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Addictions, troubles psychiques, maladies neurologiques, endocriniennes, des liens ?

La littérature montre bien que les personnes qui souffrent de troubles psychiques souffrent aussi plus souvent d’addictions, et c’est aussi le cas des maladies neurodégénératives (qui affectent globalement le système nerveux).
La prise de caféine est associée à une réduction du risque de développer la maladie de Parkinson chez l’homme par plusieurs études réalisées à grandes échelles. Chez les modèles animaux, les chercheurs ont montré, sans pouvoir l’expliquer, que la caféine peut prévenir la perte de cellules nerveuses dopaminergiques, qui produisent la dopamine, que l’on observe dans la maladie de Parkinson. La caféine traverse facilement la barrière hémato-encéphalique qui sépare la circulation sanguine du cerveau du reste du corps et agit sur l’activité nerveuse.
Les malades souffrant de Parkinson, maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer, traités par agonistes (qui va activer) dopaminergiques ont plus souvent des troubles du contrôle des impulsions comme le jeu pathologique (être accro aux jeux), mais aussi l’hypersexualité, les achats compulsifs, l’hyperphagie (trop manger) boulimique. Ces effets secondaires des antiparkinsoniens représentent des symptômes courants de certains troubles psychiques.

Les neurotransmetteurs sont le langage du système nerveux, ils permettent d’envoyer des messages entre les différents neurones, de transmettre l’influx nerveux. Chaque neurotransmetteur correspond à une partie bien précise du système nerveux et sollicite des récepteurs particuliers et donc des fonctions particulières. Chaque neurotransmetteur a son ou ses messages.

La dopamine dont on vient de parler en fait partie.
La nicotine agit en se fixant aux récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine (autre neurotransmetteur) et transmet le même message qui va entraîner les mêmes réactions. Les personnes traitées pour la maladie de Parkinson fument significativement plus que la population standard et certains auteurs pensent que ce serait une forme d’automédication.

D’autres pathologies neurologiques, comme la maladie d’Alzheimer, le syndrome d’hyperactivité ADHD ou l’autisme, paraissent aussi affecter divers types de récepteurs nicotiniques. D’ailleurs la thérapie par patch nicotinique (pas officiellement bien-sûr) existe pour soulager les symptômes autistiques.

Consommer des drogues serait en fait une tentative de soulager des symptômes.

Médicalement, le cannabis soulage les convulsions, l’inflammation, l’anxiété et les nausées. Il a des propriétés anti-psychotiques. Il serait antioxydant et antihistaminique lui conférant une action de choix contre les problèmes d’intolérances à l’histamine. L’histamine est un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l’acidité de l’estomac, la perméabilité des vaisseaux sanguins, la contraction musculaire et la fonction cérébrale. Elle est impliquée dans les allergies et intolérances alimentaires.

Notre organisme utilise naturellement des substances similaires aux opiacés comme neurotransmetteurs. Ils sont appelés des opioïdes endogènes (qui prend naissance à l’intérieur du corps). Ces molécules modulent les réactions aux stimuli douloureux, régulent les fonctions vitales comme la faim ou la soif, interviennent dans le contrôle de l’humeur, de la réponse immunitaire, etc
Beaucoup de personnes présentant un comportement psychotique souffrent en fait d’allergies cérébrales, entraînant une inflammation dans le cerveau. On retrouve ici le phénomène d’intolérances alimentaires, capable de générer tout un tas de symptômes physiques, psychiques, neurologiques et endocriniens.

Déjà en 1935, l’hypoglycémie était reconnue pouvoir imiter l’anxiété, l’hystérie, la neurasthénie et même la psychose. En 1973, le Dr Wendel et Beeb ont trouvé une incidence de 74% de l’hypoglycémie associée à la schizophrénie.

Toutes les addictions ont un effet sur la glycémie et la font monter. J’en parlerai plus loin.
Mais, le problème est que ces drogues si elles cachent et souvent mal les symptômes, elles participent cependant à entretenir le dysfonctionnement de base.

