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Une femme de 82 ans atteinte de démence retrouve la mémoire après avoir changé de régime alimentaire

Récemment, une femme de 82 ans qui souffrait de démence et qui ne reconnaissais pas son propre fils a miraculeusement retrouvé la mémoire après avoir modifié son alimentation.

Sylvia avait perdu la mémoire et une partie de son esprit, elle avait même téléphoné à la police pour accuser l’infirmière qui s’occupait d’elle de kidnapping.

Un changement de régime alimentaire, qui comprenait de grandes quantités de myrtilles et de noix, s’est avéré avoir un impact important sur l’état de Sylvia, puisque ses recettes sont maintenant partagées par la Société Alzheimer.


Sylvia a également commencé à incorporer d’autres aliments santé, comme le brocoli, le chou frisé, les épinards, les graines de tournesol, le thé vert, l’avoine, les patates douces et même le chocolat noir avec un pourcentage élevé de cacao. Tous ces aliments sont connus pour être bénéfiques pour la santé du cerveau.
Mark, le fils de Sylvia, après avoir examiné les recherches montrant que les taux de démence sont beaucoup plus faibles dans les pays méditerranéens a décidé de changer une grande partie des habitudes alimentaires de la famille.

Mark témoigne : « Dans certains pays, la maladie d’Alzheimer est pratiquement inconnue en raison de leur régime alimentaire. Tout le monde connaît les poissons, mais il y a aussi les myrtilles, les fraises, les noix du Brésil et les noix, qui ont apparemment la forme d’un cerveau pour nous donner un signe qu’ils sont bons pour le cerveau. » « J’ai aussi fait des exercices cognitifs avec ma mère, comme des puzzles, des mots croisés et des rencontres avec des gens en situation sociale, Sylvia faisait aussi de l’exercice en utilisant un appareil de pédalage adapté à sa chaise. »

Mark a dit : « Ce n’était pas un miracle du jour au lendemain, mais après quelques mois, elle a commencé à se souvenir de choses comme les anniversaires et elle redevenait elle-même, plus alerte, plus engagée…
« Les gens pensent qu’une fois qu’on a un diagnostic, la vie est finie. Vous aurez de bons et de mauvais jours, mais ce n’est pas forcément la fin. Pour une femme de 82 ans, elle s’en sort très bien, elle a l’air 10 ans plus jeune et si vous la rencontriez, vous ne sauriez pas qu’elle a vécu tout cela. Elle avait besoin d’aide pour toutes sortes de choses, maintenant elle est en train de changer les choses. Nous vivons jusqu’à un âge avancé dans ce pays, mais nous ne vivons pas nécessairement en meilleure santé. »(R)

Cette histoire montre à quel point notre corps est résilient si on lui donne le bon environnement. La plupart de ces types de maladies sont souvent liées à l’alimentation, ce qui signifie qu’elles peuvent en fait être inversées par une alimentation adéquate. Bien sûr, certaines d’entre elles sont génétiques et vous êtes peut-être porteur du gène, mais ce n’est pas une garantie qu’il deviendra actif, il y a des choses que vous pouvez faire pour minimiser le risque. Notre santé est notre plus grande richesse. Nous devons nous rendre compte que nous avons notre mot à dire dans notre vie et dans notre destin.

J’ai déjà abordé le lien avec l’aluminium et il est donc important de limiter l’exposition mais avoir une alimentation la plus adéquate possible peut vraiment aider.

L’impact de l’inflammation intestinale sur les troubles neurocognitifs est aujourd’hui bien connu et admis, et l’intolérance au gluten et aux produits laitiers touchent de plus en plus de monde. L’axe intestin-cerveau fait l’objet de nombreuses recherches et il n’y a plus de doute que réduire la dysbiose intestinale aide au bon fonctionnement cérébral.(R)

Nous savons aujourd’hui que le syndrome métabolique augmente les risques de souffrir de troubles neurologiques et on y retrouve notamment une élévation du taux de sucre sanguin et une résistance à l’insuline qui empêche les cellules d’obtenir le glucose nécessaire à leur fonctionnement. Le syndrome métabolique étant lui-même le résultat d’une surcharge inflammatoire.

