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Addictions, candida et acétaldéhyde

Cet article fait partie du dossier  » Addictions, troubles psychiques, neurologiques, endocriniens »

Il est préférable de lire les autres articles du dossier avant celui-ci afin de bien comprendre les liens, même si cet article peut malgré tout être lu de manière indépendante.

Candidose et acétaldéhyde

L’intoxication aux métaux lourds génère de nombreux problèmes métaboliques, immunitaires, enzymatiques, elle est largement reliée à l’hypoglycémie et à de multiples troubles neurologiques et psychiques.

De ce point de vue, on peut penser effectivement que les drogues en tout cas au départ viennent aider à combattre certains symptômes, tout en les entretenant cependant puisqu’elles amènent encore plus de pollution aux corps, inhibent la monoamine oxydase, augmentant ainsi le taux de sucre dans le sang. Le taux de sucre élevé profite au candida, qui va entraîner une rétention des toxiques, dont il profite aussi.

Cette intoxication aux métaux lourds qui affaibli le système immunitaire, la pilule contraceptive, les antibiotiques, la chimiothérapie, les corticoïdes, les immunosuppresseurs, le stress, la mauvaise alimentation et toutes les addictions participent tous à la prolifération du candida.

Le candida libère de nombreuses toxines (environ 80 connues) dont l’acétaldéhyde qui remonte au cerveau en se liant aux globules rouges, aux enzymes et aux protéines.

Lorsque l’on consomme de l’alcool, le corps le transforme en acétaldéhyde, mais le candida qui se nourrit du sucre de l’alcool va engendrer lui aussi une forte production d’acétaldéhyde.

L’acétaldéhyde favorise la dépendance aux substances toxiques. Elle altère la fonction normale du cerveau et se combine dans le cerveau à deux neurotransmetteurs clés, la dopamine et la sérotonine.

Le tabac, l’alcool, le sucre augmentent l’acétaldéhyde dans le corps et crée encore plus d’addiction.

On voit ici le véritable cercle vicieux dans lequel les toxiques augmentent la présence du candida qui lui augmente la dépendance aux toxiques et aussi entretient donc les dérèglements de la glycémie. (Ce qui explique pourquoi en changeant d’alimentation, j’ai enfin pu arrêter mes addictions.)

L’acétaldéhyde entraîne différents symptômes :

Troubles de la mémoire
Diminution de la capacité à se concentrer (cerveau dans le brouillard)
Dépression
Réflexes ralentis
Léthargie et l’apathie
Irritabilité accrue
Énergie mentale diminuée
Réactions d’anxiété et de panique
Diminution de l’acuité sensorielle
Une tendance accrue à la dépendance à l’alcool, le sucre, la cigarette
Diminution de la libido ou l’inverse
Augmentation des problèmes liés au syndrome prémenstruel

Liste non exhaustive bien-sûr, les symptômes de la candidose étant très vaste, difficile de dire ceux que l’on pourrait attribuer uniquement à l’acétaldéhyde

Les hauts niveaux chroniques d’acétaldéhyde dans les tissus compromettent le processus normal de recyclage de la forme active de la vitamine B3 (niacin, vitamine PP, acide nicotinique) (NAD).
Il est évident que dans une situation d’intoxication chronique à l’acétaldéhyde, des niveaux normaux de vitamine B3 apportés par l’alimentation peuvent être insuffisants pour fournir des niveaux optimum au cerveau. Cette même vitamine B3 est aussi impliquée dans la dégradation de la tyramine (toxine) obtenue par fermentation de la tyrosine (acide aminé). Nous avons vu plus haut que les personnes prenant des antidépresseurs inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) devaient éviter les aliments contenant de la tyramine.

Les personnes atteintes de candidose devraient aussi éviter la tyramine, d’autant plus lorsqu’elles sont sous le joug d’une ou de plusieurs addictions qui va désactiver la monoamine oxydase comme le café, la cigarette, le cannabis, l’alcool…

Le candida qui est un dysmorphique, c’est à dire capable de vivre sous deux formes, parfois levure, parfois champignon, il est grand consommateur de vitamine B en général et donc de vitamine B3. La forme champignon, comme tous les autres champignons est une vraie éponge à métaux lourds.

Lien entre niacine et la pellagre

La pellagre est une maladie qui est apparue plutôt chez les personnes se nourrissant exclusivement de maïs, qui ne contient pas de tryptophane (acide aminé, précurseur de la niacine mais aussi de la sérotonine d’ailleurs).
Certains firent un lien avec l’ergotisme, qui est le résultat d’un empoisonnement à long terme, suite à l’ingestion de toxines produites par l’ergot du seigle, celui-ci étant un champignon qui infecte le seigle et d’autres céréales. D’autres pensèrent à des microbes, des champignons, ou à un microorganisme présent sur le grain ou dans la farine.
On retrouve ici des liens avec les céréales, la candidose, la carence en niacine, et les addictions.

La carence en niacine est souvent liée à l’alcoolisme, la toxicomanie, et d’autres types de dépendance. Mais comme d’habitude qui de la poule ou l’oeuf ? Car l’addiction pourrait tout à fait être une tentative de soins des symptômes, en tout cas au départ. Et surtout, l’addiction serait directement due à la présence du candida, qui par ces toxines comme l’acétaldéhyde pousse les personnes atteintes à consommer des toxiques.
Bien-sûr l’addiction entretient le problème et même l’aggrave.

