angoisse et stimulation du nerf vague

L’axe intestins-cerveau : le nerf vague

Le système nerveux autonome s’occupe de toutes les tâches automatiques de notre corps. Il y a le système nerveux sympathique qui est l’accélérateur et le parasympathique, le frein. Le parasympathique, s’occupe du repos et de la digestion, la réparation alors que le système sympathique est pour l’activité, il est le maître de la réponse combattre ou fuir.

Le système nerveux entérique est parfois intégré dans le système nerveux autonome ou comme une entité séparée, mais dans les faits ils sont intimement reliés.

Le nerf vague surveille presque la globalité du corps, envoyant des informations sur l’état des organes. Il innerve le cerveau, la colonne vertébrale, la langue, le pharynx, les cordes vocales, les poumons, le cœur, l’estomac, les intestins et les glandes qui produisent des enzymes et des hormones anti-stress (comme l’acétylcholine, la prolactine, la vasopressine, l’oxytocine), il contrôle l’humeur, la fréquence cardiaque, la digestion, la respiration, la réponse immunitaire etc.

Trop de stress, qu’il soit physique, biologique, toxique, chimique, émotionnel ou psychologique agit fortement sur l’activité du nerf vague, le dixième nerf crânien. (R)

Lorsque le système sympathique flambe, le tonus du nerf vague diminue.

80% des messages vont de l’intestin vers le cerveau et le système digestif – directement lié à différentes zones du cerveau par le nerf vague – envoie les messages en millisecondes. (R)

Les facteurs alimentaires, microbiens et inflammatoires modulent l’axe intestin-cerveau et influencent les processus physiologiques allant du métabolisme à la cognition.

Le potentiel du nerf vague

De plus en plus de recherches sont faites sur la stimulation du nerf vague qui augmente son tonus, a des propriétés anti-inflammatoires et permet une communication de type neuro-immune dans l’intestin. (R)

Elle diminue les réactions de type allergique. (R)

L’axe cerveau-intestins devient de plus en plus important comme cible thérapeutique pour les troubles gastro-intestinaux et psychiatriques, comme les maladies inflammatoires de l’intestin, la dépression et le syndrome de stress post-traumatique. (R)(R)(R)

La stimulation du nerf vague dans l’intestin influence les systèmes cérébraux monoaminergiques du tronc cérébral qui jouent un rôle crucial dans les principaux troubles psychiatriques, comme les troubles de l’humeur et d’anxiété. (R) (R) Un système dont j’ai déjà parlé dans un article précédent Gène du guerrier, monoamine oxydase : vers un monde de plus en plus violent ou encore dans cet article Le blocage d’une enzyme en cause dans les addictions

Selon Stephen Porges auteur de « The polyvagal theory » : « Les comportements de balancement et d’oscillation fréquemment observés chez les personnes autistes peuvent refléter une stratégie bio-comportementale naturelle pour stimuler et réguler un système vagal qui ne fonctionne pas efficacement. » Vivant les choses de l’intérieur, je sais que j’ai souvent utilisé différents biocomportements contre l’angoisse, comme fredonner, qui était interpréter comme signe de joie alors que c’était tout l’inverse.

Un nerf vague endommagé ne peut pas envoyer de signaux à vos muscles abdominaux. Cela peut faire en sorte que les aliments restent plus longtemps dans votre estomac, plutôt que de se déplacer normalement dans votre intestin grêle pour y être digérés, ce qui fait partie du complexe reflux gastro-oesophagien RGO.

Le nerf vague est la commande centrale pour le fonctionnement de notre système nerveux parasympathique et utilise l’acétylcholine pour communiquer.

Il est intéressant de noter que le mercure bloque l’action de l’acétylcholine et que c’est l’une des plus grandes pollutions avec 3000 tonnes de mercure répandues chaque année dans l’atmosphère. L’aluminium est reconnu neurotoxique et plus particulièrement pour le système cholinergique. (R) (R) Pas étonnant qu’il soit en lien avec différentes pathologies comme l’Alzheimer, l’autisme, la fibromyalgie, etc.

