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Une meilleure alimentation et une meilleure absorption du glucose dans le cerveau permettent de vivre plus longtemps

Résumé : une meilleure absorption du glucose compense la détérioration motrice liée à l’âge et prolonge la durée de vie chez les mouches à fruits.


Source : Université métropolitaine de Tokyo


Des chercheurs de l’Université métropolitaine de Tokyo ont découvert que les mouches à fruits ayant subi des modifications génétiques pour améliorer l’absorption du glucose ont une durée de vie nettement plus longue.


En examinant les cellules cérébrales de mouches vieillissantes, ils ont découvert qu’une meilleure absorption du glucose compense la détérioration des fonctions motrices liée à l’âge, et conduit à une plus longue vie. L’effet était plus prononcé lorsqu’il était associé à des restrictions alimentaires. Cela suggère qu’une alimentation plus saine et une meilleure absorption du glucose dans le cerveau pourraient améliorer l’espérance de vie.


Le cerveau est une partie de notre corps particulièrement gourmande en énergie, puisqu’il consomme 20 % de l’oxygène que nous absorbons et 25 % du glucose. C’est pourquoi il est si important qu’il puisse rester alimenté, en utilisant le glucose pour produire de l’adénosine triphosphate (ATP), le « transporteur d’énergie » du corps.


Ce processus chimique, appelé glycolyse, se produit à la fois dans le liquide intracellulaire et dans une partie des cellules appelée mitochondrie. Mais en vieillissant, les cellules de notre cerveau deviennent moins aptes à fabriquer de l’ATP, ce qui est largement corrélé à une moindre disponibilité du glucose. Cela pourrait suggérer que manger plus pour obtenir plus de glucose pourrait être une bonne chose.


D’autre part, on sait qu’une alimentation plus saine permet de vivre plus longtemps. En éclaircissant le mystère entourant ces deux connaissances contradictoires, on pourrait mieux comprendre comment avoi une vie plus saine et plus longue.

Une équipe dirigée par le professeur associé Kanae Ando a étudié ce problème en utilisant des drosophiles. Tout d’abord, ils ont confirmé que les cellules cérébrales des mouches plus âgées avaient tendance à avoir des niveaux d’ATP plus faibles et une absorption de glucose plus faible. Ils ont spécifiquement lié cela à des quantités plus faibles d’enzymes nécessaires à la glycolyse.


Pour contrecarrer cet effet, ils ont modifié génétiquement les mouches pour qu’elles produisent davantage d’une protéine de transport du glucose appelée hGlut3. Étonnamment, cette augmentation de l’absorption du glucose était tout ce qui était nécessaire pour améliorer de manière significative la quantité d’ATP dans les cellules. Plus précisément, ils ont découvert que plus de hGut3 entraînait moins de diminution de la production des enzymes, ce qui permettait de contrer le déclin avec l’âge.
Si cela n’a pas conduit à une amélioration des dommages aux mitochondries liés à l’âge, les fonctions locomotrices étaient moins détériorées.


Mais ce n’est pas tout. L’équipe a en outre soumis les mouches ayant une absorption de glucose accrue à des restrictions alimentaires, afin de voir comment les effets interagissent. Les mouches avaient alors une durée de vie encore plus longue. Curieusement, l’augmentation de l’absorption de glucose n’a pas réellement amélioré les niveaux de glucose dans les cellules du cerveau. Les résultats soulignent l’importance de l’efficacité avec laquelle le glucose est utilisé une fois absorbé par les cellules pour produire l’énergie dont le cerveau a besoin.


Bien que les avantages anti-vieillissement d’une restriction calorique aient été démontrés chez de nombreuses espèces, l’équipe a pu les combiner à une meilleure absorption du glucose pour en tirer les bénéfices pour une durée de vie encore plus longue dans un organisme modèle. Des études plus approfondies pourraient fournir des indices essentiels sur la manière dont nous pourrions garder notre cerveau en meilleure santé plus longtemps.