La carence prolongée en niacine (vitamine B3 ou PP) mène à la pellagre.

Les symptômes de la pellagre se traduisent par des irritations de la peau avec des rougeurs du visage, du cou et des membres (rougeurs qui ressemblent à un coup de soleil), une faiblesse musculaire, des étourdissements ou vertiges, des maux de tête, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une perte d’appétit, une inflammation des muqueuses de la bouche et une langue rouge et enflée, ainsi que des troubles psychiques (mauvaise humeur, irritabilité, anxiété, dépression).

Depuis les débuts de cette maladie datant du 18 e siècle, le monde a assisté à un autre type de pellagre: une sorte de pellagre qui n’est pas causée par la malnutrition, mais par l’intoxication médicamenteuse et touche les patients qui sont traités par certaines formes de chimiothérapie sous la forme de trois-mercaptopurine par exemple. Les chimiothérapies sont connues pour induire des candidoses.

Et toute forme d’intoxication qui détériore le métabolisme, le fonctionnement des enzymes, le système immunitaire, le système neurologique, endocrinien, la flore intestinale aura une influence néfaste sur la capacité du corps à se défendre des micro-organismes en général et du candida en particulier.

Gwénola Le Dref

http://www.bmj.sk/2006/107067-01.pdf Chronic polysystemic candidiasis as a possible contributor to onset idiopathic Parkinson disease
http://u995.lille.inserm.fr/tag/candida-albicans/page/2/
http://newswire.pro/candida_yeast.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pellagre

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Le blocage d’une enzyme en cause dans l’addiction

Cet article fait partie d’un dossier sur les
« Addictions, troubles psychiques, neurologiques, endocriniennes »

La monoamine oxydase (MAO) est une enzyme. Une enzyme est une molécule qui permet à certaines réactions d’avoir lieu dans le corps ou les accélère. Trop ou trop peu d’enzymes neuronales affectent directement l’humeur et le comportement des personnes.
La monoamine oxydase permet de métaboliser puis de dégrader les monoamines (dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, la sérotonine et l’histamine …), une fois qu’elles ont fini leur travail de transmission de message. La MAO-A métabolise et inactive de préférence la sérotonine et aussi l’adrénaline et la noradrénaline. La MAO-B métabolise et inactive la phényléthylamine. La dopamine est métabolisée par les deux.

La monoamine oxydase est présente dans le système nerveux, le foie, le tractus gastro-intestinal, les membranes mitochondriales et les plaquettes et est constituée de deux sous-types, la MAO-A impliquée dans les conditions psychiatriques et la dépression et la MAO-B dans les maladies neurodégénératives.

Dans la maladie cœliaque, qui est une intolérance permanente au gluten, maladie auto-immune qui attaque la paroi intestinale, on retrouve de bas niveaux de monoamine oxydase. Ce défaut d’enzyme étant plutôt attribué par la recherche à des dommages cellulaires plutôt qu’au résultat de l’action d’un inhibiteur spécifique. Ces dommages cellulaires sont des effets connus des métaux lourds qui sont mutagènes.

Les métaux lourds ont la particularité de perturber tout le métabolisme dont l’activité des enzymes. Les métaux lourds entraînent l’oxydation prématurée des monoamines (entre autre, bien-sûr), on peut alors imaginer que les drogues qui font monter le taux de celles-ci, soit en produisant plus de ces neurotransmetteurs, soit en bloquant l’action de la monoamine oxydase, servent de remèdes.
D’ailleurs, les inhibiteurs de la MAO-B sont utilisés dans la maladie de Parkinson.
Il est pensé que la MAO-B convertit certains acides aminés provenant de l’alimentation, appelés des « protoxines » en toxines qui peuvent causer des dommages aux neurones et peut contribuer à la cause ou au déclin dans la maladie de Parkinson. L’inhibition de la MAO-B peut donc mettre un terme à ce processus et ralentir l’évolution de diverses maladies neurodégénératives. On retrouve encore ici, une certaine utilité des drogues qui empêchent le fonctionnement de la monoamine oxydase en tout cas B et donc diminueraient la formation de ces toxines.

Des inhibiteurs de la MAO-A sont utilisés pour traiter les dépressions mais peu, de par les effets secondaires hypertenseurs et le besoin d’adapter le régime alimentaire (supprimer les aliments à forte teneur en tyramine) et la possible survenue d’un syndrome sérotoninergique, c’est à dire trop de sérotonine qui entraîne alors dans une forme modérée, une modification de l’état mental, une agitation, des tremblements, des myoclonies (contraction musculaires rapides), des sueurs, des frissons, ou une forme plus grave montrant des troubles de la conscience, des manifestations de dysautonomie neurovégétative (atteinte du système nerveux autonome), des symptômes neuromusculaires. Il peut y avoir hyperleucocytose (inflammation), augmentation de la créatine phospho kinase (CPK qui catalyse la libération d’énergie) et acidose métabolique (baisse du pH dans le secteur extracellulaire plasmatique).

L’inhibition de la monoamine oxydase a pour conséquence trop de sérotonine qui entraîne des symptômes que l’on retrouve aussi dans les maladies neurologiques ou psychiques. De nombreux patients souffrant en fait d’une addition de symptômes.

