Tous les articles par Gwenola Le Dref

Renforcez votre système immunitaire

Dans le cadre de la protection contre le coronavirus, un sujet important est pourtant quasiment absent des discussions et il rejoint cette citation d’Antoine Béchamp : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout »

Les évènements du moment devraient nous pousser à nous interroger sur nos méthodes pour préserver la santé publique. Combien de confinement et/ou de vaccins nous faudra-t-il lorsque le permafrost libérera de nombreux virus oubliés ou inconnus ?(R) Combien de produits toxiques notamment d’aluminium seront alors injectés dans nos corps ?

La pollution tue chaque année plus de 6 millions de personnes, alors en réduisant cette dernière, le confinement ne sauvera pas seulement des personnes du coronavirus. (R)

Si nous sommes appelés à être confrontés à de plus en plus d’infections, se confiner à chaque menace sera-t-il la meilleure réponse ? Ne devrions-nous pas nous intéresser plus particulièrement au renforcement de nos systèmes immunitaires ? Car certaines études montrent que c’est la bonne santé du système immunitaire qui est importante. (R)

Peut-être est-ce le moment de penser à des solutions pro-actives qui seront tout aussi utiles concernant l’épidémie de maladies chroniques. Alors, que faire pour améliorer nos défenses ?

LES ACTEURS PRINCIPAUX

Inflammation : l’inflammasome

La littérature sur le coronavirus montre que ce qui tue c’est surtout un inflammasome sur-actif, donc, tous les éléments qui produisent une inflammation accrue jouera en la défaveur du malade. (R)

L’inflammasome est un complexe multiprotéique qui s’active lors de stress cellulaires, comme les infections ou toute autre agression et libère des éléments pro-inflammatoires, les cytokines. L’inflammasome NLRP3, le plus étudié des inflammasomes, est impliqué dans différentes pathologies inflammatoires. Il y a inter-réaction entre les performances de l’inflammasome, le fonctionnement des mitochondries (cellules productrices d’énergie) et le métabolisme. L’inflammasome est sensible au dysfonctionnement mitochondrial et vice-versa. (R) (R) (R)

Energie : les mitochondries

Le fonctionnement mitochondrial a un impact sur l’équilibre cellulaire, le métabolisme et le système immunitaire inné, et peut donc être un déterminant majeur de l’issue des infections virales. (R)

Les mitochondries ne sont pas seulement nos cellules productrices d’énergie, elles sont des acteurs essentiels de l’immunité ainsi que des situations d’inflammation chronique. L’hyperactivation de l’inflammasome NLRP3, associée à une altération de la fonction mitochondriale et à une production accrue de stress oxydatif, a été liée à plusieurs maladies inflammatoires, telles que la goutte ou la sclérose en plaques ou à des troubles métaboliques, tels que l’obésité ou le diabète de type 2 ou encore aux pathologies du système nerveux comme la maladie d’Alzheimer. (R) (R)

Les mitochondries sont les canaris dans la mine de charbon, elles déclenchent des alarmes moléculaires lorsque les cellules sont exposées à un stress ou à des produits chimiques qui peuvent endommager l’ADN. (R)

L’ADN mitochondrial, hérité de la mère, impacte fortement le microbiote et sa diversité. Réduire l’abondance des espèces réactives de l’oxygène des mitochondries, les radicaux libres, c’est-à-dire, le stress oxydatif, augmente la diversité de la flore intestinale. (R)

L’altération de l’autophagie, système de « nettoyage cellulaire, semble être liée à la résistance à l’insuline et peut induire une réponse inflammatoire. Mais le métabolisme est aussi directement lié à la flore intestinale.

Microbiote et immunité

Les personnes fragiles qui sont le plus susceptibles de développer des formes graves d’infection au coronavirus sont aussi celles qui souffrent d’un déséquilibre du microbiote intestinal. (R)

Il a été établi depuis longtemps que les bactéries intestinales sont largement liées à la fonction immunitaire et à la santé métabolique. L’intestin serait le plus grand compartiment immunologique de l’organisme et la signalisation du microbiote intestinal peut donc jouer un rôle important dans les infections virales. Il aide à combattre les infections, favorise la désintoxication et, d’une certaine manière, entretient le calme interne. (R)(R)

La réaction du système immunitaire au Candida albicans dans l’intestin semble amplifier les processus immunitaires pathogènes dans les poumons. (R)

D’ABORD NE PAS NUIRE

Microbiote et maladie

Le microbiote abrite différentes espèces microbiennes et l’augmentation de la proportion de Firmicutes et d’Actinobactéries et la diminution de la proportion de Bactéroidètes ont été associées à la résistance à l’insuline, à la prise de poids et à d’autres comorbidités du syndrome métabolique. Les protéobactéries sont trouvées en plus grand nombre dans différentes pathologies comme les troubles métaboliques ou les maladies intestinales mais aussi dans différentes pathologies comme les maladies pulmonaires, comme l’asthme ou les maladies obstructives chroniques. Les protéobactéries seraient une signature inflammatoire. (R)

Le choix des aliments est primordial puisqu’il est démontré que les micro-organismes de la flore intestinale fournissent différents nutriments qui participent au métabolisme et au bon fonctionnement de l’hôte. Les résultats ont montré que les acides aminés fécaux, résultat du métabolisme bactérien de l’azote, étaient significativement associés à la maladie de Crohn, à la dysbiose et à une abondance de protéobactéries chez les patients. Un régime riche en graisses ou protéines augmente la présence des protéobactéries. (R) (R)

Notons que l’arrêt de la cigarette permet de faire baisser le taux de protéobactéries dans la flore du côlon. (R)

Bien que nous trouvions une corrélation entre l’abondance des protéobactéries et l’infection, chaque membre du microbiote peut signaler le système immunitaire d’une manière différente. Le microbiote libère des métabolites qui peuvent interférer directement avec la chaîne respiratoire mitochondriale et la production d’ATP (molécule d’énergie). Les acides gras à chaîne courte ont des effets bénéfiques sur l’activité mitochondriale. (R)

Chez des femmes enceintes, la vitamine D, les graisses monoinsaturées, le cholestérol et le rétinol ont été associés à une augmentation relative des protéobactéries, un phylum connu pour englober de multiples pathogènes et pour avoir des propriétés pro-inflammatoires. En revanche, les graisses saturées, la vitamine E et les protéines ont été associées à une diminution relative des protéobactéries. (R)

Dysbiose et alimentation

La dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale) est associée à de nombreux troubles métaboliques comme l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou immunitaires.