Les données actuelles appuient l’idée que l’inflammation périphérique chronique dépendante des allergies modifie l’état inflammatoire du cerveau et influence le fonctionnement (phosphorylation) d’une protéine liée à la maladie d’Alzheimer, ce qui indique que l’allergie peut être un autre facteur à considérer pour le développement et/ou la progression des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. (R)

De plus en plus de chercheurs parlent du lien entre la consommation de sucre et la maladie d’Alzheimer, la qualifiant parfois de diabète de type 3. D’ailleurs, le diabète de type 2 a été associé a une incidence plus importante de maladie d’Alzheimer. Une étude chez la souris a montré que la consommation de sucre augmentait les taux d’Apoe (gène prédisposant à la maladie) et accélérait l’agrégation des protéines amyloïdes-β dans le cerveau. (R) Tous deux mis en cause par de nombreuses recherches.

D’ailleurs, certaines recherches ont montré que les tissus du système nerveux central et du cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer contiennent des cellules fongiques. (R) La candidose s’épanouit d’autant plus que l’on consomme de produits sucrés. Sur ce sujet, vous pourriez être intéressé par cet article, celui-ci, ou celui-là, ou encore celui-ci et un dernier.

Et ce n’est pas seulement le cas pour la maladie d’Alzheimer. Récemment, une recherche suggère que les enfants autistes peuvent naître déjà colonisés par des champignons, alors qu’une « aspergillose silencieuse » pourrait contribuer ou même être une cause majeure de troubles neurodéveloppementaux dans la petite enfance. (R)

Si la consommation de sucre est une cause évidente de résistance à l’insuline, une étude récente a montré qu’il y a aussi une corrélation avec les sucres testés positifs par l’Alcat test. La positivité au test ALCAT d’un des sucres testés (fructose, canne à sucre et betterave sucrière) indique, chez la majorité des sujets, la présence d’une mutation du gène TCF7L2 qui joue un rôle clé dans le développement des îlots de Langerhans (cellule du foie qui régule la glycémie) et pourrait contribuer à la prévention et au traitement de la résistance à l’insuline. (R)

En ce moment, vous pouvez profiter d’une réduction de 10 à 15% sur différents panels tests, en suivant ce lien.

En ce qui me concerne, j’ai pu vérifier cette information ; j’ai bien des mutations aussi sur ce gène et le test Alcat fait en début d’année, comme celui de 1998, montre une intolérance au sucre de betterave. D’ailleurs, plusieurs aliments testés positifs en 98 le sont encore cette année, comme l’amande, la carotte, le poivron et plusieurs autres. Ce qui laisse penser qu’il y a bien une part de génétique qui sous-tend les intolérances et pas seulement une dysbiose intestinale. La génétique, contrairement à l’idée générale, n’étant pas cependant une fatalité mais bien « juste » une tendance. Nous sommes souvent malade par méconnaissance de notre propre fonctionnement. Comme le disait Léonard de Vinci :  » La vitalité et la beauté sont des dons de la nature destinés à ceux qui suivent ses lois.  » Une citation que je reprends dans mon livre  » Vivante Grâce au Ciel ou à la Science? « , récit de voyage au cœur de la nature norvégienne authentique et au plus profond de notre être.

Les différents aliments dont a fait usage le fils de Sylvia sont classés parmi les anti-oxidants et on sait aujourd’hui que le stress oxydatif est à l’origine de nombreuses maladies, notamment toutes les maladies neurodégénératives.(R)

Certaines études montrent que l’alimentation joue un rôle plus grand que la génétique et les régime d’Okinawa par exemple semble retarder l’apparition des maladies liées à la vieillesse. Au Japon, ils ne consomment ni gluten, ni produits laitiers, beaucoup moins de protéines animales que dans les pays occidentaux, plus de poissons et comme dans le régime crétois, plus de légumes et dans l’ensemble, aussi moins de calories.(R)

La science montre que la restriction calorique apporte des bienfaits.