Un grand souci est qu’il y a les drogues que la société admet en tant que telles, mais aussi toutes celles dont on a absolument pas conscience. Les allergies cérébrales dont je viens de parler créent en fait des addictions, nous verrons comment dans les paragraphes suivants.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2971548/ Immune System and Schizophrenia
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12848846 Tryptophan and the immune response.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15105971 The effect of nicotine on basophil histamine release.
http://www.chm.bris.ac.uk/motm/nicotine/E-metabolisme.htmlhttp://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2903762/ Cannabinoids and Viral Infections
http://gp29.net/?p=2577 Exploration des liens entre maladie de Parkinson et addictions comportementales, par l’exemple de jeu pathologique
http://cannabis-med.org/data/pdf/2001-03-04-5.pdf Marijuana and cannabinoids : effects on infections, immunity and aids
http://www.larecherche.fr/actualite/aussi/cannabis-drogue-autres-01-10-1997-8934

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Les dysfonctionnements des neurotransmetteurs dans les addictions

Les neurotransmetteurs sont le langage du système nerveux, ils permettent d’envoyer des messages entre les différents neurones, de transmettre l’influx nerveux.
Chaque neurotransmetteur correspond à une partie bien précise du système nerveux et donc à des fonctions particulières. Chaque neurotransmetteur a son ou ses messages. Certains neurotransmetteurs peuvent avoir la fonction d’hormones. Cet article « Troubles psychiques, neurotransmetteurs, microbiote » pourrait vous aider à mieux comprendre.

Des données récentes de la neurobiologie ont permis de montrer que tous les produits qui déclenchent une dépendance (amphétamine, cocaïne, morphine, héroïne, cannabis, nicotine, caféine) agissent entre autre sur le noyau accumbens, lieu de ce que l’on appelle le circuit de récompense qui induit une sensation de satisfaction.
Les neurotransmetteurs issus d’acides aminés (dont l’assemblage forment les protéines) appelés des monoamines, sont des neuromodulateurs et sont tous impliqués dans le système de dépendance, dans les troubles psychiques mais aussi neurologiques.
Ces neuromodulateurs sont la dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, (ces trois sont appelés des catécholamines), la sérotonine. Il en existe d’autres sous forme de traces comme l’histamine, la tyramine, phényléthylamine, agmatine, putrescine, cadavérine, spermidine. Toutes ces molécules sont toxiques à des degrés divers.

Bien que ces neurones modulateurs soient très minoritaires puisqu’ils ne représentent que moins de un pour cent des cent milliards de cellules présentes dans le cerveau, leurs transmissions sont les cibles privilégiées de la plupart des produits psychotropes (antidépresseurs, neuroleptiques, drogues).

D’après Jean Pol Tassin qui travaille sur l’addiction depuis plus de vingt ans, la dopamine souvent vue comme l’hormone du plaisir n’est pas la principale mise en cause dans l’addiction. Pour lui, deux systèmes seraient mis en cause, le système noradrénergique (concernant la noradrénaline) qui rend les choses intéressantes et le système sérotoninergique (concernant la sérotonine), celui-ci servant entre autre à contrôler les impulsions. Les drogues activent les deux systèmes de manière simultanée et crée le plaisir. A force d’activer les deux systèmes ensemble, le lien entre le désir et le contrôle est détruit et chaque événement émotionnel trop intense entraînera une situation de besoin compulsif et maladif car sinon on se sent très mal. La noradrénaline et la sérotonine contrôlent le cortex qui lui-même contrôle la dopamine, l’hormone du plaisir.
Si on bloque les récepteurs à sérotonine et noradrénaline, il n’y a pas de perte du lien et les effets des drogues disparaissent.
Cette perte de lien, ce découplage comme dit Jean Pol Tassin, entre ces deux neurotransmetteurs semble être perdue à vie. Il démontre que ce découplage a lieu pour l’alcool, pour la morphine, l’héroïne, l’amphétamine, la cocaïne. Ce qui explique que lorsque l’on arrête une drogue on la remplace souvent par une autre.