Le microbiote peut être altéré de différentes manières, comme les antibiotiques, le stress, le manque de sommeil, la pollution mais la composition du microbiote intestinal dépend grandement du régime alimentaire.

Les additifs alimentaires antimicrobiens, les conservateurs, ont le pouvoir d’induire une dysbiose intestinale caractérisée par une diminution de la diversité des microbiotes, un appauvrissement des espèces clostridium et une augmentation des protéobactéries. La génétique peut être un facteur aggravant, par exemple, les polymorphismes sur le gène Nod2 accentue la sensibilité du microbiote ; ce gène est notamment prédisposant à la maladie de Crohn. (R)

Alimentation et microbiote

La consommation sur le long terme d’aliments riches en graisses, sucre, protéines, viande rouge et viande transformée peut augmenter la proportion de pathogènes opportunistes dans la flore intestinale et diminuer la proportion de bactéries symbiotiques. D’ailleurs, de nombreuses recherches suggèrent qu’un régime alimentaire à base de plantes favorise une plus grande diversité microbienne.

Les aliments d’origine végétale, riches en polyphénols augmentent la présence de Bifidobacterium et de Lactobacillus, qui ont des effets anti-pathogènes et anti-inflammatoires et assurent une protection cardiovasculaire. (R)

Si manger beaucoup de végétaux est gage de diversité de la flore intestinale, beaucoup d’autres études comparant les habitudes alimentaires ont montré que les groupes omnivores présentent une plus grande diversité d’espèces bactériennes, probablement en raison des spectres élevés des produits alimentaires consommés. Le zinc est très utile dans la lutte contre les virus et les régimes omnivores sont les plus adéquats pour en fournir suffisamment. (R)(R

Les occidentaux arborent une flore intestinale appauvrie et la réduction de la diversité a commencé au Néolithique et s’est accélérée au moment de l’industrialisation. (R) (R)

La présence de champignons et levures, telle que l’espèce candida est plus fréquente dans un régime végétal. Leur présence étant reliée à la pathogénicité. Ce qui n’est pas surprenant puisque les levures se nourrissent plus particulièrement de féculents tels que les céréales ou les légumineuses. Bien-sûr, tout dépend du régime végétal ou omnivore que l’on adopte. (R) (R)

De nombreux éléments ont réduit la diversité et les régimes restrictifs quels qu’ils soient diminuent encore plus la variété microbienne.

Manger le plus varié possible, principalement des végétaux à faible index glycémique, les légumes contenant les fibres essentielles à l’équilibre du microbiote, et une quantité adéquate de produits animaux, de glucides mais aussi de lipides. Les régimes occidentaux étant plutôt à l’opposé, c’est à dire, beaucoup de protéines, glucides, lipides et peu de légumes.

Fibres

Un apport élevé en fibres favorise également la croissance des espèces qui fermentent les fibres en métabolites sous forme d’acides gras à chaîne courte (AGCC), notamment l’acétate, le propionate et le butyrate. Les effets positifs des AGCC sur la santé sont multiples, notamment une meilleure immunité contre les agents pathogènes, l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique, la fourniture de substrats énergétiques et la régulation des fonctions essentielles de l’intestin. Cependant, il vaut mieux introduire progressivement les fibres car des changements trop rapides peuvent entraîner une diminution légère mais significative de la diversité.

Les glucides non digestibles agissent non seulement comme prébiotiques en favorisant la croissance de micro-organismes bénéfiques, mais réduisent également la production de cytokines pro-inflammatoires, les concentrations de triglycérides sériques, le cholestérol total et le cholestérol LDL. Ainsi, les glucides non digestibles pourraient conférer des effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires et les troubles du système nerveux central. Les AGCC ont pour fonction de maintenir la flore intestinale stable, d’inhiber la prolifération des cellules cancéreuses et de favoriser l’apoptose, processus important de la désintoxication.

Un régime alimentaire riche en fibres favorise également la croissance de la flore bénéfique dans l’intestin, qui se lie aux acides biliaires dans les intestins et réduit les niveaux de production secondaire d’acides biliaires cancérigènes. (R)(R)

L’inflammasome peut être influencé par les acides gras qui module sa réponse en fonction du type de graisses. Bien que les acides gras saturés puissent favoriser l’activation de l’inflammasome NLRP3, il a été récemment démontré que les acides gras monoinsaturés et les acides gras polyinsaturés (omégas 3 animaux) réduisent son activité. Afin de s’assurer des bienfaits des omégas 3, il est visiblement préférable de s’assurer de la prise d’antioxydants telle que la vitamine E par exemple. Les omégas 3 ont aussi des capacités antivirales. (R)(R)

Jeûne et restriction calorique

La consommation de fibres augmente la production de butyrate reconnu anti-inflammatoire. Cette production est aussi accrue durant le jeûne et la restriction calorique et permet d’inhiber l’activation de l’inflammasome celui-ci étant modulé par le niveau de nutriments. De plus, la restriction calorique peut augmenter l’intégrité mitochondriale en renforçant le contrôle de la qualité des mitochondries et en modulant les niveaux de radicaux libres des mitochondries. La restriction calorique se base beaucoup sur l’augmentation de l’activité des sirtuines qui ont des propriétés antivirales. Les sirtuines sont des enzymes importantes dans le métabolisme, la survie des cellules, le stress oxydatif, le rythme circadien, la réparation de l’ADN, l’inflammation, la suppression des tumeurs et de la réponse au stress.