L’huile de noix de coco semble améliorer les capacités cognitives des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, avec une intensité différente selon le domaine cognitif. L’huile de coco est aussi une alternative intéressante au beurre.(R) Cependant, le beurre clarifié qui ne contient plus ni caséine, ni lactose peut apporter des éléments intéressants comme par exemple la vitamine A.

Des études ont montré que les microorganismes présents dans notre intestin peuvent affecter notre risque de maladies neurodégénératives en envoyant des messages à notre cerveau lorsque survient une dysbiose intestinale (déséquilibre de notre flore intestinale). Notamment, le microbiote des malades d’Alzheimer montrent une faible production de butyrate, un acide gras à chaîne courte qui nourrit les colonocytes et a un effet anti-inflammatoire. Le butyrate est produit par certains micro-organismes dans le colon par fermentation des fibres.(R)(R) Vous pouvez trouver plus d’informations sur ce point dans mon article sur une diète cétogène verte.

La prise de probiotiques pourraient aussi être bénéfique ainsi que la stimulation du nerf vague.

Certaines études suggèrent que l’amélioration de l’alimentation peut entraîner des changements bénéfiques sur notre santé à long terme et réduire la détérioration neurologique.(R) L’espoir reste donc permis, non seulement de prévenir mais aussi d’inverser la progression de la maladie.

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angoisse et stimulation du nerf vague

L’axe intestins-cerveau : le nerf vague

Le système nerveux autonome s’occupe de toutes les tâches automatiques de notre corps. Il y a le système nerveux sympathique qui est l’accélérateur et le parasympathique, le frein. Le parasympathique, s’occupe du repos et de la digestion, la réparation alors que le système sympathique est pour l’activité, il est le maître de la réponse combattre ou fuir.

Le système nerveux entérique est parfois intégré dans le système nerveux autonome ou comme une entité séparée, mais dans les faits ils sont intimement reliés.

Le nerf vague surveille presque la globalité du corps, envoyant des informations sur l’état des organes. Il innerve le cerveau, la colonne vertébrale, la langue, le pharynx, les cordes vocales, les poumons, le cœur, l’estomac, les intestins et les glandes qui produisent des enzymes et des hormones anti-stress (comme l’acétylcholine, la prolactine, la vasopressine, l’oxytocine), il contrôle l’humeur, la fréquence cardiaque, la digestion, la respiration, la réponse immunitaire etc.

Trop de stress, qu’il soit physique, biologique, toxique, chimique, émotionnel ou psychologique agit fortement sur l’activité du nerf vague, le dixième nerf crânien. (R)

Lorsque le système sympathique flambe, le tonus du nerf vague diminue.

80% des messages vont de l’intestin vers le cerveau et le système digestif – directement lié à différentes zones du cerveau par le nerf vague – envoie les messages en millisecondes. (R)

Les facteurs alimentaires, microbiens et inflammatoires modulent l’axe intestin-cerveau et influencent les processus physiologiques allant du métabolisme à la cognition.

Le potentiel du nerf vague

De plus en plus de recherches sont faites sur la stimulation du nerf vague qui augmente son tonus, a des propriétés anti-inflammatoires et permet une communication de type neuro-immune dans l’intestin. (R)

Elle diminue les réactions de type allergique. (R)

L’axe cerveau-intestins devient de plus en plus important comme cible thérapeutique pour les troubles gastro-intestinaux et psychiatriques, comme les maladies inflammatoires de l’intestin, la dépression et le syndrome de stress post-traumatique. (R)(R)(R)

La stimulation du nerf vague dans l’intestin influence les systèmes cérébraux monoaminergiques du tronc cérébral qui jouent un rôle crucial dans les principaux troubles psychiatriques, comme les troubles de l’humeur et d’anxiété. (R) (R) Un système dont j’ai déjà parlé dans un article précédent Gène du guerrier, monoamine oxydase : vers un monde de plus en plus violent ou encore dans cet article Le blocage d’une enzyme en cause dans les addictions

Selon Stephen Porges auteur de « The polyvagal theory » : « Les comportements de balancement et d’oscillation fréquemment observés chez les personnes autistes peuvent refléter une stratégie bio-comportementale naturelle pour stimuler et réguler un système vagal qui ne fonctionne pas efficacement. » Vivant les choses de l’intérieur, je sais que j’ai souvent utilisé différents biocomportements contre l’angoisse, comme fredonner, qui était interpréter comme signe de joie alors que c’était tout l’inverse.