Cette enzyme, la monoamine oxydase est aussi importante dans les addictions. Voyez l’article précédent dans ce dossier « Les dysfonctionnements des neurotransmetteurs dans les addictions » On comprend alors comment le fait de prendre des drogues pourrait tout à fait être une tentative de soulagement des symptômes. Seulement, traiter le symptôme n’est pas traiter la cause et on se retrouve avec les effets secondaires comme pour les médicaments d’ailleurs.

L’expression de la MAO-A est réduite dans 95,4% des patients atteints de cancer humains par rapport aux témoins non cancéreux mais pas celle de la MAO-B. Plusieurs études épidémiologiques montrent qu’il y aurait un risque plus élevé de cancer chez les personnes prenant des antidépresseurs sous forme d’inhibiteurs de la monoamine oxydase A. La cigarette contient cet inhibiteur de la monoamine oxydase A.

Il y a vraiment un lien entre dépendances, troubles psychiques ou neurologiques, ce lien ne se retrouvant pas seulement dans le cerveau bien-sûr, car les neurotransmetteurs, sont à 80% d’entre eux, produits par le système digestif et envoyés au cerveau via le nerf vagal. Cet article pourrait vous intéresser « Troubles psychiques, neurotransmetteurs, microbiote »

Rappelons nous que tout ce que l’on mange, boit, fume, s’injecte (vaccins y compris) et met dans notre corps, peu importe le moyen d’entrée vient agir sur la production de neurotransmetteurs, ou d’hormones ou d’enzymes etc d’où le lien étroit de toutes ces maladies avec l’alimentation et donc la possibilité, au minimum de réduire leur expression.

Aussi, l’inhibition de la monoamine oxydase qui agit comme nous l’avons vu sur le taux de neurotransmetteurs qui circulent dans le cerveau va avoir un effet direct sur la glycémie et donc sur la prolifération du candida.
Toujours le cercle vicieux duquel nous devons tenter de sortir.

Gwénola Le Dref

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17229101 Monoamine oxidase A rather than monoamine oxidase B inhibition increases nicotine reinforcement in rats.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/6325288 Cannabis extract, but not delta 1-tetrahydrocannabinol, inhibits human brain and liver monoamine oxidase
http://lettre-cdf.revues.org/283
http://www.cnsspectrums.com/aspx/articledetail.aspx?articleid=1791 Monoamine Oxidase Inhibitors: A Modern Guide to an Unrequited Class of Antidepressants
http://en.wikipedia.org/wiki/Monoamine_oxidase_inhibitor Monoamine oxidase inhibitor
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23850513 The interactions of caffeine with monoamine oxidase.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1647467/ Decreased duodenal monoamine oxidase activity in coeliac disease.
http://www.biomedcentral.com/1471-2164/9/134 An indicator of cancer: downregulation of Monoamine Oxidase-A in multiple organs and species

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Pour un traitement efficace du candida, ce que vous devriez vraiment savoir

Voilà déjà longtemps que je souhaite écrire un article plus complet sur le candida, mais le sujet étant réellement complexe, j’avais besoin de plus d’observations sur moi-même, sur d’autres, plus d’expériences, de lectures de résultats de recherches afin de mieux comprendre pourquoi mon expérience personnelle m’a autant réussi. Partager mon parcours afin que vous puissiez peut-être en tirer partie et éviter les erreurs que j’ai pu commettre où celles que j’ai su éviter, en grande partie grâce à ma grande confiance en la nature. Tout ce qui suit n’est donné qu’à titre informatif, je ne fais pas partie de la profession médicale, je suis une malade qui a la chance de s’en sortir plutôt bien et qui aime la science, mais en cas de problème il est bon de consulter un professionnel de santé 😉

La situation globale au point de vue de notre santé permet aux parasites de nous envahir et plus particulièrement aux champignons.

Le candida est l’espèce la plus commune de pathogène opportuniste humain et causant de nombreux problèmes de santé elle obtient de nombreuses attentions ces dernières années. Du coup, beaucoup de recherches sont effectuées, d’autant que les traitements fongicides actuels ne fonctionnent pas.
Le mieux serait de supprimer les causes de sa prolifération puisque le candida est un ennemi de taille, très intelligent. Je le connais depuis ma plus tendre enfance hi hi

Les causes de la prolifération du candida

Les causes de sa prolifération sont multiples et s’accumulent : un système immunitaire affaibli, la pilule contraceptive, les antibiotiques, la chimiothérapie, les corticoïdes, les immunosuppresseurs, les métaux lourds bien-sûr, ceux contenus dans les vaccins ou dans les amalgames dentaires et tous les autres … les champignons adorent ça…. les xénobiotiques en général c’est à dire tout élément non compatible avec la vie, le stress, le manque de sommeil, le chlore de l’eau, l’alimentation délétère, les ondes électromagnétiques.