Si la restriction calorique montre de nombreux bienfaits sur la santé et le vieillissement, notamment en modulant le fonctionnement du système immunitaire, certaines études montrent que cette période d’épidémie n’est peut-être pas la meilleure pour s’y mettre. La perte de poids, surtout lorsqu’elle est associée à une activité physique intense, peut diminuer vos défenses immunitaires. Deux ans de restriction calorique peuvent réduire les principaux indicateurs de l’inflammation, mais n’ont qu’un impact faible ou négligeable sur l’immunité à médiation cellulaire. (R)(R)(R)(R)(R)

Une étude a examiné les effets de la restriction calorique sur l’activité des cellules T de la mémoire chez la souris. La recherche a découvert une protection accrue des cellules T contre les infections et les tumeurs lorsque l’apport calorique d’un animal était réduit de 50 %.

Le jeûne améliore les maladies inflammatoires sans compromettre l’immunité antimicrobienne.

Mais il faut que le jeûne soit court, moins de 24 heures, car pour un jeûne plus long, les altérations de la réponse immunitaire apparaissent. (R)

On peut aussi renforcer la production de sirtuines par l’activité physique, la consommation de polyphénols, ou d’omégas 3. (R)(R)

Du côté des compléments

La vitamine C renforce le système immunitaire et est utilisée en intraveineuse contre le coronavirus. Par voie orale, elle peut aussi avoir certains bienfaits mais si vous avez des difficultés avec les oxalates elle sera contre-productive (son métabolisme génère une production d’oxalate) car les perturbations du métabolisme des oxalates sont un facteur important dans la pathogenèse de l’inflammation des voies respiratoires et le développement de l’obstruction bronchique chez les patients prédisposés. (R)(R)

La quercétine un flavonoïde, souvent utilisée comme antihistaminique, améliore le fonctionnement mitochondrial mais aide aussi dans la lutte contre les infections et les virus. Plutôt que se complémenter, mieux vaut se tourner vers les végétaux, comme les agrumes, les câpres, le cacao, le ginkgo biloba, les pommes, les raisins, les oignons, les artichauts, le fenouil, le céleri, les haricots et les pois chiches, la prune, les navets, les poivrons, les fraises, les tomates, le brocoli (R)(R) La quercétine active les enzymes sirtuines.

Les compléments de vitamine D, très largement vantés, à juste titre certainement pour différentes raisons, seraient cependant à éviter dans la lutte contre le coronavirus parce que le virus à l’origine de COVID-19, comme certains autres agents pathogènes de la famille des coronavirus, détourne la protéine ACE2 pour pénétrer dans la cellule. Dans des études animales, la vitamine D a augmenté l’expression de l’ACE2 ce qui pourrait faciliter l’entrée du virus dans la cellule. Dans le doute, obtenir la vitamine D via l’exposition au soleil reste le plus sûr. (R)

Pour cette même raison, dans un courrier du 20 mars, Chris Kresser, suggère d’éviter la propolis et les fortes doses de vitamines A et D pendant la pandémie COVID-19.

Si le zinc est utile dans la lutte contre les virus, peut-être vaut-il mieux s’en tenir à un apport adéquat en produits animaux car les chélations (éliminer le zinc grâce à des agents liants) du zinc montrent aussi leurs bienfaits dans cette même lutte. (R)(R)

Finalement, pour renforcer notre système immunitaire, nous retrouvons les mêmes conseils habituels d’hygiène de vie et alimentaire qui permettent de lutter contre l’épidémie de maladies chroniques.

Marcher au grand air, prendre le soleil, être proche de la nature, méditer, limiter le plus possible les ondes et l’utilisation des écrans, la lumière artificielle, éviter les produits industriels, les pesticides, la pollution en générale, fuir le stress autant que possible, manger moins et mieux, avoir une pratique d’activité physique régulière etc.

Toutes ces bonnes manières d’agir pour notre santé ne sont hélas pas vraiment encouragées par le confinement.

Nos comportements ont un impact indéniable sur nos systèmes immunitaires, les maladies chroniques mais aussi sur la planète. Finalement, la planète se meurt et nous avec, alors si nous profitions du coronavirus pour revoir nos pratiques individuelles et collectives.

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Gwénola Le Dref

Suite à la lecture de cet article, plusieurs actions possibles. Vous pouvez continuer d’apprendre et poursuivre la lecture du site, vous trouverez la liste de tous les articles en suivant ce lien Ou vous pouvez ci-dessous, vous inscrire aux courriels de Pour que la roue tourne et recevoir une série d’emails.

Peut-être avez-vous besoin d’un soutien plus personnalisé, je vous propose des consultations

Si vous avez besoin de croire qu’une démarche de révision de votre hygiène de vie et alimentaire peut grandement soutenir votre santé ou de retrouver l’espoir, vous pouvez vous procurer l’un ou mes livres

Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

Nous pouvons aussi être en contact sur Facebook où je publie régulièrement différents articles.

Evaluez votre intoxication

Amplifier la détox Dr Shade

En soumettant ce formulaire, j’accepte que mes informations soient utilisées uniquement dans le cadre de ma demande et de la relation commerciale éthique et personnalisée qui peut en découler.

Maladies digestives, autres pathologies et FODMAPs

Les maladies de l’appareil digestif sont fréquentes. Après 65 ans, 29 % de la population se déclare atteinte et 16 % en dessous de cet âge. 10 % des hospitalisations en services de soins aigus soit près de 1,8 millions de séjour par an, sont dues aux maladies digestives (hors hépatites virales et cancers digestifs). (R) (R)

Les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) qui comprennent la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique sont en progression constante, notamment chez les jeunes. Fin 2012, le nombre total de personnes en ALD (affection longue durée) pour ces affections est estimé à près de 142 600, dont 55 % pour maladie de Crohn. (R)

Le syndrome du côlon irritable ne cesse lui aussi de toucher de plus en plus de personnes et atteint environ 10 à 15 % des populations occidentales. (R)

La prévalence du reflux gastro-oesophagien est elle aussi en augmentation régulière ; 20 à 40 % des adultes souffrent d’un pyrosis, parfois quotidiennement comme pour 2 à 5 % de la population.