Un nerf vague endommagé ne peut pas envoyer de signaux à vos muscles abdominaux. Cela peut faire en sorte que les aliments restent plus longtemps dans votre estomac, plutôt que de se déplacer normalement dans votre intestin grêle pour y être digérés, ce qui fait partie du complexe reflux gastro-oesophagien RGO.

Le nerf vague est la commande centrale pour le fonctionnement de notre système nerveux parasympathique et utilise l’acétylcholine pour communiquer.

Il est intéressant de noter que le mercure bloque l’action de l’acétylcholine et que c’est l’une des plus grandes pollutions avec 3000 tonnes de mercure répandues chaque année dans l’atmosphère. L’aluminium est reconnu neurotoxique et plus particulièrement pour le système cholinergique. (R) (R) Pas étonnant qu’il soit en lien avec différentes pathologies comme l’Alzheimer, l’autisme, la fibromyalgie, etc.

Le nerf vague peut ne plus réagir aux stimuli, il est alors hypotonique ou au contraire réagir de façon excessive et être hypertonique.

Lorsque le nerf vague est sous-réactif, il entraîne souvent une affection appelée gastroparésie, qui est une complication fréquente et grave du diabète. Les patients souffrant de ce trouble peuvent ressentir des douleurs à l’estomac, des nausées, des brûlures d’estomac, des spasmes et une perte de poids. Les patients dont les nerfs vagaux sont sous-actifs éprouvent souvent de graves problèmes gastro-intestinaux. Les personnes dont le nerf vague est trop actif peuvent s’évanouir.

Tout type de détresse gastro-intestinale peut exercer une pression sur le nerf et l’irriter, une hernie hiatale en étant souvent la cause.

Tout stress, qu’il soit physique, chimique ou psychologique peut enflammer le nerf, ainsi que la fatigue et l’anxiété et l’inverse est vrai, un nerf enflammé génère anxiété, fatigue et mauvaise tolérance au stress.

Philippe Pinel, père de la psychiatrie moderne disait :  » Le siège de la folie se trouve communément au niveau des intestins et de l’estomac « 

L’alimentation joue un grand rôle dans la santé du nerf vague. Et ce dernier joue un rôle essentiel dans la régulation de la glycémie et est un facteur souvent négligé dans l’homéostasie du glucose.(R)

Stimulation du nerf vague

Différentes techniques permettent de stimuler le nerf vague

L’accoutumance au froid

Des études ont montré que l’accoutumance au froid diminue l’activation sympathique et entraîne un glissement vers une activité parasympathique accrue. (R) Une exposition courte mais aigüe au froid comme avec une douche froide augmente l’activation du nerf vague. (R)

La respiration profonde et lente

La respiration lente avec une inspiration et une expiration de même longueur semble être la meilleure technique pour stimuler le nerf vague, en augmentant la sensibilité du baroréflexe cardio-vagal. (R)

La méditation

La méditation surtout celle dirigée pour augmenter les émotions positives, l’amour stimule le nerf vague. (R)

Le chant

Chanter ou fredonner entraîne des vibrations dans la gorge et active le nerf vague. (R)

Le chant OM permet une désactivation du système limbique, ce qui permet d’être pleinement dans le présent. (R)

Le yoga et l’exercice modéré

Le yoga est associé à une élévation de l’humeur et une anxiété réduite, en augmentant les taux de GABA et l’activité du système parasympathique. (R) En réponse à des exercices physiques légers, le nerf vagal stimule la motilité gastrique et améliore la capacité de l’estomac à traiter les aliments. (R) C’est pour cela que l’on parle de marche digestive.

