaux environnementaux. Bien que les vers et les mammifères partagent de nombreux gènes et processus biochimiques, on ne sait pas si des voies et des résultats similaires existent chez les animaux de rang supérieur.

https://www.nature.com/articles/s41586-020-2395-5

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