Violences et Troubles du Comportement

Avez-vous déjà réfléchi aux différentes raisons qui poussent l’Homme d’aujourd’hui à jouer des coudes avec ses propres frères ?
Probablement que certaines réponses vous sont parvenues sans que vous n’ayez eu à vous questionner. Certaines de ces réponses sont acheminées par les médias, par les documentaires d’investigations, par l’expérience de vos proches, par internet, par votre propre perception.
Mais, cette perception est-elle suffisamment juste pour considérer son fondement ?
Avez-vous, selon vous, obtenu les réponses les plus évidentes pour enrichir votre savoir sans commettre la moindre erreur d’évaluation, de jugement ?
Effectivement, les violences d’aujourd’hui existent pour toutes ces raisons qui poussent l’Homme à s’individualiser, à s’organiser, à s’unifier, à détester, à haïr, à semer le chaos, à tuer, à éprouver du dégoût pour la vie et même envisager sa propre mort.
L’existence de l’Homme s’érige comme une lourde bataille qu’il se voit mener sans même en comprendre le but. Lorsqu’il se pose des questions, il se nourrit des réponses les plus basiques, peu importe d’où elles proviennent, tant que celles-ci sont en mesure de le rassurer.
Les violences modernes éclatent régulièrement pour des inégalités, qu’elles soient sociales, financières, affectives, démocratiques, religieuses, raisonnées ou raisonnables. Ces paradoxes dans lesquels l’individu ne trouve plus sa place et décide d’en chercher une qu’il pourra revendiquer pour se sentir libre d’exister.
Vous avez déjà pu apercevoir, dans certains quartiers, des jeunes adolescents se vanter d’avoir violenté une femme avant de lui arracher son sac de courses à la sortie d’une parfumerie de luxe ; leurs camarades rigolant de leurs exploits et les en félicitant même d’une manière extrêmement exagérée.
Ont-ils seulement réfléchi au fait que cette femme venait de réunir toutes ses petites économies pour offrir un cadeau d’anniversaire à sa fille ?
Comment peuvent-ils s’en satisfaire ?
Comment justifier un tel acte ?
Comment justifier une telle cruauté ?
Ces jeunes, du haut de leur mobylette, leur casque à peine posé sur le coin de leur tête, sont pourtant convaincus que leur action reste noble, légitime et qu’il est nécessaire pour leur survie de fonctionner ainsi.
Pourtant ces jeunes prétendent respecter une religion.
Pourquoi ?
Pourquoi ne respecteraient-ils pas les femmes ?
Comment ont-ils appris que c’était pour eux un moyen d’exister, de se sentir vivant, de se sentir utile ?
D’où tiennent-ils cette éducation ?
Quelle éducation peut-on distinguer ici ?
Il semblerait que ce soit une forme de formatage environnemental ou un formatage institutionnel ; cette éducation qui est transmise de manière insidieuse par les habitudes de l’environnement dans lequel ces jeunes adultes évoluent. Les quartiers dans lesquels ils grandissent leur fournissent les outils de construction nécessaires au développement de leur personnalité si bancale à nos yeux et si légitime aux leurs.
Ils apprennent en jouant tranquillement depuis le bac à sable où ils se jettent les pèles en plastique à la figure jusqu’à la berline de luxe rutilante qu’ils auront volée dans le centre ville simplement pour s’amuser dans les rues de leur quartier avant d’y mettre le feu afin d’être adulés.
Leurs parents, bien souvent originaires des mêmes quartiers, n’ont malheureusement pas plus d’autorité sur leurs enfants qu’ils n’en ont eu sur eux-mêmes dans leurs jeunes années. Cette forme de laxisme se transmet de génération en génération tout comme le manque affectif maladroitement transmis par ceux qui n’ont pas pu profiter d’un environnement aimant et sécurisant, avant d’atteindre l’âge adulte.
Dans un ordre d’idées similaires, les enfants subissant les quelques violences maladroites de leurs parents pourraient tôt ou tard ressentir le besoin de transmettre ce traumatisme à leur tour afin de se sentir libre d’exister ou bien d’y croire. Seuls seront épargnés celles et ceux qui feront un travail de résilience approprié.
Ce qui contraint, de manière assez légitime, le jeune adolescent à profiter d’un soupçon de satisfaction dès qu’il se livre à des actions violentes injustifiées, qui le rendront certainement plus honorable auprès de ses camarades. Ceux qui sont devenus peu à peu un repère de référence de satisfaction personnelle.
En parallèle, les addictions aux différentes drogues, sont devenues une véritable usine d’entretien de leurs comportements sociaux. L’alcool, la cocaïne, les médicaments, l’alimentation, les additifs alimentaires sont autant de facteurs aggravants de leur souffrance injustifiée au-delà des traumatismes propres à chaque existence.
Les plus insoupçonnés sont évidemment ceux de l’industrie pharmaceutique et ceux de l’industrie agroalimentaire. En dehors des facteurs familiaux et des détracteurs intergénérationnels, il existe des mécanismes déclencheurs de comportements aléatoires selon les classes sociales de la population et selon sa faim.
Dans notre société, les familles pauvres ne deviennent pas forcément violentes, aigries, désinvoltes parce qu’elles manquent d’argent ou de présence sociale. Elles ne deviennent pas nécessairement addictes aux drogues parce que leurs parents l’étaient.
Elles le deviennent parce qu’un ensemble de facteurs les y contraint malgré elles mais, de leur plein gré. Elles épousent simplement une hygiène de vie qui leur est propre et s’y perdent comme leurs voisins. Cela leur permet de s’instaurer des fondamentaux sensiblement différents de ceux qui se sont construits une vie plus aisée. Toutefois, cela ne semble pas forcément vrai dans tous les cas. Les exceptions résistent et se distinguent très souvent par une réussite fulgurante. Cela leur permet d’éviter certains pièges d’empoisonnement environnementaux.
Vous pouvez noter que les familles modestes s’alimentent différemment et bien souvent en grande quantité comme pour compenser un manque injustifié. Bien souvent le déficit de moyens financiers, les familles nombreuses, les contextes de vies professionnelles précaires amènent ces familles à se fournir au plus pratique, moins cher et plus commode.
Toutefois, cette façon de faire comporte certains désagréments. Leurs repas et leurs boissons sont composés d’ingrédients particulièrement indigestes, modifiés, transformés et élaborés par des procédés chimiques. Il n’est donc pas exclu que leurs organismes souffrent en conséquence d’intoxications et qu’une influence sur leur mental puisse être justifiée. Notre organisme, notre peau, notre squelette, nos muscles, nos organes, notre cerveau sont fabriqués à partir de ce que nous ingérons dans l’air que nous respirons et dans nos assiettes quand nous en avons. Des parasites, des bactéries, de nouveaux hôtes viennent pervertir par la même occasion certains de nos processus biologiques.
Avez-vous observé à quel point certains groupes d’adolescents se nourrissant dans nos restaurants rapides sont particulièrement agités, souvent pendant les soixante-douze heures qui suivent leur repas ?
Avez-vous remarqué les nombreuses personnes qui exigent de se fournir de plus en plus en alcool avant, pendant et après leurs savoureux déjeuners ?
Ces besoins ne sont pas anodins. Ils sont la preuve d’un besoin de cultiver une sorte de toxicose. Un organisme intoxiqué est habitué à fonctionner comme cela. Il a l’habitude de souffrir, de métaboliser à ce rythme et semble en demander encore et encore.
Certains aliments semblent se transformer en opiacés lorsqu’ils ne sont pas réellement assimilables par l’organisme. Notre organisme dupé en redemande, en redemande, jusqu’à l’intoxication, jusqu’à la maladie, jusqu’à la mort. D’autant plus que ces drogues font partie intégrante des nombreux plats rapides disponibles dans nos commerces d’aujourd’hui et de demain. Ceux que l’industrie nous recommande d’acheter en nous prouvant la bienveillance de leurs publicités. Et, nous continuons de nous pervertir pour désarmer notre intellect.
Comme bon nombre de drogues alimentaires et de médicaments, l’alcool reste un excellent provocateur de troubles par inhibition de conscience primaire. L’alcool s’installe dans de nombreux contextes sociaux, parmi lesquels nous notons les contextes séducteurs et dépressifs à récurrence. Le sexe s’arbore presque toujours de manière animale mais moderne. Nous sommes ébahis bien souvent par l’idée de prendre ainsi du plaisir. Le sexe est devenu un besoin social en pleine expansion, de par le nombre de proposition et d’incitations que nous pouvons observer. Ce qui le rend de moins en moins naturel alors que l’acte l’est profondément en lui-même. Nous nous sommes inculqués des valeurs de respect, dans le but de préserver une intimité accordée à l’une mais pas à l’autre, de préserver le plaisir reçu par une seule personne et non plusieurs. En fonction de notre culture du sujet, nous nous posons différemment sur la question de ce respect dédié à l’exclusivité, à la fidélité…
Au delà de tous ces paradigmes, nous observons des facteurs toxiques certes, mais des facteurs aggravants de dérives comportementales actuelles. Les troubles alimentaires, le terrain, l’éducation, l’environnement, sont autant de facteurs de composition d’une dérive que l’alcool est un véritable accélérateur de pulsion d’autant plus lorsqu’il est en plus agrémenté d’un autre perturbateur endocrinien.
Nous nous rapprochons dangereusement de ce que nous avons effacé durant des années : nos réelles pulsions animales. Nous nous laissons aller aux dérives les plus malsaines aux vues de notre civilisation moderne. En même temps, nous nous en satisfaisons merveilleusement.
Comment imaginer que ce qui nous entoure, ce que nous faisons, ce que nous créons, ce que nous mangeons, ce que nous respirons, ce que nous-mêmes sommes et entretenons, soient de simples silencieuses et dangereuses armes pour l’humanité.
Pourquoi ne semblez-vous point au courant ?
Vous êtes-vous au moins déjà posé la question ?
Vous avez pour habitude de regarder la télévision et les publicités que celle-ci vous vante comme un fervent apprentissage de votre monde en vous soumettant l’obligation d’acheter, de combler un vide. Lorsque vous voyez une publicité qui vous ordonne d’acheter de la pâte à tartiner parce qu’elle est essentielle à la croissance de votre enfant, vous la mettez sur votre liste de courses.
Lorsque vous voyez l’image d’un magnifique hamburger fumant et savoureux, vous descendez en chercher un au restaurant rapide du coin.
Ne voyez-vous pas un problème dans ce mécanisme ?
Vous ne vous posez aucune question. Il y a plusieurs explications à cela. Tout d’abord, le milieu dans lequel vous vivez est favorable à l’acceptation de la publicité. Vos amis, vos proches, votre famille ne se posent aucune question, tout comme vous. Ce qui vous amène à globalement vous complaire dans ce phénomène de croyance en masse. Plus vous êtes nombreux à accepter, plus cela devient logique pour la population concernée.
Plus une absurdité vous sera répétée comme étant légitime, plus vous y croirez. D’autant plus que si, dans mon discours, je vous offre des choses véritables, vous pourrez croire en toutes les autres affirmations fausses que je pourrais vous énoncer.
L’ignorance de l’humanité est le plus gros atout des puissantes industries de notre monde. Que ce soit dans les livres que vous lisez, les magazines que vous parcourez, les émissions que vous regardez attentivement ou les discours des hommes et des femmes dont le statut vous dépasse et, dont vous acceptez les discours sans une once de questionnement.
Mais, si demain vous apprenez que les variations de comportement de votre partenaire, que les sautes d’humeur de votre meilleur ami, les odeurs vaginales nauséabondes de votre femme, la dépression de votre mère, l’agressivité de votre cousin, le cancer de votre professeur de mathématiques, la maladie articulaire de votre sœur étaient liés à des détracteurs alimentaires communs, l’accepteriez-vous ?
Vous poseriez-vous une seule question ?
Pour cela il faudrait bien évidemment mettre en doute tout ce que vous avez appris précédemment par la publicité des industriels. Vous devriez mettre en doute les avis de vos proches qui ont également subi le formatage des publicités industrielles et qui en revendiquent quotidiennement les idées reçues.
Notez bien que les plus grandes associations d’intérêt public, qui luttent contre les maladies graves les plus absurdes, ont tout intérêt à ce que ces maladies continuent d’exister pour subsister et donner une légitimité à leurs actions auprès de vos familles.
Il existe bel et bien un lien entre les habitudes alimentaires d’une famille ou d’un groupe et leurs comportements sociaux. Même si vous avez tendance à imaginer qu’il réside un traumatisme évident à la survenue de leurs souffrances, ces stigmates possèdent le sens qu’on veut bien leur attribuer. Et, bien souvent votre médecin saura vous mettre en défaut en vous demandant de vous remémorer un souvenir douloureux pour qu’il puisse justifier votre évidente violence mentale, votre déséquilibre. Et, vous en trouverez forcément un, que vous identifierez comme étant celui que vous cherchez.
Mais, ce douloureux souvenir est-il suffisamment choquant pour justifier du vol d’un sac à main avec agression sur une innocente jeune femme ?
Est-il suffisamment percutant pour que vous frappiez votre femme jusqu’à entrainer son décès ?
Est-il suffisamment déroutant pour que vous arrachiez les ailes de votre oiseau domestique ou bien que vous enfonciez un bâton de bois dans l’œil de votre chien ?
Est-il suffisamment présent dans votre esprit pour que vous vous justifiiez de la maltraitance de votre enfant ?
C’est un facteur aggravant parce qu’il est juste suffisamment présent dans votre mémoire pour que vous ayez le sentiment que ce traumatisme justifie les actes les plus insensés. Et, vous vous complaisez à les réaliser, sans vous poser de question.
La solution, le Graal, la porte de sortie immédiate à cette difficulté de compréhension semble être un médicament que votre thérapeute vous octroiera avec un grand plaisir. Il a appris ainsi à compenser le désespoir de ses patients, tout comme vous à justifier vos actes, sans se poser plus de question que vous…
Si votre père court vers vous sans raison apparente tout en vous envoyant un briquet dans l’œil, puis frappe suffisamment fort dans la roue arrière du vélo sur lequel vous êtes assis pour qu’il se plie afin que vous tombiez au sol sans même réaliser que vous êtes déjà allongé sur le bitume, la cuisse coincée sous le cadre de votre bicyclette avec pour seul élément dans votre champ de vision : votre père qui frappe, une jambe après l’autre, la structure en acier de votre monture à deux roues pendant que vous essayez de vous en échapper en gémissant, malheureusement sans résultat.
Vous relèverez-vous en vous posant la bonne question ?
Malheureusement, vous jugerez cet acte impardonnable tout en cherchant l’erreur que vous avez bien pu commettre pour recevoir ce déluge de coups et, vous arrêterez ici votre réflexion.
Cependant, cet acte fera dorénavant partie de vous, de votre expérience et vous détesterez peut-être votre père. Il sera dans votre parcours un nouveau traumatisme que vous devrez ranger dans un tiroir pour ne pas avoir envie, par la suite, d’écraser à mains nues les prochains VTT que vous posséderez lorsque ceux-ci présenteront le moindre défaut injustifié.
Cela ne fait aucun doute. Le trouble qui vient de surgir est purement psychique selon la perception que vous avez eue.
Mais, l’état mental dans lequel se trouvait votre père n’a-t-il pas pu être alimenté par un facteur aggravant ?
Il me semble avoir mis la main sur certains détracteurs communs qui poussent l’homme à agir de manière impulsive sans laisser place à la réflexion. De nombreux calculs s’opèrent dans votre tête lorsque vous êtes confronté à une situation de peur, de joie, de souffrance, de jouissance, comme dans tout autre contexte en fait. Mais, vous n’avez que très rarement la main sur ces données qui s’opèrent d’elles-mêmes en vous amenant à la réaction la plus évidente.
L’état de notre organisme est responsable de la viabilité de ces calculs. Une souffrance cellulaire peut en altérer les résultats quelque soit son origine. Quelque soit la partie en souffrance dans votre corps, des déséquilibres peuvent s’installer. Ces déséquilibres engendrent des autorégulations hormonales pour palier les déficiences et réguler les transferts d’énergie. Et, évidemment les hormones sont essentielles à notre réflexion, à notre ligne directrice de pensée. Même si elles ne sont certainement pas les seules en causes. En parallèle, plusieurs organes en souffrance peuvent avoir une même cause. Et peu importe la cause, les terminaisons nerveuses sont là pour capter les informations et retranscrire ce qui est interprétable pour permettre aux différents systèmes de continuer de fonctionner librement. Mais, lorsque les machineries surchauffent, les informations sont à nouveau erronées. On peut se rendre compte de modifications dans les comportements dues aux erreurs d’appréciation. Lorsque votre cerveau est endommagé, les erreurs sont encore plus parlantes. Car, les anomalies se sont glissées à proximité de notre boîte à calculs.
Mais, comment notre alimentation peut-elle avoir un rapport aussi étroit avec notre réflexion ?
Simplement par le nombre important de toxines, d’éléments nocifs qui s’introduisent dans l’organisme et qui y laissent des cicatrices inflammatoires à l’origine des défaillances organiques, notamment dans le système digestif qui régule nos fonctions primaires comme nos aptitudes intellectuelles. Plus ces toxines sont incorporées, plus elles passent inaperçues mais, plus elles laissent des traces.
Cela semble d’autant plus flagrant lors d’une sévère intolérance alimentaire. Le sujet parait comme coupé de sa propre réflexion. Toute logique semble altérée. L’humeur est variable, les pensées paraissent inhabituelles. Probablement en raison de violents dérèglements biologiques. Le sujet ne se rend compte de rien car, il n’a pas été habilité à interpréter ce qu’il a du mal à comprendre.
C’est l’une des raisons qui nous laissent encore à penser que, dès que nous nous sentons différents, il faut nous rendre chez le thérapeute pour que celui-ci corrige nos lacunes. Ce qui nous échappe la plupart du temps, c’est que nous pouvons globalement le faire nous-mêmes. Il suffirait que nous fassions preuve de quelque peu de discernement et d’autodiscipline.
Mais, comment pourrions-nous y parvenir si nos propres capacités de calcul sont altérées ?
Il est alors parfois nécessaire de faire place à notre deuxième machine, qui est en réalité la première à laquelle nous devrions consacrer toute notre attention. Celle que nous avons laissée s’effacer derrière notre culture, derrière notre éducation, derrière ce que nous avons appris. Celle qui nous a été confiée lors de notre venue au monde : notre instinct…