Les massages

Les massages du cou ou des pieds peuvent augmenter le tonus du nerf vague. (R) (R)

La restriction calorique ou le jeûne intermittent

La restriction calorique qui montre de multiples avantages permet d’activer le système parasympathique. (R)

Dormir sur le côté droit

Pour activer votre nerf vague, choisissez de vous allonger sur le côté droit. (R)

Dans l’article à venir Anxiété et neurones intestinaux nous verrons que certains stimuli inflammatoires causent fatigue, somnolence, dépression, anxiété, perte d’appétit, douleur, baisse de motivation, incapacité à se concentrer etc. (R)

On ne s’imagine pas à quel point tout ceci est important et selon le regard que je porte sur le monde, retrouver la connaissance de nous-même afin de pouvoir faire une révolution intérieure est le plus important. Une vision particulière que je dévoile dans mon deuxième ouvrage  » Vivante Grâce au Ciel ou à la Science?  » . Car un nerf vague en bonne santé, permet d’atteindre l’équilibre entre le système nerveux sympathique et parasympathique et ce que l’on appelle le flow ou l’état de grâce et la joie spontanée. (R)

NOURRIR L’AMOUR

Si l’être humain comprenait que son congénère n’est pas son ennemi, même si ses idées ou son comportement, ô combien, l’effraient, il s’unirait à lui dans la bienveillance.
Il s’unirait à lui car ces sentiments d’amour et d’empathie engendrent une transformation physiologique qui fait du bien.

Il existe de plus en plus de preuves d’un rôle de la flore intestinale (microbiote)sur la réaction au stress, les comportements anxieux, la sociabilité et la cognition.(R)

La flore intestinale influence le développement du cerveau et son fonctionnement.

De ce côté, la science n’a plus de doute, mais à quel point les micro-organismes habitant nos corps peuvent-ils influencer nos pensées, nos comportements et notre société ?

Dans quelles mesures les micro-organismes peuvent influencer des choses aussi subtiles que l’amour?

SYSTÈME NERVEUX

Le système nerveux autonome (SNA) est constitué de trois éléments: le système nerveux sympathique (noradrénergique) et le parasympathique (cholinergique) ; et le système entérique, qui se trouve dans la paroi du tractus gastro-intestinal.

Le système entérique contient autant de neurones que la moelle épinière ; on pense qu’il est composé de 200 à 600 millions de neurones.

Si le ventre est aujourd’hui considéré comme le deuxième cerveau (je dirais même le premier), le cœur pourrait être qualifié de troisième cerveau ; sans qu’il nous soit finalement possible de définir un ordre de valeur et de primauté pour l’un ou l’autre de ces cerveaux.

Le cœur est un petit cerveau à part entière. Oui, le cœur humain, en plus de ses autres fonctions, possède en réalité un cerveau-cœur composé d’environ 40 000 neurones qui peuvent sentir, ressentir, apprendre et se souvenir.
Le cerveau du cœur envoie des messages au cerveau de la tête sur la façon dont le corps se sent.

LES CATECHOLAMINES: HORMONES DU STRESS

Toute forme de stress, physique ou psychologique, active le système nerveux sympathique qui libère l’adrénaline, la noradrénaline et la dopamine, nommées les catécholamines. Elles sont présentes dans les voies digestives, respiratoires et génito-urinaires, qui sont les premiers sites de colonisation microbienne et d’infection dans le corps.
Les catécholamines induisent des changements à court terme dans les communautés microbiennes des muqueuses ou modifient le cours d’une infection bactérienne.

Les catécholamines modulent plusieurs paramètres qui occupent des rôles clés dans la régulation de processus physiologiques et le développement de maladies neurologiques, endocriniennes, psychiatriques ou encore cardio-vasculaires.

