Archives de catégorie : Comportement et alimentation

alcool et santé : quelle dose ne pas dépasser ?

Deux questions concernant la consommation d’alcool me sont souvent posées : quel alcool je peux boire et/ou quelle dose est acceptable ?

Deux études récentes répondent à cette question.

La première parue dans The Lancet en 2018 regroupait des observations faites dans 195 pays différents de 1990 à 2016 sur une population allant de 15 à 95 ans ; autant dire que les conditions d’observation sont plutôt optimales, même si bien-sûr toute étude présente des limites.

Cette étude a permis de voir qu’en moyenne 32.5% de la population sont des buveurs réguliers dont 25% chez les femmes et 39% chez les hommes. Cela représente 2.5 milliards de personnes qui boivent en moyenne 0.73 d’une dose standard d’alcool par jour pour une femme et 1.7 pour un homme. Mais plus le pays est développé, plus il est riche, plus la consommation grimpe et moins les différences de consommation entre les femmes et les hommes existent. En Suède, par exemple, 86% des femmes et 87% des hommes sont des buveurs réguliers.

Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé, l’Union européenne est d’ailleurs la plus grande consommatrice d’alcool dans le monde.

La seconde étude s’est récemment terminée et n’a pas encore été examinée par les pairs et publiée. Cette deuxième étude, a été menée au Royaume-Uni par des chercheurs de l’université d’Oxford qui ont analysé la relation entre la consommation d’alcool déclarée et les scanners cérébraux de 25 378 personnes.

Nous le savons depuis bien longtemps et avons chacun pu l’observer autour de nous, l’alcool est un facteur majeur de mort et d’invalidité ; 2.8 millions de morts lui étaient attribuables en 2016

Nous sommes habitués à penser qu’avec modération l’alcool ne pose pas de problème, on nous a même appris qu’il a des propriétés protectrices. Qui n’a pas entendu dire : « l’alcool ça conserve » mais qu’en est-il réellement ?

L’étude dans les 195 pays a montré que l’alcool est globalement le facteur de risque numéro 7 pour la mort prématurée et l’invalidité mais dans le groupe des 15-49 ans, tant chez les femmes que chez les hommes, l’alcool devient le facteur numéro 1 et il est responsable de pas moins d’une mort sur dix.

Après 50 ans, les cancers attribuables à l’alcool sont la cause première de mort dans les pays développés.

Plus la consommation d’alcool est importante, moins le volume de matière grise est important. La matière grise permet de gérer les informations.

Même une faible consommation d’alcool influence le développement de nombreuses pathologies : cancers, maladies cardiovasculaires et digestives, maladies du système nerveux et troubles psychiques… mais aussi fatigue, hypertension, troubles du sommeil, problèmes de mémoire ou de concentration…

Sans équivoque, ces études montrent qu’il n’y a pas de dose qui ne présente aucun danger ni pour la santé globale, ni pour le cerveau et ce quel que soit l’alcool consommé.

Les résultats de ces études montrent que la dose d’alcool acceptable est ZERO. Loin des deux verres quotidiens considérés sans danger, voire bénéfiques par les recommandations de santé. Et c’est d’autant plus vrai durant la grossesse.

Plus la consommation est importante et régulière plus elle entraîne des conséquences fâcheuses tant sur le plan sanitaire que social.

Plus généralement, ces études montrent le rôle de l’alimentation et de l’hygiène de vie pour préserver nos fonctions cérébrales et physiques mais aussi que l’alcool est le facteur qui présente les effets les plus délétères parmi les facteurs environnementaux modifiables.

Et je n’ai pas abordé ici les effets de l’alcool sur le microbiote, mais l’impact est immense.

Alors, finalement, l’alcool ne présentant pas les bénéfices que nous lui avons attribué les dernières décennies, pour qui souhaite récupérer ou conserver la santé, mieux vaut tendre vers une consommation nulle.

Et souvenons-nous que la meilleure boisson, c’est sans aucun doute l’eau pure. Un sujet qui suscite aussi beaucoup d’interrogation : que vaut l’eau de bouteille ou celle du robinet ? ou Quel système de filtration choisir ? Quelques réponses dans cet article.

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Gwénola Le Dref

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Limiter les ruminations

Vous avez peut-être déjà remarqué comment nos pensées sont puissantes et peuvent à elles seules déclencher la réponse du stress dans notre corps.