Pour approfondir ce sujet vous pourriez être intéressé par les articles ci-dessous. Parce que cette étude montre qu’améliorer l’apport de glucose au cerveau permet de mieux le faire fonctionner et de le protéger mais il serait intéressant de poursuivre l’expérience en fournissant des corps cétoniques, carburant qui peut remplacer le glucose. L’aluminium perturbe le fonctionnement des enzymes permettant la pénétration du glucose dans les cellules, donnant un hypométabolisme cérébral dans la myofasciite à macrophages. Ce qui pourrait expliquer les bienfaits de la cétose.

Métabolisme et aluminium

Restriction calorique : bienfaitrice frugalité

La cétose remède miracle

Cette vidéo Candida : cétones versus sucre

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Les enfants non vaccinés ont moins de troubles du développement, d’allergies, d’otites…

Bien que la sécurité à court terme soit évaluée sur les vaccins avant leur approbation, les effets à long terme reste inconnus et sous-estimés.

La balance bénéfice/risque

Si l’on reconnaît des risques d’effets indésirables graves, notifiés sur les notices, ils sont considérés si rares que l’on pense que la balance bénéfice-risque l’emporte largement pour pratiquement tous les enfants. Mais il existe très peu d’études randomisées sur la sécurité des vaccins et la morbidité et mortalité. La pharmacovigilance se base sur les déclarations volontaires, officiellement reconnue défaillante puisque seulement 1 à 10% des effets indésirables des médicaments feraient l’objet d’une déclaration et les effets secondaires des vaccins feraient partie des moins pris en compte par les médecins ; moins de 1% des effets indésirables graves seraient relevés par VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System aux Etats Unis) (R)

Entre 2013 et 2018, une étude italienne a montré que la détection active au vingtième jour après la vaccination peut repérer jusqu’à 400 fois plus d’effets indésirables graves que les déclarations volontaires (Dr Vincent Reliquet, AIMSIB, 2020).

Nous pouvons donc imaginer ce que cela pourrait être si un suivi sur du plus long terme était effectué, sachant que selon l’ANSM « les délais moyens d’apparition des premiers symptômes sont de 4,7 mois chez l’adulte et 3,9 mois pour l’enfant » E3M, 2020

Plusieurs études montrent les effets indésirables

Une étude de 2017, a réuni des données sur 666 enfants, dont 261 (39 %) n’étaient pas vaccinés. (R)

Les enfants vaccinés avaient moins de varicelle et de coqueluche que les non vaccinés, mais avaient plus de pneumonies, d’otites, d’allergies et de troubles du développement.

Après ajustement, la vaccination était le seul facteur qui élevait les risques de troubles du développement et ceux-ci étaient 6,6 fois plus élevés lorsque la vaccination était associée à une naissance prématurée. Précisons que la naissance prématurée ne présentait pas à elle seule une augmentation du risque.

L’étude Mawson a cependant une limitation, elle est basée sur des données d’enquête complétées par les familles.

Beaucoup rétorquent que cette augmentation des troubles de développement, qualifiée de « pandémie silencieuse » par certains, est le résultat d’un changement dans le diagnostic ; mais si une part peut lui être attribué, l’étendue géographique de l’augmentation suggère plutôt le rôle de facteurs environnementaux auxquels quasiment tous les enfants sont exposés et pour certains de plus en plus. (R) (R)

Dans une étude de 2014, Cynthia D. Nevison dit : « 75 à 80% de l’augmentation de l’autisme depuis 1988 est due à une augmentation réelle du trouble plutôt qu’à un changement des critères de diagnostic. »

Elle conclue que parmi les toxines suspectes étudiées, « les éthers diphényliques polybromés, les adjuvants à base d’aluminium et l’herbicide glyphosate présentent des tendances à la hausse qui sont en corrélation positive avec l’augmentation de l’autisme. »

Une autre étude toxicologique faite par plusieurs chercheurs (Shaw CA, Seneff S, Kette SD, Tomljenovic L, Oller JW Jr, et al.) dit que l’aluminium agit négativement sur le système nerveux central chez toutes les espèces qui ont été étudiées, y compris les humains. (R)

J’en profite pour vous inviter à visionner une série de vidéos sur l’aluminium des vaccins et l’autisme. Une conférence zététique d’excellente qualité et ne loupez pas L’alu total, un autre travail à visionner et diffuser.

