Les 4 voies de communication entre l’intestin et le cerveau

Introduction

Le corps humain est un holobionte, un assemblage de nos gènes et des milliards de microorganismes que nous transportons., c’est-à-dire le microbiote.

Ce microbiote, unique chez chacun,  joue un rôle capital pour notre physiologie et le fonctionnement de notre cerveau. (R)

Les 4 voies de communication entre l'intestin et le cerveau

L’axe intestin-cerveau est un système de communication bidirectionnel qui donne un pouvoir immense à nos voyageurs (parfois clandestins) microbiens de notre système digestif sur notre bien-être mental ou nos capacités cognitives.

Il existe 4 voies de communication principales de communication entre l’intestin et le cerveau : la voie neuronale, la voie immunitaire, la voie hormonale et la voie métabolique.

Tout ce que nous mangeons vient agir sur nos capacités cérébrales, notre humeur, nos capacités à mémoriser.

Il y a 400 fois plus de messages qui vont de l’intestin vers le cerveau que l’inverse.

Le nerf vague joue un rôle crucial dans la transmission des messages. Ceux-ci peuvent atteindre le cerveau instantanément.

La voie neuronale

Le ventre contient de très nombreux neurones tout le long de la paroi digestive. C’est pourquoi on le considère comme notre deuxième cerveau. A vrai dire, je lui donne aisément le premier rôle.

Via le nerf vague, les neurones intestinaux communiquent en permanence avec le cerveau. (R) Ils peuvent, par exemple, informer le cerveau sur les fonctions digestives. Mais le cerveau peut réguler la motilité intestinale. 

Nous avons tous expérimenté l’impacte d’évènements stressants sur notre système digestif.

Le système nerveux entérique est autonome et ne nécessite pas le cerveau pour prendre certaines décisions. Il réagit à divers stimuli,  aux apports de nourriture, aux toxines,

 

La voie endocrinienne

L’intestin produit des hormones qui peuvent influencer le cerveau. Par exemple, L’intestin produit un certain nombre d’hormones, dont certaines sont libérées en réponse à la présence de nutriments dans le tube digestif. Par exemple, la cholécystokinine (CCK) est libérée en réponse à la présence de graisses et de protéines dans l’intestin, tandis que la sécrétine est libérée en réponse à l’acidité du contenu intestinal. Ces hormones peuvent agir sur le cerveau en modulant l’appétit, la satiété et la digestion.

Certaines hormones intestinales, comme la ghréline et le polypeptide YY (PYY), sont impliquées dans la régulation du métabolisme énergétique et de l’appétit.

La ghréline, souvent appelée « hormone de la faim » stimule l’appétit, tandis que le PYY est associé à la sensation de satiété. Ces hormones affectent les centres de contrôle de l’appétit.

La sérotonine connue pour son influence sur l’humeur est principalement produite dans l’intestin. 95% de la sérotonine corporelle vient d’une production intestinale.

Microbiote et fonctions cognitives

Les microorganismes de notre flore intestinale produisent divers neurotransmetteurs, tels que la sérotonine, la dopamine, l’acide gamma-aminobutyrique. Ces neurotransmetteurs régulent nos émotions, nos capacités à mémoriser et même nos pensées et notre état de conscience. (R)

Notre flore intestinale produit divers métabolites qui influencent le fonctionnement de notre système nerveux.

Diverses études ont montré que la diversité microbienne dans notre intestin est associée à moins de maladies dégénératives et à de meilleures fonctions cognitives.

Les choix alimentaires sont l’élément majeur pour façonner un microbiote varié.

La voie immunitaire

Notre microbiote joue un rôle essentiel dans la modulation de notre système immunitaire. Il impacte le niveau d’inflammation de notre corps et de notre cerveau. Si notre intestin est enflammé alors notre cerveau l’est aussi.

Les maladies neurodégénératives commencent toutes dans l’intestin. La dépression et l’anxiété commencent elles aussi dans notre ventre. (R)

Une communication permanente a lieu entre le système nerveux et le système immunitaire, connues sous le nom de communication neuro-immune. Les nerfs sensoriels détectent les signaux envoyés par les cellules immunitaires de l’intestin.

Le stress impacte la flore intestinale

Si le microbiote influence le système nerveux central, à l’inverse le niveau de stress subit ou ressenti induit la dysbiose, un déséquilibre de la flore intestinale.

Les hormones du stress provoquent une diminution de la diversité des microorganismes. A son tour, cette perte de diversité stimule le système nerveux entérique et provoque encore plus de stress. (R)

Le stress conduit à une hyperperméabilité intestinale qui va mener à une absorption accrue de molécules indésirables.

C’est pourquoi, la meilleure façon d’agir pour une meilleure santé, est une approche qui prend en compte l’être humain dans sa globalité, une approche holistique.

Gwénola Le Dref

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