Les ruminations négatives nous poussent à voir le verre à moitié vide et entretiennent les réseaux neuronaux de la souffrance, répétant inlassablement l’offense. L’humain est même addict aux hormones du stress, alors même lorsque tout va bien, il peut reproduire cette tension nerveuse par les pensées.

Tout comme le stress, quel qu’il soit, les ruminations peuvent inactiver la zone préfrontale du cerveau, perturbant le jugement, la prise de décisions, la maîtrise de soi.

Vous pouvez commencer par observer vos pensées négatives. Sont-elles du type :

– Jamais je n’y arriverai, je serai toujours nul, ce sera toujours ainsi

– C’est sûr, on ne va pas s’en sortir, c’est une catastrophe

– C’est de sa faute, c’est elle la responsable, ils m’ont fait ça

– Rien n’est bien, tout est inintéressant

– Je suis sûr qu’il ne m’aime pas, qu’il pense que…

– J’aurais dû dire ceci ou faire cela

Etc.

Ces façons de penser active la réponse « combattre, fuir ou se figer » qui empêche votre corps de se soigner, affaiblit le système immunitaire, arrête la digestion, l’assimilation et la réparation.

 Ces ruminations sont plus ou moins présentes chez les uns et chez les autres, mais certaines personnes y sont plus sujettes. Toutes celles qui ont subi un traumatisme auront tendance à l’entretenir. La réponse « combattre ou fuir » étant un système de survie, elle est naturellement addictive.

Dans un premier temps, il faudrait reconnaître ces pensées et noter que notre mental est un menteur, un grand manipulateur. Que son intérêt est tout simplement contraire au nôtre. Et qu’au-delà de ce mur de ruminations, de colère, de regrets, de haine, de culpabilité – de toutes ces émotions autodestructrices – se trouve ce que l’on appelle notre petite voix, notre conscience, notre esprit, notre essence profonde, notre âme… et c’est cette petite voix que nous devons entendre et laisser parler à travers nous. Chassons l’effervescence destructrice et osons… osons laisser briller la lumière qui est en nous !

Car quel est le plus grand souhait de l’être humain, être heureux, libre ?

Commençons par nous libérer de nos pensées négatives. Reflètent-elles la réalité ? Me font-elles du bien ? Ont-elles une réelle utilité ? Comment me sentirais-je sans elles ?

Si des pensées obsédantes vous empêchent de dormir, levez-vous, écrivez-les et posez-vous ces questions.

Cela demande de l’entraînement car comme je l’écris dans « Vivante » : « Au départ, le corps résiste au changement, les anciennes émotions, les habitudes néfastes et les circuits neuronaux qui leur sont attribués refusent de mourir, c’est donc un véritable travail, une lutte contre l’addiction à la souffrance. »

Plusieurs autres points déjà abordés sur le site, sont bien utiles pour diminuer les pensés négatives, comme l’alimentation hypotoxique, limiter voire arrêter les excitants, pratiquer une activité physique, respirer la nature, méditer, limiter les écrans, les ondes, se connecter à la terre, prendre la lumière du jour dès le matin…

Le magnésium joue un rôle important dans la relaxation du corps et de l’esprit, l’apaisement des pensées et la promotion de la qualité générale du sommeil. Les recherches suggèrent que les effets calmants du magnésium sont renforcés par la vitamine B6, c’est pourquoi on les trouve souvent associé.

La vitamine B6 est nécessaire aux enzymes du cerveau qui dégradent les hormones du stress, cela favorise la relaxation et aide à diminuer les pensées négatives. La forme P-5-P, pyridoxal-5-phosphate, la forme active donnera de meilleurs résultats.

Comme toujours, commencez par des petites doses et augmentez doucement pour atteindre la dose conseillée.

Les bains au sel d’Epsom, du sulfate de magnésium peuvent aussi vous aider à vous calmer. Deux fois par semaine avec deux tasses de sel d’Epsom et une demie de bicarbonate de sodium.

Je vous souhaite la paix et la tranquillité d’esprit

Gwénola Le Dref

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MICROBIOTE ET CONSCIENCE

La conscience est la perception de sa propre existence et du monde qui l’entoure ; elle permet d’analyser et de synthétiser les informations perçues par les sens.

Toutes les informations provenant du monde extérieur sont traitées par le système nerveux afin d’assurer la sécurité et l’équilibre interne.

Il existe une communication bidirectionnelle entre le cerveau et l’intestin, principalement via le système nerveux entérique et le nerf vague, dans laquelle le microbiote joue un rôle dominant. Cette communication complexe n’assure pas seulement les fonctions digestives, mais a un impact de plus en plus démontré sur les fonctions cognitives, l’humeur, les émotions, le ressenti, la motivation etc.