Les symptômes

La prolifération du candida provoque de nombreux symptômes: de la fatigue, des troubles digestifs, une grande appétence notamment pour les glucides comme le sucre, le pain, des allergies et intolérances alimentaires, une sensibilité aux produits chimiques, à l’alcool, des candidoses vaginales, la cystite, l’urétrite, du muguet, le syndrome prémenstruel, des troubles de la libido (dans les deux sens), des troubles de l’humeur, de l’anxiété, de la dépression, des troubles de la mémoire, un manque de concentration, des vertiges, des douleurs articulaires et/ou musculaires, des maux de tête, des problèmes cutanés, des troubles de la voie ORL, des sensations d’irréalité … cette liste n’est pas exhaustive. Le candida proliférant partout dans le corps il peut poser des problèmes multiples et variés et les toxines qu’il libère sont de puissants poisons.

L’alimentation pendant le traitement

Dans un premier temps, il faudrait au mieux s’éloigner des causes car c’est leur accumulation qui va entraîner de plus en plus de problèmes de santé et ne pas vous en éloigner vous empêchera à l’inverse de vous soigner.
Le candida faisant partie du groupe des dysmorphiques, il peut changer d’une forme levure à la forme hyphale (filaments des champignons). Il est très adaptable. Il sait muté lorsque les conditions de vie changent, pour s’adapter au Ph par exemple. Il change de forme suivant les conditions alimentaires ou de températures. Il ne faut donc nullement le sous-estimer.
L’approche alimentaire est absolument nécessaire et sera la plus importante pour votre bien-être. Le candida sait respirer contrairement à ce que l’on lit souvent il ne vit pas seulement en milieu anaérobie. Il peut même végéter comme les levures que l’on achète et qui se remettent à vivre lorsqu’on leur donne de l’eau et du sucre. Ne négligez donc rien.
Vous trouverez ici quelques conseils alimentaires.

Une alimentation adéquate permettra à votre corps de récupérer un système immunitaire fort, l’autorisera à se détoxiquer, rétablira le système hormonal, endocrinien … Lorsque l’on sait à quel point le candida détériore notre santé, on peut comprendre combien sa stabilisation peut nous changer radicalement la vie.
Je ne peux que témoigner de cela et vous dire que c’est vraiment incroyable, je suis littéralement passé de l’enfer au paradis. Bien-sûr, je continue la lutte contre l’intoxication et le candida, mais j’ai retrouvé le goût de vivre et les capacités à utiliser mon corps et mon cerveau. Si mon histoire vous intéresse, vous trouverez le livre ici

La majorité des articles concernant la candidose recommande de supprimer tous les sucres et même les fruits, au moins dans un premier temps et d’en limiter ensuite la consommation durant tout le temps du régime qui devrait durer plusieurs mois voire même deux ou trois ans si l’on souhaite récupérer une paroi intestinale réellement fonctionnelle. Sur ce point, c’est chacun qui fera en fonction des améliorations de sa santé et de ses souhaits de perfection de celle-ci. Petit à petit, le corps se libérera des toxines et mêmes des métaux mais cela prendra du temps bien-sûr. Cependant, choisir une alimentation « anti-candida » soulage rapidement.

Certains pensent que le fructose, n’ayant pas le même métabolisme et un index glycémique faible ne nourrit pas le candida. Le candida présent sur toutes les muqueuses n’a sans doute que faire de notre métabolisme, il se sert dès l’ingestion contrairement à notre corps qui devra métaboliser dans le foie le fructose en glucose.
Les recherches montrent peu de différence entre les différents sucres. Les différences étant plus liées à l’espèce de candida. Il est donc fort probable que suivant le sucre consommé on favorise plus une espèce que l’autre.
Le côté très addictif du sucre, totalement relié justement à la candidose, pousse souvent à chercher des alternatives. D’après les recherches seul le xylitol réduit l’adhérence mais il nourrit malgré tout le candida. Le saccharose est le sucre qui en augmente le plus l’adhérence.
L’amidon ou l’amidon associé au saccharose entraîne un passage de la forme levure à la forme mycélienne.
Sur ce point morphologique, la recherche a encore besoin d’avancer et il n’est pas clair quelle forme est la plus pathogène.

Fausses bonnes idées

Comme vous l’aurez compris, le candida (comme tous les dimorphiques) s’adapte à son environnement de manière déconcertante.

Il est souvent conseillé des antifongiques, qui ne seront d’absolument aucune utilité. Le candida est puissant, utiliser des antifongiques naturels ne sera pas une meilleure idée, car vous le pousser alors à croître encore plus.
On peut alors être tenter par le jeûne afin de lui couper les vivres (j’en ai moi-même fait l’expérience plusieurs fois) mais ce sera peine perdue.
La famine des cellules de levure induit une germination d’un nombre de plus en plus important de cellules (et généralement non-germinative).
Ce phénomène est également observé dans les cellules qui sont traitées de manière transitoire avec des inhibiteurs métaboliques. Au cours de chacun de ces traitements (famine, inhibition métabolique), l’expression d’un gène régulateur de croissance (CGRI) augmente.
On comprend pourquoi la réduction alimentaire et plus précisément des sucres de manière progressive sera plus efficace. La mise en acido-cétose comme le préconisait le Dr Gernez. Manger des petites quantités, plus souvent, vous aidera, et d’autant plus si vous souffrez d’hypoglycémie.

Le système immunitaire

Le candida a les capacités d’inhiber la réaction immunitaire ainsi plus il grandit et moins votre propre système réagit, ce qui peut fait disparaître les premiers symptômes. Ce qui à première vue peut sembler une bonne chose, sauf que le symptôme a bien-sûr son utilité, vous prévenir que quelque-chose ne va pas.

