Le paradoxe norvégien

D’après le classement établi par le World Happiness report, rapport annuel sur le bonheur, en 2017, la Norvège est le pays le plus heureux du monde, devant le Danemark, qui occupait la première place l’an dernier et l’Islande. La France n’est que 31e.

Les Nations Unies sont à l’initiative de ce projet, dans le cadre du Réseau des solutions pour le développement durable, un programme mondial lancé en 2012. Le World Happiness Report classe 155 pays en fonction de sept critères principaux : l’aide sociale, la liberté, la générosité, l’honnêteté, l’espérance de vie, le PIB par habitant et la confiance accordée aux dirigeants.

Mais cette première place est trompeuse car la Norvège a également la première place en ce qui concerne le nombre de malades. La Norvège est devenue un pays de congés de maladie. Aucun autre pays de l’OCDE n’a autant d’absences pour maladie.

On peut imaginer que le niveau de l’aide sociale facilite les arrêts de travail mais la Norvège qui a été longtemps dans les 3 premières places au niveau de l’espérance de vie a aujourd’hui une position plus loin dans la liste.

Comment peut-on être à la fois le pays le plus heureux du monde mais aussi celui où on est le plus malade ?

Je visite la Norvège régulièrement et j’y ai même vécu pendant 4 ans et c’est vrai que j’apprécie les norvégiens pour leur gentillesse, leur générosité, l’honnêteté, la tolérance, le respect et leur côté très sentimental parmi d’autres encore mais ils sourient quand même peu, sont très introvertis sauf s’ils ont bu, finalement je ne dirais pas qu’ils respirent tant que cela le bonheur.

Il est évident que le climat, leur hiver interminable et le manque de soleil jouent beaucoup sur l’état général de santé et sur l’humeur. On peut malgré tout imaginer que le haut niveau de vie vient contre-balancer ces données.

En devenant de plus en plus « riches », les norvégiens sont aussi de moins en moins actifs et ont un comportement alimentaire de moins en moins compatible avec la bonne santé comme c’est le cas un peu partout dans les pays occidentaux.
Le pain et le lait sont des aliments très consommés et les dernières années, le pain blanc, les pâtisseries, les croissants ont fait leur apparition dans les boulangeries norvégiennes.

Ils sont aussi de grands buveurs de bière mais aussi de coca-cola et comme beaucoup de pays du nord, ils ont plutôt la dent sucrée comme on dit à Québec.

Comme partout dans les pays occidentaux le surpoids et l’obésité sont en constante progression.

Une tradition vraiment étonnante peut donner une idée des pratiques norvégiennes et peut-être expliquer, au moins en partie leur mauvais état de santé.

Avez-vous entendu parler du Russefeiring ?

Cette fête débute symboliquement le 1er mai de chaque année (parfois les lycéens anticipent) et dure jusqu’au 17 mai (Fête nationale). Durant cette période les lycéens fêtent la fin de leurs études secondaires et se livrent à une énorme beuverie, habillés de salopettes de travail aux couleurs variées spécifiant leur domaine d’études ; rouge pour les études générales, vert pour les études agricoles ou encore blanc pour les études de médecine.
Rien de bien étonnant direz-vous, ici aussi les lycéens fêtent le bac, sauf qu’en Norvège cette très longue fête a lieu au moment des révisions, juste avant les examens. Voilà de quoi faire nos cheveux français se dresser sur nos têtes de parents.

Les Russ participent à tous les excès possibles et inimaginables, du plus stupides au plus sentencieux. Sexe, drogue et rock and Roll pourrions-nous presque dire…

C’est vrai que les norvégiens ne sont pas les seuls à boire mais vous seriez frappés de voir à l’aéroport, les femmes autant que les hommes, boire des pintes de bières à l’heure du petit déjeuner.

Alors, être les plus heureux au monde sera t-il compatible longtemps avec leur première place en ce qui concerne la maladie ? La Norvège saura t-elle relever les défis ?

https://www.fhi.no/nettpub/hin/befolkning-og-levealder/levealderen-i-norge—folkehelserap/
http://www.tronderbladet.no/meninger/2017/09/09/Er-nordmenn-de-sykeste-i-verden-15280658.ece

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Autisme, Alzheimer et aluminium

Plutôt que de rechercher une cause particulière à l’autisme ou la maladie d’Alzheimer ou d’autres pathologies neurologiques, nous voyons aujourd’hui que les causes sont multifactorielles, génétiques, épigénétiques et environnementales.

Mon cas personnel m’a rapidement fait voir la pluralité des origines: une génétique familiale déjà problématique, une forte intoxication in-utéro, des antibiotiques à de nombreuses reprises et dès la naissance, modelant une épigénétique fragile, tout ceci me prédisposant aux problèmes liés aux vaccins, et pour finir, la cerise sur le gâteau, les abandons.

Diagnostiquée fibromyalgique, bipolaire, syndrome Asperger, les deux existant effectivement souvent ensemble j’ai reçu un diagnostic de myofasciite à macrophages en 2011. On retrouve d’ailleurs dans les troubles envahissant du développement une comorbidité importante de troubles physiques. J’ai fait pratiquer un test génétique, un métagénome (adn de la flore intestinale) qui corroborent les causes multiples.

Malgré tout cela, et même si ce n’est pas toujours simple, certaines particularités ne pouvant être changées, aujourd’hui je vis plutôt heureuse et loin des douleurs physiques ou psychiques. Une histoire de vie, somme toute pleine d’espoir, que vous pourriez avoir envie de lire si vous avez besoin d’être encouragé dans votre démarche personnelle.