Cette communication est étudiée par des recherches sur l’axe cerveau-intestin-microbiote.

Le microbiote qui représente une communauté microbienne composée de bactéries, de levures, champignons, d’archées, de virus, agit sur la physiologie de différentes manières. Ces micro-organismes produisent divers métabolites actifs sur le système endocrinien, immunitaire, nerveux, via les 200 millions de neurones du système digestif et le nerf vague influant votre façon de percevoir votre environnement, votre fonctionnement cérébral, votre humeur et même vos pensées.

L’importance de cette communauté fait qu’elle est partie intégrante de notre être, loin d’être stérile, nos corps, abrite des milliards de microbes. Ce qui fait de vous un holobionte.

L’holobionte, c’est votre génome et les microbes que vous transportez. En fait, vous n’êtes jamais seul.

Le microbiote impacte même le développement du cerveau.

Par exemple, la myélinisation du cortex préfrontal – partie du cerveau très importante pour les émotions, la mémoire, la cognition et les comportements, notamment sociaux ; région impliquée dans une série de troubles neuropsychiatriques tels que la dépression, la schizophrénie et l’autisme – est impactée par le microbiote comme l’ont montré Hoban et ses collaborateurs. (R)

D’autres recherches révèlent une contribution des bactéries à la croissance synaptique et à la plasticité neuronale. (R)

Les troubles de l’olfaction ont été reliés à des maladies graves notamment la maladie d’Alzheimer et les microbes habitant notre nez façonneraient notre fonction olfactive et ceux de notre cavité buccale notre perception des goûts. (R) (R)

Certaines recherches chez les animaux le montrent mais c’est sans doute le cas aussi chez les humains, les microbes nous poussent à manger des aliments qui favorisent leur croissance. Il y aurait une lutte entre les différents microbes pour coloniser la plus grande part possible de notre holobionte.

Ils seraient même capables d’induire un mal être jusqu’à ce que nous mangions des aliments qui les nourrissent. (R)

Les capacités du microbiote indique qu’il impacte notre conscience et par expérience je pense que l’influence de celui-ci est encore plus importante que nous l’imaginons et ce, même si la communication est bidirectionnelle et tout ce que l’on expérimente agit aussi sur le microbiote. Notre perception des évènements et la résistance au stress changent selon l’état de notre microbiote.

Les comportements, l’alimentation sont en mesure de modifier la part microbiotique de notre holobionte et ainsi changer nos prédispositions aux maladies, notre tempérament, nos goûts alimentaires, nos émotions, notre ressenti corporel mais aussi celui du monde qui nous entoure.

Le microbiote pourrait avoir une influence capitale sur nos choix de société.

Encore faut-il en avoir conscience…

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L’INFLUENCE DES MICRO-ORGANISMES SUR LE COMPORTEMENT

INTRODUCTION

Il existe de plus en plus de preuves d’un rôle de la flore intestinale (microbiote) dans le façonnement de nombreux troubles psychiatriques et neurologiques. Les principales conclusions montrent que le microbiote agit sur la réaction au stress, les comportements anxieux, la sociabilité et la cognition.

Le microbiote intestinal « parle » au cerveau via le système immunitaire, le nerf vague ou d’autres interactions hôte-microbe facilitées par les hormones intestinales, la production de neurotransmetteurs et les métabolites microbiens tels que les acides gras à chaîne courte.

La flore intestinale influence le développement du cerveau, son fonctionnement et le comportement.

En outre, le microbiote maintient l’équilibre du système nerveux central en régulant la fonction immunitaire et l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau.

De ce côté, la science n’a plus de doute mais à quel point les micro-organismes habitant nos corps peuvent-ils influencer nos pensées et nos comportements ? S’ils peuvent entraîner de graves problèmes psychiatriques se pourrait-il que certains pathogènes ou parasites dirigent même les personnes dites bien-portantes ?

DES MICRO-ORGANISMES INFLUANTS

Le microbiote intestinal génère de nombreux neurotransmetteurs et neuromodulateurs.

Par exemple, les espèces Lactobacillus et Bifidobacterium produisent du GABA, neuromodulateur reconnu comme étant inhibiteur chez l’adulte mais excitateur lors du développement embryonnaire humain. Les espèces Candida, Streptococcus, Escherichia, et Enterococcus produisent de la sérotonine, impliquée entre-autre dans la régulation de l’horloge interne, dans la motilité digestive et dans divers désordres psychiatriques tels que stress, anxiété, phobies, dépression. Les espèces Bacillus peuvent produire de la dopamine dans l’intestin hôte. Il a été démontré que l’ingestion de L.rhamnosus pouvait réguler le comportement émotionnel via le nerf vague.