Tiger’s mind

Vous pouvez trouver l’ensemble du récit de Tiger’s mind « Who is innocent » « Dans l’Intimité d’une Myopathie Atypique »en lecture libre à cette adresse

Merci Fabrice pour cet article.

De nombreux articles sur ce site sont en lien avec ce texte de Tiger’s mind mais si vous avez encore un moment, vous pourriez lire celui-ci La haine, la violence… et le fruit défendu

« L’amplification de la détoxication du mercure » Conférence du Dr Shade + résumé + newsletter


Votre adresse restera confidentielle et vous ne recevrez pas de spam.

Les dents des bébés montrent comment l’exposition à divers métaux peut être liée à l’autisme

Les chercheurs cherchent depuis des décennies pourquoi certains enfants développent l‘autisme – parfois même leur jumeau – mais une nouvelle étude indique que les dents des bébés peuvent fournir des indices.

La nouvelle étude publiée dans Nature Communications met en lumière certains facteurs possibles du risque d’autisme, révélés dans les dents des enfants : l’exposition à divers métaux, à la fois toxiques et nutritionnels, comme le plomb et le zinc et les changements d’exposition à différents stades du développement de l’enfant.

La petite étude a examiné les dents de bébé de 32 paires de jumeaux pour voir si les niveaux de plomb et d’autres métaux étaient en corrélation avec un risque accru de développer l’autisme. Le trouble du spectre autistique continue d’affecter 1 à 2 % des enfants nés en Europe, en Amérique du Nord et dans d’autres régions développées, selon les auteurs de l’étude.

Bien que de nombreuses recherches aient été faites sur le terrain, il y a eu peu d’étude sur la façon dont les facteurs environnementaux spécifiques peuvent affecter le risque d’autisme.
« Nous pensons que l’autisme commence très tôt, probablement dans l’utérus, et la recherche suggère que notre environnement peut augmenter le risque d’un enfant. Mais au moment où les enfants sont diagnostiqués à l’âge de 3 ou 4 ans, il est difficile de revenir en arrière et de savoir ce à quoi les mamans ont été exposées « , a déclaré Cindy Lawler, Ph.D., responsable de la division NIEHS Genes, Environnement et Santé, dans un communiqué publié aujourd’hui. « Avec les dents de bébé, nous pouvons réellement faire cela. »

Dans l’étude, les chercheurs de l’École de médecine d’Icahn au Mont Sinaï ont examiné si l’exposition à certains métaux, identifiée dans la matrice des dents de bébé, a montré une association avec le risque d’autisme.

Les chercheurs ont recruté des jumeaux d’une base de données nationale de jumeaux en Suède afin de mieux comprendre quels étaient les modes d’absorption des métaux chez les enfants à la fois diagnostiqués et non diagnostiqués avec un trouble du spectre autistique.

L’étude a été menée par Manish Arora, Ph.D., un scientifique environnemental et un dentiste de l’École de médecine d’Icahn au mont Sinaï à New York. Arora et ses collègues avaient déjà développé une méthode qui utilisait des dents de bébé qui étaient tombées pour mesurer l’exposition des enfants au plomb et à d’autres métaux in-utéro et pendant la petite enfance. Avec le soutien de l’Institut national des sciences de la santé environnementale (NIEHS)

Les chercheurs utilisent des lasers pour extraire des couches précises de la dentine, la substance dure sous l’émail dentaire, pour l’analyse des métaux.

« Ce qui est nécessaire, c’est une fenêtre dans notre vie fœtale », a-t-il déclaré. « Contrairement aux gènes, notre environnement change constamment et la réponse de notre corps face aux facteurs de stress environnementaux dépend non seulement de la façon dont nous étions exposés, mais à quel âge nous avons connu cette exposition ».