L’adrénaline et la noradrénaline sont centrales dans la réponse combat-fuite, dont je parlais dans une vidéo sur la peur du changement. Le stress permanent dans lequel nous vivons (la pollution étant un stress physique) notre système nerveux est constamment en action entraînant des effets diverses et variés.

La réponse au stress accélère ou diminue des mécanismes physiologiques variés tels que le comportement sexuel ou le système digestif, considérés comme non essentiels dans l’urgence.
Le corps se focalise sur la situation stressante, ce qui cause typiquement quelques effets négatifs comme la constipation, l’anorexie, l’impuissance sexuelle, les difficultés à uriner etc.

Des réponses prolongées au stress peuvent conduire à une suppression chronique des réponses immunitaires, laissant le corps sensible aux infections. (R) (R) (R)

STRESS ET MICRO-ORGANISMES

Le stress agit directement sur le système digestif ; ce n’est pas un scoop.

Aujourd’hui, les recherches permettent de mieux comprendre comment le stress induit des changements au niveau des interactions complexes intervenant entre les cellules intestinales, les cellules immunitaires et les cellules nerveuses, modifiant la colonisation microbienne de la surface des muqueuses et la sensibilité de l’hôte aux infections.(R)

L’exposition aux hormones du stress : la dopamine, la noradrénaline et à l’adrénaline rend les bactéries pathogènes encore plus virulentes. Les catécholamines peuvent même améliorer la récupération de certaines bactéries gravement endommagées par un traitement antibiotique.(R)

MICROBES SE NOURRISSENT ET PRODUISENT DES NEUROTRANSMETTEURS

Les neuromédiateurs produits par les neurones, sont activés par les besoins de l’organisme et sont responsables des émotions ressenties : joie, peine, colère, peur ou stress…

Le GABA est un neurotransmetteur qui calme l’activité du cerveau (sauf chez le nourrisson)

Avoir des niveaux anormalement bas de GABA est lié à la dépression et aux troubles de l’humeur.

Les espèces Lactobacillus et Bifidobacterium produisent du GABA alors que d’autres bactéries ont besoin de GABA pour croître et se reproduire.(R)

Les espèces Candida, Streptococcus, Escherichia, et Enterococcus produisent de la sérotonine, impliquée entre autre dans la régulation de l’horloge interne, dans la mobilité digestive et dans divers désordres psychiatriques tels que stress, anxiété, phobies, dépression.(R)

Les espèces Bacillus peuvent produire de la dopamine dans l’intestin hôte. Il a été démontré que l’ingestion de L.rhamnosus pouvait réguler le comportement émotionnel via le nerf vague.

Donc, suivant les espèces que nous nourrissons, notre microbiote produira plus de sérotonine ou dopamine, ou ce dernier nous volera notre GABA ou d’autres éléments essentiels à notre bien-être

NOURRIR L’AMOUR

Notre bien-être et celui que l’on rayonnera autour de nous, dépend de l’équilibre entre nos différents cerveaux.

Choisir une alimentation hypotoxique, anti-inflammatoire, diminue les agressions du système nerveux entérique et cela agit donc sur tout le corps et le mental.

Nous devons nourrir les micro-organismes qui produisent les neurotransmetteurs du bien-être, de la joie et de la bonne humeur. Ne plus laisser la peur croître dans nos sociétés car elle accroît la virulence des pathogènes.(R)

Nourrir le cœur d’émotions positives et sincères, de compassion, d’empathie, de don de soi.

Avoir une pratique régulière pour gérer le stress comme la cohérence cardiaque, la méditation, la marche en pleine nature, le yoga, le Qi-gong ou que sais je? Car cela présente toutes sortes d’avantages, parmi lesquels un rythme cardiaque plus harmonieux, une plus grande clarté mentale et une capacité intuitive développée, y compris une meilleure prise de décision.

Si l’esprit a besoin d’un corps sain pour s’exprimer, l’amour ne saurait s’en priver pour se manifester pleinement !

Le plus grand combat que nous ayons à mener ne pourra se faire que dans l’empathie, envers soi-même avant tout, car sans cela, on ne peut aimer vraiment.