Vous pouvez trouver plusieurs articles sur les interactions intestin/cerveau sur la page « Articles » de mon site mais celui-ci sur la candidose et les troubles psychiatriques et la fibromyalgie pourrait vous intéresser ou visionner la vidéo qui s’y rapporte.

Les microbes intestinaux influencent l’anxiété, la dépression, l’hypertension et toute une série d’autres affections mais aussi les comportements et les choix alimentaires.

Lorsque l’on change d’alimentation, on se rend bien compte de certaines résistances, et tout naturellement, on peut se demander si notre microbiote ne cherche pas à nous manipuler. Je ne suis pas la seule à penser que le microbiote intestinal contrôle les préférences alimentaires.

Plusieurs métabolites bactériens stimulent les voies de satiété et leur production dépend des cycles de croissance bactérienne et les chercheurs s’interrogent sur le procédé que pourrait utiliser les micro-organismes. Une publication dans Plosbiologys montre que chez la mouche Drosophila melanogaster, les bactéries Acetobacter pomorum et Lactobacillus plantarum coopèrent pour surmonter les carences alimentaires.

Acetobacter pomorum utilise le lactate produit par lactobacillus plantarum pour fournir des acides aminés essentiels à lactobacillus. Le lactate est également nécessaire et suffisant pour qu’acetobacter modifie l’appétit protéique de la mouche. C’est ce qu’on appelle un échange de bons procédés.

Les mouches ont des préférences pour les bactéries bénéfiques, mais ces préférences varient en fonction de l’histoire et de l’identité du microbiote. La flore intestinale affecte les préférences microbiennes mais également nutritionnelle des mouches.

Chez Drosophila melanogaster, l’absence d’un seul acide aminé essentiel peut induire un puissant appétit pour la levure. Les chercheurs pensent que la levure couvre les besoins en protéines ainsi que la plupart des autres besoins nutritionnels non caloriques. Chez les femelles adultes, l’appétit pour la levure est déterminé par deux états internes principaux : l’accouplement et le manque de levure. Les études montrent que la présence de bactéries commensales supprime l’appétit pour la levure.

L’exemple du parasite Toxoplasma gondii, connu pour induire l’attraction des rongeurs vers l’odeur d’urine de chat est aussi instructif. Toxoplasma gondii produit une enzyme appelée la tyrosine hydroxylase. Cette enzyme permet la production de dopamine. Plus de dopamine, peut éteindre la peur chez les souris qui se feront plus manger par les chats.

CONCLUSION

Nous trouvons toutes sortes d’excuses pour expliquer pourquoi nous faisons ce que nous faisons,       « C’est mon tempérament » « C’est mon éducation » « C’est ma culture » « Ce sont mes gènes » ou la faute à « pas de chance ». Je crois qu’aujourd’hui, avec toutes les études qui sont faites sur l’axe intestin-cerveau, nous atteignons le point où notre microbiote devrait être ajouté à la liste des excuses.

De mon côté, mon histoire, mes différentes expériences, mes lectures, font que je suis totalement persuadée de la manipulation interne et beaucoup d’entre vous l’expérimente aussi.

Si vous avez envie de savoir comment j’en suis arrivée à m’interroger sur ces sujets et souhaiter aller plus loin, je vous invite à lire mes livres. Jusqu’au 25 décembre vous pouvez profiter de la promotion de fin d’année : deux pour le prix d’un.

Depuis toute petite, j’avais la sensation d’être deux, d’être dirigée par une force étrange. Depuis 2011, date de mes débuts de changements d’hygiène de vie et alimentaire, j’ai fait de nombreuses expériences, qui m’ont toutes confortée dans ce sens.

S’il est de plus en plus clair que le microbiote agit directement sur nos comportements alimentaires, il n’est pas si fou de penser que les micro-organismes favorisent différents comportements.

Voilà qui expliquerait nos pulsions autodestructrices, ces pratiques qui nous accablent, ces addictions, ces comportements violents. Il est aussi plus facile de comprendre pourquoi nous préférons souffrir, déprimer, angoisser, mourir même, plutôt que de changer d’hygiène de vie et d’alimentation.

Mais ce qui est encourageant c’est que 24 heures suivant un changement de régime alimentaire, le microbiote commence déjà à changer.