Parmi les malades de MICI, près de 90 % ont une autre pathologie : 10 % une maladie cardiovasculaire, 7 % un diabète, 5 % une maladie psychiatrique, 7 % un cancer, 7 % une maladie respiratoire, 16 % sont traitées pour risque vasculaire, 15 % ont un traitement psychotrope…

À toutes ces maladies typiquement digestives, combien pouvons-nous rajouter aux statistiques ?

Car si la plupart des malades des intestins sont pris en charge pour d’autres pathologies, à l’inverse de nombreux malades souffrant de diverses pathologies ont des problèmes digestifs mais consultent plus pour le problème qui leur semble le plus important et qui est pour eux le plus invalidant, car ils ne font pas le lien entre tous leurs problèmes de santé. La médecine nous ayant effectivement appris à diviser notre corps en morceaux. La neuroscience des intestins montre de plus en plus l’importance du microbiote intestinal dans bon nombre de pathologies, des maladies neurodégénératives aux troubles psychiatriques, de la fibromyalgie à l’autisme… (R)

Les maladies digestives ont des origines multifactorielles, à la fois génétiques et environnementales.

Dans ces pathologies, une révision de l’hygiène alimentaire est primordiale, après l’éviction du gluten, des produits laitiers, des produits industriels, du sucre, l’élimination des FODMAPS est aussi très souvent pratiquée.

Bienfait du régime sans FODMAPS

Une méta-analyse de 2017 a fourni des preuves de haut niveau de l’efficacité d’un régime faible en  FODMAP chez les patients atteints du syndrome de l’intestin irritable par rapport aux consignes alimentaires habituelles. (R)

Les FODMAP

Le terme FODMAP nous vient de l’anglais « Fermentable Oligo-, Di-, Mono-saccharides And Polyols”.

Ce sont des hydrates de carbone à chaîne courte qui sont peu absorbés par l’intestin grêle.

On y trouve:

Les oligo-saccharides : fructanes et galactanes

L’intestin grêle ne digère ni les fructanes, ni les galactanes; ils se retrouvent à 99% dans le côlon.

Les fructanes (FOS):

Artichaut, Épeautre, Ail, Poireau (manger aussi le vert diminue la teneur), Oignon, Oignon de printemps (Partie blanche), Inulin, Betterave, Échalotes, Blé, Seigle, Orge, Kamut, Champignons,  Noix de cajou, Pistaches, Asperges, Broccoli , Choux de Bruxelles, Chou de Savoie, Fenouil, Topinambour, Amandes, Noisettes, Pastèque, Pêches, Nectarines, Grenades, Pamplemousse, Abricots, Groseilles, Prunes noires, Pruneaux, figues, dattes, Racine de Chicorée, Pois mange-tout, Gombo, Citrouille Butternut, Amarante,  kaki, tamarillo, manioc, feuille de pissenlit, Suppléments prébiotiques FOS

Les galactanes

Légumineuses, pois, lait de soja, manioc, pois mange-tout, noisettes,  noix de cajou, racine de yucca, betterave, brocoli, fenouil, laitue

Les disaccharides tel le lactose

Difficile de savoir combien de personnes sont intolérantes au lactose mais en France, celle-ci toucherait 17% de la population. (R)

L’enzyme qui permet de digérer le lactose, la lactase, est produite au niveau des villosités intestinales alors si vous avez une maladie cœliaque ou une sensibilité au gluten qui détruit les villosités alors vous ne produisez plus de lactase.

Vous pouvez souffrir de ces deux (ou bien plus) intolérances mais il se peut aussi qu’après une période sans gluten vous puissiez supporter le lait.

Plus généralement, un régime strict sans gluten peut améliorer votre tolérance concernant toutes les autres sensibilités. Il est donc intéressant de tenter d’abord cette éviction avant de poursuivre plus loin les expériences mais en général cela reste insuffisant. (R)

Si l’intolérance au lactose est connue, l’intolérance aux protéines de lait est beaucoup plus ignorée.

Le lait fait partie des plus grands allergènes avec le gluten, les crustacés, l’oeuf, le céleri, le sésame, les arachides, le soja, les fruits à coques, la moutarde, le lupin

Lait, beurre (vous pouvez faire du ghee) , yaourt, fromage frais, glace, crème

Les monosaccharides tel le fructose.

Afin d’être absorbé le fructose a besoin de glucose ; en excès le fructose sera mal absorbé chez tous et ce même si l’on ne souffre pas de troubles digestifs.

Il existe aussi l’intolérance au fructose qui est une déficience en enzyme hépatique (génétique), plutôt rare, et la malabsorption du fructose due à un déficit en transporteur du fructose (génétique ou fonctionnelle) dans les entérocytes, beaucoup plus fréquente et en augmentation, elle toucherait au moins une personne sur trois.

La malabsorption du fructose est considérée comme une réponse physiologique normale mais les méfaits sont accentués chez les personnes sensibles, celles qui souffrent de prolifération microbienne de l’intestin grêle.

Les problèmes advenant avec la quantité de fructose absorbée, d’une personne à l’autre et même d’une période à l’autre. C’est pourquoi je dis toujours qu’il n’y a sans doute pas une alimentation valable pour tous et à chaque instant de notre vie.

Des tests respiratoires de charge,  montrent que 53% de la population aura déjà des difficultés avec 25g de fructose et 73% avec 50g mais les symptômes peuvent subvenir avec seulement 5 grammes

La malabsorption du fructose est considérée comme une réponse physiologique normale mais les méfaits sont accentués chez les personnes sensibles, celles qui souffrent de prolifération microbienne de l’intestin grêle. (R)(R)(R)

La malabsorption du fructose représente toute situation dans laquelle le fructose libre est disponible pour être fermenté par les bactéries de l’intestin avant qu’il puisse être absorbé à travers la muqueuse de l’intestin grêle. On ne devrait donc pas consommer les fruits sous forme de jus. (R)

Les conséquences de la malabsorption comprennent :

– Une charge osmotique croissante, c’est à dire que l’eau du corps est attirée dans l’intestin, entraînant ballonements et inconfort

– Nourriture facile d’accès pour une fermentation microbienne rapide, ce qui va favoriser la formation de biofilms. Un biofilm est un groupe de micro-organismes dans lequel les cellules se collent les unes aux autres sur la muqueuse , augmentant leur adhérence et résistance.