Une étude de juillet 2017 montre l’importance que tient l’aluminium en général et en particulier celui des vaccins dans les deux pathologies sus-citées. Cet aluminium vient perturber tout le métabolisme générant aussi une inflammation chronique et je vous invite suite à cet article à lire celui que j’avais écrit sur le sujet en 2015.

Le rôle putatif de l’aluminium environnemental dans le développement de la neuropathologie chronique chez les adultes et les enfants. Quelles sont les preuves et les mécanismes impliqués?

La conceptualisation des troubles du spectre autistique et de la maladie d’Alzheimer a subi un changement de paradigme ces dernières années, et plutôt que d’être perçus comme des maladies uniques avec une pathogénie et physiopathologie unitaire, ils sont de plus en plus considérés comme des syndromes hétérogènes avec une étiopathogenèse multifactorielle complexe, impliquant une combinaison très complexe et diversifiée de facteurs génétiques, épigénétiques et environnementaux.

L’un des facteurs environnementaux impliqués comme cause potentielle dans les deux syndromes est l’aluminium, à titre d’élément ou sous forme d’un sel, reçu, par exemple, sous forme orale ou sous forme d’adjuvant. Une telle administration a le potentiel d’induire une pathologie via plusieurs voies pouvant provoquer un dysfonctionnement et/ou une activation des cellules gliales qui jouent un rôle indispensable dans la régulation de l’homéostasie du système nerveux central et du développement neurologique.

D’autres voies comprennent la génération de stress oxydatif, l’épuisement du glutathion, les réductions directes et indirectes de la performance et de l’intégrité mitochondriale et l’augmentation de la production de cytokines pro-inflammatoires dans le cerveau et périphériquement. Les mécanismes par lesquels l’aluminium de l’environnement pourrait contribuer au développement du modèle très spécifique de la neuropathologie observée dans la maladie d’Alzheimer sont décrites. Plusieurs mécanismes par lesquels des quantités importantes d’aluminium introduites par la vaccination pourrait produire une neuropathologie chronique chez les enfants génétiquement sensibles sont analysés. Par conséquent, il est recommandé d’interrompre l’utilisation de sels d’aluminium dans les vaccins et que les adultes prennent des mesures pour minimiser leur exposition aux deux formes d’aluminium de l’environnement.

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Violences et Troubles du Comportement