Une étude publiée en octobre 2020 par James Lyons-Weiler et Paul Thomas vient valider l’étude Mawson (celle basée sur une enquête dont je parlais plus haut). C’est une étude rétrospective sur les visites chez le médecin et les diagnostics posés. (R)

Ils ont constaté des taux plus élevés de visites chez le médecin et de diagnostics de maladies chroniques courantes chez les enfants les plus vaccinés du cabinet par rapport aux enfants qui ne sont pas du tout vaccinés. Ils concluent ainsi : « les enfants non vaccinés sont globalement en meilleure santé que les vaccinés. »

La vaccination semble avoir eu l’impact le plus important sur l’anémie et l’infection par des virus respiratoires ; les personnes vaccinées en souffrant plus que les non vaccinés.

Concernant ce dernier point, les virus sont connus pour interférer avec la circulation d’autres virus. Ce qui d’ailleurs pourrait expliquer le faible nombre de grippe depuis l’arrivée du covid. Cependant, un phénomène a été observé récemment, « l’interférence du virus associé au vaccin » et traité dans plusieurs études et paradoxalement le risque d’infection augmente chez les personnes vaccinées par le vaccin anti-grippe par rapport aux personnes non vaccinées parce qu’ils ne bénéficient pas de l’immunité non spécifique associée aux infections. (R)

Beaucoup d’autres études par le passé ont analysé les effets secondaires de la vaccination et vous pouvez en trouver 50 sur le site de la Vaccine Safety Commission. Aux Etats Unis, le Fonds d’indemnisation des victimes de vaccins a versé plus de 3 milliards de dollars pour des blessures causées par des vaccins.

Vous trouverez un fichier pdf qui les répertorie sur mon site https://www.pourquelarouetourne.com/wp-content/uploads/2017/07/50etudessurlesvaccinsquelesdecideursdoiventconnaitre.pdf

Toutes ces études montrent les effets indésirables déjà constatés mais qu’en sera-t-il de ceux que ces nouveaux vaccins déclencheront ? Je vous propose deux minutes d’une interview de Nexus du Dr Louis Fouché sur les risques d’infertilité.

Conclusion

D’après toutes ces études, la vaccination augmente les risques de troubles du développement et d’autres maladies chroniques. Certaines d’entre elles montrent que la vaccination a un fort impact sur les infections respiratoires dont les coronavirus.

Les formes graves du covid touchent particulièrement les malades chroniques ou les personnes âgées dont le système immunitaire est affaibli.

N’avons-nous pas là, un bel exemple du serpent qui se mord la queue ?

La vraie prévention est sans doute ailleurs, dans l’hygiène de vie et l’alimentation et cela règlerait un certain nombre d’autres problèmes auxquels nous faisons face et ce même au-delà des maladies chroniques qui touchent près de 40% de la population française.

Puisse notre société faire de meilleurs choix dans un avenir proche !

Gwénola Le Dref

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MICROBIOTE ET CONSCIENCE

La conscience est la perception de sa propre existence et du monde qui l’entoure ; elle permet d’analyser et de synthétiser les informations perçues par les sens.

Toutes les informations provenant du monde extérieur sont traitées par le système nerveux afin d’assurer la sécurité et l’équilibre interne.

Il existe une communication bidirectionnelle entre le cerveau et l’intestin, principalement via le système nerveux entérique et le nerf vague, dans laquelle le microbiote joue un rôle dominant. Cette communication complexe n’assure pas seulement les fonctions digestives, mais a un impact de plus en plus démontré sur les fonctions cognitives, l’humeur, les émotions, le ressenti, la motivation etc.

Cette communication est étudiée par des recherches sur l’axe cerveau-intestin-microbiote.

Le microbiote qui représente une communauté microbienne composée de bactéries, de levures, champignons, d’archées, de virus, agit sur la physiologie de différentes manières. Ces micro-organismes produisent divers métabolites actifs sur le système endocrinien, immunitaire, nerveux, via les 200 millions de neurones du système digestif et le nerf vague influant votre façon de percevoir votre environnement, votre fonctionnement cérébral, votre humeur et même vos pensées.

L’importance de cette communauté fait qu’elle est partie intégrante de notre être, loin d’être stérile, nos corps, abrite des milliards de microbes. Ce qui fait de vous un holobionte.