Les intolérances alimentaires engendrent une libération d’histamine qui inhibe la production de lymphocytes T et l’activité des neutrophiles. L’histamine est donc un immunosuppresseur qui facilite la prolifération du candida. Le candida a la capacité de se lier aux immunoglobulines A (présents sur les muqueuses) afin de faciliter leur adhérence.
Donc, éviter absolument les aliments auxquels vous êtes allergiques ou intolérants vous aidera à combattre la candidose. Vous pourriez lire cet article.

Il est connu que le stress agit sur le système immunitaire et notamment encore une fois par libération d’histamine. Vous devriez fuir les situations stressantes autant que possible. Trouvez une solution qui vous convienne pour gérer l’anxiété, il existe des tas de façons. Dans les premiers temps, si vous changez d’alimentation, votre entourage ne sera sans doute pas très tendre avec vous, limitez les rencontres si c’est trop pénible et vous verrez qu’il finira par s’habituer et vos relations n’en seront que grandies. Plus vous prendrez soin de votre alimentation et plus votre mental s’éclaircira et votre anxiété disparaîtra. Des détails ici.

Les métaux et oligoéléments

Les métaux lourds ont plusieurs effets sur le corps, ils sont connus neurotoxiques, reprotoxiques, mutagènes, perturbateurs endocriniens et aussi immunoperturbateurs.

Le mercure, bactéricide, fongicide entraîne des mutations chez le candida, qui est très résistant et fait le vide des autres bactéries amies laissant le champ libre aux champignons.
L’aluminium que l’on retrouve partout, tant dans l’alimentation, les laits infantiles, les médicaments tels que les vaccins, les anti-acides, la cosmétique, les ustensiles de cuisine prend la place du fer sur son transporteur, la transferrine, et empêche son assimilation. Mais comme le dit le professeur Exley ou les toxicologues, un complément en fer sera pro-oxydant en présence d’aluminium.

Le fer permettant de transporter l’oxygène, cette situation est doublement problématique, car les champignons aiment les milieux riche en CO2. Voilà une bonne raison de vous aérer le plus possible et de ne pas boire de boissons gazeuses. Préférez les sports doux pour éviter une trop forte libération d’histamine.

Le candida a la capacité d’assimiler le fer, comme d’autres métaux, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, c’est lui qui prolifère le plus lors des intoxications. Un parasite « ami », sans doute le moins pire que notre corps trouve face à la situation de crise et au besoin de chélater (sortir les métaux toxiques) mais loin d’être la panacée. Il faut donc le stabiliser.

Avant de prendre des compléments

Il est bon de voir qui de l’oeuf ou la poule.

Malgré l’abondance alimentaire, nombreux sont ceux qui souffrent de carences. Les plus fréquentes, sans doute parce que le plus souvent les seules recherchées lors des bilans sanguins, étant celles en fer, en vitamine D, B12, calcium et magnésium. Ces carences sont rapidement vue comme étant des causes des maladies alors qu’en vérité elles sont elles aussi des conséquences du dérèglement général du fonctionnement de votre corps. Ce que l’on appelle la comorbidité en médecine.

Les suppléments de vitamine D sont connus pour réduire l’auto-immunité. Cette vitamine régulerait les gènes de signalement du système immunitaire inné et réduirait ainsi les réactions inflammatoires. On retrouve ici cette histoire d’utilité du symptôme. Le symptôme a bien son utilité, vous pourriez lire cet article.
En ce qui concerne l’utilisation de la vitamine D par les pathogènes vous trouverez ici un résultat de recherche traduit en français.

Les levures et les champignons sont parmi les végétaux qui assimilent les vitamines D et B12. Leur carence n’est qu’une conséquence de l’infection par les champignons et non pas une cause.
Lorsque l’on sait que l’infection au candida prend de plus en plus d’ampleur et que la candidose systémique est souvent la cause de mortalité des personnes étant immunodéprimées, je pense qu’il vaut mieux réfléchir à deux fois avant de se supplémenter.

Les carences sont dues à une mauvaise assimilation des nutriments engendrée par l’intoxication aux métaux lourds et la dysbiose intestinale. Prendre des compléments c’est en fait nourrir le candida et autres pathogènes.

Le magnésium que de nombreuses personnes prennent pour renforcer leur système immunitaire, va lui aussi directement nourrir le candida. C’est vrai, il est si fort qu’il laisse peu de place à d’autres, mais en être envahi est-il le meilleur qu’il puisse nous arriver ? J’en doute fortement, d’autant lorsque je vois mon expérience personnelle et d’autres malades souffrant de maladies dites dégénératives. J’ai toujours été résistante aux maladies virales, j’attrapais rarement les rhumes, jamais eu de grippe, ce qui faisait dire que j’étais forte et donc on pensait que j’étais en bonne santé. Mais, ce n’était qu’une apparence, les douleurs musculaires déclarées poussées de croissance, les maux de tête, de ventre, les troubles psychiques … ce semblant de force était une faiblesse.
Les maladies sont des tentatives du corps de se nettoyer, les fuir sera contre productif sur le moyen ou long terme.

Prenez votre santé en main, cultivez votre jardin intérieur pour faire fleurir votre être.