Avez-vous déjà réfléchi aux différentes raisons qui poussent l’Homme d’aujourd’hui à jouer des coudes avec ses propres frères ?
Probablement que certaines réponses vous sont parvenues sans que vous n’ayez eu à vous questionner. Certaines de ces réponses sont acheminées par les médias, par les documentaires d’investigations, par l’expérience de vos proches, par internet, par votre propre perception.
Mais, cette perception est-elle suffisamment juste pour considérer son fondement ?
Avez-vous, selon vous, obtenu les réponses les plus évidentes pour enrichir votre savoir sans commettre la moindre erreur d’évaluation, de jugement ?
Effectivement, les violences d’aujourd’hui existent pour toutes ces raisons qui poussent l’Homme à s’individualiser, à s’organiser, à s’unifier, à détester, à haïr, à semer le chaos, à tuer, à éprouver du dégoût pour la vie et même envisager sa propre mort.
L’existence de l’Homme s’érige comme une lourde bataille qu’il se voit mener sans même en comprendre le but. Lorsqu’il se pose des questions, il se nourrit des réponses les plus basiques, peu importe d’où elles proviennent, tant que celles-ci sont en mesure de le rassurer.
Les violences modernes éclatent régulièrement pour des inégalités, qu’elles soient sociales, financières, affectives, démocratiques, religieuses, raisonnées ou raisonnables. Ces paradoxes dans lesquels l’individu ne trouve plus sa place et décide d’en chercher une qu’il pourra revendiquer pour se sentir libre d’exister.
Vous avez déjà pu apercevoir, dans certains quartiers, des jeunes adolescents se vanter d’avoir violenté une femme avant de lui arracher son sac de courses à la sortie d’une parfumerie de luxe ; leurs camarades rigolant de leurs exploits et les en félicitant même d’une manière extrêmement exagérée.
Ont-ils seulement réfléchi au fait que cette femme venait de réunir toutes ses petites économies pour offrir un cadeau d’anniversaire à sa fille ?
Comment peuvent-ils s’en satisfaire ?
Comment justifier un tel acte ?
Comment justifier une telle cruauté ?
Ces jeunes, du haut de leur mobylette, leur casque à peine posé sur le coin de leur tête, sont pourtant convaincus que leur action reste noble, légitime et qu’il est nécessaire pour leur survie de fonctionner ainsi.
Pourtant ces jeunes prétendent respecter une religion.
Pourquoi ?
Pourquoi ne respecteraient-ils pas les femmes ?
Comment ont-ils appris que c’était pour eux un moyen d’exister, de se sentir vivant, de se sentir utile ?
D’où tiennent-ils cette éducation ?
Quelle éducation peut-on distinguer ici ?
Il semblerait que ce soit une forme de formatage environnemental ou un formatage institutionnel ; cette éducation qui est transmise de manière insidieuse par les habitudes de l’environnement dans lequel ces jeunes adultes évoluent. Les quartiers dans lesquels ils grandissent leur fournissent les outils de construction nécessaires au développement de leur personnalité si bancale à nos yeux et si légitime aux leurs.
Ils apprennent en jouant tranquillement depuis le bac à sable où ils se jettent les pèles en plastique à la figure jusqu’à la berline de luxe rutilante qu’ils auront volée dans le centre ville simplement pour s’amuser dans les rues de leur quartier avant d’y mettre le feu afin d’être adulés.
Leurs parents, bien souvent originaires des mêmes quartiers, n’ont malheureusement pas plus d’autorité sur leurs enfants qu’ils n’en ont eu sur eux-mêmes dans leurs jeunes années. Cette forme de laxisme se transmet de génération en génération tout comme le manque affectif maladroitement transmis par ceux qui n’ont pas pu profiter d’un environnement aimant et sécurisant, avant d’atteindre l’âge adulte.
Dans un ordre d’idées similaires, les enfants subissant les quelques violences maladroites de leurs parents pourraient tôt ou tard ressentir le besoin de transmettre ce traumatisme à leur tour afin de se sentir libre d’exister ou bien d’y croire. Seuls seront épargnés celles et ceux qui feront un travail de résilience approprié.
Ce qui contraint, de manière assez légitime, le jeune adolescent à profiter d’un soupçon de satisfaction dès qu’il se livre à des actions violentes injustifiées, qui le rendront certainement plus honorable auprès de ses camarades. Ceux qui sont devenus peu à peu un repère de référence de satisfaction personnelle.
En parallèle, les addictions aux différentes drogues, sont devenues une véritable usine d’entretien de leurs comportements sociaux. L’alcool, la cocaïne, les médicaments, l’alimentation, les additifs alimentaires sont autant de facteurs aggravants de leur souffrance injustifiée au-delà des traumatismes propres à chaque existence.
Les plus insoupçonnés sont évidemment ceux de l’industrie pharmaceutique et ceux de l’industrie agroalimentaire. En dehors des facteurs familiaux et des détracteurs intergénérationnels, il existe des mécanismes déclencheurs de comportements aléatoires selon les classes sociales de la population et selon sa faim.
Dans notre société, les familles pauvres ne deviennent pas forcément violentes, aigries, désinvoltes parce qu’elles manquent d’argent ou de présence sociale. Elles ne deviennent pas nécessairement addictes aux drogues parce que leurs parents l’étaient.
Elles le deviennent parce qu’un ensemble de facteurs les y contraint malgré elles mais, de leur plein gré. Elles épousent simplement une hygiène de vie qui leur est propre et s’y perdent comme leurs voisins. Cela leur permet de s’instaurer des fondamentaux sensiblement différents de ceux qui se sont construits une vie plus aisée. Toutefois, cela ne semble pas forcément vrai dans tous les cas. Les exceptions résistent et se distinguent très souvent par une réussite fulgurante. Cela leur permet d’éviter certains pièges d’empoisonnement environnementaux.
Vous pouvez noter que les familles modestes s’alimentent différemment et bien souvent en grande quantité comme pour compenser un manque injustifié. Bien souvent le déficit de moyens financiers, les familles nombreuses, les contextes de vies professionnelles précaires amènent ces familles à se fournir au plus pratique, moins cher et plus commode.
Toutefois, cette façon de faire comporte certains désagréments. Leurs repas et leurs boissons sont composés d’ingrédients particulièrement indigestes, modifiés, transformés et élaborés par des procédés chimiques. Il n’est donc pas exclu que leurs organismes souffrent en conséquence d’intoxications et qu’une influence sur leur mental puisse être justifiée. Notre organisme, notre peau, notre squelette, nos muscles, nos organes, notre cerveau sont fabriqués à partir de ce que nous ingérons dans l’air que nous respirons et dans nos assiettes quand nous en avons. Des parasites, des bactéries, de nouveaux hôtes viennent pervertir par la même occasion certains de nos processus biologiques.
Avez-vous observé à quel point certains groupes d’adolescents se nourrissant dans nos restaurants rapides sont particulièrement agités, souvent pendant les soixante-douze heures qui suivent leur repas ?
Avez-vous remarqué les nombreuses personnes qui exigent de se fournir de plus en plus en alcool avant, pendant et après leurs savoureux déjeuners ?
Ces besoins ne sont pas anodins. Ils sont la preuve d’un besoin de cultiver une sorte de toxicose. Un organisme intoxiqué est habitué à fonctionner comme cela. Il a l’habitude de souffrir, de métaboliser à ce rythme et semble en demander encore et encore.
Certains aliments semblent se transformer en opiacés lorsqu’ils ne sont pas réellement assimilables par l’organisme. Notre organisme dupé en redemande, en redemande, jusqu’à l’intoxication, jusqu’à la maladie, jusqu’à la mort. D’autant plus que ces drogues font partie intégrante des nombreux plats rapides disponibles dans nos commerces d’aujourd’hui et de demain. Ceux que l’industrie nous recommande d’acheter en nous prouvant la bienveillance de leurs publicités. Et, nous continuons de nous pervertir pour désarmer notre intellect.
Comme bon nombre de drogues alimentaires et de médicaments, l’alcool reste un excellent provocateur de troubles par inhibition de conscience primaire. L’alcool s’installe dans de nombreux contextes sociaux, parmi lesquels nous notons les contextes séducteurs et dépressifs à récurrence. Le sexe s’arbore presque toujours de manière animale mais moderne. Nous sommes ébahis bien souvent par l’idée de prendre ainsi du plaisir. Le sexe est devenu un besoin social en pleine expansion, de par le nombre de proposition et d’incitations que nous pouvons observer. Ce qui le rend de moins en moins naturel alors que l’acte l’est profondément en lui-même. Nous nous sommes inculqués des valeurs de respect, dans le but de préserver une intimité accordée à l’une mais pas à l’autre, de préserver le plaisir reçu par une seule personne et non plusieurs. En fonction de notre culture du sujet, nous nous posons différemment sur la question de ce respect dédié à l’exclusivité, à la fidélité…
Au delà de tous ces paradigmes, nous observons des facteurs toxiques certes, mais des facteurs aggravants de dérives comportementales actuelles. Les troubles alimentaires, le terrain, l’éducation, l’environnement, sont autant de facteurs de composition d’une dérive que l’alcool est un véritable accélérateur de pulsion d’autant plus lorsqu’il est en plus agrémenté d’un autre perturbateur endocrinien.
Nous nous rapprochons dangereusement de ce que nous avons effacé durant des années : nos réelles pulsions animales. Nous nous laissons aller aux dérives les plus malsaines aux vues de notre civilisation moderne. En même temps, nous nous en satisfaisons merveilleusement.