L’holobionte, c’est votre génome et les microbes que vous transportez. En fait, vous n’êtes jamais seul.

Le microbiote impacte même le développement du cerveau.

Par exemple, la myélinisation du cortex préfrontal – partie du cerveau très importante pour les émotions, la mémoire, la cognition et les comportements, notamment sociaux ; région impliquée dans une série de troubles neuropsychiatriques tels que la dépression, la schizophrénie et l’autisme – est impactée par le microbiote comme l’ont montré Hoban et ses collaborateurs. (R)

D’autres recherches révèlent une contribution des bactéries à la croissance synaptique et à la plasticité neuronale. (R)

Les troubles de l’olfaction ont été reliés à des maladies graves notamment la maladie d’Alzheimer et les microbes habitant notre nez façonneraient notre fonction olfactive et ceux de notre cavité buccale notre perception des goûts. (R) (R)

Certaines recherches chez les animaux le montrent mais c’est sans doute le cas aussi chez les humains, les microbes nous poussent à manger des aliments qui favorisent leur croissance. Il y aurait une lutte entre les différents microbes pour coloniser la plus grande part possible de notre holobionte.

Ils seraient même capables d’induire un mal être jusqu’à ce que nous mangions des aliments qui les nourrissent. (R)

Les capacités du microbiote indique qu’il impacte notre conscience et par expérience je pense que l’influence de celui-ci est encore plus importante que nous l’imaginons et ce, même si la communication est bidirectionnelle et tout ce que l’on expérimente agit aussi sur le microbiote. Notre perception des évènements et la résistance au stress changent selon l’état de notre microbiote.

Les comportements, l’alimentation sont en mesure de modifier la part microbiotique de notre holobionte et ainsi changer nos prédispositions aux maladies, notre tempérament, nos goûts alimentaires, nos émotions, notre ressenti corporel mais aussi celui du monde qui nous entoure.

Le microbiote pourrait avoir une influence capitale sur nos choix de société.

Encore faut-il en avoir conscience…

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une application pour prouver votre statut de vacciné

Vous ne voulez pas du vaccin COVID-19 ? Vous pourriez perdre l’accès à une vie normale, comme l’a déclaré le ministre britannique et il n’est pas le seul.

Les personnes qui refusent un vaccin contre le COVID-19 pourraient voir leur vie normale réduite car les restaurants, les bars, les cinémas et les salles de sport pourraient bloquer l’entrée à ceux qui n’ont pas la preuve qu’ils sont vaccinés, a déclaré le nouveau ministre britannique chargé des vaccins. (R)

Le ministre britannique responsable du déploiement des vaccins, Nadhim Zahawi, a déclaré que la vaccination devrait être volontaire, mais que Google, Facebook et Twitter devraient faire plus pour vérifier les faits et les opinions contraires sur les vaccins.

A la question de savoir si le Royaume-Uni allait introduire un passeport d’immunité, M. Zahawi a répondu que le statut de vaccination COVID-19 d’une personne pourrait être inclus dans une application téléphonique, similaire à l’application Test and Trace utilisée par le National Health Service, qui informerait les médecins locaux du statut d’une personne.

La pression viendra des deux côtés : des fournisseurs de services qui diront « regardez, montrez-nous que vous avez été vacciné », mais aussi, nous rendrons la technologie aussi facile et accessible que possible ».

Sur cette page, vous pouvez déjà mettre en place votre carnet de vaccination électronique. Mes vaccins

Ces dernières années, les autorités sanitaires de nombreux pays sont devenues de plus en plus préoccupées par la croissance des groupes anti-vaccins, qui sont particulièrement actifs sur les médias sociaux.

Les personnes qui reçoivent les deux doses requises d’un vaccin COVID-19 peuvent recevoir une « carte de type OMS-CDC » par l’intermédiaire de leur clinique pour servir de preuve de vaccination – très similaire au papier « carte jaune » actuellement délivré après que quelqu’un ait reçu le vaccin contre la fièvre jaune, a déclaré M. Adalja.

