Archives de catégorie : Comportement et alimentation

les bactéries intestinales orientent les décisions de l’hôte

Les bactéries intestinales sont minuscules mais peuvent jouer un rôle démesuré non seulement dans la santé digestive de l’animal hôte, mais aussi dans son bien-être général. Selon une nouvelle étude publiée dans Nature, des bactéries intestinales spécifiques présentes dans le ver peuvent modifier le comportement de l’animal et orienter ses décisions alimentaires. Cette recherche a été financée en partie par les National Institutes of Health.


« Nous continuons à trouver des rôles surprenants pour les bactéries intestinales qui vont au-delà de l’estomac », a déclaré Robert Riddle, directeur de programme à l’Institut national des troubles neurologiques et des accidents vasculaires cérébraux (NINDS) des NIH, qui a soutenu l’étude. « Ici, les bactéries intestinales influencent la façon dont l’animal perçoit son environnement et le poussent à se diriger vers une source externe de ces mêmes bactéries. Les bactéries intestinales rendent littéralement leur espèce plus savoureuse pour l’animal ».


Les chercheurs de l’université Brandeis, Waltham, Massachusetts, dirigés par Michael O’Donnell, Ph.D., et Piali Sengupta, Ph.D., se sont intéressés à la possibilité pour les bactéries intestinales de contrôler le comportement d’un animal hôte. Le groupe a étudié les effets des bactéries intestinales sur la façon dont les vers, appelés C. elegans, reniflent et choisissent leur prochain repas.


Les bactéries sont la nourriture principale des vers. Dans cette étude, les chercheurs ont mesuré comment les vers nourris avec différentes souches de bactéries réagissaient à l’octanol, une grosse molécule d’alcool sécrétée par certaines bactéries, que les vers évitent normalement lorsqu’elle est présente à des concentrations élevées.


Le Dr O’Donnell et ses collègues ont découvert que les vers élevés sur Providencia alcalifaciens (JUb39) étaient moins susceptibles d’éviter l’octanol que les animaux élevés sur d’autres bactéries. Curieusement, ils ont découvert que des bactéries JUb39 vivantes étaient présentes dans l’intestin des vers qui se déplacent vers l’octanol, ce qui suggère que le comportement peut être déterminé en partie par une substance produite par ces bactéries.


Ensuite, les chercheurs ont voulu savoir comment les bactéries exerçaient un contrôle sur les vers.
« Nous avons pu relier les points, du microbe au comportement, et déterminer toute la voie qui pourrait être impliquée dans ce processus », a déclaré le Dr O’Donnell.


La tyramine chimique du cerveau pourrait jouer un rôle important dans cette réponse. Chez les vers, la tyramine est transformée en octopamine chimique, qui cible un récepteur sur les neurones sensoriels qui contrôle le comportement d’évitement. Les résultats de cette étude suggèrent que la tyramine produite par les bactéries augmente les niveaux d’octopamine, ce qui rend les vers plus tolérants à l’octanol en supprimant l’évitement de l’octanol qui est conduit par ces neurones.


En utilisant d’autres tests comportementaux, les chercheurs ont découvert que le fait de modifier génétiquement les vers pour qu’ils ne produisent pas de tyramine n’avait pas d’effet sur la suppression de l’évitement de l’octanol lorsque les vers étaient élevés sur JUb39. Cela suggère que la tyramine produite par les bactéries pourrait compenser la tyramine endogène manquante chez ces animaux.


Des expériences supplémentaires ont indiqué que les vers élevés sur JUb39 préféraient manger ce type de bactéries plutôt que d’autres sources alimentaires bactériennes. La tyramine produite par la bactérie s’est également avérée nécessaire pour cette décision.
« De cette façon, les bactéries peuvent prendre le contrôle du processus de décision sensoriel de l’animal hôte, ce qui affecte leurs réponses aux odeurs et peut influencer les choix alimentaires », a déclaré le Dr Sengupta.