Comment imaginer que ce qui nous entoure, ce que nous faisons, ce que nous créons, ce que nous mangeons, ce que nous respirons, ce que nous-mêmes sommes et entretenons, soient de simples silencieuses et dangereuses armes pour l’humanité.
Pourquoi ne semblez-vous point au courant ?
Vous êtes-vous au moins déjà posé la question ?
Vous avez pour habitude de regarder la télévision et les publicités que celle-ci vous vante comme un fervent apprentissage de votre monde en vous soumettant l’obligation d’acheter, de combler un vide. Lorsque vous voyez une publicité qui vous ordonne d’acheter de la pâte à tartiner parce qu’elle est essentielle à la croissance de votre enfant, vous la mettez sur votre liste de courses.
Lorsque vous voyez l’image d’un magnifique hamburger fumant et savoureux, vous descendez en chercher un au restaurant rapide du coin.
Ne voyez-vous pas un problème dans ce mécanisme ?
Vous ne vous posez aucune question. Il y a plusieurs explications à cela. Tout d’abord, le milieu dans lequel vous vivez est favorable à l’acceptation de la publicité. Vos amis, vos proches, votre famille ne se posent aucune question, tout comme vous. Ce qui vous amène à globalement vous complaire dans ce phénomène de croyance en masse. Plus vous êtes nombreux à accepter, plus cela devient logique pour la population concernée.
Plus une absurdité vous sera répétée comme étant légitime, plus vous y croirez. D’autant plus que si, dans mon discours, je vous offre des choses véritables, vous pourrez croire en toutes les autres affirmations fausses que je pourrais vous énoncer.
L’ignorance de l’humanité est le plus gros atout des puissantes industries de notre monde. Que ce soit dans les livres que vous lisez, les magazines que vous parcourez, les émissions que vous regardez attentivement ou les discours des hommes et des femmes dont le statut vous dépasse et, dont vous acceptez les discours sans une once de questionnement.
Mais, si demain vous apprenez que les variations de comportement de votre partenaire, que les sautes d’humeur de votre meilleur ami, les odeurs vaginales nauséabondes de votre femme, la dépression de votre mère, l’agressivité de votre cousin, le cancer de votre professeur de mathématiques, la maladie articulaire de votre sœur étaient liés à des détracteurs alimentaires communs, l’accepteriez-vous ?
Vous poseriez-vous une seule question ?
Pour cela il faudrait bien évidemment mettre en doute tout ce que vous avez appris précédemment par la publicité des industriels. Vous devriez mettre en doute les avis de vos proches qui ont également subi le formatage des publicités industrielles et qui en revendiquent quotidiennement les idées reçues.
Notez bien que les plus grandes associations d’intérêt public, qui luttent contre les maladies graves les plus absurdes, ont tout intérêt à ce que ces maladies continuent d’exister pour subsister et donner une légitimité à leurs actions auprès de vos familles.
Il existe bel et bien un lien entre les habitudes alimentaires d’une famille ou d’un groupe et leurs comportements sociaux. Même si vous avez tendance à imaginer qu’il réside un traumatisme évident à la survenue de leurs souffrances, ces stigmates possèdent le sens qu’on veut bien leur attribuer. Et, bien souvent votre médecin saura vous mettre en défaut en vous demandant de vous remémorer un souvenir douloureux pour qu’il puisse justifier votre évidente violence mentale, votre déséquilibre. Et, vous en trouverez forcément un, que vous identifierez comme étant celui que vous cherchez.
Mais, ce douloureux souvenir est-il suffisamment choquant pour justifier du vol d’un sac à main avec agression sur une innocente jeune femme ?
Est-il suffisamment percutant pour que vous frappiez votre femme jusqu’à entrainer son décès ?
Est-il suffisamment déroutant pour que vous arrachiez les ailes de votre oiseau domestique ou bien que vous enfonciez un bâton de bois dans l’œil de votre chien ?
Est-il suffisamment présent dans votre esprit pour que vous vous justifiiez de la maltraitance de votre enfant ?
C’est un facteur aggravant parce qu’il est juste suffisamment présent dans votre mémoire pour que vous ayez le sentiment que ce traumatisme justifie les actes les plus insensés. Et, vous vous complaisez à les réaliser, sans vous poser de question.
La solution, le Graal, la porte de sortie immédiate à cette difficulté de compréhension semble être un médicament que votre thérapeute vous octroiera avec un grand plaisir. Il a appris ainsi à compenser le désespoir de ses patients, tout comme vous à justifier vos actes, sans se poser plus de question que vous…
Si votre père court vers vous sans raison apparente tout en vous envoyant un briquet dans l’œil, puis frappe suffisamment fort dans la roue arrière du vélo sur lequel vous êtes assis pour qu’il se plie afin que vous tombiez au sol sans même réaliser que vous êtes déjà allongé sur le bitume, la cuisse coincée sous le cadre de votre bicyclette avec pour seul élément dans votre champ de vision : votre père qui frappe, une jambe après l’autre, la structure en acier de votre monture à deux roues pendant que vous essayez de vous en échapper en gémissant, malheureusement sans résultat.
Vous relèverez-vous en vous posant la bonne question ?
Malheureusement, vous jugerez cet acte impardonnable tout en cherchant l’erreur que vous avez bien pu commettre pour recevoir ce déluge de coups et, vous arrêterez ici votre réflexion.
Cependant, cet acte fera dorénavant partie de vous, de votre expérience et vous détesterez peut-être votre père. Il sera dans votre parcours un nouveau traumatisme que vous devrez ranger dans un tiroir pour ne pas avoir envie, par la suite, d’écraser à mains nues les prochains VTT que vous posséderez lorsque ceux-ci présenteront le moindre défaut injustifié.
Cela ne fait aucun doute. Le trouble qui vient de surgir est purement psychique selon la perception que vous avez eue.
Mais, l’état mental dans lequel se trouvait votre père n’a-t-il pas pu être alimenté par un facteur aggravant ?
Il me semble avoir mis la main sur certains détracteurs communs qui poussent l’homme à agir de manière impulsive sans laisser place à la réflexion. De nombreux calculs s’opèrent dans votre tête lorsque vous êtes confronté à une situation de peur, de joie, de souffrance, de jouissance, comme dans tout autre contexte en fait. Mais, vous n’avez que très rarement la main sur ces données qui s’opèrent d’elles-mêmes en vous amenant à la réaction la plus évidente.
L’état de notre organisme est responsable de la viabilité de ces calculs. Une souffrance cellulaire peut en altérer les résultats quelque soit son origine. Quelque soit la partie en souffrance dans votre corps, des déséquilibres peuvent s’installer. Ces déséquilibres engendrent des autorégulations hormonales pour palier les déficiences et réguler les transferts d’énergie. Et, évidemment les hormones sont essentielles à notre réflexion, à notre ligne directrice de pensée. Même si elles ne sont certainement pas les seules en causes. En parallèle, plusieurs organes en souffrance peuvent avoir une même cause. Et peu importe la cause, les terminaisons nerveuses sont là pour capter les informations et retranscrire ce qui est interprétable pour permettre aux différents systèmes de continuer de fonctionner librement. Mais, lorsque les machineries surchauffent, les informations sont à nouveau erronées. On peut se rendre compte de modifications dans les comportements dues aux erreurs d’appréciation. Lorsque votre cerveau est endommagé, les erreurs sont encore plus parlantes. Car, les anomalies se sont glissées à proximité de notre boîte à calculs.
Mais, comment notre alimentation peut-elle avoir un rapport aussi étroit avec notre réflexion ?
Simplement par le nombre important de toxines, d’éléments nocifs qui s’introduisent dans l’organisme et qui y laissent des cicatrices inflammatoires à l’origine des défaillances organiques, notamment dans le système digestif qui régule nos fonctions primaires comme nos aptitudes intellectuelles. Plus ces toxines sont incorporées, plus elles passent inaperçues mais, plus elles laissent des traces.
Cela semble d’autant plus flagrant lors d’une sévère intolérance alimentaire. Le sujet parait comme coupé de sa propre réflexion. Toute logique semble altérée. L’humeur est variable, les pensées paraissent inhabituelles. Probablement en raison de violents dérèglements biologiques. Le sujet ne se rend compte de rien car, il n’a pas été habilité à interpréter ce qu’il a du mal à comprendre.
C’est l’une des raisons qui nous laissent encore à penser que, dès que nous nous sentons différents, il faut nous rendre chez le thérapeute pour que celui-ci corrige nos lacunes. Ce qui nous échappe la plupart du temps, c’est que nous pouvons globalement le faire nous-mêmes. Il suffirait que nous fassions preuve de quelque peu de discernement et d’autodiscipline.
Mais, comment pourrions-nous y parvenir si nos propres capacités de calcul sont altérées ?
Il est alors parfois nécessaire de faire place à notre deuxième machine, qui est en réalité la première à laquelle nous devrions consacrer toute notre attention. Celle que nous avons laissée s’effacer derrière notre culture, derrière notre éducation, derrière ce que nous avons appris. Celle qui nous a été confiée lors de notre venue au monde : notre instinct…