Un passeport sanitaire numérique est proposé par IATA qui est une association qui représente 290 compagnies aériennes. Une application, « Lab App » permettra aux « laboratoires et centres de test autorisés de partager en toute sécurité les certificats de test et de vaccination avec les passagers ». (R)

Les Centres de contrôle et de prévention des maladies ont, jusqu’à présent, parle une carte d’enregistrement de vaccination, destinée à servir de rappel lorsque la deuxième injection est prévue, mais elle n’est pas destinée à être utilisée comme « passeport vaccinal ».

Le gouvernement s’était demandé si l’application officielle du NHS Covid-19 devait ajouter une telle fonctionnalité, mais il a dû faire face à un violent contrecoup de la part des défenseurs des libertés civiles.

Mais à partir de février, elle sera déployée par l’application MyGP – présentée comme « la plus grande application indépendante de gestion des réservations et des soins de santé pour les médecins généralistes du Royaume-Uni ».

Cette application, disponible dans toute l’Angleterre, affichera le statut des vaccinations sur la page du profil du patient, avec une coche verte. (R)

Si vous n’êtes pas vacciné, vous risquez donc de devenir un paria.

L’Organisation mondiale de la santé a critiqué les « passeports d’immunité » dans le cadre de COVID-19.

Les médecins sont encore en train d’apprendre à connaître le nouveau coronavirus et à savoir combien de temps une personne peut être immunisée soit après avoir reçu le vaccin COVID-19, soit après avoir survécu à une infection.

« Nous commençons à voir des cas de réinfection chez des personnes qui avaient été infectées auparavant et il y a au moins une suggestion théorique que les vaccins ne protègent peut-être pas toute la vie. Il y a donc un certain nombre de choses à régler avant que nous puissions aller de l’avant avec cette idée ».

Si l’idée d’un carnet de vaccination numérique est controversée, elle était déjà prévue avant l’arrivée de la Covid. Ecoutez les résolutions de la Commission européenne en janvier 2020 (2 min)

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L’INFLUENCE DES MICRO-ORGANISMES SUR LE COMPORTEMENT

INTRODUCTION

Il existe de plus en plus de preuves d’un rôle de la flore intestinale (microbiote) dans le façonnement de nombreux troubles psychiatriques et neurologiques. Les principales conclusions montrent que le microbiote agit sur la réaction au stress, les comportements anxieux, la sociabilité et la cognition.

Le microbiote intestinal « parle » au cerveau via le système immunitaire, le nerf vague ou d’autres interactions hôte-microbe facilitées par les hormones intestinales, la production de neurotransmetteurs et les métabolites microbiens tels que les acides gras à chaîne courte.

La flore intestinale influence le développement du cerveau, son fonctionnement et le comportement.

En outre, le microbiote maintient l’équilibre du système nerveux central en régulant la fonction immunitaire et l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau.

De ce côté, la science n’a plus de doute mais à quel point les micro-organismes habitant nos corps peuvent-ils influencer nos pensées et nos comportements ? S’ils peuvent entraîner de graves problèmes psychiatriques se pourrait-il que certains pathogènes ou parasites dirigent même les personnes dites bien-portantes ?

DES MICRO-ORGANISMES INFLUANTS

Le microbiote intestinal génère de nombreux neurotransmetteurs et neuromodulateurs.

Par exemple, les espèces Lactobacillus et Bifidobacterium produisent du GABA, neuromodulateur reconnu comme étant inhibiteur chez l’adulte mais excitateur lors du développement embryonnaire humain. Les espèces Candida, Streptococcus, Escherichia, et Enterococcus produisent de la sérotonine, impliquée entre-autre dans la régulation de l’horloge interne, dans la motilité digestive et dans divers désordres psychiatriques tels que stress, anxiété, phobies, dépression. Les espèces Bacillus peuvent produire de la dopamine dans l’intestin hôte. Il a été démontré que l’ingestion de L.rhamnosus pouvait réguler le comportement émotionnel via le nerf vague.

Vous pouvez trouver plusieurs articles sur les interactions intestin/cerveau sur la page « Articles » de mon site mais celui-ci sur la candidose et les troubles psychiatriques et la fibromyalgie pourrait vous intéresser ou visionner la vidéo qui s’y rapporte.