Quelques références :

http://mic.sgmjournals.org/content/141/1/213.full.pdf Adherence of Candida albicans to human salivary components adsorbed to hydroxyapatite
www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11204138″ Candida albicans: adherence, signaling and virulence.
http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0064645Dietary Carbohydrates Modulate Candida albicans Biofilm Development on the Denture Surface
http://healthyeating.sfgate.com/difference-between-sucrose-glucose-fructose
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1574-6968.2000.tb09216.x/pdf Candida glabrata displays pseudohyphal growth
http://www.plospathogens.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.ppat.1002777 Candida albicans Scavenges Host Zinc via Pra1 during Endothelial Invasion
http://www.thecandidadiet.com/research/11574-v36n4p223.pdf Virulence factor of candida species
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1658365512000027 Critical factors affecting the adherence of Candida albicans to the vaginal epithelium
http://iai.asm.org/content/50/1/82.full.pdf Effects of carbon dioxide and ph on adhesion of candida albicans to vaginal epithelial cells.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1285569 Histamine-induced inhibition of neutrophil chemotaxis and T-lymphocyte proliferation in man.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16963637Evidence for novel pH-dependent regulation of Candida albicans Rim101, a direct transcriptional repressor of the cell wall beta-glycosidase Phr2.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12576958 Comparative virulence of Candida albicans yeast and filamentous forms in orally and intravenously inoculated mice.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2037228 Effect of calcium ion uptake on Candida albicans morphology.

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Réflexion sur la chélation

En 2010, lorsque j’ai commencé à découvrir que mes soucis de santé n’étaient pas psychosomatiques et que je souffrais en fait d’intoxication aux métaux lourds, une longue histoire dont vous trouverez le résumé dans « Ma lutte contre la souffrance physique et psychique », j’ai pris connaissance de ce qui s’appelle la chélation.

Qu’est-ce-que la chélation ?

La chélation vise à sortir les métaux nuisibles du corps grâce à un chélateur qui est une substance organique capable grâce à une « pince » de se lier aux métaux sous forme ioniques, électriquement chargés comme le mercure Hg 2+, l’aluminium Al 3+, Pb 2+, Cd 2+ … le complexe stable est sensé être éliminé dans les urines. En vérité, la meilleure voie de sortie pour les métaux sont les intestins mais personne ne fait d’analyses sur les selles.
Cette « pince » est en fait une molécule de soufre formé d’un groupement thiol qui a une grande affinité avec les métaux lourds.
Il est vanté différents chélateurs, les purement chimiques, tels que le dmps, le dmsa, l’edta ou naturels comme la chlorella, la coriandre, l’ail des ours, la zéolite… des mélanges de plantes ou de molécules dotées de principes actifs comme le TMD (toxic metal detox) ou Xenosulf et d’autres …
Faute de moyens financiers, car ces thérapies ont des coûts que la plupart des personnes devenues invalides ne peuvent supporter, mais aussi car je suis devenu une adepte du dicton « Dans le doute abstiens-toi ! » j’ai décidé de n’écouter qu’Hippocrate qui disait « Que ton aliment soit ton seul médicament ! » et jusqu’ici la vie me le rend bien.

La chélation chimique

La chélation chimique est qualifiée de véritable séisme pour le corps par de nombreux toxicologues eux-mêmes. On s’appuie encore en France sur les travaux du Dr Boyd Haley pour prôner ces produits (dmps, dmsa) alors que lui même les critique aujourd’hui.
Le Dr Shade précise dans sa conférence sur « L’amplification de la détoxication des métaux lourds » qu’en fait ces substances ne seraient pas capables d’aller puiser à l’intérieur des cellules et permettraient de drainer l’extra-cellulaire. Les urines de dentistes ayant travaillé pendant plusieurs décennies avec du mercure ne sont pas plus chargées après test de provocation que des personnes n’ayant même pas d’amalgames, étrange non?
De plus, ces produits chimiques n’attrapent pas seulement les « mauvais » métaux mais aussi tous les oligoéléments comme le fer, le calcium, le zinc etc … ce qui aggrave encore le déséquilibre. On vous dira que l’on supplémente pour cette raison, personnellement cela ne me rassure pas plus et n’empêche pas le problème d’exister. Certains gardent des carences même après supplémentation car les métaux lourds sont plus « forts » pour prendre leur place sur les récepteurs.
De nombreuses personnes suivent des chélations chimiques alors qu’elles ont encore des amalgames en bouche, ce qui est contre le protocole mis en place à la base par les toxicologues. Le chélateur va aller puiser directement dans vos amalgames. Ce qui est sûr c’est qu’ainsi vos tests donneront des valeurs élevées pendant longtemps. Ne vous précipitez pas pour enlever vos amalgames pour autant, lisez cet article « Nouvelles après la dépose des amalgames »
Les chélateurs chimiques semble cependant avoir un bon pouvoir anti-oxydant et c’est pourquoi les personnes ressentent parfois un mieux être lors de leur utilisation sauf, quand justement, les personnes ne les supportent pas et là c’est assez catastrophique. Par contre dès que l’on n’en prend plus les maux reviennent, devriez vous alors prendre ces produits chimiques toute votre vie? Cela ne me semble pas très judicieux ni pour votre santé, ni pour votre porte monnaie.