Les chercheurs ont examiné les métaux qui sont des nutriments clés tels que le zinc et le manganèse, ainsi que des métaux toxiques comme le plomb. Ils ont également été en mesure d’estimer à quel stade du développement de l’enfant, ils ont été exposés à certains métaux et à quels niveaux.

Ils ont utilisé des dents de bébé de 32 paires de jumeaux pour établir un modèle d’absorption des métaux. Parmi ces 32 paires de jumeaux, six avaient un seul jumeau avec des troubles du spectre autistique, sept avaient deux jumeaux avec autisme et 19 ne sont pas affectés. Les chercheurs ont trouvé des différences plus faibles dans les modes d’absorption des métaux lorsque les deux jumeaux avaient des troubles autistiques. Ils ont trouvé des différences significatives dans les paires où un seul jumeau a été diagnostiqué avec autisme.

Les chercheurs ont pu montrer des différences concernant six métaux, dont le plomb, le zinc, l’étain, le chrome et le manganèse sur les dix métaux étudiés et leur lien avec les taux d’autisme. Le plomb et le manganèse étaient statistiquement significatifs dans la façon dont ils impactaient le risque d’autisme.(l’aluminium n’ayant pas été analysé)

Les niveaux de plomb étaient constamment plus élevés dix semaines avant la naissance à vingt semaines après la naissance chez les enfants atteints d’un trouble du spectre autistique comparés à ceux des enfants sans autisme.

La plus grande différence a été observée 15 semaines après la naissance des jumeaux : les niveaux de plomb étaient 1,5 fois plus élevés chez les enfants atteints de troubles du spectre autistique que chez les enfants sans autisme.

Les niveaux de manganèse étaient systématiquement plus faibles chez les enfants souffrant de troubles du spectre autistique pendant deux fenêtres critiques : 10 semaines avant le naissance et de 5 à 20 semaines après la naissance. La plus grande différence a été notée à 15 semaines après la naissance, lorsque les taux de manganèse étaient 2,5 fois plus faibles dans les cas de troubles du spectre autistique.

Des études antérieures ont montré des résultats mitigés sur le lien entre l’autisme et l’exposition aux métaux, notamment le plomb, mais beaucoup sont limitées par les possibilités d’autres facteurs, y compris la génétique, qui pourraient affecter le trouble. En étudiant les jumeaux, les scientifiques espéraient éliminer la génétique comme facteur et isoler les expositions aux métaux de l’environnement.

Cette étude comprend un petit groupe d’enfants mais les chercheurs ont été encouragés par les résultats, qui apporte un éclairage sur les origines de l’autisme et pourrait permettre d’établir des lignes directrices supplémentaires pour la profession médicale afin de conseiller les parents inquiets au sujet de l’exposition aux métaux.

« Nous avons identifié la période de temps à laquelle nous sommes les plus susceptibles », a déclaré Arora. « Nous espérons aider et être en mesure de fournir des recommandations cliniques pendant que nous continuons les recherches. »

« L’amplification de la détoxication du mercure » Conférence du Dr Shade + résumé + newsletter


Votre adresse restera confidentielle et vous ne recevrez pas de spam.

BACTÉRIES INTESTINALES ET FONCTIONNEMENT DU CERVEAU

Certains chercheurs pensent que le microbiome peut jouer un rôle dans la régulation des pensées et des perceptions.

À l’heure actuelle, l’idée que les bactéries intestinales affectent la santé d’une personne n’est pas révolutionnaire. Beaucoup de personnes savent que les microbes influencent la digestion, les allergies et le métabolisme. La tendance est devenue presque commune: de nouveaux livres apparaissent régulièrement détaillant précisément quel régime entraînera une flore bactérienne saine et optimale.

Mais l’impact de ces microbes peut s’étendre beaucoup plus loin, dans le cerveau humain. Un groupe croissant de chercheurs à travers le monde étudie la façon dont le microbiome, tel que cet écosystème bactérien est connu, régule la façon dont les gens pensent et ressentent. Les scientifiques ont trouvé des preuves que cet assemblage – environ un millier d’espèces différentes de bactéries, des milliards de cellules qui pèsent ensemble d’une à trois livres – pourrait jouer un rôle crucial dans l‘autisme, l’anxiété, la dépression et d’autres troubles.

«Il y a eu une explosion de l’intérêt pour les liens entre le microbiome (votre corps est votre microbiome, vos intestins, votre bouche, vos yeux, votre peau sont des microbiotes) et le cerveau», explique Emeran Mayer, un gastro-entérologue à l’Université de Californie à Los Angeles, qui étudie le sujet depuis cinq ans.

Certains des travaux les plus intrigants ont été réalisés sur l’autisme. Pendant des décennies, les médecins, les parents et les chercheurs ont noté qu’environ les trois quarts des personnes atteintes d’autisme ont également des anomalies gastro-intestinales, comme les problèmes digestifs, les allergies alimentaires ou la sensibilité au gluten. Cette reconnaissance a conduit les scientifiques à examiner les liens potentiels entre les microbes intestinaux et l’autisme. Plusieurs études récentes ont révélé que le microbiome des personnes autistes diffère considérablement des groupes témoins. Le microbiologiste de l’Institut de technologie de Californie, Sarkis Mazmanian, s’est concentré sur une espèce commune appelée Bacteroides fragilis, observée en petites quantités chez certains enfants atteints d’autisme. Dans un article publié il y a deux ans dans le journal Cell, Mazmanian et plusieurs collègues ont donné des bacteroides fragilis d’humains à des souris présentant des symptômes semblables à ceux de l’autisme. Le traitement a modifié la composition du microbiome des animaux et, plus important encore, amélioré leur comportement : ils sont devenus moins anxieux, plus communicatifs avec les autres souris et ont montré un comportement moins répétitif.

Les microbes interagissent avec la maladie, mais est-ce comme déclencheur ou comme bouclier, cela reste encore un mystère. Mais Mazmanian et ses collègues ont identifié un lien possible: un produit chimique appelé 4-éthylphénylsulfate, ou 4EPS, qui semble être produit par des bactéries intestinales. Ils ont constaté que les souris présentant des symptômes d’autisme ont des taux sanguins de 4EPS plus de 40 fois plus élevés que les autres souris. Le lien entre les niveaux de 4EPS et le cerveau n’est pas clair, mais lorsque les animaux ont reçu le composé, ils ont développé des symptômes semblables à ceux de l’autisme.

« Nous pourrons peut-être inverser ces anomalies. Si vous fermez le robinet qui produit ce composé, les symptômes disparaissent. « 

Mazmanian, qui en 2012 a reçu une subvention MacArthur pour son travail sur le microbiome, considère cela comme une «percée potentielle» pour comprendre comment les microbes contribuent à l’autisme et à d’autres troubles du développement neurologique. Il dit que les résultats jusqu’à présent suggèrent que l’ajustement des bactéries intestinales pourrait être un traitement viable, du moins chez certains patients. « Nous pourrons peut-être inverser ces maladies », dit-il. « Si vous fermez le robinet qui produit ce composé, les symptômes disparaissent. C’est ce que nous voyons chez les souris.  »

Les scientifiques ont également recueilli des preuves que les bactéries intestinales peuvent influencer l’anxiété et la dépression. Stephen Collins, un chercheur en gastroentérologie de l’Université McMaster à Hamilton, en Ontario, a constaté que les souches de deux bactéries, lactobacillus et bifidobacterium, réduisent le comportement anxieux chez les souris (les scientifiques ne l’appellent pas «anxiété» parce que vous ne pouvez pas demander à une souris comment elle se sent). Les humains portent également des souches de ces bactéries dans leurs tripes. Dans une étude, lui et son collègue ont recueilli des bactéries intestinales d’une souche de souris sujettes à un comportement anxieux, puis ont transplanté ces microbes dans une autre souche tendant à être calme. Le résultat : les animaux tranquilles semblaient devenir anxieux.

Dans l’ensemble, ces deux microbes semblent être des acteurs majeurs de l’axe intestin-cerveau. John Cryan, un neuroscientifique au Collège universitaire de Cork en Irlande, a examiné les effets des deux sur la dépression chez les animaux. Dans un article de 2010 publié dans Neuroscience, il a donné aux souris soit du bifidobacterium, soit l’antidépresseur Lexapro. Il les a ensuite soumis à une série de situations stressantes, y compris un test qui a mesuré combien de temps ils ont continué à nager dans un réservoir d’eau sans possibilité de sortie. (Ils ont été retirés après un court laps de temps, avant de se noyer.) Le probiotique et le médicament étaient tous deux efficaces pour augmenter la persévérance des animaux et réduire les niveaux d’hormones liées au stress. Une autre expérience, cette fois utilisant lactobacillus, a eu des résultats similaires. Cryan lance une étude avec des humains (en utilisant des mesures autres que le test de natation forcée pour évaluer la réponse des sujets).

La plupart des recherches sur le cerveau basées sur le microbiome étaient sur des souris mais il y a déjà eu quelques études impliquant des humains. L’année dernière, par exemple, Collins a transféré les bactéries intestinales d’humains angoissés chez des souris «sans germe» – animaux qui avaient été élevés (très soigneusement) afin que leurs intestins ne contiennent aucune bactérie. Après la transplantation, ces animaux sont devenus plus anxieux.

D’autres recherches ont examiné des humains entiers, pas seulement leurs microbes. Un article publié dans le numéro de mai 2015 de Psychopharmacologie par le neurobiologiste de l’Université d’Oxford, Phil Burnet qui a examiné si un prébiotique – un groupe de glucides qui nourrissait certaines bactéries intestinales- affectait les niveaux de stress chez un groupe de 45 volontaires sains. Certains sujets ont reçu 5,5 grammes d’un glucide en poudre connu sous le nom de galactooligosaccharide, ou GOS, tandis que d’autres ont reçu un placebo. Des études antérieures sur des souris par les mêmes scientifiques ont montré que ce sucre a favorisé la croissance de Lactobacillus et de Bifidobacteria. Les souris avec plus de ces microbes ont également eu des niveaux accrus de plusieurs neurotransmetteurs qui affectent l’anxiété, y compris un facteur neurotrophique dérivé du cerveau.

Dans cette expérience, les sujets qui ont ingéré le GOS ont montré des niveaux inférieurs de cortisol, une hormone clé de stress, et dans un test impliquant une série de mots qui clignotent rapidement sur un écran, le groupe GOS s’est également concentré davantage sur l’information positive que négative. Ce test est souvent utilisé pour mesurer les niveaux d’anxiété et de dépression, car dans ces conditions, les patients anxieux et déprimés se concentrent souvent sur les stimuli menaçants ou négatifs. Burnet et ses collègues notent que les résultats sont semblables à ceux observés lorsque les sujets prennent des antidépresseurs ou des médicaments anti-anxiété.