– Modification de la motilité gastro-intestinale et de la flore intestinale

Ces effets sont additifs avec d’autres glucides peu absorbés à chaîne courte tels que le sorbitol.

Clairement le fructose aggrave la prolifération microbienne de l’intestin grêle et vice-versa, entretenant un véritable cercle vicieux.

L’université Monash en Australie, grand spécialiste du sujet des FODMAPS puisque cette approche date de 2005 et nous vient de Sue Shepard, nutritionniste australienne, précise que les recherches montrent que l’ajout de glucose pour rééquilibrer la balance fructose/glucose n’améliorent pas les symptômes et que celui-ci ne fait aucune différence pour les fructanes.
Cela augmente seulement votre consommation globale de sucre, ce qui n’est pas une bonne idée, notamment avec la candidose qui envahit de plus en plus de monde. Choisissez simplement des aliments à teneur réduite en fructose comme solutions de rechange. (R)

Les fruits avec excès de fructose (les premiers étant les moins équilibrés) :

Miel, Pommes, Poires, Mangues, Mandarine,  Pêches, Cerises, Figues mais tous les fruits séchés, Orange, Melon, Pastèques, Raisins, Goyaves (non mûres), Banane, Papaye, Litchi, Ananas, Coing, les baies en grande quantité, Sirop d’érable, Sirop de maïs à haute teneur en fructose, Vins doux, tous les jus de fruits et surtout en concentré (l’eau reste la meilleure boisson)

Comme quoi les dictons ne sont pas toujours des valeurs sûres, je pense à celui-ci « Une pomme par jour éloigne le médecin » De plus la pomme contient une grande quantité d’arabinose, le sucre préféré du candida.

L’intolérance au fructose peut entraîner celle aux fructanes puisqu’ils sont un assemblage fructose-fructose, mais certains légumes ou aliments sont aussi riches en fructose : Artichaut, Asperges, Topinambours, Pois sucré, Orge, Chocolat, Oignons, Farine blanche, Pâtes alimentaires, Pain blanc

Cuire les fruits diminue leur teneur en fructose et plus généralement la cuisson améliore la digestibilité des légumes et leur quantité de lectines.

Et les alcools du sucre dits polyols :

Au moins 70% des polyols ne sont pas absorbés chez des individus en bonne santé. Le glucose n’améliore pas leur absorption et le fructose l’aggrave. (R)

La prolifération microbienne de l’intestin grêle est une maladie chronique et la pratique montre que l’utilisation d’antibiotiques peut donner des résultats, mais le problème fini en général par revenir. On voit ici que limiter drastiquement sa consommation de fructose et polyols serait sans doute une bien meilleure approche ou alors utiliser les deux en même temps. Avec le grand risque de créer des résistances et d’aggraver la candidose.

Pommes, Abricots, Mûres, Cerises, Poires, Nectarines, Prunes, Pruneaux, Litchis, Pastèque, Avocat, Cassis, Melon, Mûres, Noix de coco, Chou-fleur, Brocoli, Céleri, Champignons, Pois mange-tout, Maïs sucré, Patate douce, Édulcorants (Xylitol, Sorbitol, Mannitol, Isomalt , Maltitol)
(R)

Un régime riche en prébiotiques notamment fructanes et galactanes est considéré comme un régime sain pour la population générale. Les fibres prébiotiques favorisent un équilibre sain des bactéries intestinales, ce qui peut favoriser la digestion, l’absorption des minéraux et la fonction du système immunitaire et beaucoup d’autres bienfaits. J’en parlais déjà dans mon article sur la diète cétogène verte.

Pour ceux qui ne trouvent pas soulagement, comme pour le régime sans FODMAP, une étude de 2017 a constaté que les personnes ayant suivi le régime d’éviction guidés par les tests d’activation des leucocytes comme l’Alcat test, se sont bien mieux portées dans l’ensemble et en termes de gravité des symptômes que celles qui ont suivi un régime usuellement conseillé. (R)

Pour certains, l’une ou l’autre approche pourrait donner de bons résultats, pour d’autres une combinaison des deux, voire une combinaison avec d’autres approches comme j’ai dû le faire.

Comment procéder?

Le régime limité en FODMAP doit être pratiqué sur une période de 6 à 8 semaines, il aide à réduire les bactéries opportunistes dans votre intesin grêle. Le régime strict n’est pas conseillé sur le long terme car cela altère la diversité et qualité du microbiote colonique.(R) (R)

Les fibres prébiotiques favorisent un équilibre sain des bactéries intestinales, ce qui peut favoriser la digestion, l’absorption des minéraux et la fonction du système immunitaire et beaucoup d’autres bienfaits. J’en parlais déjà dans mon article sur la diète cétogène verte.

Lors de cette éviction il est possible d’avoir des réactions de détoxication, nommées aussi crises de guérison ou réaction d’Herxeimer. Lisez cet article pour mieux comprendre

Pour les plus malades, je pense que la progression est importante afin d’éviter des effets secondaires des changements trop violents. Cette vidéo pourrait vous éclairer

Après cette période, vous allez pouvoir réintroduire un à un de petites quantités d’abord.

Il se peut aussi que vous n’obteniez pas les résultats attendus car les maladies digestives sont complexes et plusieurs autres éléments peuvent entretenir les symptômes digestifs ou extra-digestifs comme par exemple les lectines dont je parlais plus haut ou les salicylates, les oxalates etc.

Un aliment pauvre en FODMAP ne vous convient pas forcément. J’ai pu observer une erreur fréquente chez les malades qui passent d’un régime à l’autre, ou d’un protocole à l’autre alors que c’est souvent un assemblage qui convient. 

Vous l’aurez compris, la tolérance dépend de chacun, je vous invite à tenir un journal quotidien des aliments ingérés et de vos symptômes ainsi après quelques semaines vous pourrez faire des recoupements et obtenir des informations toutes personnelles.

