Archives de catégorie : Spiritualité et alimentation

NOURRIR L’AMOUR

Si l’être humain comprenait que son congénère n’est pas son ennemi, même si ses idées ou son comportement, ô combien, l’effraient, il s’unirait à lui dans la bienveillance.
Il s’unirait à lui car ces sentiments d’amour et d’empathie engendrent une transformation physiologique qui fait du bien.

Il existe de plus en plus de preuves d’un rôle de la flore intestinale (microbiote)sur la réaction au stress, les comportements anxieux, la sociabilité et la cognition.(R)

La flore intestinale influence le développement du cerveau et son fonctionnement.

De ce côté, la science n’a plus de doute, mais à quel point les micro-organismes habitant nos corps peuvent-ils influencer nos pensées, nos comportements et notre société ?

Dans quelles mesures les micro-organismes peuvent influencer des choses aussi subtiles que l’amour?

SYSTÈME NERVEUX

Le système nerveux autonome (SNA) est constitué de trois éléments: le système nerveux sympathique (noradrénergique) et le parasympathique (cholinergique) ; et le système entérique, qui se trouve dans la paroi du tractus gastro-intestinal.

Le système entérique contient autant de neurones que la moelle épinière ; on pense qu’il est composé de 200 à 600 millions de neurones.

Si le ventre est aujourd’hui considéré comme le deuxième cerveau (je dirais même le premier), le cœur pourrait être qualifié de troisième cerveau ; sans qu’il nous soit finalement possible de définir un ordre de valeur et de primauté pour l’un ou l’autre de ces cerveaux.

Le cœur est un petit cerveau à part entière. Oui, le cœur humain, en plus de ses autres fonctions, possède en réalité un cerveau-cœur composé d’environ 40 000 neurones qui peuvent sentir, ressentir, apprendre et se souvenir.
Le cerveau du cœur envoie des messages au cerveau de la tête sur la façon dont le corps se sent.

LES CATECHOLAMINES: HORMONES DU STRESS

Toute forme de stress, physique ou psychologique, active le système nerveux sympathique qui libère l’adrénaline, la noradrénaline et la dopamine, nommées les catécholamines. Elles sont présentes dans les voies digestives, respiratoires et génito-urinaires, qui sont les premiers sites de colonisation microbienne et d’infection dans le corps.
Les catécholamines induisent des changements à court terme dans les communautés microbiennes des muqueuses ou modifient le cours d’une infection bactérienne.

Les catécholamines modulent plusieurs paramètres qui occupent des rôles clés dans la régulation de processus physiologiques et le développement de maladies neurologiques, endocriniennes, psychiatriques ou encore cardio-vasculaires.

L’adrénaline et la noradrénaline sont centrales dans la réponse combat-fuite, dont je parlais dans une vidéo sur la peur du changement. Le stress permanent dans lequel nous vivons (la pollution étant un stress physique) notre système nerveux est constamment en action entraînant des effets diverses et variés.

La réponse au stress accélère ou diminue des mécanismes physiologiques variés tels que le comportement sexuel ou le système digestif, considérés comme non essentiels dans l’urgence.
Le corps se focalise sur la situation stressante, ce qui cause typiquement quelques effets négatifs comme la constipation, l’anorexie, l’impuissance sexuelle, les difficultés à uriner etc.

Des réponses prolongées au stress peuvent conduire à une suppression chronique des réponses immunitaires, laissant le corps sensible aux infections. (R) (R) (R)

STRESS ET MICRO-ORGANISMES

Le stress agit directement sur le système digestif ; ce n’est pas un scoop.