Peut-être que l’étude humaine la plus connue a été faite par Mayer, chercheur de l’UCLA. Il a recruté 25 sujets, toutes femmes en bonne santé. Pendant quatre semaines, 12 d’entre elles ont mangé un yaourt disponible dans le commerce deux fois par jour, tandis que le reste ne l’a pas fait. Le yaourt est un probiotique, c’est-à-dire qu’il contient des bactéries vivantes, dans ce cas des souches de quatre espèces, bifidobacterium, streptococcus, lactococcus et lactobacillus. Avant et après l’étude, les sujets ont reçu des scans cérébraux pour évaluer leur réponse à une série d’images d’expressions faciales: le bonheur, la tristesse, la colère, etc.

« Ce n’était pas ce à quoi nous nous attendions, que manger du yaourt deux fois par jour pendant quelques semaines ferait quelque chose dans votre cerveau ».

Pour la surprise de Mayer, les résultats, publiés en 2013 dans la revue Gastroenterology, ont montré des différences significatives entre les deux groupes; les mangeurs de yaourt ont réagi plus calmement aux images que le groupe témoin. « Le contraste était clair », dit Mayer. « Ce n’était pas ce à quoi nous nous attendions, que manger un yaourt deux fois par jour pendant quelques semaines ferait quelque chose dans votre cerveau ». Il pense que les bactéries dans le yaourt ont changé la composition des microbes intestinaux des sujets, et cela a conduit à la production de composés qui modifient la chimie du cerveau.

D’autres études montrent qu’un régime sans gluten et sans protéines de lait est potentiellement bénéfique pour améliorer certains comportements chez les personnes atteintes de TSA et réduire la perméabilité intestinale. L’élimination des protéines du lait de vache de l’alimentation des enfants autistes par un régime améliore le comportement autistique.

Il n’est pas encore clair comment le microbiome modifie le cerveau. La plupart des chercheurs conviennent que les microbes influencent probablement le cerveau grâce à de multiples mécanismes. Les scientifiques ont constaté que les bactéries intestinales produisent des neurotransmetteurs tels que la sérotonine, la dopamine et le GABA, qui jouent tous un rôle clé dans l’humeur (de nombreux antidépresseurs augmentent les niveaux de ces mêmes composés). Certains organismes affectent également la façon dont les gens métabolisent ces composés, régulant efficacement la quantité qui circule dans le sang et le cerveau. Les bactéries intestinales peuvent également générer d’autres produits chimiques neuroactifs, dont un appelé butyrate, qui ont été liés à une réduction de l’anxiété et de la dépression. Cryan et d’autres ont également montré que certains microbes peuvent activer le nerf vague, la principale ligne de communication entre l’intestin et le cerveau. En outre, le microbiome est entrelacé avec le système immunitaire, qui lui-même influe sur l’humeur et le comportement.

Cette interconnexion des microbes et du cerveau semble crédible, aussi, d’un point de vue évolutif. Après tout, les bactéries ont vécu à l’intérieur des humains pendant des millions d’années. Cryan suggère qu’au fil du temps, au moins quelques microbes ont développé des moyens de façonner le comportement de leurs hôtes à leurs propres fins. La modification de l’humeur est une stratégie plausible de survie microbienne, il soutient que «les gens heureux ont tendance à être plus sociaux. Et plus nous sommes des êtres sociaux, plus les chances que les microbes échangent et se répandent, grandissent. (mon expérience m’a aussi menée à cette idée)

Alors que les scientifiques apprennent mieux le fonctionnement du réseau microbien intestinal, Cryan pense qu’il pourrait être piraté pour traiter les troubles psychiatriques.« Ces bactéries pourraient éventuellement être utilisées comme nous utilisons maintenant le Prozac ou le Valium », dit-il. Et parce que ces microbes ont des eons d’expérience à modifier notre cerveau, ils sont susceptibles d’être plus précis et plus subtils que les approches pharmacologiques actuelles, ce qui pourrait signifier moins d’effets secondaires. « Je pense que ces microbes auront un effet réel sur la façon dont nous traitons ces troubles », dit Cryan. « Il s’agit d’une toute nouvelle façon de moduler la fonction du cerveau ».

Source:https://www.theatlantic.com/health/archive/2015/06/gut-bacteria-on-the-brain/395918/?utm_source=atlfb

« L’amplification de la détoxication du mercure » Conférence du Dr Shade + résumé + newsletter


Votre adresse restera confidentielle et vous ne recevrez pas de spam.

Psychomicrobiologie : Candidose, troubles psychiatriques et fibromyalgie

Delhi Psychiatry Journal 2010; 13: (2) © Delhi Psychiatric Society
Malhotra S*, Nirmaljit Kaur*, Bhatia MS**, Kumar P*, Hans C*
*Department of Microbiology, Dr RML PGIMER and Hospital, New Delhi-110001.
** Department of Psychiatry, UCMS & GTB Hospital, Delhi-110095

Source : http://medind.nic.in/daa/t10/i2/daat10i2p345.pdf
Traduction : Gwénol Le Dref

Vous pouvez visionner la vidéo en lien avec cet article

Introduction

Chaque année, des millions de personnes souffrent de dépression causée par de multiples facteurs, y compris certaines infections comme la candidose et dans la plupart des cas, la cause reste inconnue car la médecine moderne connaît peu le système nerveux central.
Il est bien connu que la levure Candida Albicans peut pénétrer n’importe quelle zone y compris le système nerveux, c’est pourquoi il pourrait y avoir un lien entre la candidose et la dépression.

On a observé que les signes et les symptômes de l’infection à levures comprend l’éruption cutanée, la fatigue, les maux de tête, l’irritabilité, les douleurs intestinales, les troubles respiratoires, les problèmes urinaires, la vaginite et la dépression. Les autres symptômes comprennent des troubles digestifs, l’hypoglycémie, l’hyperactivité, la perte de mémoire, l’impuissance, les difficultés d’apprentissage, les problèmes menstruels, la tension prémenstruelle et les déficits d’attention. Comme cela est évident suite à la liste ci-dessus, de nombreux symptômes sont associés au système nerveux qui joue un rôle dans les maladies psychiatriques. Nous examinons donc ce sujet pour comprendre et mettre en évidence la corrélation entre l’infection aux levures et les troubles psychiatriques.

Terminologie


Dépression:

La dépression est un sentiment de tristesse et de découragement où le patient estime que la vie a perdu son éclat. La plupart des gens se remettent de ces temps sombres et continueront leur vie ensuite. Certaines conditions de tristesse peuvent nécessiter des changements de mode de vie
tels que la résolution d’un mariage boiteux, abandonner de mauvaises habitudes ou supprimer des facteurs oppressifs de sa vie. D’autres situations peuvent nécessiter le conseil d’un bon ami ou d’un prêtre ou quelqu’un à qui l’on peut faire confiance et discuter avec lui de nos problèmes. Cependant, parfois, les gens ne se remettent pas des revers de la vie ou ils dépriment pour des questions insignifiantes ou voire sans raison du tout.
Les sentiments de tristesse peuvent simplement les ralentir ou peuvent les affaiblir au point où ils
pleurent en permanence, ne peuvent pas fonctionner dans la vie ou même considérer le suicide. Ce sont les situations où un traitement psychiatrique d’urgence est requis.

Causes de la dépression :

Quand une personne reste déprimée malgré les efforts habituels pour traiter la dépression, une source physique de la dépression devrait être considérée. Cela est particulièrement vrai dans
le cas de la dépression handicapante ou les idées suicidaires.

Les causes physiologiques de la dépression sont très communes, comme les troubles endocriniens de l’hypothyroïdie.

Les causes physiques de la dépression comprennent :

les déficiences nutritionnelles, le manque d’exercice, l’hypothyroïdisme, l’hyperthyroïdie, la fibromyalgie, le candida (infection à levures), la mauvaise fonction surrénale, d’autres troubles hormonaux incluant la maladie de Cushing (production excessive d’hormones hypophysaires), la maladie d’addison (fonction surrénalienne faible), des niveaux élevés de l’hormone parathyroïdienne et de faibles taux d’hormones hypophysaires, l’hypoglycémie, les allergies alimentaires, les métaux lourds (comme le mercure, le plomb, l’aluminium, le cadmium et le thallium), la toxicité du sélénium, le syndrome prémenstruel et les troubles du sommeil.

Les causes infectieuses :

le SIDA, la grippe, la mononucléose, la syphilis (stade tardif), la tuberculose, le virus de l’hépatite et la pneumonie virale

Les causes de malformations médicales :

les problèmes cardiaques, la maladie pulmonaire, le diabète, la sclérose en plaques, l’arthrite rhumatoïde, la douleur chronique, l’inflammation chronique, le cancer, les tumeurs du cerveau, les blessures à la tête, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, l’AVC, l’épilepsie du lobe temporal, le lupus systémique érythémateux et maladie du foie.

Les causes liées aux drogues :

Les tranquillisants et les sédatifs, les antipsychotiques, les amphétamines, les antihistaminiques, les bêta-bloquants, les médicaments contre l’hypertension artérielle, les pilules contraceptives, les agents anti-inflammatoires, les corticostéroïdes, les agents hormonaux, la cimétidine, la cyclosérine (une antibiotique), l’indométhacine, la réserpine, la vinbiastine et la vincristine

La candidose :

Les infections à levures communément appelées la candidose sont causées par la levure Candida albicans qui prospère dans le gros intestin du corps humain.
Les infections à levures peuvent se manifester sur la peau, la bouche ou sur des sites systémiques. Cela affecte les personnes de tous âges et des deux sexes.

Facteurs prédisposants :

L’humidité environnementale soutient la croissance des champignons et c’est la raison pour laquelle la plupart des champignons existent sous forme saprophyte dans le sol.
Chaque fois que le système immunitaire du corps humain est compromis, les infections fongiques
se manifestent comme pathogène opportuniste.
La prévalence des infections fongiques a augmenté depuis 1980 depuis l’émergence du VIH qui cause le sida où le patient fait face à des champignons opportunistes lorsque le nombre de CD4 tombe en dessous de 500.
De toutes les mycoses fongiques identifiées, l’infection aux levures représente près de 70 à 80%
des infections.

Étapes de la candidose :

Aujourd’hui, il y a des millions de personnes aux États-Unis et d’autres pays qui ne se sentent pas bien et ne reçoivent pas de réponse quant à l’origine des troubles.
L’hypothèse d’une raison potentielle pourrait être celle de la prolifération de la candidose.

Alors que le corps humain a une flore normale abondante comprenant le candida, l’excès de candida donne naissance à tout type de problème physique sous forme de fatigue, d’envie de sucre, de prise de poids, baisse de la concentration, confusion, ballonnement, hypoglycémie, sensibilité aux odeurs à l’alcool, la migraine et la dépression.

La candidose se divise en 5 étapes :

Première étape :

– Au cours de la première étape de l’infection par le candida les muqueuses sont infectées, conduisant à des réactions allergiques avec divers types d’infections telles que les infections à streptocoques de la gorge, les bronchiolites, les pneumonies, l’amygdalite, la mononucléose, la sinusite, etc.

Deuxième étape :

– Cette étape se manifeste sous la forme de maux de tête ou de migraine, de douleurs articulaires, de fatigue, d’arthrite, d’infection des ongles, de douleurs musculaires, etc. En raison de la sur-production de certains métabolites chimiques produits par le candida.