Chaque cerveau interagit avec les deux autres (pour ne parler que de ceux-là). Les meilleurs soins de l’un et de l’autre donnent les meilleurs résultats de fonctionnement global harmonieux.

Gwénola Le Dref

Fibromyalgie, microbiote, sensibilité et aluminium

Fibromyalgie et microbiote

Une étude a été réalisée par des chercheurs de l’Université McGill, de l’Université de Montréal et de l’Institut de recherche du CUSM et publiée dans la revue médicale « Pain » en juin 2019.

La recherche était basée sur une cohorte de 156 personnes de la région de Montréal, dont 77 souffrent de fibromyalgie. Les participants à l’étude ont été interrogés et ont donné des échantillons de selles, de sang, de salive et d’urine, qui ont ensuite été comparés à ceux de sujets témoins en bonne santé, dont certains vivaient dans la même maison que les patients fibromyalgiques ou étaient leurs parents, leurs enfants ou leurs frères et sœurs.

Une corrélation entre les douleurs chroniques et les altérations du microbiote intestinal a été trouvée. Si aucune bactérie n’est spécifique, chez les personnes souffrant de fibromyalgie, 19 espèces bactériennes étaient soit plus, soit moins nombreuses que chez les sujets sains. La quantité de ces 19 bactéries étant corrélée à l’intensité des symptômes.

Pour l’instant, les chercheurs ne peuvent dire si les modifications de la flore intestinale sont des marqueurs de la maladie ou si elles jouent un rôle dans son apparition. Les recherches vont se poursuivre afin de voir si le microbiote des patients atteints peut être l’origine des symptômes. (R)

MICI et fibromyalgie

Parmi les patients atteints de fibromyalgie 25 % à 81 % présentent un syndrome du côlon irritable et la fréquence de la fibromyalgie chez les patients atteints du syndrome du côlon irritable est de 20 % à 65 %. Environ 50 % des patients atteints du syndrome du côlon irritable signalent des symptômes somatiques mais aussi psychiques.

Selon la littérature, 36 à 63 % des patients ayant un syndrome du côlon irritable souffre de fatigue chronique et 35 à 92 % des personnes avec syndrome de fatigue chronique ont aussi un syndrome du côlon irritable. (R)

Qui de la poule ou l’œuf ?

Si vous avez lu plusieurs articles sur mon site, vous aurez compris que les causes et conséquences se potentialisent les unes les autres et entretiennent un cercle vicieux alors voir la situation globalement est sans doute la meilleur manière de s’éloigner des symptômes.

Dans la recherche sur le microbiote chez les fibromyalgiques, les chercheurs ont eu recours à diverses techniques, pour confirmer que les changements observés dans le microbiome des sujets atteints de fibromyalgie n’étaient pas causés par des facteurs qui modifient le microbiome, par exemple l’alimentation, les médicaments, l’activité physique et l’âge.

Cependant, moduler le microbiote par des interventions alimentaires semble prometteur et de plus en plus l’expérimentent disent les chercheurs.

Aluminium, MICI et douleurs

Des études ont montré que l’exposition orale à l’aluminium semble être néfaste pour l’homéostasie intestinale, altérer son intégrité et, générer des réactions inflammatoires de l’intestin, telle que la maladie de Crohn. L’ingestion d’aluminium affecte la régulation de la perméabilité, de la microflore et de la fonction immunitaire de l’intestin. L’aluminium augmente la sensibilité intestinale et cette sensibilité augmente avec le taux d’aluminium administré. L’hypersensibilité persiste malgré l’arrêt des administrations et réapparaît mais en plus fort lors d’une nouvelle exposition.

Une activation des cellules du système immunitaire et une stimulation de récepteurs liés à la douleur a été mise en évidence. (R) (R) (R)

L’aluminium n’est sans aucun doute pas le seul élément nocif à la santé mais plusieurs arguments concordent avec l’implication de l’aluminium comme facteur de risque environnemental pour les maladies inflammatoires de l’intestin et donc de la fibromyalgie.