Aujourd’hui, les recherches permettent de mieux comprendre comment le stress induit des changements au niveau des interactions complexes intervenant entre les cellules intestinales, les cellules immunitaires et les cellules nerveuses, modifiant la colonisation microbienne de la surface des muqueuses et la sensibilité de l’hôte aux infections.(R)

L’exposition aux hormones du stress : la dopamine, la noradrénaline et à l’adrénaline rend les bactéries pathogènes encore plus virulentes. Les catécholamines peuvent même améliorer la récupération de certaines bactéries gravement endommagées par un traitement antibiotique.(R)

MICROBES SE NOURRISSENT ET PRODUISENT DES NEUROTRANSMETTEURS

Les neuromédiateurs produits par les neurones, sont activés par les besoins de l’organisme et sont responsables des émotions ressenties : joie, peine, colère, peur ou stress…

Le GABA est un neurotransmetteur qui calme l’activité du cerveau (sauf chez le nourrisson)

Avoir des niveaux anormalement bas de GABA est lié à la dépression et aux troubles de l’humeur.

Les espèces Lactobacillus et Bifidobacterium produisent du GABA alors que d’autres bactéries ont besoin de GABA pour croître et se reproduire.(R)

Les espèces Candida, Streptococcus, Escherichia, et Enterococcus produisent de la sérotonine, impliquée entre autre dans la régulation de l’horloge interne, dans la mobilité digestive et dans divers désordres psychiatriques tels que stress, anxiété, phobies, dépression.(R)

Les espèces Bacillus peuvent produire de la dopamine dans l’intestin hôte. Il a été démontré que l’ingestion de L.rhamnosus pouvait réguler le comportement émotionnel via le nerf vague.

Donc, suivant les espèces que nous nourrissons, notre microbiote produira plus de sérotonine ou dopamine, ou ce dernier nous volera notre GABA ou d’autres éléments essentiels à notre bien-être

NOURRIR L’AMOUR

Notre bien-être et celui que l’on rayonnera autour de nous, dépend de l’équilibre entre nos différents cerveaux.

Choisir une alimentation hypotoxique, anti-inflammatoire, diminue les agressions du système nerveux entérique et cela agit donc sur tout le corps et le mental.

Nous devons nourrir les micro-organismes qui produisent les neurotransmetteurs du bien-être, de la joie et de la bonne humeur. Ne plus laisser la peur croître dans nos sociétés car elle accroît la virulence des pathogènes.(R)

Nourrir le cœur d’émotions positives et sincères, de compassion, d’empathie, de don de soi.

Avoir une pratique régulière pour gérer le stress comme la cohérence cardiaque, la méditation, la marche en pleine nature, le yoga, le Qi-gong ou que sais je? Car cela présente toutes sortes d’avantages, parmi lesquels un rythme cardiaque plus harmonieux, une plus grande clarté mentale et une capacité intuitive développée, y compris une meilleure prise de décision.

Si l’esprit a besoin d’un corps sain pour s’exprimer, l’amour ne saurait s’en priver pour se manifester pleinement !

Le plus grand combat que nous ayons à mener ne pourra se faire que dans l’empathie, envers soi-même avant tout, car sans cela, on ne peut aimer vraiment.

Chaque cerveau interagit avec les deux autres (pour ne parler que de ceux-là). Les meilleurs soins de l’un et de l’autre donnent les meilleurs résultats de fonctionnement global harmonieux.

Gwénola Le Dref

Le jeûne et la mort cellulaire

Le jeûne, plus qu’une coutume ancestrale, est une pratique instinctive largement utilisée dans le monde animal.

Nous vivons dans l’opulence avec l’idée que nous devons chaque jour manger sinon nous souffrirons de carences et serons malades. Ne pouvant plus profiter de pauses alimentaires, notre corps ne peut plus trouver l’énergie, la force, le temps de se mettre en mode nettoyage. Si nous voulons inverser la croissance vertigineuse des maladies environnementales, bien-sûr nous devons d’abord couper le plus possible les sources de toxiques mais aussi offrir à notre corps ce repos nécessaire.

Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faille mortifier le corps pour atteindre le nirvana. Comme Hildegarde de Bingen qui avait remarqué que le jeûne et la prière ne permettaient pas de guérir les malades, je pense que plutôt que d’arrêter de nourrir son corps, donc tous les micro-organismes, il est préférable de supprimer la nourriture des mauvaises bactéries et autres agents pathogènes pour ne sustenter que les bons micro-organismes.