Troisième étape :

– C’est le stade au cours duquel le patient développe des troubles comportementaux et psychiatriques. Cela inclut une diminution de la concentration, des sautes d’humeur, de la dépression, les pertes de mémoire et la confusion. À ce stade, le patient se sent hors de contrôle. Les patients peuvent s’enfoncer dans une dépression sévère entraînant des pensées suicidaires, des peurs irrationnelles, des attaques de panique, des phobies, de l’épilepsie et de la violence incontrôlée.

Quatrième étape :

– Alors que le candida continue de croître et de détruire les cellules du corps, le système d’organes dans le corps commence à réagir négativement et tend vers l’arrêt global de fonctionnement. Par exemple lorsque les infections à candida affectent le système digestif, le patient peut perdre l’appétit et l’absorption des nutriments par les intestins est compromis. On a également supposé qu’il peut
affecter le système cardiovasculaire et conduire à l’hypertension, à l’engourdissement des extrémités, aux ecchymoses et aux palpitations, etc.

Pendant la quatrième étape, le système endocrinien peut également être affecté avec le système musculo-squelettique et le système respiratoire.

Cinquième étape :

– Au cinquième et dernier stade, le candida se propagerait de façon systémique et s’avérerait fatal

Étiologies possibles


Rôle de l’acide tartrique dans l’autisme :

D’innombrables études dans le passé ont impliqué le rôle d’acides organiques anormaux produits par la flore intestinale en provoquant des maladies humaines, p.ex. Les erreurs innées de métabolisme
comme la phénylcétonurie, la tyrosinémie, la maladie du sirop d’érable, etc.

L’hypothèse selon laquelle elle joue un rôle dans les maladies psychiatriques comme l’autisme, la schizophrénie, la maladie d’Alzheimer et même la fibromyalgie.
Dans toutes ces conditions, les tests d’acides organiques urinaires ont montré des excrétions élevées de produits acides.
Le produits métabolique associé à l’infection à candida est l’acide tartrique. Ce composé
forme des dépôts lors du processus de brassage du vin et doit être supprimé. Le vin est de l’eau sucrée fermentée par des levures saccharomyces cerevisiae pour donner de l’alcool et d’autres produits de levure. Les humains ne produisent pas ce produit chimique.

L’effet des agents antifongiques sur l’acide tartrique :

Il existe de nombreux cas cliniques où les symptômes psychiatriques chez les patients ont été
contrôlés par un traitement antifongique.

Par exemple, un patient de deux ans qui était évalué pour l’autisme et dont les urines ont été testées positives pour les acides organiques. L’enfant avait été traité plusieurs fois avec des antibiotiques pour des otites et avait développé un muguet.
Le comportement de l’enfant était très affecté et il est devenu hyperactif, souffrant d’insomnie, il a perdu la parole et le contact avec ses parents.

Puisque les acides organiques de l’enfant, y compris l’acide tartrique, étaient en augmentation dans l’urine, le diagnostic différentiel d’une infection à levure a été gardée à l’esprit et un traitement à la Nystatine a été commencé. Le comportement de l’enfant s’est amélioré en une semaine et le taux d’acides organiques a diminué dans les urines bien qu’il ait fallu plus de 60 jours pour que le taux d’acide tartrique revienne à la normale.

Après 68 jours de traitement, la mère de l’enfant a commencé à manquer de Nystatine et a commencé à ne donner qu’une demi-dose. Pendant ce temps, l’acide tartrique à augmenté. Quand la prescription de Nystatine a été renouvelée et la dose complète donnée, l’acide tartrique a diminué. Ainsi, cela a prouvé que la Nystatine entraîne une réduction marquée de l’acide tartrique urinaire. L’autre constat important était que même après deux mois de Nystatine, les anomalies biochimiques peuvent réapparaître en peu de temps après l’arrêt du médicament antifongique. Même après six mois de traitement antifongique, il existe souvent un «rebond» biochimique et une perte des améliorations après l’arrêt des antifongiques.

Ce rebond se produit également après d’autres médicaments antifongiques.

Plusieurs explications sont possibles pour ce phénomène :

L’une des raisons pourrait être un ou plusieurs défauts du système immunitaire tel que la déficience en lgA ou lgG ou des maladies immunodéficitaires sévères qui se trouvent chez la plupart des enfants avec autisme ; la levure, qui est partout dans notre environnement, y compris sur les aliments que nous mangeons, repeuple le tractus intestinal très rapidement et ces levures étant très résistantes, on ne peut pas complètement les éliminer même après six mois de thérapie antifongique.

Une autre théorie proposée est que la levure peut génétiquement transformer certaines des cellules du tractus intestinal et donc certaines cellules humaines contiennent de l’ADN de levure en raison de la transformation.

Ces cellules humaines génétiquement transformées produisent à la fois des éléments de la levure et de l’humain et sont sensibles aux antifongiques mais ne sont pas tuées ; ces cellules produisent des levures chaque fois qu’il n’y a plus d’antifongiques.

De plus, des levures peuvent être intégrées dans les creux de l’intestin ou dans les couches profondes de la muqueuse où elles sont relativement protégées des médicaments. Malgré leur petit nombre, elles repeuplent l’intestin après l’arrêt des antifongiques. L’explication la plus logique donnée par l’immunologie.

En plus de l’inventaire de ses propres cellules que doit faire le système immunitaire, il semble de plus en plus probable que le système immunitaire fasse également un inventaire des bactéries et des levures présentes dans le tract intestinal peu après la naissance. Cet inventaire est réalisé par un groupe de cellules appelé CD5 + B- ces cellules, figurent parmi les premières cellules immunologiques qui apparaissent dans l’embryon en développement et semblent jouer un rôle dans la tolérance aux micro-organismes intestinaux postnatals. Ces cellules peuvent jouer un rôle dans la régulation de la sécrétion d’lgA, la classe d’anticorps qui est sécrétée dans le tractus intestinal et qui peut choisir quels micro-organismes sont tolérés dans le tractus intestinal.

En outre, l’éradication de la flore normale, surtout lorsque des antibiotiques sont administrés de façon répétitive pendant la petite enfance peut provoquer un rejet de la part des CD5 + des organismes normaux plus tard. Toutes les cellules qui sont sur ce premier inventaire peuvent bénéficier d’une tolérance immunitaire et ne seront pas attaquées plus tard par le système immunitaire.

L’utilisation d’antibiotiques dans l’enfance ou l’infection à levures de la mère pendant la grossesse peut entraîner une tolérance immunitaire ultérieure à la levure.

Réponse des enfants atteints d’autisme aux antifongiques :

Les améliorations communément citées par les parents d’enfants autistes traités avec la thérapie antifongique comprennent : une hyperactivité réduite, plus de contact visuel, une vocalisation accrue (plus de mots et plus d’utilisation), de meilleurs rythmes de sommeil, meilleure concentration, jeu imaginatif accru, réduction des comportements stéréotypés (tels que les objets de filature), et une meilleure performance académique.

Plus de 1000 enfants atteints d’autisme ont été traités avec une grande variété d’agents antifongiques comme Nystatin, Lamisil, Sporanox, Nizoral, Diflucan, l’acide caprylique, l’extrait de pépins de pamplemousse et l’ail, avec une bonne réponse clinique dans peut-être 80-90%.

Un sondage auprès des parents d’enfants autistes par Rimland rapporte que la thérapie antifongique est classée, la plus efficace (par une large marge) de toutes les thérapies utilisées pour la réduction des symptômes autistiques.

Base moléculaire de la toxicité de l’acide tartrique dans l’autisme :

Les patients souffrant d’autisme excrètent généralement de l’acide tartrique dans l’urine et on a observé que nombre de ces patients souffrent d’hypotonie.

La biopsie de muscle des patients autistes avec hypotonie a révélé des caractéristiques structurelles normales à l’exception d’une «granularité» inexpliquée par microscopie à électrons.
Electromyographie, EEG, balayage du cerveau, et des vitesses de conduction nerveuse ont été trouvées normales.

La littérature indique que l’acide tartrique est une substance hautement toxique. Seulement 12 g peuvent causer la mort, de 12 heures à 9 jours après l’ingestion.
Les symptômes gastro-intestinaux peuvent être marqués (vomissements violents et diarrhées, douleurs abdominales, soif) suivi de collapsus cardiovasculaire et/ou d’une insuffisance rénale aiguë.

Ce composé endommage en particulier les muscles et le rein et peut même causer des décès par néphropathie (dommages aux reins).

Une étude coréenne a révélé qu’un patient atteint d’autisme avait une valeur de 6000 mmol/mol de créatinine, environ 600 fois la valeur normale médiane.
En supposant que la levure dans l’intestin de l’enfant produisaient de l’acide tartrique à un taux constant, l’enfant était exposé à 4,5 grammes par jour d’acide tartrique (plus d’un tiers de la dose létale déclarée d’acide tartrique!) L’enfant a reçu un traitement antifongique pendant 6 semaines et sa valeur de créatinine est retourné à la normale dans quelques semaines.

Mécanisme de toxicité de l’acide tartrique :

L’acide tartrique est un analogue (un parent chimique proche) de l’acide malique. L’acide malique est un intermédiaire clé du cycle de Krebs, un processus biochimique utilisé pour l’extraction de la majeure partie de l’énergie provenant de nos aliments.
On peut supposer que l’acide tartrique est toxique parce qu’il inhibe la production biochimique du composé normal, l’acide malique. L’acide tartrique est connu comme inhibiteur de l’enzyme fumarate de Krebs qui produit de l’acide malique à partir de l’acide fumarique.

Rôle des suppléments d’acide malique dans la fibromyalgie :

Fait intéressant, on a constaté que l’acide tartrique et/ou d’autres sous-produits de la levure sont également élevés dans les prélèvements d’urines d’adultes atteints de fibromyalgie, une maladie handicapante associée à des douleurs musculaires et articulaires, de la dépression, le brouillard mental et la fatigue chronique.

Un grand pourcentage de patients atteints de fibromyalgie répond favorablement au traitement avec l’acide malique présent dans les suppléments alimentaires tels que Fibrocare et Supermalic. Ceci est dû au fait que les suppléments d’acide malique peuvent surmonter les effets toxiques de l’acide tartrique.

Le médicament antifongique Nystatine tue la levure et les taux d’acide tartrique diminuent. 50 % des patients fibromyalgiques souffrent d’hypoglycémie même si leur alimentation est pourvue en sucre parfois même en excès.

L’une des raisons de l’hypoglycémie peut être due à l’inhibition du cycle de Krebs par l’acide tartrique. Le cycle de Krebs est le principal fournisseur de matières premières tels que l’acide malique qui peut être converti en sucre sangui par le processus appelé gluconéogenèse lorsque le corps consomme du glucose comme carburant.

Si l’acide malique ne peut être produit, le corps ne peut produire de glucose, qui est le principal carburant pour le cerveau. La personne souffrant d’hypoglycémie est faible et sa pensée est brumeuse parce qu’il n’y a pas assez de carburant pour leur cerveau. Bien sûr, la consommation de sucre peut soulager sur le court terme mais cela stimule également la levure, et dans un court laps de temps, les symptômes sont encore pires.