Tiger’s mind

Vous pouvez trouver l’ensemble du récit de Tiger’s mind « Who is innocent » « Dans l’Intimité d’une Myopathie Atypique »en lecture libre à cette adresse

Merci Fabrice pour cet article.

De nombreux articles sur ce site sont en lien avec ce texte de Tiger’s mind mais si vous avez encore un moment, vous pourriez lire celui-ci La haine, la violence… et le fruit défendu

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Les dents des bébés montrent comment l’exposition à divers métaux peut être liée à l’autisme

Les chercheurs cherchent depuis des décennies pourquoi certains enfants développent l‘autisme – parfois même leur jumeau – mais une nouvelle étude indique que les dents des bébés peuvent fournir des indices.

La nouvelle étude publiée dans Nature Communications met en lumière certains facteurs possibles du risque d’autisme, révélés dans les dents des enfants : l’exposition à divers métaux, à la fois toxiques et nutritionnels, comme le plomb et le zinc et les changements d’exposition à différents stades du développement de l’enfant.

La petite étude a examiné les dents de bébé de 32 paires de jumeaux pour voir si les niveaux de plomb et d’autres métaux étaient en corrélation avec un risque accru de développer l’autisme. Le trouble du spectre autistique continue d’affecter 1 à 2 % des enfants nés en Europe, en Amérique du Nord et dans d’autres régions développées, selon les auteurs de l’étude.