À la lueur des dernières recherches sur le jeûne, la restriction calorique, la réduction de la consommation des produits animaux qui montrent les bienfaits sur la santé, nous pouvons comprendre que de ne plus pratiquer les rituels nous a été dommageable.

Quand je me suis lancée dans ces changements d’hygiène alimentaire et de vie, j’espérais réussir par cette méthode à m’éloigner des douleurs physiques et améliorer mon psychisme, de là où j’étais je ne pouvais même pas entrevoir ce que j’atteindrais plus tard. La récompense à mes efforts a été bien au-delà de mes espérances.

Que dit la science sur le sujet ?

Les cellules malades sont capables d’utiliser différentes sortes de suicide pour nous sauver et on sait que justement dans différentes maladies, comme le cancer, la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, différentes maladies neurodégénératives ou la myofasciite et beaucoup d’autres c’est la survie de ces cellules endommagées qui entraîne la pathologie.

La survenue de la mort cellulaire comme un événement physiologique dans des organismes multicellulaires est connue depuis plus de 150 ans.

L’autophagie est un mécanisme d’auto-digestion.
Mais l’autophagie constitue aussi une stratégie adaptative importante (survie) de la cellule en réponse aux défis métaboliques telles que la privation de glucose ou d’acides aminés, ou à la famine en général.
L’autophagie permet de détruire les protéines et les mitochondries endommagées, ce qui est fondamental dans la suppression tumorale ou la protection des neurones.
Seulement voilà, comme mentionné plus haut dans plusieurs pathologies le processus est bloqué et la mort de la cellule (apoptose) ne fait pas suite à l’autophagie car ces systèmes sont en fait dépendants et non pas des procédés réellement différents.

Dans le cadre du cancer, il a été montré qu’en réponse à un stress, à une chimiothérapie, l’autophagie peut parfois éviter l’apoptose (mort cellulaire) et permettre la survie de la cellule et ainsi la progression de la tumeur. La science poursuit les recherches et espère trouver le traitement qui permettrait d’inhiber l’autophagie afin de laisser la pleine expression à l’apoptose.
Il n’est d’ailleurs pas étonnant (au moins pour moi) de voir que le candida a la capacité d’inhiber l’apoptose.

Comment y remédier?

Ceux qui connaissent le jeûne savent que celui-ci induit l’autophagie mais pas forcément l’apoptose qui est plutôt ce que l’on recherche. Alors jeûner totalement est-il la meilleure solution si cela n’entraîne pas la mort des cellules malades, que cela peut présenter différents problèmes comme celui de pousser le candida à changer de forme et jeter des spores partout, celui de libérer des toxiques en trop fortes quantités et de prendre des risques pour les organes d’élimination (les émonctoires), celui de faire trop monter le taux de glutamate (très mauvais pour les neurones) , celui de renforcer encore la flore pathogène, celui de vous affaiblir encore plus si vous êtes déjà malade etc…? Pourquoi pas des changements progressifs ou une diète cétogène verte?

Alors, plein pot sur les légumes verts qui offrent vitamines, minéraux, acides aminés et la reine des détoxicants: la chlorophylle.

Le bien-être commence dans les intestins et dans votre assiette.

Faites une pause à l’autodestruction.

Vous trouverez différents articles qui pourraient vous guider sur la page d’accueil
Maladies environnementales

Gwénola Le Dref

Quelques références :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18252204 Lowered methionine ingestion as responsible for the decrease in rodent mitochondrial oxidative stress in protein and dietary restriction possible implications for humans.
http://www.em-consulte.com/rmr/article/184750
Autophagie : autocannibalisme ou autodéfense ?
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18336289
To die or not to die: that is the autophagic question.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18694801
Cell death and autophagy: cytokines, drugs, and nutritional factors.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11193023
Programmed cell death (PCD). Apoptosis, autophagic PCD, or others?
http://www.jleukbio.org/content/60/6/737.abstract Infection by Candida albicans inhibits apoptosis of human monocytes and monocytic U937 cells.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23832136 Candida albicans induces pro-inflammatory and anti-apoptotic signals in macrophages as revealed by quantitative proteomics and phosphoproteomics.

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