Rôle de l’arabinose dans l’autisme, la maladie d’Alzheimer et la schizophrénie :

L’arabinose est un sucre à cinq atomes de carbone avec une fonction aldéhyde appelée aldose, qui est fréquemment élevé dans l’autisme. Chez certains enfants avec autisme, les concentrations d’arabinose peuvent dépasser 50 fois la limite supérieure de la normale.

Le rôle biochimique exact de l’arabinose est inconnu, mais l’arabitol est un alcool des levures qui a été utilisé comme indicateur biochimique d’une candidose invasive. Aucune étude n’a trouvé de taux d’arabitol élevé dans les échantillons d’urine testés et l’arabinose n’a pas été trouvé dans les milieux de culture des isolats multiples de candida albicans isolés à partir d’échantillons de selles d’enfants autistes.

On suppose que l’arabitol produit par la levure dans le tractus intestinal est absorbé dans la circulation sanguine puis converti en arabinose par le foie. L’hypoglycémie survient dans les erreurs innées de métabolisme du fructose dans lequel le fructose inhibe la gluconéogenèse et il est possible que les enfants avec autisme peuvent avoir des déficiences en une ou plusieurs enzymes impliquées dans le métabolisme des pentoses. Des taux élevés d’arabinose lié aux protéines ont été trouvé dans les glycoprotéines sériques de schizophrènes et d’enfants atteints de troubles du comportement et l’altération de la fonction protéique par l’arabinose est un autre mécanisme par lequel l’arabinose pourrait avoir un effet sur les processus biochimiques.

On a trouvé des taux élevés d’arabinose dans les urines des femmes souffrant de vulvovaginite due au candida ; la restriction du sucre alimentaire a entraîné une réduction dramatique de l’incidence et de la gravité de la vulvovaginite. Ainsi, l’un des mécanismes de l’action des antifongiques dans l’autisme pourrait être de réduire la concentration d’un glucide anormalement produit par la levure qui ne peut être toléré par l’enfant ayant un métabolisme des pentoses défectueux.

Les tests de tolérance à l’arabinose devraient être capables de déterminer rapidement si ces défauts biochimiques sont présents chez les enfants atteints d’autisme.

Base moléculaire de la toxicité des pentosidines dans l’autisme et la maladies d’Alzheimer :

La modification des protéines provoquée par la formation de pentosidine est associé à la réticulation, diminue la solubilité des protéines et entraîne une résistance accrue à la protéase.
Les structures pathologiques caractéristiques associées à la maladie d’Alzheimer contiennent des modifications typiques de la formation de pentosidine.

Plus précisément, des anticorps contre la pentosidine, étiquetée immunocytochimiquement, plaques neurofibrillaires et séniles dans les tissus cérébraux des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

En revanche, peu ou pas de coloration avec les anticorps anti-pentosidine sont observés dans les neurones en apparence sains du même cerveau. La modification de la structure protéique et de sa fonction causée par l’arabinose pourrait expliquer les effets biochimiques et propriétés insolubles des lésions de la maladie d’Alzheimer par la formation de réticulants protéiques.

Comme le processus de formation de la pentosidine est une oxydation, l’utilisation d’antioxydants ainsi que la thérapie antifongique semble être une thérapie prometteuse contre la maladie d’Alzheimer. Le glutathion a été rapporté inhiber la formation de pentosidine.

Les compléments de biotine, de vitamine pyridoxal (B-6) et l’acide lipoïque pourraient également être bénéfiques en raison de déficiences fonctionnelles dues à la formation de pentosidine.
Il n’est pas surprenant, que les enchevêtrements neurofibrillaires trouvés dans le cerveau des victimes d’Alzheimer aient également été signalés dans le cerveau autopsié d’un autiste.

Il a été signalé que les infections urinaires fréquentes et les fortes quantités de complexes immuns circulants sont associés à une maladie d’Alzheimer plus sévère. L’utilisation d’antibiotiques pour traiter les infections urinaires conduirait, bien-sûr, à une prolifération de levure dans le tube digestif.

Conclusion

Les éléments produits par les micro-organismes gastro-intestinaux y compris la levure qui a été largement ignorée dans le passé, semble jouer un rôle majeur dans le métabolisme, le développement, le vieillissement et la maladie chez l’être humain.

L’élévation des métabolites produits par la levure tels que l’acide tartrique ou l’arabinose se trouve dans ces mêmes désordres et sont encore plus courants chez les personnes avec autisme, les malades d’Alzheimer, de lupus érythémateux disséminé, de fibromyalgie, d’hyperactivité, de déficit d’attention, de syndrome de fatigue chronique.

L’arabinose peut interférer avec la gluconéogenèse et peut également, grâce à la formation de pentosidine modifier considérablement la structure des protéines, le transport, la solubilité et l’activité enzymatique ainsi que déclencher des réactions auto-immunes envers les protéines modifiées.
La découverte de pentosidine dans les enchevêtrements neurofibrillaires du cerveau d’Alzheimer et son absence des zones normales du cerveau, peuvent indiquer un rôle direct d’un sous-produit de levure en accélérant le processus normal de vieillissement.

L’acide tartrique produit par la prolifération de levure a un effet toxique direct sur les muscles et est un inhibiteur d’une enzyme clé du cycle de Krebs qui fournit les matières premières pour la gluconéogenèse et offre une explication pour de nombreux symptômes de la fibromyalgie.

Ainsi, les troubles psychiatriques nécessitent non seulement un traitement antipsychotique mais aussi un traitement antifongique afin de traiter la cause organique derrière de telles maladies.

« L’amplification de la détoxication du mercure » Conférence du Dr Shade + résumé + newsletter


Votre adresse restera confidentielle et vous ne recevrez pas de spam.

LA GRANDE EXPÉRIENCE DE L’HUILE DE POISSONS

SOURCE : Un article du Dr Ray Peat
http://raypeat.com/articles/articles/fishoil.shtml

À la lecture des revues médicales et des médias de masse, il est facile de penser que toute personne sensée devrait consommer de l’huile de poisson. Il est rare de lire quoi que ce soit qui suggère que cela pourrait être dangereux.

Pendant les dernières années, le gouvernement des États-Unis est passé de mise en garde contre la consommation de trop d’oméga-3 ( « pour assurer que la dose journalière combinée de deux acides gras qui sont des composants » « (c’est à dire l’eicosapentaénoïque (EPA ) et l’acide docosahexaénoïque (DHA) ne dépasseraient pas 3 grammes par personne et par jour (g / p / j) ) à la sponsorisation de revendications biaisées de l’industrie, il y a eu une accumulation considérable d’informations sur les dangers des huiles de poissons et des acides gras oméga-3 gras. Mais il y a eu une augmentation encore plus importante des activités promotionnelles de la part de l’industrie.

Le gouvernement américain et les médias de masse ont choisi de faire la promotion de la recherche favorable à l’industrie de l’huile de poissons. Les comités de rédaction des revues de recherche comprennent souvent des représentants de l’industrie, et leurs décisions éditoriales favorisent les conclusions de la recherche pour l’industrie des huiles de poissons, de même la façon que les décisions éditoriales dans les décennies précédentes favorisaient des articles qui niaient les dangers des radiations et indiquaient que les œstrogènes guérissaient presque tout. Marcia Angell, la rédactrice en chef du NEJM, a observé que les « résultats significatifs » signalés dans les études publiées peuvent être correctement interprétées uniquement en sachant combien d’études faisant état de résultats opposés ont été rejetés par les rédacteurs en chef.

Une façon d’évaluer les études publiées est de vérifier si elles vous disent tout ce que vous devez savoir afin de reproduire l’expérience, et de voir si les informations sont suffisantes pour tirer les conclusions qu’ils en tirent. Par exemple, si on y comparait les sujets expérimentaux avec de réels sujets contrôles. Avec seulement quelques minimes principes de critiques de ce genre, la plupart des publications « scientifiques » sur la nutrition, l’endocrinologie, le cancer et d’autres maladies dégénératives sont considérées comme non scientifique. Dans des expériences nutritionnelles avec de l’huile de poissons, les contrôles doivent recevoir la même quantité de vitamines A, D, E et K et devraient inclure une alimentation déficiente ou libres de graisses en comparaison.

En déclarant l’EPA et le DHA sûrs, la FDA a négligé d’évaluer leur effets antithyroïdiens, immunodépresseurs, sur la peroxydation lipidique (Song et al., 2000), de sensibilisation à la lumière et les effets anti-mitochondries, leur effet négatif sur l’oxydation du glucose (Delarue et al., 2003) et leur contribution au cancer métastatique (Klieveri, et al., 2000), l’atteinte du système nerveux et les dommages au foie, entre autres problèmes.

–———————————————————————————————-
 » Les résultats financiers de la compagnie Oméga-Protéine vont pouvoir grossir

La société cotée en bourse, productrice d’acide gras oméga-3 appelé Omega pur, a signé un accord pour fournir son huile de poissons dans les cantines scolaires dans 38 districts dans le sud du Texas commençant ce mois-ci.

La société de 500 personnes, a des liens avec la Zapata Corporation du président George Bush, et ils distribueront le produit par le biais d’un accord avec Mercedes-base H & H Foods.

Bien que le montant en dollars du contrat entre Omega Protein et H & H Foods dépende des ventes futures, la société est prête à être rentrer en tant qu’administrateurs scolaires et les parents recentrent leur attention sur le contenu nutritionnel des régimes alimentaires des étudiants.

Le président d’Omega Protein et le directeur général Joseph von Rosenberg disent que l’investissement récent de 16,5 millions de dollars de la société pour une raffinerie d’huile de poissons à Reedville, Va., qui devrait être terminée en mai et une prise de conscience accrue des avantages des oméga-3 dans l’alimentation humaine, permet à Oméga de capitaliser sur les prévisions des demandes.

Jenna Colley
Houston Business Journal
—————————————————————————————————-

Andrew Weil recommandait récemment le DHA (généralement trouvé dans * huile de poissons) à la radio pour traiter la dépression, et je pense que cela signifie que beaucoup de gens achètent et en consomment. Il y a quelques années, le gouvernement a déclaré qu’il était « généralement considéré comme sûr » et a approuvé son utilisation dans les préparations pour nourrissons, et il y a quelques mois les districts scolaires du Texas ont signé des contrats avec Omega Protein (qui est née de la Société de la famille Bush Zapata) pour qu’ils fournissent de l’huile de poissons pour les repas scolaires. Entre les années 1950 et 1970, il a été dit que manger des huiles polyinsaturées de graines protégeait contre les maladies cardiaques. Il n’y a aucune preuve que les mauvais résultats de cette campagne ait diminué la crédulité du public. Ils se joignent joyeusement à la dernière expérience de santé publique.