Des études futures permettront d’identifier d’autres substances chimiques produites par les bactéries dans le cerveau qui pourraient être impliquées dans le changement d’autres comportements des vers. En outre, on ignore si des combinaisons spécifiques de souches bactériennes présentes dans l’intestin entraîneront des réponses différentes aux signaux environnementaux. Bien que les vers et les mammifères partagent de nombreux gènes et processus biochimiques, on ne sait pas si des voies et des résultats similaires existent chez les animaux de rang supérieur.

https://www.nature.com/articles/s41586-020-2395-5

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Libérez vous de vos addictions en arrêtant ces aliments

Cet article complète celui-ci Addictions au gluten, à la caséine et aux aliments à haut index glycémique

Si aujourd’hui nous savons que plusieurs neurotransmetteurs sont en jeu dans les addictions, le système dopaminergique reste primordial. Ce système est d’ailleurs aussi impliqué dans la maladie de Parkinson, la dépression, la dépression psychotique, le TDAH, le trouble bipolaire ou la schizophrénie.

Un autre système joue un rôle important dans la dépendance, c’est le système opioïde. Des altérations du système opioïde sont aussi en jeu dans différentes conditions comme par exemple l’obésité, la dépression, le diabète ou l’épilepsie. (R)(R)

Le système dopaminergique est activé par le neurotransmetteur dopamine et le système opioïde par les peptides opioïdes. Les peptides sont comme des petites protéines. Pour activer un système, le neurotransmetteur va se lier à un récepteur au niveau des neurones.

Action des peptides opioïdes sur la dopamine

Les peptides opioïdes ont la capacité de modifier l’action des autres neurotransmetteurs en altérant l’activité électrique de leurs neurones cibles. Un phénomène que j’avais remarqué il y a plusieurs années lorsque je me suis lancée dans la révision de mon hygiène de vie et dont je parlais dans cette vidéo. Depuis, d’autres m’ont confirmé une expérience similaire.

Je reviens sur ce sujet parce qu’aujourd’hui j’ai trouvé des explications scientifiques avec des références, ce qui je l’espère pourra peut-être motiver et aider certains à se libérer.

L’activation des récepteurs opioïdes accélère la sensibilisation des récepteurs à dopamine en diminuant la libération de dopamine dans le noyau accumbens, centre de la récompense dans le cerveau. Plus il y a de peptides opioïdes dans votre cerveau moins vous avez de dopamine et plus vous chercherez à diminuer les dysfonctionnements des circuits dopaminergiques qui sont observés dans les addictions ainsi que les troubles obsessionnels compulsifs. (R)(R)

Des études montrent que lorsqu’on inhibe le système opioïde l’envie irrépressible de boire de l’alcool et sa consommation diminuent. (R)

Peptides opioïdes alimentaires

Le corps produit différents peptides opioïdes comme les endorphines mais il existe aussi les exorphines qui proviennent de certains aliments : la gliadomorphine et gluteomorphine du gluten contenu dans les céréales, les casomorphines des produits laitiers, les soymorphines du soja, l’oryzatensine du riz, l’albumine bovine ou des œufs, les rubiscolines des épinards. (R)(R)

Ces peptides opioïdes atteignent le cerveau et stimulent les récepteurs opioïdes produisant un effet sédatif sur le système nerveux. (R)

Les opioïdes sont aussi impliqués dans la régulation de l’appétit et la modulation des aliments addictifs. Les antagonistes (qui bloquent l’action) opioïdes atténuent tant la prise de drogues (tabac, alcool, cannabis etc.) que l’envie d’aliments que l’on nomme palatables, c’est-à-dire qui activent fortement le circuit de récompense dans le cerveau, ce qui les rend addictifs. Chez des souris, l’administration d’agonistes (qui active le récepteur) induit une hyperphagie chez les animaux. (R)

L’arrêt des aliments suscités, c’est-à-dire les céréales y compris le riz, les produits laitiers, le soja, le bœuf, les épinards, les œufs (l’albumine étant contenu dans le blanc et le jaune présentant divers intérêts nutritionnels, consommer uniquement le jaune est une possibilité). Suivant votre génétique, votre flore intestinale, il se peut que d’autres protéines puissent avoir ces mêmes effets sur votre fonctionnement cérébral. Par exemple, les autistes ne peuvent consommer beaucoup de protéines.

Le système dopaminergique ou opioïde étant tous deux impliqués dans de multiples fonctionnements dans le corps et dans différentes pathologies, il serait sans doute judicieux de tenir compte plus largement des effets de ces peptides opioïdes.  

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Gwénola Le Dref

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Coronavirus, et si Dame Nature nous faisait une faveur ?

Bien-sûr, pour ceux qui ont perdus un être cher, cela ressemble plutôt à une malédiction mais ce coronavirus qui nous oblige à changer nos comportements pourrait-il nous permettre d’arrêter notre course effrénée vers notre autodestruction ?