Les derniers résultats des recherches sur le sujet vont toutes plutôt vers ceci:
Recommandations pour les tests de provocation
Résumé :

Le « Test de mobilisation urinaire », « test de provocation» sont des termes utilisés pour décrire l’administration d’un agent chélateur à une personne avant la collecte de l’urine pour tester la présence de métaux. Il n’y a pas de test de provocation standard validé. Malgré les recommandations des organisations professionnelles et du gouvernement contre l’utilisation de tests de provocation urinaire, les tests sont encore couramment utilisés et recommandés par certains praticiens. Le test d’évaluation utilise une variété d’agents, y compris l’acide dimercaptosuccinique (DMSA), le sulfonate de dimercaptopropane (DMPS), et de l’acide éthylènediaminetétraacétique (EDTA). Les agents sont donnés par différentes voies d’administration, les doses utilisées très variables, et les procédures de collecte de l’urine varient. Les autres problèmes des tests de provocation comprennent la comparaison des résultats à des plages de références inappropriées et la correction de la créatinine de l’urine obtenue dans les heures suivant l’administration d’un chélateur. Des études sur des volontaires humains montrent que le mercure est détecté dans l’urine de la plupart des gens, même en l’absence d’exposition connue ou d’administration de chélateur, et que l’excrétion urinaire de mercure monte après l’administration d’un chélateur, indépendamment de l’histoire de l’exposition et de façon imprévisible. Des études montrent que de tests de provocation ne peut révéler une «charge corporelle» de mercure en raison de l’exposition à distance. Des chélateurs ont été associés à des effets indésirables. Les données actuelles n’encouragent pas à l’utilisation de DMPS, DMSA, ou autres tests de provocation avec chélateur pour le diagnostic de la toxicité des métaux. Comme il n’y a pas de plages de références établies pour les échantillons d’urines provoquées chez des sujets sains, aucune preuve fiable n’existe pour soutenir une valeur diagnostique pour les tests, et au vu du préjudice potentiel, ces tests ne devraient pas être utilisés.
Recommendations for provoked challenge urine testing.

Les chélateurs naturels

La chlorella, le number one des méthodes naturelles est très controversée et pour cause. En tout premier lieu, la chlorella ne contient qu’un seul thiol et donc elle n’a pas cette pince utile. Elle pourra donc difficilement attraper et surtout coincer les métaux. Comme tous les sulfures cependant, elle a une fonction naturelle à capter les métaux et même avec une méthode de production très protégée, comment être sûr qu’elle soit exempt de métaux? Il semble que des analyses montrent que la plupart des échantillons soient chargés en métaux et même ceux supposés croître sous atmosphère ultra protégée et avec eau purifiée. D’ailleurs, regardez les chiffres annoncés par le producteur, êtes-vous sûr que ces chiffres soient réellement bas ?
De plus, notre corps, ne peut assimiler cette algue car la paroi de ses cellules est faite de cellulose et de surtout de chitine que l’on ne peut digérer, elle ne peut donc pénétrer dans nos organes. Tout comme les chélateurs chimiques elle a une fonction de drainage mais nullement la capacité à puiser dans l’intracellulaire. De plus, comme les chélateurs chimiques elle entraînera une déminéralisation puisque dans les intestins elle puisera aussi les oligoéléments utiles.

La coriandre possède de grandes qualités, anti-inflammatoire, anti-fongique, anti-oxydante… comme le candida englobe les métaux, tous les anti-fongiques permettent de libérer des métaux (plus ou moins suivant leur qualité et puissance) mais la coriandre n’a nullement cette fameuse pince qui permet de se lier aux métaux.

D’autres produits utilisent les pouvoirs anti-oxydants de certaines plantes.
Mais prendre des anti-oxydants c’est comme jeter de l’eau sur un feu, tout en continuant de rajouter des braises, on engendre des fumées toxiques et en plus on n’éteint pas le feu, on peut alors obtenir un mieux être fictif et passager.
Alors devrions-nous prendre des compléments anti-oxydants ? Vous pouvez lire ma réflexion dans cet article.

Le charbon actif bien connu pour ses capacités d’adsorption des polluants permet de capter différents métaux dans les intestins, il ne permet pas d’aller puiser dans les cellules. Il permet un nettoyage bactérien, utile contre les champignons etc… son gros inconvénient étant son pouvoir constipant qui empêchera alors la bonne évacuation, ce qui est contraire à la détoxication. Il est cependant utile lorsque l’on fait une dépose d’amalgames afin d’empêcher le corps d’absorber le mercure. Il est alors important de prévenir la constipation, par exemple en prenant du sorbitol.

D’autres produits pourront adsorber les métaux dans les intestins mais ils n’ont pas la capacité d’aller dans les cellules.

Et l’alimentation, alors ?