Les microbes intestinaux influencent l’anxiété, la dépression, l’hypertension et toute une série d’autres affections mais aussi les comportements et les choix alimentaires.

Lorsque l’on change d’alimentation, on se rend bien compte de certaines résistances, et tout naturellement, on peut se demander si notre microbiote ne cherche pas à nous manipuler. Je ne suis pas la seule à penser que le microbiote intestinal contrôle les préférences alimentaires.

Plusieurs métabolites bactériens stimulent les voies de satiété et leur production dépend des cycles de croissance bactérienne et les chercheurs s’interrogent sur le procédé que pourrait utiliser les micro-organismes. Une publication dans Plosbiologys montre que chez la mouche Drosophila melanogaster, les bactéries Acetobacter pomorum et Lactobacillus plantarum coopèrent pour surmonter les carences alimentaires.

Acetobacter pomorum utilise le lactate produit par lactobacillus plantarum pour fournir des acides aminés essentiels à lactobacillus. Le lactate est également nécessaire et suffisant pour qu’acetobacter modifie l’appétit protéique de la mouche. C’est ce qu’on appelle un échange de bons procédés.

Les mouches ont des préférences pour les bactéries bénéfiques, mais ces préférences varient en fonction de l’histoire et de l’identité du microbiote. La flore intestinale affecte les préférences microbiennes mais également nutritionnelle des mouches.

Chez Drosophila melanogaster, l’absence d’un seul acide aminé essentiel peut induire un puissant appétit pour la levure. Les chercheurs pensent que la levure couvre les besoins en protéines ainsi que la plupart des autres besoins nutritionnels non caloriques. Chez les femelles adultes, l’appétit pour la levure est déterminé par deux états internes principaux : l’accouplement et le manque de levure. Les études montrent que la présence de bactéries commensales supprime l’appétit pour la levure.

L’exemple du parasite Toxoplasma gondii, connu pour induire l’attraction des rongeurs vers l’odeur d’urine de chat est aussi instructif. Toxoplasma gondii produit une enzyme appelée la tyrosine hydroxylase. Cette enzyme permet la production de dopamine. Plus de dopamine, peut éteindre la peur chez les souris qui se feront plus manger par les chats.

CONCLUSION

Nous trouvons toutes sortes d’excuses pour expliquer pourquoi nous faisons ce que nous faisons,       « C’est mon tempérament » « C’est mon éducation » « C’est ma culture » « Ce sont mes gènes » ou la faute à « pas de chance ». Je crois qu’aujourd’hui, avec toutes les études qui sont faites sur l’axe intestin-cerveau, nous atteignons le point où notre microbiote devrait être ajouté à la liste des excuses.

De mon côté, mon histoire, mes différentes expériences, mes lectures, font que je suis totalement persuadée de la manipulation interne et beaucoup d’entre vous l’expérimente aussi.

Si vous avez envie de savoir comment j’en suis arrivée à m’interroger sur ces sujets et souhaiter aller plus loin, je vous invite à lire mes livres. Jusqu’au 25 décembre vous pouvez profiter de la promotion de fin d’année : deux pour le prix d’un.

Depuis toute petite, j’avais la sensation d’être deux, d’être dirigée par une force étrange. Depuis 2011, date de mes débuts de changements d’hygiène de vie et alimentaire, j’ai fait de nombreuses expériences, qui m’ont toutes confortée dans ce sens.

S’il est de plus en plus clair que le microbiote agit directement sur nos comportements alimentaires, il n’est pas si fou de penser que les micro-organismes favorisent différents comportements.

Voilà qui expliquerait nos pulsions autodestructrices, ces pratiques qui nous accablent, ces addictions, ces comportements violents. Il est aussi plus facile de comprendre pourquoi nous préférons souffrir, déprimer, angoisser, mourir même, plutôt que de changer d’hygiène de vie et d’alimentation.

Mais ce qui est encourageant c’est que 24 heures suivant un changement de régime alimentaire, le microbiote commence déjà à changer.

Gwénola Le Dref

Références

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28966571

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5006193/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5571609/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28507320

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fcimb.2014.00147/full

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/microbiote-intestinal-flore-intestinale

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0166432815302588

https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.2000862

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32843654/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28756953/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25103109/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27616451/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21885731/

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