Notre autodestruction : quelques faits

Nous en entendons suffisamment parler, nous sommes entrés dans la sixième extinction massive.

Selon un rapport de l’OMS, chaque année, 8 millions de personnes meurent prématurément à cause de la pollution. Cela représente 48 000 décès en France. (R)

Toujours, selon l’OMS, 86% des décès en Europe sont dus aux maladies chroniques. (R)

En France, celles-ci touchent 20 millions de personnes, dont un enfant sur deux.

Les chercheurs parlent d’épidémie de maladies chroniques et de pandémie de pollution.

Maladies chroniques liées à nos comportements

Selon l’INVS, l’activité physique et la nutrition sont les piliers centraux de la prévention des maladies chroniques. (R)

80 % des cardiopathies, accidents vasculaires cérébraux et diabètes prématurés pourraient être évités. . (R)

Les dernières avancées scientifiques montrent de plus en plus l’importance du microbiote (flore intestinale) dans toutes les pathologies mais aussi l’impact de celui-ci sur nos comportements alimentaires.

De la dysbiose à la symbiose

Comme je le montrais dans un précédent article sur le renforcement de notre système immunitaire, le déséquilibre de la flore intestinale est lié aux maladies chroniques mais aussi à un affaiblissement du système immunitaire.

Je l’écris souvent à la fin de mes articles de mon site, cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Parce que ce déséquilibre interne a un impact considérable sur nos choix de vie, nos comportements et donc sur l’équilibre planétaire et à son tour l’environnement dans lequel nous vivons, la pollution, le stress, l’alimentation délétère etc. ont une immense influence sur l’équilibre de notre flore intestinale.

Un choix s’impose à nous : continuer d’entretenir le cercle vicieux ou progresser, évoluer et cultiver un cercle vertueux.

Notre propre bourreau : le coronavirus en sauvetage?

L’humain semble aveugle face à la destruction massive et incapable de voir sa propre extinction approcher, il est ainsi son propre bourreau.

L’invasion de maladies chroniques n’est qu’un rappel à l’ordre et le coronavirus pourrait être une manière de nous obliger à revoir notre fâcheuse tendance à nous croire les maîtres du monde, à retrouver notre place dans la nature et pas au-dessus d’elle.

Saurons-nous profiter de cette belle occasion pour retrouver la raison et comprendre que nous ne pouvons pas indéfiniment nous accaparer pathologiquement et dangereusement des ressources sans en payer le prix ?

Cette crise sanitaire pourrait être une invitation à raviver notre lien avec Dame Nature et à suivre ses lois, celles qui sous-tendent l’épanouissement de notre corps et de notre esprit.

Le coronavirus entraîne une forte baisse de l’activité et de la pollution mondiale. Il nous offre la possibilité de prendre le temps, de diminuer le stress, d’apaiser notre système nerveux et d’avoir peut-être les idées plus claires et finalement d’être plus heureux.

Saurons-nous profiter de cette période pour nous remettre en question, pour cesser de nous nuire ou reprendrons-nous cette course effrénée pour ce système consumériste mortifère ?

Gwénola Le Dref

Les bactéries du microbiote liées à la personnalité

En psychologie, tempérament et caractère forgent la personnalité. Il est considéré que le tempérament a une forte base génétique, qu’il est automatique et qu’il est stable dans le temps alors que le caractère est guidé par les expériences de vie.

Notre personnalité dicte notre vie toute entière, professionnelle, familiale, amoureuse ou amicale, notre façon de voir le monde, notre santé. Elle est aussi guidée par notre environnement, notre éducation, notre histoire de vie mais aujourd’hui une étude de l’université d’Oxford montre que notre personnalité dépend aussi grandement de notre microbiote.

J’avoue que je suis ravie que des études apparaissent sur l’effet du microbiote sur le comportement  des humains et pas seulement ceux ayant des soucis neuropsychiques mais aussi les personnes en bonne santé. En effet, je reste convaincue que la sauvegarde de l’être humain se situe dans son ventre. Mon second ouvrage « Vivante Grâce au Ciel ou à la Science ? » pourrait peut-être vous donner envie d’expérimenter. car l’être humain a réellement de l’herbe sous le pied.