Bien que de nombreuses recherches aient été faites sur le terrain, il y a eu peu d’étude sur la façon dont les facteurs environnementaux spécifiques peuvent affecter le risque d’autisme.
« Nous pensons que l’autisme commence très tôt, probablement dans l’utérus, et la recherche suggère que notre environnement peut augmenter le risque d’un enfant. Mais au moment où les enfants sont diagnostiqués à l’âge de 3 ou 4 ans, il est difficile de revenir en arrière et de savoir ce à quoi les mamans ont été exposées « , a déclaré Cindy Lawler, Ph.D., responsable de la division NIEHS Genes, Environnement et Santé, dans un communiqué publié aujourd’hui. « Avec les dents de bébé, nous pouvons réellement faire cela. »

Dans l’étude, les chercheurs de l’École de médecine d’Icahn au Mont Sinaï ont examiné si l’exposition à certains métaux, identifiée dans la matrice des dents de bébé, a montré une association avec le risque d’autisme.

Les chercheurs ont recruté des jumeaux d’une base de données nationale de jumeaux en Suède afin de mieux comprendre quels étaient les modes d’absorption des métaux chez les enfants à la fois diagnostiqués et non diagnostiqués avec un trouble du spectre autistique.

L’étude a été menée par Manish Arora, Ph.D., un scientifique environnemental et un dentiste de l’École de médecine d’Icahn au mont Sinaï à New York. Arora et ses collègues avaient déjà développé une méthode qui utilisait des dents de bébé qui étaient tombées pour mesurer l’exposition des enfants au plomb et à d’autres métaux in-utéro et pendant la petite enfance. Avec le soutien de l’Institut national des sciences de la santé environnementale (NIEHS)

Les chercheurs utilisent des lasers pour extraire des couches précises de la dentine, la substance dure sous l’émail dentaire, pour l’analyse des métaux.

« Ce qui est nécessaire, c’est une fenêtre dans notre vie fœtale », a-t-il déclaré. « Contrairement aux gènes, notre environnement change constamment et la réponse de notre corps face aux facteurs de stress environnementaux dépend non seulement de la façon dont nous étions exposés, mais à quel âge nous avons connu cette exposition ».

Les chercheurs ont examiné les métaux qui sont des nutriments clés tels que le zinc et le manganèse, ainsi que des métaux toxiques comme le plomb. Ils ont également été en mesure d’estimer à quel stade du développement de l’enfant, ils ont été exposés à certains métaux et à quels niveaux.

Ils ont utilisé des dents de bébé de 32 paires de jumeaux pour établir un modèle d’absorption des métaux. Parmi ces 32 paires de jumeaux, six avaient un seul jumeau avec des troubles du spectre autistique, sept avaient deux jumeaux avec autisme et 19 ne sont pas affectés. Les chercheurs ont trouvé des différences plus faibles dans les modes d’absorption des métaux lorsque les deux jumeaux avaient des troubles autistiques. Ils ont trouvé des différences significatives dans les paires où un seul jumeau a été diagnostiqué avec autisme.

Les chercheurs ont pu montrer des différences concernant six métaux, dont le plomb, le zinc, l’étain, le chrome et le manganèse sur les dix métaux étudiés et leur lien avec les taux d’autisme. Le plomb et le manganèse étaient statistiquement significatifs dans la façon dont ils impactaient le risque d’autisme.(l’aluminium n’ayant pas été analysé)

Les niveaux de plomb étaient constamment plus élevés dix semaines avant la naissance à vingt semaines après la naissance chez les enfants atteints d’un trouble du spectre autistique comparés à ceux des enfants sans autisme.

La plus grande différence a été observée 15 semaines après la naissance des jumeaux : les niveaux de plomb étaient 1,5 fois plus élevés chez les enfants atteints de troubles du spectre autistique que chez les enfants sans autisme.

Les niveaux de manganèse étaient systématiquement plus faibles chez les enfants souffrant de troubles du spectre autistique pendant deux fenêtres critiques : 10 semaines avant le naissance et de 5 à 20 semaines après la naissance. La plus grande différence a été notée à 15 semaines après la naissance, lorsque les taux de manganèse étaient 2,5 fois plus faibles dans les cas de troubles du spectre autistique.

Des études antérieures ont montré des résultats mitigés sur le lien entre l’autisme et l’exposition aux métaux, notamment le plomb, mais beaucoup sont limitées par les possibilités d’autres facteurs, y compris la génétique, qui pourraient affecter le trouble. En étudiant les jumeaux, les scientifiques espéraient éliminer la génétique comme facteur et isoler les expositions aux métaux de l’environnement.

Cette étude comprend un petit groupe d’enfants mais les chercheurs ont été encouragés par les résultats, qui apporte un éclairage sur les origines de l’autisme et pourrait permettre d’établir des lignes directrices supplémentaires pour la profession médicale afin de conseiller les parents inquiets au sujet de l’exposition aux métaux.

« Nous avons identifié la période de temps à laquelle nous sommes les plus susceptibles », a déclaré Arora. « Nous espérons aider et être en mesure de fournir des recommandations cliniques pendant que nous continuons les recherches. »

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BACTÉRIES INTESTINALES ET FONCTIONNEMENT DU CERVEAU

Certains chercheurs pensent que le microbiome peut jouer un rôle dans la régulation des pensées et des perceptions.

À l’heure actuelle, l’idée que les bactéries intestinales affectent la santé d’une personne n’est pas révolutionnaire. Beaucoup de personnes savent que les microbes influencent la digestion, les allergies et le métabolisme. La tendance est devenue presque commune: de nouveaux livres apparaissent régulièrement détaillant précisément quel régime entraînera une flore bactérienne saine et optimale.