Gwénola Le Dref

Références

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28966571

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5006193/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5571609/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28507320

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fcimb.2014.00147/full

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/microbiote-intestinal-flore-intestinale

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0166432815302588

https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.2000862

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32843654/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28756953/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25103109/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27616451/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21885731/

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L’ocytocine : attachements, addictions, troubles alimentaires

L’ocytocine est une hormone qui a différents rôles dans le corps et le cerveau. Les principales fonctions connues sont la contraction de l’utérus pendant l’accouchement et la production de lait pendant l’allaitement.

Ce médiateur chimique a été reconnu important dans différentes interactions positives comme les liens intimes, les liens mère-enfant, la confiance en l’autre, l’empathie, l’attirance sexuelle ou encore quand on se sent reconnu.

L’ocytocine diminue l’anxiété, inhibe la peur, protège contre le stress et réduit l’inflammation.(R)

L’ocytocine et le comportement

Les observations proposent qu’une personne qui gère mal le stress, souffre d’angoisse, de dépression ou est excessivement solitaire pourrait avoir de faibles taux d’ocytocine, cependant les recherches ne montrent pas que les taux d’ocytocine sont plus faibles chez les personnes avec autisme.

Le taux d’ocytocine aurait une forte influence génétique. Et les personnes les plus susceptibles de bénéficier d’une supplémentation (autiste ou non autiste) serait celles ayant un niveau bas. (R)

Supplément en ocytocine

Certains auraient notés des améliorations des symptômes avec une supplémentation ; le spray nasal serait la meilleure forme, les formes sublinguales ou oral étant moins efficaces. Une supplémentation en ocytocine augmente la sociabilité, la gentillesse, les relations sentimentales, la tendresse, l’envie d’être ensemble et la fidélité entre amis et amants. (R)

Une étude a montré que 4 semaines d’administration quotidienne d’ocytocine (24 UI/jour) modifiaient de manière significative la connectivité de l’amygdale aux régions centrales du « cerveau social » (en particulier le cortex orbitofrontal et le sillon temporal supérieur) jusqu’à 4 semaines et 1 an après le traitement. Ces adaptations neurales ayant été associées à une réduction des sentiments d’évitement envers les autres et – au niveau de la tendance – à une réduction des comportements répétitifs. (R)

Les données suggèrent que l’administration d’ocytocine par spray nasal augmente les niveaux plasmatiques durant maximum deux heures trente (temps qui diffère de l’un à l’autre). (R)

Connaissant les pratiques qui augmentent naturellement les niveaux d’ocytocine que nous verrons ci-dessous, les études montrent que, non, les petits garçons qui jouent à la poupée ne perdent pas en virilité, bien au contraire puisque l’ocytocine a un effet stimulant sur la testostérone chez les hommes en bonne santé. (R)

L’action de l’ocytocine serait différente chez les hommes et chez les femmes. L’ocytocine augmente la détection des stimuli menaçants chez la femme, en augmentant la réactivité des amygdales du cerveau et potentiellement en interagissant avec les hormones sexuelles (œstrogènes, progestérone, testostérone) (R)

L’ocytocine pour les addictions

Mais l’ocytocine est aussi un acteur important pour le métabolisme des glucides ou des lipides et dans les troubles alimentaires ou les addictions. Et dans cet article je m‘intéresserai à ces effets moins connus.

L’ocytocine est connue pour exercer de puissants effets anti-stress, des études ont montré qu’elle peut réduire les troubles du comportement alimentaire ou la consommation de drogues et de prévenir les rechutes. (R) (R)

L’utilisation de drogues isole, c’est un fait bien connu, les études montrent que l’ocytocine agit sur les mêmes zones cérébrales comme le noyau accumbens. Les comportements prosociaux contribuent au rétablissement des personnes souffrant de troubles liés à l’abus de substances, d’où l’intérêt d’une communauté soudée et bienveillante.

L’administration d’ocytocine par voie externe diminue la recherche et l’utilisation de drogue, la tolérance et les rechutes. Les études chez les animaux ont montré que cette administration fonctionnait pour tous types de drogues et que l’impact est visible sur de multiples systèmes de neurotransmetteurs (dopamine, GABA, sérotonine), indiquant que l’ocytocine peut rééquilibrer le cerveau d’un toxicomane par de multiples mécanismes dépendants et interdépendants. (R)

De la même manière, des études montrent que l’ocytocine a un pouvoir anorexigène et qu’elle induit chez les rongeurs une diminution de l’apport en nourriture. L’ocytocine réduit la consommation d’aliments plaisir.