* Weil recommande de manger « des poissons gras » – « du saumon sauvage d’Alaska, du maquereau, de la sardine ou du hareng » -. « Si vous ne prenez pas de suppléments, l’huile de poissons est une meilleure source de DHA que les algues »

Quand un groupe de personnes au sein du gouvernement et de l’industrie décident d’une politique, ils peuvent user de carottes (de bons emplois, des subventions et de prestige) et des bâtons (perte d’emplois et de subventions, la calomnie organisée, et pire encore) pour que leurs lignes directrices soient claires et la majorité des gens choisissent de suivre ces avis, même s’ils savent que la politique est mauvaise. Historiquement, les décideurs politiques ont dit au public que « le rayonnement est bon pour vous », « que les œstrogènes vous rendent fécond (ou en toute sécurité infertiles) et féminine, forte et intelligente », « que les féculents préviennent le diabète et l’obésité », « l’utilisation de diurétiques et de sel fera une grossesse sans risque » et que les acides gras polyinsaturés sont « essentiels sur le plan nutritionnel, et préviennent les maladies cardiaques ».

Les « acides gras essentiels » d’origine étaient linoléique, linolénique et arachidonique. Maintenant que les effets toxiques de ceux-ci viennent d’être reconnus, de nouveaux « acides gras essentiels » les acides gras oméga-3, incluant ceux à longues chaînes, dans les huiles de poissons, font des bébés plus intelligents, sont nécessaires pour une bonne vision, et préviennent le cancer, les maladies cardiaques, l’obésité, l’arthrite, la dépression, l’épilepsie, la psychose, la démence, les ulcères, l’eczéma et la peau sèche.

Avec juste un taux normal de vitamine E dans l’alimentation, l’huile de foie de morue est certaine d’être très oxydée dans les tissus d’un mammifère qui en mange beaucoup, et une expérience avec les chiens a démontrée qu’elle pouvait augmenter leur mortalité par cancer de 5% à 100%. Les huiles de poissons détruisent rapidement la vitamine E dans le corps, certaines d’entre elles, en particulier les huiles de foie, peuvent fournir des vitamines utiles, A et D. Dans les études comparant les régimes d’huile de poissons avec des régimes standard, ces nutriments, ainsi que toutes les toxines en plus des acides gras (Huang et al., 1997;. Miyazaki et al, 1998) peu importe le type d’huile, devraient être pris en compte, mais c’est rarement le cas.

En dépit de la valeur nutritive de ces vitamines, les huiles de poissons sont généralement beaucoup plus immunosuppressives que les huiles de graines, et les premiers effets des huiles de poissons sur le « système immunitaire » comprennent la suppression de la synthèse des prostaglandines, parce que les acides gras à chaînes longues hautement insaturés interfèrent avec la conversion de l’acide linoléique en acide arachidonique et prostaglandines. Les prostaglandines sont si problématiques que leur suppression est utile, que l’inhibition soit causée par l’aspirine ou la vitamine E, ou par l’huile de poissons.

Certains des effets anti-inflammatoires importants résultent des huiles de poissons oxydées plutôt que des huiles inchangées (Sethi 2002; Chaudhary et al, 2004). Ces huiles sont si instables qu’elles commencent à s’oxyder spontanément, même avant d’atteindre la circulation sanguine.

Dans des expériences qui ne durent que quelques semaines ou quelques mois, le temps est trop court pour qu’un cancer se développe, et sur cette échelle de temps, les effets immunosuppresseurs et anti-inflammatoires de l’huile de poissons oxydée pourrait être bénéfiques. Depuis quelques décennies, les traitements aux rayons X étaient utilisés pour soulager des états inflammatoires, et la plupart des médecins qui ont promu le traitement étaient partis à la retraite avant que leurs patients n’aient commencés à ressentir les effets fatals comme l’atrophie, la fibrose et le cancer. (Mais quelques personnes prônent toujours la thérapie par rayons x pour les maladies inflammatoires, par exemple, Hildebrandt, et al., 2003) La mode de l’huile de poissons est maintenant aussi vieille que la mode des rayons X lorsqu’elle était à son apogée, et si ses actions anti-inflammatoires impliquent les mêmes mécanismes immunosuppresseurs et anti-inflammatoires que les traitements à rayons X, alors nous pouvons nous attendre à une autre épidémie de conditions fibrotiques et de cancer dans environ 15 à 20 ans.

Dans les années 1970, des chercheurs ont rapporté que les animaux qui recevaient de l’huile de poissons dans leur nourriture vivaient plus longtemps que les animaux suivant un régime standard. Alex Comfort, qui connaissait la recherche montrant que la simple réduction de l’absorption de nourriture accroissait la longévité, a observé que les animaux étaient très peu enclins à manger de la nourriture contenant de l’huile de poissons puante, et mangeait si peu de nourriture que leur longévité pourrait être pris en compte par leur apport calorique. Mais même « fraîche » l’huile de poissons désodorisée et ajoutée à l’alimentation, son oxydation spontanée avant d’atteindre les tissus de l’animal réduit sa valeur calorique. Sans antioxydant, l’huile de poissons est massivement dégradée dans les 48 heures, et même avec une grosse charge d’antioxydants il y a encore une dégradation considérable (Gonzalez, 1988; Klein, et al., 1990).

L’huile de poissons a été utilisée pendant des centaines d’années en tant que vernis ou comme combustible dans les lampes, et les poissons gras utilisés comme engrais et aliments pour animaux, et ensuite la forme solide hydrogénée de l’huile, qui est plus stable, a été utilisée en Europe comme substitut alimentaire pour les personnes. Quand la chasse à la baleine a été réduite vers 1950, l’huile de poissons a remplacé l’huile de baleine dans la production de margarine. Comme les huiles de graines, comme l’huile de lin, les huiles de poissons ont été principalement remplacées par des dérivés du pétrole dans l’industrie de la peinture après les années 1960.

Bien que dès 1980 de nombreuses maladies animales ont été connues pour être causées par la consommation de poissons gras et les huiles insaturées ont été connues pour accélérer la formation du « pigment de vieillesse » la lipofuscine, de nombreux « effets bénéfiques » de l’huile de poissons alimentaire ont commencés à apparaître dans des revues de recherche et à cette époque les médias de masse, en réponse à la campagne de relations publiques de l’industrie, a commencé à ignorer les études qui montraient les effets nocifs de la consommation d’huile de poissons.

Lorsque les critiques des revues professionnelles commencent à ignorer la recherche dont les conclusions sont nuisibles à l’industrie de l’huile de poissons, nous pouvons voir que les orientations politiques définies par l’industrie et ses agents au sein du gouvernement sont devenus claires. Vers la fin du siècle, nous commençons à voir un dispositif littéraire étrange, les rapports de recherches sur les effets toxiques des huiles oméga-3 sont précédés par des remarques telles que « nous savons tous à quel point ces huiles sont bonnes pour la santé ». On imagine des auteurs traînant des pieds qui veulent faire publier leur travail. Si vous êtes prêt à dire que votre travail ne signifie probablement pas ce qu’il semble signifier, peut-être qu’il sera publié.

Pendant plus de 50 ans, la grande majorité des publications médicales sur les œstrogènes faisaient partie de la campagne de l’industrie pharmaceutique pour gagner frauduleusement des milliards de dollars, et celui qui a pris soin de les analyser pourrait voir que les auteurs et les éditeurs faisaient partie d’un culte, plutôt que des chercheurs de connaissances utiles. De même, la doctrine de l’innocuité des rayons X et des retombées radioactives a été maintenue en vie pendant plusieurs décennies en diabolisant tous ceux qui la contestait. Il semble maintenant que nous soyons en danger d’entrer dans une nouvelle période de culte gouvernemental médico-industriel, cette fois-ci pour promouvoir l’utilisation universelle des graisses polyinsaturées comme aliments et médicaments.
En 2004, une étude sur 29133 hommes, a reporté que l’utilisation d’huile oméga-3 ou la consommation de poisson n’a pas diminué la dépression ou le suicide, et en 2001, une étude sur 42,612 hommes et femmes a déclaré que, après plus de neuf ans, l’utilisation de l’huile de foie de morue n’a eu aucun effet protecteur contre la maladie coronarienne (Hakkarainen, et al., 2004; Egeland, et al., 2001).

La façon la plus populaire de dire à nouveau que l’huile de poissons peut prévenir la maladie cardiaque est de dire qu’elle abaisse les lipides sanguins, et continuer l’ancienne approche du « régime de protection cardiaque » de l’association cardiaque américaine. Malheureusement, pour cet argument, il est maintenant connu que les triglycérides dans le sang diminuent en raison des effets toxiques de l’huile de poissons sur le foie (Hagve et Christophersen, 1988; Ritskes-Hoiting, et al., 1998). Dans les expériences avec des rats, l’EPA et le DHA abaissent les lipides sanguins seulement au moment où les rats qui avaient été nourris, et les graisses incorporées dans les tissus, et ont réprimé la respiration mitochondriale (Osmundsen, et al., 1998).

La croyance que manger du cholestérol provoque la maladie cardiaque a été basée sur de vieilles expériences avec des lapins et des expériences ultérieures ont clairement fait savoir que c’est le cholestérol oxydé qui endommage les artères (Stapran, et al., 1997). Étant donné que l’huile de poissons et le cholestérol oxydé endommage les artères des lapins, et que les peroxydes lipidiques associés à l’huile de poissons attaquent une grande variété de matériaux biologiques, y compris les lipoprotéines LDL transportant le cholestérol, les implications des expériences de lapin semblent maintenant très différentes.

Une autre façon de plaider en faveur de l’utilisation de l’huile de poissons ou d’autres acides gras oméga-3 est de montrer une corrélation entre la maladie et une quantité réduite de l’EPA, DHA ou acide arachidonique dans les tissus, et de dire « Ces acides gras sont déficients, la maladie est causée par une carence en acides gras essentiels ». Ces acides gras sont extrêmement sensibles à l’oxydation, donc ils ont tendance à disparaître spontanément en réponse à une lésion tissulaire, une excitation cellulaire, à la demande d’énergie accrue due au stress, à l’exposition aux toxines ou aux rayonnements ionisants, ou même à l’exposition à la lumière. Cette oxydation spontanée est ce qui fait leur utilité comme vernis ou peinture. Mais c’est ce qui sensibilise les tissus aux blessures. Leur « carence » dans les tissus correspond fréquemment à l’intensité du stress oxydatif et à la peroxydation des lipides; c’est plus généralement leur présence, plutôt que leur déficience, qui a créé la disposition à la maladie.

L’un des premiers effets nocifs des acides gras polyinsaturés, AGPI, à avoir été observé est l’accélération de la formation de la lipofuscine ou ceroid, le « pigment de l’âge » pendant le stress oxydatif ou une carence en vitamine E. Associé à la formation de lipofuscine, les AGPI ont été découverts responsables de dégénérescence des gonades et du cerveau, et que la vitamine E puisse prévenir certains de leurs effets toxiques a menée à l’idée que la vitamine E était essentiellement un antioxydant. Malheureusement, l’effet protecteur de la vitamine E contre les AGPI est partielle (Allard et al., 1997).