Le nerf vague peut ne plus réagir aux stimuli, il est alors hypotonique ou au contraire réagir de façon excessive et être hypertonique.

Lorsque le nerf vague est sous-réactif, il entraîne souvent une affection appelée gastroparésie, qui est une complication fréquente et grave du diabète. Les patients souffrant de ce trouble peuvent ressentir des douleurs à l’estomac, des nausées, des brûlures d’estomac, des spasmes et une perte de poids. Les patients dont les nerfs vagaux sont sous-actifs éprouvent souvent de graves problèmes gastro-intestinaux. Les personnes dont le nerf vague est trop actif peuvent s’évanouir.

Tout type de détresse gastro-intestinale peut exercer une pression sur le nerf et l’irriter, une hernie hiatale en étant souvent la cause.

Tout stress, qu’il soit physique, chimique ou psychologique peut enflammer le nerf, ainsi que la fatigue et l’anxiété et l’inverse est vrai, un nerf enflammé génère anxiété, fatigue et mauvaise tolérance au stress.

Philippe Pinel, père de la psychiatrie moderne disait :  » Le siège de la folie se trouve communément au niveau des intestins et de l’estomac « 

L’alimentation joue un grand rôle dans la santé du nerf vague. Et ce dernier joue un rôle essentiel dans la régulation de la glycémie et est un facteur souvent négligé dans l’homéostasie du glucose.(R)

Stimulation du nerf vague

Différentes techniques permettent de stimuler le nerf vague

L’accoutumance au froid

Des études ont montré que l’accoutumance au froid diminue l’activation sympathique et entraîne un glissement vers une activité parasympathique accrue. (R) Une exposition courte mais aigüe au froid comme avec une douche froide augmente l’activation du nerf vague. (R)

La respiration profonde et lente

La respiration lente avec une inspiration et une expiration de même longueur semble être la meilleure technique pour stimuler le nerf vague, en augmentant la sensibilité du baroréflexe cardio-vagal. (R)

La méditation

La méditation surtout celle dirigée pour augmenter les émotions positives, l’amour stimule le nerf vague. (R)

Le chant

Chanter ou fredonner entraîne des vibrations dans la gorge et active le nerf vague. (R)

Le chant OM permet une désactivation du système limbique, ce qui permet d’être pleinement dans le présent. (R)

Le yoga et l’exercice modéré

Le yoga est associé à une élévation de l’humeur et une anxiété réduite, en augmentant les taux de GABA et l’activité du système parasympathique. (R) En réponse à des exercices physiques légers, le nerf vagal stimule la motilité gastrique et améliore la capacité de l’estomac à traiter les aliments. (R) C’est pour cela que l’on parle de marche digestive.

Les massages

Les massages du cou ou des pieds peuvent augmenter le tonus du nerf vague. (R) (R)

La restriction calorique ou le jeûne intermittent

La restriction calorique qui montre de multiples avantages permet d’activer le système parasympathique. (R)

Dormir sur le côté droit

Pour activer votre nerf vague, choisissez de vous allonger sur le côté droit. (R)

Dans l’article à venir Anxiété et neurones intestinaux nous verrons que certains stimuli inflammatoires causent fatigue, somnolence, dépression, anxiété, perte d’appétit, douleur, baisse de motivation, incapacité à se concentrer etc. (R)

On ne s’imagine pas à quel point tout ceci est important et selon le regard que je porte sur le monde, retrouver la connaissance de nous-même afin de pouvoir faire une révolution intérieure est le plus important. Une vision particulière que je dévoile dans mon deuxième ouvrage  » Vivante Grâce au Ciel ou à la Science?  » . Car un nerf vague en bonne santé, permet d’atteindre l’équilibre entre le système nerveux sympathique et parasympathique et ce que l’on appelle le flow ou l’état de grâce et la joie spontanée. (R)

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