Mais l’impact de ces microbes peut s’étendre beaucoup plus loin, dans le cerveau humain. Un groupe croissant de chercheurs à travers le monde étudie la façon dont le microbiome, tel que cet écosystème bactérien est connu, régule la façon dont les gens pensent et ressentent. Les scientifiques ont trouvé des preuves que cet assemblage – environ un millier d’espèces différentes de bactéries, des milliards de cellules qui pèsent ensemble d’une à trois livres – pourrait jouer un rôle crucial dans l‘autisme, l’anxiété, la dépression et d’autres troubles.

«Il y a eu une explosion de l’intérêt pour les liens entre le microbiome (votre corps est votre microbiome, vos intestins, votre bouche, vos yeux, votre peau sont des microbiotes) et le cerveau», explique Emeran Mayer, un gastro-entérologue à l’Université de Californie à Los Angeles, qui étudie le sujet depuis cinq ans.

Certains des travaux les plus intrigants ont été réalisés sur l’autisme. Pendant des décennies, les médecins, les parents et les chercheurs ont noté qu’environ les trois quarts des personnes atteintes d’autisme ont également des anomalies gastro-intestinales, comme les problèmes digestifs, les allergies alimentaires ou la sensibilité au gluten. Cette reconnaissance a conduit les scientifiques à examiner les liens potentiels entre les microbes intestinaux et l’autisme. Plusieurs études récentes ont révélé que le microbiome des personnes autistes diffère considérablement des groupes témoins. Le microbiologiste de l’Institut de technologie de Californie, Sarkis Mazmanian, s’est concentré sur une espèce commune appelée Bacteroides fragilis, observée en petites quantités chez certains enfants atteints d’autisme. Dans un article publié il y a deux ans dans le journal Cell, Mazmanian et plusieurs collègues ont donné des bacteroides fragilis d’humains à des souris présentant des symptômes semblables à ceux de l’autisme. Le traitement a modifié la composition du microbiome des animaux et, plus important encore, amélioré leur comportement : ils sont devenus moins anxieux, plus communicatifs avec les autres souris et ont montré un comportement moins répétitif.

Les microbes interagissent avec la maladie, mais est-ce comme déclencheur ou comme bouclier, cela reste encore un mystère. Mais Mazmanian et ses collègues ont identifié un lien possible: un produit chimique appelé 4-éthylphénylsulfate, ou 4EPS, qui semble être produit par des bactéries intestinales. Ils ont constaté que les souris présentant des symptômes d’autisme ont des taux sanguins de 4EPS plus de 40 fois plus élevés que les autres souris. Le lien entre les niveaux de 4EPS et le cerveau n’est pas clair, mais lorsque les animaux ont reçu le composé, ils ont développé des symptômes semblables à ceux de l’autisme.

« Nous pourrons peut-être inverser ces anomalies. Si vous fermez le robinet qui produit ce composé, les symptômes disparaissent. « 

Mazmanian, qui en 2012 a reçu une subvention MacArthur pour son travail sur le microbiome, considère cela comme une «percée potentielle» pour comprendre comment les microbes contribuent à l’autisme et à d’autres troubles du développement neurologique. Il dit que les résultats jusqu’à présent suggèrent que l’ajustement des bactéries intestinales pourrait être un traitement viable, du moins chez certains patients. « Nous pourrons peut-être inverser ces maladies », dit-il. « Si vous fermez le robinet qui produit ce composé, les symptômes disparaissent. C’est ce que nous voyons chez les souris.  »

Les scientifiques ont également recueilli des preuves que les bactéries intestinales peuvent influencer l’anxiété et la dépression. Stephen Collins, un chercheur en gastroentérologie de l’Université McMaster à Hamilton, en Ontario, a constaté que les souches de deux bactéries, lactobacillus et bifidobacterium, réduisent le comportement anxieux chez les souris (les scientifiques ne l’appellent pas «anxiété» parce que vous ne pouvez pas demander à une souris comment elle se sent). Les humains portent également des souches de ces bactéries dans leurs tripes. Dans une étude, lui et son collègue ont recueilli des bactéries intestinales d’une souche de souris sujettes à un comportement anxieux, puis ont transplanté ces microbes dans une autre souche tendant à être calme. Le résultat : les animaux tranquilles semblaient devenir anxieux.

Dans l’ensemble, ces deux microbes semblent être des acteurs majeurs de l’axe intestin-cerveau. John Cryan, un neuroscientifique au Collège universitaire de Cork en Irlande, a examiné les effets des deux sur la dépression chez les animaux. Dans un article de 2010 publié dans Neuroscience, il a donné aux souris soit du bifidobacterium, soit l’antidépresseur Lexapro. Il les a ensuite soumis à une série de situations stressantes, y compris un test qui a mesuré combien de temps ils ont continué à nager dans un réservoir d’eau sans possibilité de sortie. (Ils ont été retirés après un court laps de temps, avant de se noyer.) Le probiotique et le médicament étaient tous deux efficaces pour augmenter la persévérance des animaux et réduire les niveaux d’hormones liées au stress. Une autre expérience, cette fois utilisant lactobacillus, a eu des résultats similaires. Cryan lance une étude avec des humains (en utilisant des mesures autres que le test de natation forcée pour évaluer la réponse des sujets).

La plupart des recherches sur le cerveau basées sur le microbiome étaient sur des souris mais il y a déjà eu quelques études impliquant des humains. L’année dernière, par exemple, Collins a transféré les bactéries intestinales d’humains angoissés chez des souris «sans germe» – animaux qui avaient été élevés (très soigneusement) afin que leurs intestins ne contiennent aucune bactérie. Après la transplantation, ces animaux sont devenus plus anxieux.