Les maladies dégénératives sont toutes associées à des troubles impliquant le métabolisme et la peroxydation des lipides. La maladie d’Alzheimer, la maladie du foie alcoolique et non alcoolique, la dégénérescence de la rétine, l’épilepsie, le sida, le diabète, et une variété de problèmes circulatoires impliquent la dégradation des AGPI. Les produits de décomposition des AGPI comprennent l’acroléine, le malondialdéhyde, l’hydroxynonenal, la crotonaldéhyde, l’éthane, le pentane et le neuroprostane, qui sont des molécules comme les prostaglandines formées à partir de DHA par les produits de peroxydation lipidique des radicaux libres, en particulier dans le cerveau et à un niveau plus élevé dans la maladie d’Alzheimer .

Les réactions de trois types de cellules – endothélium vasculaire, les cellules nerveuses et les cellules du thymus – aux AGPI illustreront quelques-uns des principaux processus impliqués dans leur toxicité.

Lorsque le corps n’a pas assez de glucose, les acides gras libres sont libérés des tissus, et cela bloque l’oxydation du glucose même lorsqu’il sera disponible suite à la dégradation des protéines causée par le cortisol, libéré lors de la privation de glucose. Les cellules du thymus sont sensibles à la privation de glucose, et même en présence de glucose, le cortisol les empêche d’utiliser le glucose, entraînant l’utilisation d’acides gras. Les cellules thymiques meurent facilement lorsqu’elle sont exposées à un excès de cortisol, ou un manque de glucose. Les acides gras polyinsaturés le linoléate, l’arachidonate et l’eicosapentaénoïque, sont particulièrement toxiques pour les cellules thymiques en empêchant leur inactivation du cortisol, et accroissant l’augmentation de son action. (Klein, et al., 1987, 1989, 1990). Les lymphocytes de personnes atteintes du sida et de leucémie sont moins capables de métaboliser le cortisol. Un extrait de sérum de lymphocytes de malades du SIDA exposé au cortisol a provoqué une mort des cellules sept fois plus rapide que les cellules de personnes en bonne santé. Les patients souffrant du SIDA ont des niveaux élevés d’acides gras polyinsaturés et de cortisol libre (Christeff, et al., 1988).

La cytotoxicité provoquée par l’EPA et ses métabolites (15 mg. D’EPA par litre a tué plus de 90% d’un certain type de macrophages) n’a pas été inhibée par la vitamine E (Fyfe et Abbey, 2000). L’activation immunologique tend à tuer les cellules T qui contiennent des AGPI (Switzer et al., 2003).

Lorsque les animaux sont nourris d’huile de poissons, puis exposés aux bactéries, leurs cellules thymiques immunodéprimées (T) font qu’ils succombent à l’infection plus facilement que les animaux nourris d’huile de noix de coco ou d’un régime sans graisse. Les cellules tueuses naturelles (NK), qui éliminent les cellules cancéreuses et les cellules infectées par les virus, sont réduites après avoir mangé de l’huile de poissons, et les cellules T suppresseurs sont souvent augmentées. Une interférence plus subtile avec l’immunité est produite par les actions des AGPI sur la « synapse immunologique », un contact entre les cellules qui permet la transmission d’informations immunologiques. L’effet immunosuppresseur de l’huile de poissons est reconnu comme une aide utile dans la prévention du rejet d’organes transplantés, mais certaines études montrent que la survie à un an après la transplantation n’est pas améliorée.

Les acides gras polyinsaturés, en particulier ceux qui peuvent être transformés en prostaglandines, sont largement impliqués dans l’inflammation et la fuite vasculaire. L’EPA et le DHA ne forment pas des prostaglandines ordinaires, bien que les isoprostanes et neuroprostanes qu’ils produisent au cours de la peroxydation lipidique se comportent à bien des égards comme les prostaglandines les plus communs et leurs eicosanoïdes formés par voie enzymatique ont des fonctions similaires aux prostaglandines communes. Le cerveau contient une concentration très élevée de ces acides gras instables, et ils sont libérés dans les synapses par le processus excitateur ordinaire.

Chan et al., en 1983, ont constaté que les graisses polyinsaturées avaient provoqué un gonflement du cerveau et l’augmentation de la perméabilité des vaisseaux sanguins. En 1988, le groupe de Chan a révélé que le DHA et d’autres acides gras polyinsaturés ajoutés à des cellules du cortex cérébral en culture du cortex cérébral produisent des radicaux libres et stimulent la production de malondialdéhyde et de lactate, et inhibent l’absorption de l’acide glutamique, ce qui suggère qu’ils contribueraient à une excitation prolongée du nerf (Yu et al., 1986). Dans les tranches de cerveau, les acides gras polyinsaturés ont provoqué la production de radicaux libres et un gonflement des tissus, mais pas les acides gras saturés (Chan et Fishman, 1980). Les AGPI ont inhibé la respiration des mitochondries dans les cellules du cerveau (Hillered et Chan, 1988), et à une concentration plus élevée, a provoqué leur gonflement (Hillered et Chan, 1989), mais les acides gras saturés ne produisent pas d’œdème. L’activité des radicaux libres provoque la libération d’acides gras libres de la structure cellulaire (Chan et al., 1982, 1984). L’activation des lipases par les radicaux libres et les peroxydes lipidiques, avec une perte de potassium des cellules, suggère que l’excitation peut devenir un processus d’auto-stimulation, ce qui conduit à la destruction cellulaire.

Le DHA lui-même, plutôt que ses produits de décomposition, facilite l’excitation (glutamate) de la transmission nerveuse (Nishikawa et al., 1994), et que l’action excitatrice provoque la libération de l’acide arachidonique (Pellerin et Wolfe, 1991).

Considérant seulement l’un des produits de la peroxydation d’huile de poissons, l’acroléine, et quelques-uns de ses effets dans les cellules, nous pouvons avoir une idée des types de dommages qui pourraient résulter de l’augmentation des oméga-3 dans nos tissus.

La « barrière » entre le cerveau et le sang est l’une des barrières vasculaires les plus efficaces dans le corps, mais elle est très perméable aux graisses et la peroxydation lipidique la perturbe, endommageant l’ATPase qui régule le sodium et le potassium (Stanimirovic, et al. , 1995). Apparemment, tout ce qui épuise l’énergie de la cellule, un abaissement de l’ATP permet à plus de calcium d’entrer dans les cellules, contribuant à leur mort (Ray et al., 1994). L’augmentation de calcium intracellulaire active les phospholipases, libérant plus de graisses polyinsaturées (Sweetman et al., 1995) L’acroléine libérée lors de la peroxydation des lipides inhibe la fonction mitochondriale par empoisonnement de l’enzyme respiratoire cruciale, la cytochrome oxydase, résultant en une diminution de la capacité à produire de l’énergie (Picklo et Montine, 2001). (Dans la rétine, les AGPI contribuent à des dommages sur la capacité des cellules à produire de l’énergie, induits par la lumière [Roi, 2004], en endommageant la même enzyme cruciale.) En plus de l’inhibition de la capacité des cellules nerveuses à produire de l’énergie à partir de l’oxydation du glucose, l’acroléine inhibe la régulation de l’acide aminé excitateur, le glutamate (Lovell et al., 2000) contribuant au processus d’excitation. Des niveaux élevés d’acroléine (et d’autres produits de dégradation AGPI) se trouvent dans le cerveau dans la maladie d’Alzheimer (Lovell, et al., 2001)

Les maladies « à prion », CJD et EST / ESB (maladie de la vache folle) ont de nombreuses caractéristiques en commun avec la maladie d’Alzheimer, et plusieurs études ont montré que la protéine « prion » produit ses dégâts en activant les lipases qui libèrent des acides gras polyinsaturés et produisent des peroxydes lipidiques (Bate, et al., 2004, Stewart et al., 2001).
L’acroléine réagit avec de l’ADN, causant des dommages « génétiques », et réagit aussi avec la lysine dans les protéines, par exemple en contribuant à la toxicité des lipoprotéines de faible densité oxydées (LDL), la protéine qui transportent le cholestérol et qui est devenu célèbre en raison de leur implication dans le développement de l’athérosclérose qui est supposée être causée par la consommation de graisses saturées.

Mon bulletin d’information sur la maladie de la vache folle a discuté de la preuve incriminant l’utilisation de la farine de poissons dans l’alimentation animale, comme cause des maladies dégénératives du cerveau, et d’anciens bulletins d’informations (glycémie et glycation) a discuté des raisons de penser que la glycation inappropriée des groupes lysine dans les protéines , en raison d’un manque de groupes protecteurs de dioxyde de carbone/carbamino, produit la substance amyloïde (ou « prion ») cette protéine qui caractérisent les démences. L’acroléine, produit à partir des « décomposition des huiles de poissons » dans le cerveau, est probablement le produit le plus réactif de la peroxydation des lipides dans le cerveau, et pourrait donc générer la glycation de la lysine, dans les protéines formant la plaque.

Ces effets toxiques de l’acroléine dans le cerveau sont analogues à la multitude des effets toxiques des acides gras oméga-3 et de leurs produits de dégradation dans tous les autres organes et tissus du corps. Les cellules cancéreuses sont inhabituellement résistantes aux actions meurtrières des peroxydes lipidiques, mais les effets inflammatoires des acides gras hautement insaturés sont maintenant largement reconnus pour être essentiellement impliqués dans le processus de cancérisation (mes lettres d’information sur le cancer et la fuite discutent de certaines des façons dont les graisses sont impliquées dans le développement de la tumeur).

Les graisses que nous synthétisons des sucres ou de l’huile de noix de coco, ou de l’acide oléique, la série des oméga-9, sont protecteurs contre les AGPI inflammatoires, dans certains cas, plus efficaces même que la vitamine E.

Dans le film de Woody Allen de 1973, Sleeper, le protagoniste se réveilla après avoir été gelé pendant 200 ans, pour découvrir que les graisses saturées étaient les aliments de santé. À ce moment où le film a été fait, cela avait déjà été établi (par exemple, Hartroft et Porta, 1968 édition des connaissances actuelles en nutrition, l’OMS a montré que la graisse saturée était adéquate dans l’alimentation pour aider à protéger contre la formation de lipofuscine).

PS:
La société royale pour la protection des oiseaux a dit que 2004 a été la saison de reproduction les plus catastrophiques pour les oiseaux de mer le long des côtes du Royaume-Uni. Elle a dit que la pêche industrielle pour approvisionner en farine de poisson et en l’huile n’est pas durable et met en péril l’ensemble du réseau alimentaire marin.
« Le Royaume-Uni a subi de graves catastrophes pour les oiseaux marins cette année. Dans les îles Shetland et Orkney, des colonies entières d’oiseaux ont échoués à se reproduire à cause de graves pénuries alimentaires ». En plus de cela, des centaines d’oiseaux de mer se sont échoués ayant péris en mer. Encore une fois, le manque de nourriture est considérée comme l’une des raisons. « Le rapport d’évaluation de la durabilité des pêches industrielles produisant de la farine de poissons et de l’huile de poissons, a été compilée pour la RSPB par Poséidon pour la gestion des ressources aquatiques Ltd et l’Université de Newcastle-upon -Tyne

« L’amplification de la détoxication du mercure » Conférence du Dr Shade + résumé + newsletter


Votre adresse restera confidentielle et vous ne recevrez pas de spam.

Pour que la roue tourne : changeons d'alimentation !