Pratiquer la rotation est un concept qui permet d’éviter de surcharger toujours avec les mêmes aliments, cela évite de toujours nourrir les mêmes micro-organismes ainsi ils ne prennent pas le dessus, ce qui signifie aussi que vous serez moins sujet à l’hyperphagie (sur-alimentation). Un aliment ne devrait pas être consommé plus d’une fois tous les 5 jours et parfois le mieux est de pratiquer une rotation plus longue. Si vous manger du riz le lundi alors au moins ne pas en consommer à nouveau avant le vendredi. Pour certains aliments mieux vaut une rotation plus longue, sur une dizaine de jours ou même plus.

Manger le plus simple possible. Nous avons tendance à vouloir de la variété dans une même assiette alors que cela alourdit la digestion. Ainsi, différents micro-organismes sont nourris et ils se mènent une guerre pour leur territoire, ce qui n’est évidemment pas sans effet sur nos intestins.

La frugalité est aussi notre amie. Dans l’ensemble, je pense que nous dépassons presqu’en permanence nos besoins réels. Plus nous nourrissons les pathogènes avec des aliments  délétères, plus ils réclament et moins il en reste pour nous.

Gwénola Le Dref

Suite à la lecture de cet article, plusieurs actions possibles. Vous pouvez continuer d’apprendre et poursuivre la lecture du site, vous trouverez la liste de tous les articles en suivant ce lien Ou vous pouvez ci-dessous, vous inscrire aux courriels de Pour que la roue tourne et recevoir une série d’emails.

Peut-être avez-vous besoin d’un soutien plus personnalisé, je vous propose des consultations

Si vous avez besoin de croire qu’une démarche de révision de votre hygiène de vie et alimentaire peut grandement soutenir votre santé ou de retrouver l’espoir, vous pouvez vous procurer l’un ou mes livres

Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

Nous pouvons aussi être en contact sur Facebook où je publie régulièrement différents articles.


    

Intolérance aux levures suite aux vaccins hépatite B ou papillomavirus

Tous les vaccins peuvent donner des effets secondaires mais deux d’entre eux semblent faire le plus de victimes. Vous l’avez peut-être remarqué vous aussi, les vaccins qui semblent donner le plus d’effets secondaires sont le vaccin anti-hépatite B (ceux le contenant aussi) et celui contre le papillomavirus.

Les levures

Mon histoire médicale personnelle m’a poussée à m’intéresser conjointement tant à l’aluminium des vaccins qu’aux levures et plus particulièrement la candidose.

Une autre levure, la Saccharomyces cerevisiae est utilisée depuis l’Antiquité pour la fabrication de boissons fermentées, telles que le kéfir, la bière ou le vin ou encore en boulangerie. Elle se trouve sur certains fruits, ainsi ils fermentent naturellement. Cette levure est aussi utilisée en complément alimentaire. Saccharomyces cerevisiae était considérée comme une levure sans danger pour l’homme mais de nouvelles études montrent qu’elle peut être un agent pathogène opportuniste pour l’homme. (R)

Cette levure ferait partie de la flore intestinale chez 6% de la population mais en consommant des produits fermentés, l’introduction dans les intestins est permanente. (R) Notons que l’incidence des infections fongiques ne cessent d’augmenter. (R)(R) Même si cette cause reste ignorée chez les malades chroniques.

Vaccins anti-hépatite B et papillomavirus

Pourquoi parler de vaccins et de levures conjointement ?

Parce que les deux vaccins cités ont la particularité de contenir des levures génétiquement modifiées, du type Saccharomyces cerevisiae. Depuis plusieurs années, je pense qu’il y a un lien entre les vaccins, la candidose, les intolérances et j’en ai déjà parlé dans certains articles mais je n’ai encore jamais trouvé d’articles sur le sujet qui pourraient venir faire référence pour étayer ma théorie mais il y a quelques jours une personne m’a envoyé un article de Tetyana Obukhanych, docteur en immunologie, qui traite exactement de ces liens.

La vaccination permet de préparer le système immunitaire à une possible future invasion de pathogènes, tel que le virus de l’hépatite B ou le papillomavirus. Mais de ce fait, on ne prépare pas le corps seulement aux virus mais aussi aux levures contenues dans les vaccins (ou autre élément d’ailleurs, comme l’œuf par exemple). Dans certains vaccins anti-hépatite B, il y a même potentiellement 1000 fois plus d’antigène de levure (5 mg) que d’antigène viral réel de l’hépatite B (5 mcg).

 Si le vaccin recombinant contre l’hépatite B à base de levure n’a visiblement pas augmenté les réactions allergiques de type IgE (celles testées chez les allergologues) Tetyanah Obukhanych explique qu’un nouveau type d’allergie alimentaire, non médiée par les anticorps (IgE) mais utilisant un mécanisme à médiation cellulaire de type TH2, entraîne des allergies alimentaires gastrointestinales (GIFA en anglais). Elle a commencé à s’intéresser au sujet lorsqu’elle a découvert les constituants des vaccins, des années après la fin de sa formation de médecin (cette part n’étant pas un sujet traité) elle s’est rendu compte que ces douleurs gastrointestinales provenaient possiblement d’une immunisation à la levure Saccharomyces cerevisiae. En supprimant les levures de son alimentation, les douleurs disparaissent.

Ces nouvelles formes d’allergies ne sont pas prises en compte dans l’évaluation de la sécurité des vaccins, les anciennes études sont donc obsolètes.

Ces allergies sont de plus en plus fréquentes, notamment chez les enfants et l’atteinte n’est pas uniquement digestive.

Les symptômes digestifs les plus fréquents sont le transit accéléré ou ralenti, diarrhée ou constipation ou alternance, le reflux gastro-œsophagien, des vomissements, une vidange gastrique retardée, ou le fameux syndrome du côlon irritable.

Les symptômes extra-digestifs sont aussi nombreux tels que fatigue, aphtes, douleurs articulaires ou hypermobilité ; perturbation du sommeil, sueurs nocturnes, maux de tête ou énurésie. Et la liste peut s’allonger. (R)

En vaccinant les bébés avec des vaccins recombinants, théoriquement, on les prépare à réagir aux levures lorsqu’on introduit une alimentation solide, ce qui pourra alors produire des douleurs abdominales et des changements de comportements.