Contrairement à ce qui était pensé jusqu’ici, l’aluminium ingéré oralement n’est pas aussi facilement éliminé et 38 % de celui-ci s’accumulent dans les intestins. (R)

Si une part importante de l’aluminium oral stagne dans les intestins, l’aluminium vaccinal s’accumule dans les ganglions lymphatiques, la rate, le foie et le cerveau. Je vous laisse voir plus de détails ici car les recherches ont montré que ce n’est pas obligatoirement la dose qui fait le poison.

Je rappelle que l’aluminium est un neurotoxique avéré.

L’aluminium pourrait être l’un des grands fautifs dans cette Épidémie d’allergies et d’intolérances : comprendre pour agir

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Que faire ?

Si l’aluminium augmente la sensibilité notamment à la douleur, alors, étant particulièrement présent dans l’alimentation, d’une part par les additifs et d’autre part par les ustensiles de cuisine, revoir ses pratiques alimentaires et de cuisine semble impératif pour se protéger.

Fuyez les papillotes surtout si vous y mettez des produits acides (tomates, citron…)

L’eau du robinet est aussi très chargée en aluminium alors utiliser une méthode de filtration sera bénéfique.

Les anti-acides sont très riches en aluminium, mieux vaut s’occuper des causes sous-jacentes.

Du côté des vaccins, soutenir l’action d’E3M et réclamer des vaccins sans aluminium. L’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) vient d’ailleurs d’annoncer qu’elle apporte son financement afin de poursuivre les travaux de recherche sur l’aluminium utilisé dans les vaccins. (R)

Une recherche faite chez les tilapias du Nil a montré que l’exposition à l’aluminium a modifié la diversité du microbiote intestinal et la supplémentation en probiotiques, ici le lactobacillus plantarum, a permis d’augmenter l’élimination par les selles et de récupérer une partie de la diversité. (R) (R)

Si vous souhaitez prendre des probiotiques, voyez cet article L’histamine: au delà de l’éviction

Comme le montre les avancées scientifiques revoir son alimentation permet de réguler le microbiote alors je vous invite à vous « balader » sur le site et à découvrir ou approfondir vos connaissances sur ce sujet et notamment sur toutes les intolérances.

La gestion du stress est aussi très importante, à chacun de trouver sa méthode.

Gwénola Le Dref

ANXIÉTÉ : probiotiques vs régime alimentaire

Les symptômes d’anxiété sont courants dans les maladies mentales mais aussi dans une variété de troubles physiques. De plus en plus d’études indiquent que le microbiote intestinal peut réguler l’humeur et les troubles anxieux en suivant l’axe intestin-cerveau, et que la dysbiose du microbiote intestinal est liée à l’anxiété. Une méta-analyse récente suggère qu’une action sur la flore intestinale peut soulager l’anxiété.

Des chercheurs de l’université Jiao-tong, à Shanghai, ont passé en revue 21 études portant sur environ 1.500 personnes. Quatorze études évaluaient l’effet des probiotiques : sept études testaient une seule souche probiotique, deux études testaient deux souches et cinq études au moins trois souches. Les sept autres études concernaient les changements d’alimentation pour agir sur la flore intestinale.

Les résultats ont montré que plus de la moitié des études incluses indiquent qu’il est possible de traiter les symptômes d’anxiété par la régulation du microbiote intestinal. Plus exactement, 11 études sur 21, soit un peu plus de la moitié (52 %) ont trouvé que l’intervention sur le microbiote soulage l’anxiété.

Par contre, les résultats montrent qu’un changement de régime alimentaire a un impact plus important sur le microbiote que la prise d’un complément probiotiques. Seulement un tiers environ (36 %) des études qui avaient utilisé des probiotiques, ont trouvé une efficacité, alors que six études sur les sept qui ont utilisé le régime alimentaire ont montré l’efficacité.

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Source : https://gpsych.bmj.com/content/32/2/e100056