Les études les plus convaincantes sont celles qui montrent qu’avec une transplantation fécale on peut changer le comportement chez des souris. Transférer le microbiote d’une souris agressive vers une souris docile, rend cette dernière, elle aussi agressive et vice-versa. Une étude humaine récente a fait état d’une amélioration des symptômes psychiatriques après une transplantation de microbiote fécal chez des patients souffrant de maladies gastro-intestinales. Pas si étonnant quand on connaît le taux de comorbidité entre troubles neuropsychiatriques et problèmes digestifs et intestinaux.

De plus en plus de recherches sont faites sur le lien entre flore intestinale et troubles neuropsychiatriques mais dans cette étude, le Dr Johnson montre comment dans la population générale la variation des types de bactéries vivant dans l’intestin peut être liée à la personnalité.

 C’est la première étude qui montre que la sociabilité est liée à la diversité du microbiote et à la présence de certaines bactéries, alors que l’anxiété et le stress sont associés à une diversité réduite.

Plusieurs mécanismes entrent certainement en jeu, la communication par le nerf vague, ou via le système immunitaire ou endocrinien. Les micro-organismes agissent sur la production des neurotransmetteurs, l’inflammation, les hormones, la production d’acides gras à chaînes courtes ou de vitamines. Le déséquilibre de la flore intestinale peut surstimuler l’axe hypothalamo-pituitaire-surrénalien qui régule la réponse au stress.

Des méta-analyses montrent l’impact du microbiote sur le système nerveux central. La prise de probiotiques a un effet sur les émotions, y compris chez les personnes en bonne santé. Les prébiotiques font baisser le cortisol, marqueur du stress.

La sociabilité était positivement liée à une abondance accrue en Akkermansia, Lactococcus ou Oscillospira, et négativement à l’abondance de Desulfovibrio et Sutterella. D’autres études avaient justement mis en évidence une moindre abondance de ces genres dans l’autisme. L’une des analyses de mon microbiote faite chez The American Gut Project, dévoilait un fort pourcentage d’Akkermansia, 26,9%. Au moment de cette analyse, je suivais une alimentation du type diète cétogène verte. Deux ans plus tard, lors d’une autre analyse faite cette fois chez Ubiome (désolée, je n’ai pas retrouvé les résultats pour l’instant) alors que j’avais une alimentation plus variée, les Akkermansia représentait 9% et les firmicutes étaient beaucoup plus nombreux. Sans présupposer de a qualité de l’une ou l’autre de ces flores, je peux dire qu’il n’y a pas de meilleure façon que l’alimentation pour faire changer la flore intestinale et aussi que je connais le pouvoir de celle-ci sur le mental, l’humeur, les émotions, et beaucoup d’autres choses.

Dans l’étude du Dr Johnson, la tendance névrotique était liée à l’abondance du genre Corynebacterium et Streptococcus. Visionnez les tableaux dans l’étude

Cette étude montre aussi que la nutrition dans l’enfance a une influence sur le long terme et sur la vie d’adulte, que les voyages augmentent la diversité, que les personnes qui s’aventurent à goûter différents mets ont une flore plus riche, que les probiotiques et prébiotiques naturels entretiennent aussi la variété, par contre les compléments en probiotiques n’ont pas cette capacité.

Cependant, l’ouverture d’esprit, la convivialité, la conscience corrélaient avec une moins grande diversité. La mauvaise qualité du sommeil était aussi liée à une moindre diversité, corroborant la relation entre le microbiote et le rythme circadien. Quelque chose que j’ai souvent expérimenté ; si je fais vraiment très attention d’avoir l’alimentation ciblée qui me convient le mieux, mon rythme se cale naturellement à celui de la nature, du soleil.

D’autres recherches montrent que le contact social détermine le microbiote et que les membres d’une même famille partagent une flore intestinale similaire.

Finalement, cette étude suggère que la personnalité humaine varie avec la composition du microbiote.

Le stress, l’éloignement de la nature, les échanges sociaux réduits, les antibiotiques, l’aseptisation, le manque de fibres alimentaires, les additifs et l’alimentation moderne etc. influencent la dysbiose intestinale qui agit sur nos comportements et notre façon de voir le monde. Puisque les interactions entre le microbiote et les comportements sont bidirectionnelles, nous devrions entretenir un cercle vertueux et cultiver notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Stress post traumatique et alimentation

Après la transcription d’un discours de Joe Dispenza sur les pouvoirs de l’esprit pour guérir les mémoires traumatiques, je reste sur le trauma et les possibilités de résilience.