Jean Pol Tassin a étudié le cas de la nicotine, et il s’est aperçu qu’elle ne produit pas cet effet. Parmi les 3000 constituants présents dans le tabac, il y a des inhibiteurs de la monoamine-oxydase, (IMAO), qui semblent avoir un rôle important. La monoamine oxydase est une enzyme qui permet de métaboliser puis de dégrader les neurotransmetteurs de forme monoamines (dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, la sérotonine et l’histamine …), une fois qu’elles ont fini leur travail de transmission de message. Couplée avec l’IMAO, la nicotine entraîne la désynchronisation, ce découplage des deux systèmes nommés plus haut.

Tout comme la nicotine, le tétrahydrocannabinol (THC), l’un des principes actifs du cannabis, ne produit pas de découplage, dit-il, donc pas de dépendance, chez les animaux, mais bien d’autres chercheurs montrent qu’une dépendance s’installe et ont découvert que le cannabis pouvait aussi indirectement activer les récepteurs à opiacés et donc agir sur la dopamine. D’après mes recherches le cannabis contient lui aussi des inhibiteurs de la monoamine oxydase, tout comme les amphétamines, l’alcool, la caféine. Toutes les drogues opiacées ont le même effet que l’action d’un inhibiteur de monoamine oxydase, elles font monter les taux de neurotransmetteurs monoamines (sérotonine, noradrénaline, dopamine, adrénaline).

Ces neurotransmetteurs aussi appelés amines sont normalement rapidement dégradés dans le corps à l’aide d’enzymes comme la monoamine oxydase qui les rendent inoffensifs. Si on manque d’enzymes cela conduit à une accumulation d’amines dans le corps.

Les métaux lourds sont particulièrement nocifs pour le fonctionnement des enzymes.

Certaines rares personnes naissent avec le gène de la monoamine oxydase manquant et donc ne produisent pas de cette enzyme et cette condition est associée depuis longtemps à l’agressivité. D’autres ont une activité enzymatique affaiblie.

Si vous avez tendance à l’addiction il sera bon d’éviter ou de grandement limiter tous les inhibiteurs de monoamine oxydase.

Les inhibiteurs de monoamine oxydase-A sont multiples : cannabis, alcool, amphétamines, mais aussi des aliments dits sains: le céleri, la carotte, la coriandre, l’angélique, l’huile d’onagre, la fenouil, le persil, le raison rouge, le pavot, la berbérine

Les inhibiteurs de la MAO-B : l’herbe à chat, le cacao, la gentiane, le thé

Certains inhibiteurs agissent sur les deux monoamines oxydases : le café, le curcuma, le kiwi, l’oignon, la fraise, le panais, les levures, les myrtilles, le gingembre, le gingko, les marrons, la réglisse, la guimauve, la pensée, le millepertuis, le ginseng, le tabac, la valériane, l’achillée, l’orange amère, l’échinacée, l’ayahusca, la vitamine B6

Gwénola Le Dref

http://www.formindep.org/Le-mythe-de-l-addiction-a-la.html#effets
http://www.frc.asso.fr/Le-cerveau-et-la-recherche/Actualite-de-la-recherche/Archives/Article/le-mystere-resolu-dans-l-addiction-a-la-nicotine
http://www.labosp.com/fr/liste_des_etudes_scientifiques/nicotine__combattre_ses_effets_et_s_en_defaire_o.doc.php
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1091.htm
http://www.moodocean.co.uk/html/neurotransmitters.html
https://www.bnl.gov/medical/Personnel/Alia-Klein/pdf/JNaliakleinAggression08.pdf
http://www.botanical-online.com/english/vegetalmaois.htm

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