D’autres recherches ont examiné des humains entiers, pas seulement leurs microbes. Un article publié dans le numéro de mai 2015 de Psychopharmacologie par le neurobiologiste de l’Université d’Oxford, Phil Burnet qui a examiné si un prébiotique – un groupe de glucides qui nourrissait certaines bactéries intestinales- affectait les niveaux de stress chez un groupe de 45 volontaires sains. Certains sujets ont reçu 5,5 grammes d’un glucide en poudre connu sous le nom de galactooligosaccharide, ou GOS, tandis que d’autres ont reçu un placebo. Des études antérieures sur des souris par les mêmes scientifiques ont montré que ce sucre a favorisé la croissance de Lactobacillus et de Bifidobacteria. Les souris avec plus de ces microbes ont également eu des niveaux accrus de plusieurs neurotransmetteurs qui affectent l’anxiété, y compris un facteur neurotrophique dérivé du cerveau.

Dans cette expérience, les sujets qui ont ingéré le GOS ont montré des niveaux inférieurs de cortisol, une hormone clé de stress, et dans un test impliquant une série de mots qui clignotent rapidement sur un écran, le groupe GOS s’est également concentré davantage sur l’information positive que négative. Ce test est souvent utilisé pour mesurer les niveaux d’anxiété et de dépression, car dans ces conditions, les patients anxieux et déprimés se concentrent souvent sur les stimuli menaçants ou négatifs. Burnet et ses collègues notent que les résultats sont semblables à ceux observés lorsque les sujets prennent des antidépresseurs ou des médicaments anti-anxiété.

Peut-être que l’étude humaine la plus connue a été faite par Mayer, chercheur de l’UCLA. Il a recruté 25 sujets, toutes femmes en bonne santé. Pendant quatre semaines, 12 d’entre elles ont mangé un yaourt disponible dans le commerce deux fois par jour, tandis que le reste ne l’a pas fait. Le yaourt est un probiotique, c’est-à-dire qu’il contient des bactéries vivantes, dans ce cas des souches de quatre espèces, bifidobacterium, streptococcus, lactococcus et lactobacillus. Avant et après l’étude, les sujets ont reçu des scans cérébraux pour évaluer leur réponse à une série d’images d’expressions faciales: le bonheur, la tristesse, la colère, etc.

« Ce n’était pas ce à quoi nous nous attendions, que manger du yaourt deux fois par jour pendant quelques semaines ferait quelque chose dans votre cerveau ».

Pour la surprise de Mayer, les résultats, publiés en 2013 dans la revue Gastroenterology, ont montré des différences significatives entre les deux groupes; les mangeurs de yaourt ont réagi plus calmement aux images que le groupe témoin. « Le contraste était clair », dit Mayer. « Ce n’était pas ce à quoi nous nous attendions, que manger un yaourt deux fois par jour pendant quelques semaines ferait quelque chose dans votre cerveau ». Il pense que les bactéries dans le yaourt ont changé la composition des microbes intestinaux des sujets, et cela a conduit à la production de composés qui modifient la chimie du cerveau.

D’autres études montrent qu’un régime sans gluten et sans protéines de lait est potentiellement bénéfique pour améliorer certains comportements chez les personnes atteintes de TSA et réduire la perméabilité intestinale. L’élimination des protéines du lait de vache de l’alimentation des enfants autistes par un régime améliore le comportement autistique.

Il n’est pas encore clair comment le microbiome modifie le cerveau. La plupart des chercheurs conviennent que les microbes influencent probablement le cerveau grâce à de multiples mécanismes. Les scientifiques ont constaté que les bactéries intestinales produisent des neurotransmetteurs tels que la sérotonine, la dopamine et le GABA, qui jouent tous un rôle clé dans l’humeur (de nombreux antidépresseurs augmentent les niveaux de ces mêmes composés). Certains organismes affectent également la façon dont les gens métabolisent ces composés, régulant efficacement la quantité qui circule dans le sang et le cerveau. Les bactéries intestinales peuvent également générer d’autres produits chimiques neuroactifs, dont un appelé butyrate, qui ont été liés à une réduction de l’anxiété et de la dépression. Cryan et d’autres ont également montré que certains microbes peuvent activer le nerf vague, la principale ligne de communication entre l’intestin et le cerveau. En outre, le microbiome est entrelacé avec le système immunitaire, qui lui-même influe sur l’humeur et le comportement.

Cette interconnexion des microbes et du cerveau semble crédible, aussi, d’un point de vue évolutif. Après tout, les bactéries ont vécu à l’intérieur des humains pendant des millions d’années. Cryan suggère qu’au fil du temps, au moins quelques microbes ont développé des moyens de façonner le comportement de leurs hôtes à leurs propres fins. La modification de l’humeur est une stratégie plausible de survie microbienne, il soutient que «les gens heureux ont tendance à être plus sociaux. Et plus nous sommes des êtres sociaux, plus les chances que les microbes échangent et se répandent, grandissent. (mon expérience m’a aussi menée à cette idée)

Alors que les scientifiques apprennent mieux le fonctionnement du réseau microbien intestinal, Cryan pense qu’il pourrait être piraté pour traiter les troubles psychiatriques.« Ces bactéries pourraient éventuellement être utilisées comme nous utilisons maintenant le Prozac ou le Valium », dit-il. Et parce que ces microbes ont des eons d’expérience à modifier notre cerveau, ils sont susceptibles d’être plus précis et plus subtils que les approches pharmacologiques actuelles, ce qui pourrait signifier moins d’effets secondaires. « Je pense que ces microbes auront un effet réel sur la façon dont nous traitons ces troubles », dit Cryan. « Il s’agit d’une toute nouvelle façon de moduler la fonction du cerveau ».

Source:https://www.theatlantic.com/health/archive/2015/06/gut-bacteria-on-the-brain/395918/?utm_source=atlfb

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