L’intolérance à la caséine, protéine des produits laitiers, elle aussi de plus en plus fréquente, pourrait aussi être liée aux vaccins, certaines contaminations ayant été détectées suite aux chocs anaphylactiques survenus chez des enfants allergiques au lait de vache. (R)

Les tests habituellement utilisés, examinant les anticorps, ne sont pas en mesure de détecter ce genre de réaction allergique mais l’Alcat test contrôle justement les réactions cellulaires.

Si à ces faits, vous ajoutez que :

« Face à une candidose systémique, pour accélérer les cultures afin de décider du meilleur traitement, les biologistes utilisent des plaques en aluminium. » Extrait de VIVANTE Je vous laisse imaginer ce que peut donner ce mélange dans le corps de nos enfants. On immunise contre des levures qui en réponse pourraient devenir virulentes et on ajoute aussi de l’aluminium, neurotoxique pour nous mais qui accélère la prolifération des levures.

Il serait temps de cesser ces jeux d’apprentis sorciers.

Et comme conclue le Docteur Tetyana Obukhanych : « Il est temps que nous reconnaissions la cause de la détresse gastro-intestinale actuelle dans la population pédiatrique et que nous y mettions un terme. »

Gwénola Le Dref

Suite à la lecture de cet article, plusieurs actions possibles. Vous pouvez continuer d’apprendre et poursuivre la lecture du site, vous trouverez la liste de tous les articles en suivant ce lien Ou vous pouvez ci-dessous, vous inscrire aux courriels de Pour que la roue tourne et recevoir une série d’emails.

Peut-être avez-vous besoin d’un soutien plus personnalisé, je vous propose des consultations

Si vous avez besoin de croire qu’une démarche de révision de votre hygiène de vie et alimentaire peut grandement soutenir votre santé ou de retrouver l’espoir, vous pouvez vous procurer l’un ou mes livres

Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

Nous pouvons aussi être en contact sur Facebook où je publie régulièrement différents articles.

Les bactéries du microbiote liées à la personnalité

En psychologie, tempérament et caractère forgent la personnalité. Il est considéré que le tempérament a une forte base génétique, qu’il est automatique et qu’il est stable dans le temps alors que le caractère est guidé par les expériences de vie.

Notre personnalité dicte notre vie toute entière, professionnelle, familiale, amoureuse ou amicale, notre façon de voir le monde, notre santé. Elle est aussi guidée par notre environnement, notre éducation, notre histoire de vie mais aujourd’hui une étude de l’université d’Oxford montre que notre personnalité dépend aussi grandement de notre microbiote.

J’avoue que je suis ravie que des études apparaissent sur l’effet du microbiote sur le comportement  des humains et pas seulement ceux ayant des soucis neuropsychiques mais aussi les personnes en bonne santé. En effet, je reste convaincue que la sauvegarde de l’être humain se situe dans son ventre. Mon second ouvrage « Vivante Grâce au Ciel ou à la Science ? » pourrait peut-être vous donner envie d’expérimenter. car l’être humain a réellement de l’herbe sous le pied.

Les études les plus convaincantes sont celles qui montrent qu’avec une transplantation fécale on peut changer le comportement chez des souris. Transférer le microbiote d’une souris agressive vers une souris docile, rend cette dernière, elle aussi agressive et vice-versa. Une étude humaine récente a fait état d’une amélioration des symptômes psychiatriques après une transplantation de microbiote fécal chez des patients souffrant de maladies gastro-intestinales. Pas si étonnant quand on connaît le taux de comorbidité entre troubles neuropsychiatriques et problèmes digestifs et intestinaux.

De plus en plus de recherches sont faites sur le lien entre flore intestinale et troubles neuropsychiatriques mais dans cette étude, le Dr Johnson montre comment dans la population générale la variation des types de bactéries vivant dans l’intestin peut être liée à la personnalité.

 C’est la première étude qui montre que la sociabilité est liée à la diversité du microbiote et à la présence de certaines bactéries, alors que l’anxiété et le stress sont associés à une diversité réduite.

Plusieurs mécanismes entrent certainement en jeu, la communication par le nerf vague, ou via le système immunitaire ou endocrinien. Les micro-organismes agissent sur la production des neurotransmetteurs, l’inflammation, les hormones, la production d’acides gras à chaînes courtes ou de vitamines. Le déséquilibre de la flore intestinale peut surstimuler l’axe hypothalamo-pituitaire-surrénalien qui régule la réponse au stress.

Des méta-analyses montrent l’impact du microbiote sur le système nerveux central. La prise de probiotiques a un effet sur les émotions, y compris chez les personnes en bonne santé. Les prébiotiques font baisser le cortisol, marqueur du stress.

La sociabilité était positivement liée à une abondance accrue en Akkermansia, Lactococcus ou Oscillospira, et négativement à l’abondance de Desulfovibrio et Sutterella. D’autres études avaient justement mis en évidence une moindre abondance de ces genres dans l’autisme. L’une des analyses de mon microbiote faite chez The American Gut Project, dévoilait un fort pourcentage d’Akkermansia, 26,9%. Au moment de cette analyse, je suivais une alimentation du type diète cétogène verte. Deux ans plus tard, lors d’une autre analyse faite cette fois chez Ubiome (désolée, je n’ai pas retrouvé les résultats pour l’instant) alors que j’avais une alimentation plus variée, les Akkermansia représentait 9% et les firmicutes étaient beaucoup plus nombreux. Sans présupposer de a qualité de l’une ou l’autre de ces flores, je peux dire qu’il n’y a pas de meilleure façon que l’alimentation pour faire changer la flore intestinale et aussi que je connais le pouvoir de celle-ci sur le mental, l’humeur, les émotions, et beaucoup d’autres choses.