L’axe cerveau-intestins fait l’objet de plus en plus d’attention et d’études et aujourd’hui l’on sait que la communication est bidirectionnelle, le microbiote influence les émotions, la résistance au stress, la douleur et la communication neuronale et à son tour, via le système nerveux central, le cerveau peut modifier la flore intestinale. (R)

Cette communication est utilisée dans les soins des troubles gastro-intestinaux et psychiatriques, comme les maladies inflammatoires de l’intestin (MICI), la sclérose en plaques, la dépression ou encore le syndrome de stress post-traumatique (SSPT). (R)

Stress Post-Traumatique

Dans le syndrome de stress post-traumatique on observe un dysfonctionnement du système immunitaire et de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et des études faites chez des rongeurs montrent que la période la plus critique est celle précédent ou suivant la naissance.

Ces études montrent que les micro-organismes des intestins, notamment via les neurotransmetteurs, régulent le métabolisme, le système endocrinien, immunitaire ou nerveux et un déséquilibre de la flore intestinale en début de vie prédisposerait à l’émergence du syndrome de stress post-traumatique.

Comme dans la dépression ou les troubles psychiques, on retrouve chez les adultes ayant subi des traumatismes dans l’enfance, des hauts taux de marqueurs de l’inflammation et un faible taux de cortisol.

Les traumas en début de vie laisseraient plus particulièrement une trace sur l’immunité intestinale ainsi que sur le système nerveux.

La tendre enfance et son microbiote devrait être protégés et chéris afin de prévenir différents troubles à l’âge adulte mais hélas, les enfants qui subissent du stress très tôt dans leur vie sont nombreux et cela représente même un problème de santé public. (R)

Quand on entend le mot stress, on pense tout de suite aux traumatismes psychologiques et émotionnels qui peuvent avoir été désastreux, mais si on ajoute à ces évènements douloureux de la vie des stresseurs physiques, chimiques ou biologiques, comme les toxiques en général (aluminium des vaccins, mercure dentaire, cadmium des cigarettes, additifs alimentaires, pesticides, ondes, chlore dans l’eau etc. etc.) alors on peut aisément comprendre comment et pourquoi nous faisons face à une épidémie de maladies chroniques.

Stress et métabolisme vont main dans la main.

Le stress subi en péri-natal ou post-natal modifie aussi les réactions émotionnelles, l’horloge interne et même la structure du cerveau.

Les glucocortocoïdes produit par le corps lorsque le système nerveux est en mode défense (réponse « combattre ou fuir »), stimulent l’appétit, perturbent les taux d’insuline et de leptine et finalement augmente la prise de poids et crée un tableau propice au syndrome métabolique. (R)

La ghréline, l’hormone clé de la faim, régule l’apport alimentaire et l’équilibre énergétique. Une résistance à la ghréline et une forte anxiété sont des caractéristiques communes de l’obésité et du stress post-traumatique. (R)

Résilience et restriction calorique

Le système de la ghréline affecte l’extinction de la mémoire de la peur traumatique dans un modèle de souris avec stress post-traumatique. Il est intéressant de noter que la restriction calorique inverse la résistance à la ghréline et diminue l’anxiété chez les rongeurs. (R)

La restriction énergétique module l’expression du BDNF, un facteur de croissance neuronale ; une molécule qui aide à stimuler et à contrôler la neurogenèse. Ceci suggère qu’en contrôlant l’apport alimentaire on pourrait améliorer la fonction cérébrale et la résistance aux maladies neurodégénératives.

Ma propre expérience fait que je suis convaincue des capacités fabuleuses de l’alimentation et de la grande influence du microbiote sur qui nous sommes. Voici un petit passage  de « VIVANTE Grâce au Ciel ou à la Science ? »  qui parle du lien entre l’alimentation et la mémoire traumatique.

« Comme si des aliments réveillaient des souvenirs émotionnels que ma démarche m’avait permis de mettre de côté et que je pouvais revisiter. Nous savons aujourd’hui que tous les systèmes corporels sont étroitement liés, la psycho-neuro-endocrino-immunologie, discipline récente, le montre. Si, comme le montrent les dernières avancées scientifiques, les pensées créent notre réalité et sont le langage du cerveau, le corps emmagasine les émotions qui à leur tour agissent sur nos pensées. Notre constitution biologique détermine bien plus notre façon de penser le monde que nous l’imaginons. »

Telle que le dit si bien l’expression, la peur est bien au ventre.