Les récepteurs à ocytocine se situant partout dans le système nerveux, ce médiateur est aussi impliqué dans la sécrétion de l’insuline et de glucagon, dans la dépense énergétique ou le fonctionnement de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien ou la thermorégulation. (R) (R)

Mais attention, l’exposition à l’ocytocine externe peut entraîner une désensibilisation rapide des récepteurs. Un phénomène que l’on nomme accoutumance avec la consommation de drogues. Les récepteurs semblent retrouver leur fonctionnement rapidement mais cette perte de sensibilité pourrait, au moins passagèrement avoir un impact sur le fonctionnement social. (R)

L’ocytocine et l’inflammation

Avant de prendre des compléments d’ocytocine, comme à mon habitude, je pense qu’il vaut mieux avant tout, s’occuper des causes potentielles à ce faible niveau d’ocytocine. Mes particularités autistiques, mon besoin d’isolement, l’évitement, mes habilités communicatives changent avec mon hygiène de vie et alimentaire.

Les recherches précisent que l’inflammation, notamment l’interleukine-6 et l’interleukine-1-bêta, ont un impact sur les niveaux d’expression d’OXTR dans divers tissus de modèles animaux.

Plusieurs neurotransmetteurs comme la sérotonine ou la noradrénaline ont une incidence sur le taux d’ocytocine mais aussi les hormones sexuelles, y compris l’œstrogène, la progestérone et la testostérone (R) (R)

Augmenter naturellement la production d’ocytocine

Encourager et chérir plutôt que critiquer et maudire, est l’une de mes maximes que j’ai déjà plusieurs fois partagée sur Facebook.

Sur les réseaux sociaux ou avec votre entourage, avant d’émettre une critique négative, souvenez-vous du mauvais impact qu’elle aura sur vous et la personne à qui vous l’adressez. Cette critique est-elle réellement importante ? Si je pense que oui, pourquoi ? Apporte-t-elle réellement quelque chose ? Comment le dire en langage non violent ?

Personnellement, depuis l’enfance d’ailleurs, j’ai toujours choisi d’encourager et chérir. En Norvège, dès le plus jeune âge, ils apprennent la tolérance, la bienveillance et sont des fervents pratiquants du oppmuntring, l’encouragement. Cela fait aussi partie des cours de norvégien offerts aux étrangers.

Aujourd’hui, créerez-vous une vague d’ocytocine et de bien-être ou un bouillonnement d’hormones de stress et d’anxiété ? Oui, vous avez ce pouvoir et vous avez le choix.

Faire des câlins

Mais aussi un simple geste induisant un contact physique, comme mettre votre main sur l’épaule de la personne, la regarder dans les yeux avec tendresse. Les contacts avec les animaux fonctionnent tout autant, mais les câlins aux arbres sont aussi efficaces, si si…

Soyez pleinement présent lors de vos rencontres, mettez votre téléphone sur silencieux et laissez le dans votre sac.

Stimuler la production d’ocytocine en solitaire

Oui, c’est possible. Vous pouvez pratiquer la méditation de gratitude ou d’amour. Vous pouvez par exemple imaginer une lumière d’amour sortir de votre cœur et envahir la pièce, votre appartement, rentrer chez les voisins, atteindre les quartiers environnants, la ville entière, votre pays, le monde entier. Ressentez cette vague de tendresse que vous créez. Cela peut paraître étrange mais physiologiquement cela fonctionne réellement.

Pensez à vous dépayser, créez, peignez, jouez de la musique, écoutez-en. C’est bien connu, la musique adoucit les mœurs. (R) (R)

Faire une bonne action

Aider son prochain n’est pas seulement un devoir d’être humain mais une pratique importante pour l’hygiène de vie. Donnez un peu de votre temps à une association, aidez un ami, un petit coup de main à votre voisin. Appelez et prenez des nouvelles de vos amis, soyez pleinement présents, à l’écoute.

Soyez aimable, saluez au moins les personnes que vous croisez régulièrement dans votre quartier.

Offrez un petit cadeau, proposez un jeu de carte, de monopoly ou ce que vous aimez.

Vous l’aurez compris, être gentil – sans être trop bon, trop con car charité bien ordonnée commence par soi-même – c’est tout « bénef » tant pour l’autre que pour vous. C’est un exemple qui montre que la somme de nos actions individuelles peut changer les choses plus globalement.

Gwénola Le Dref

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