Dans l’étude du Dr Johnson, la tendance névrotique était liée à l’abondance du genre Corynebacterium et Streptococcus. Visionnez les tableaux dans l’étude

Cette étude montre aussi que la nutrition dans l’enfance a une influence sur le long terme et sur la vie d’adulte, que les voyages augmentent la diversité, que les personnes qui s’aventurent à goûter différents mets ont une flore plus riche, que les probiotiques et prébiotiques naturels entretiennent aussi la variété, par contre les compléments en probiotiques n’ont pas cette capacité.

Cependant, l’ouverture d’esprit, la convivialité, la conscience corrélaient avec une moins grande diversité. La mauvaise qualité du sommeil était aussi liée à une moindre diversité, corroborant la relation entre le microbiote et le rythme circadien. Quelque chose que j’ai souvent expérimenté ; si je fais vraiment très attention d’avoir l’alimentation ciblée qui me convient le mieux, mon rythme se cale naturellement à celui de la nature, du soleil.

D’autres recherches montrent que le contact social détermine le microbiote et que les membres d’une même famille partagent une flore intestinale similaire.

Finalement, cette étude suggère que la personnalité humaine varie avec la composition du microbiote.

Le stress, l’éloignement de la nature, les échanges sociaux réduits, les antibiotiques, l’aseptisation, le manque de fibres alimentaires, les additifs et l’alimentation moderne etc. influencent la dysbiose intestinale qui agit sur nos comportements et notre façon de voir le monde. Puisque les interactions entre le microbiote et les comportements sont bidirectionnelles, nous devrions entretenir un cercle vertueux et cultiver notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Stress post traumatique et alimentation

Après la transcription d’un discours de Joe Dispenza sur les pouvoirs de l’esprit pour guérir les mémoires traumatiques, je reste sur le trauma et les possibilités de résilience.

L’axe cerveau-intestins fait l’objet de plus en plus d’attention et d’études et aujourd’hui l’on sait que la communication est bidirectionnelle, le microbiote influence les émotions, la résistance au stress, la douleur et la communication neuronale et à son tour, via le système nerveux central, le cerveau peut modifier la flore intestinale. (R)

Cette communication est utilisée dans les soins des troubles gastro-intestinaux et psychiatriques, comme les maladies inflammatoires de l’intestin (MICI), la sclérose en plaques, la dépression ou encore le syndrome de stress post-traumatique (SSPT). (R)

Stress Post-Traumatique

Dans le syndrome de stress post-traumatique on observe un dysfonctionnement du système immunitaire et de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et des études faites chez des rongeurs montrent que la période la plus critique est celle précédent ou suivant la naissance.

Ces études montrent que les micro-organismes des intestins, notamment via les neurotransmetteurs, régulent le métabolisme, le système endocrinien, immunitaire ou nerveux et un déséquilibre de la flore intestinale en début de vie prédisposerait à l’émergence du syndrome de stress post-traumatique.

Comme dans la dépression ou les troubles psychiques, on retrouve chez les adultes ayant subi des traumatismes dans l’enfance, des hauts taux de marqueurs de l’inflammation et un faible taux de cortisol.

Les traumas en début de vie laisseraient plus particulièrement une trace sur l’immunité intestinale ainsi que sur le système nerveux.

La tendre enfance et son microbiote devrait être protégés et chéris afin de prévenir différents troubles à l’âge adulte mais hélas, les enfants qui subissent du stress très tôt dans leur vie sont nombreux et cela représente même un problème de santé public. (R)

Quand on entend le mot stress, on pense tout de suite aux traumatismes psychologiques et émotionnels qui peuvent avoir été désastreux, mais si on ajoute à ces évènements douloureux de la vie des stresseurs physiques, chimiques ou biologiques, comme les toxiques en général (aluminium des vaccins, mercure dentaire, cadmium des cigarettes, additifs alimentaires, pesticides, ondes, chlore dans l’eau etc. etc.) alors on peut aisément comprendre comment et pourquoi nous faisons face à une épidémie de maladies chroniques.

Stress et métabolisme vont main dans la main.

Le stress subi en péri-natal ou post-natal modifie aussi les réactions émotionnelles, l’horloge interne et même la structure du cerveau.

Les glucocortocoïdes produit par le corps lorsque le système nerveux est en mode défense (réponse « combattre ou fuir »), stimulent l’appétit, perturbent les taux d’insuline et de leptine et finalement augmente la prise de poids et crée un tableau propice au syndrome métabolique. (R)

La ghréline, l’hormone clé de la faim, régule l’apport alimentaire et l’équilibre énergétique. Une résistance à la ghréline et une forte anxiété sont des caractéristiques communes de l’obésité et du stress post-traumatique. (R)

Résilience et restriction calorique

Le système de la ghréline affecte l’extinction de la mémoire de la peur traumatique dans un modèle de souris avec stress post-traumatique. Il est intéressant de noter que la restriction calorique inverse la résistance à la ghréline et diminue l’anxiété chez les rongeurs. (R)

La restriction énergétique module l’expression du BDNF, un facteur de croissance neuronale ; une molécule qui aide à stimuler et à contrôler la neurogenèse. Ceci suggère qu’en contrôlant l’apport alimentaire on pourrait améliorer la fonction cérébrale et la résistance aux maladies neurodégénératives.

Ma propre expérience fait que je suis convaincue des capacités fabuleuses de l’alimentation et de la grande influence du microbiote sur qui nous sommes. Voici un petit passage  de « VIVANTE Grâce au Ciel ou à la Science ? »  qui parle du lien entre l’alimentation et la mémoire traumatique.

« Comme si des aliments réveillaient des souvenirs émotionnels que ma démarche m’avait permis de mettre de côté et que je pouvais revisiter. Nous savons aujourd’hui que tous les systèmes corporels sont étroitement liés, la psycho-neuro-endocrino-immunologie, discipline récente, le montre. Si, comme le montrent les dernières avancées scientifiques, les pensées créent notre réalité et sont le langage du cerveau, le corps emmagasine les émotions qui à leur tour agissent sur nos pensées. Notre constitution biologique détermine bien plus notre façon de penser le monde que nous l’imaginons. »

Telle que le dit si bien l’expression, la peur est bien au ventre.