Les adeptes de l’une ou l’autre forme de chélation pensent que l’alimentation seule ne peut pas nous permettre de sortir les métaux. D’après mon expérience, notre corps peut tout à fait sortir les métaux si seulement on lui donne les possibilités de le faire. Notre corps est une pure merveille, encore faut-il lui faire confiance et arrêter de vouloir le faire aller plus vite que la musique.
Les adeptes des méthodes chimiques déconseillent fortement le jeûne qui selon eux déplacent trop de métaux, c’est pour cette même raison que les toxicologues disent de la chélation chimique qu’elle est un véritable séisme pour le corps et il vaut mieux alors avoir des organes d’élimination tel que le foie ou les reins en bonne santé sous peine de prendre de réels gros risques. En fait, plus on est malade et plus on prend de risque avec cette méthode car justement les intoxiqués ont déjà un foie fatigué ou les reins usés.
Plutôt qu’un jeûne (en tout cas les premiers mois) une détoxication par étapes, en supprimant les aliments allergènes et inflammatoires (vous trouverez ici une liste des aliments) permet de renforcer le système naturel de détoxication qui sera toujours le plus efficace. Le glutathion, notre chélateur interne naturel a besoin de retrouver ses fonctions normales et pour cela il faut réduire l’inflammation des intestins.C’est le seul système capable de nettoyer les cellules, le glutathion est fabriqué par notre foie. Des compléments de glutathion ne remplaceront pas la perfection de votre système naturel qui est complexe.Ce système naturel de détoxication sait aussi aller chercher les métaux dans notre cerveau.

Le Dr Shade dit bien à la fin de sa conférence qu’une thérapie de chélation pourrait être la meilleure du monde si l’on ne s’occupe pas des intolérances alimentaires, ce sera peine perdue. Car les allergènes alimentaires entretiennent l’inflammation des intestins et donc du corps et entraînent une rétention des toxiques et un épuisement du foie.
Sortir les métaux des cellules est important mais les transporter vers l’extérieur l’est encore plus. Si vos intestins sont enflammés, cette voie de sortie est alors bloquée, les toxiques retourneront alors vers le foie et une partie ira surcharger vos reins et l’autre sera redistribuée dans le corps ou à nouveau stockée dans le foie, empêchant alors son bon fonctionnement.
Sortir plus de métaux des cellules que vous n’allez en sortir du corps c’est aussi augmenter l’inflammation et c’est donc contre-productif. Je vous invite à lire « Comment je me détoxique des métaux lourds »

Les adeptes de chélation chimique ou naturelle accompagne toujours leur protocole d’un changement d’alimentation, alors lorsqu’ils disent qu’ils se sentent mieux (ceux pour qui ça arrive) grâce à la chélation ou à tel produit, ne sommes-nous pas en droit de nous demander si l’alimentation à elle seule n’aurait pas apporté ce mieux être ? Dans mon cas, elle l’a fait en tout cas.

Les légumes de la famille des crucifères contiennent de bonnes quantités de soufre, notamment l’ail qui est le plus puissant anti-fongique, anti-bactérien, contient du sélénium, de nombreuses vitamines, est vasodilatateur, fluidifie le sang et surtout contient du soufre, sous forme de groupements thiols capables de se lier aux métaux.

Il est intéressant aussi d’aider votre foie avec des aliments connus pour le drainer ou même le régénérer, radis noir, artichaut, pissenlit, chicorée sauvage, desmodium, chardon marie… etc
Chercher à sortir plus de toxiques des cellules alors que les voies d’élimination ne sont pas prêtes c’est entraîner une surcharge inutile qui ne fera que retarder la disparition des symptômes.

L’intoxication aux métaux lourds et autres xénobiotiques en général engendre un marché très lucratif dont de nombreuses professions tirent profit.
Sachant que l’intoxication aux métaux lourds est héréditaire et cumulative, croyez-vous vraiment que grâce à des produits vous allez gagner du temps ?
Comme d’habitude l’être humain croit savoir mieux faire que la nature. Il est fort probable qu’un corps qui a subit des siècles d’intoxication aura besoin de temps pour retrouver ses pleines fonctions et que de vouloir forcer la « machine » c’est prendre des risques inutiles et aussi retarder la renaissance.
Les miracles existent mais pas la pilule magique …

Cultivez votre jardin intérieur pour faire fleurir votre être !

Gwénola

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Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

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Comment je me détoxique des métaux lourds?

La première chose à comprendre est que notre corps a de grandes capacités que vous ne soupçonnez sans doute pas pour la plupart. Notre corps est une merveille, mais il ne sait faire qu’une seule chose à la fois…
Lorsque notre corps se nourrit ou pire qu’il s’intoxique, il ne peut se mettre en fonction nettoyage. Vous comprendrez, qu’on ne lui laisse donc, de nos jours, pas beaucoup de temps pour effectuer son travail de détoxication.
Notre corps est comme une maison, avec ses différentes pièces et des placards de rangement.
Un corps pas trop intoxiqué sort les déchets par les voies de sortie (portes, fenêtres, aérations etc), mais si on lui donne trop de travail, il accumule, et utilise les organes et tissus (placards)pour stocker. Les métaux lourds suivent eux aussi ce parcours de gestion et se retrouvent dans les différents organes, y compris le cerveau, les os, les muscles, le coeur etc …

Une première étape consiste à nettoyer le circulant et les « lieux de passage » c’est à dire le sang, la lymphe, les intestins etc… et pour se faire j’ai dû avant tout dégager les voies de sortie qui étaient débordées de travail.
Ces voies de sortie ont été nommées les émonctoires, il s’agit du foie, les intestins, les reins, la peau, les poumons, les oreilles, l’utérus, les glandes salivaires, les glandes lacrymales, les amygdales et en fait tous les ganglions lymphatiques. Imaginons que notre corps soit un entonnoir avec du côté du petit embout, l’ensemble des émonctoires. Si nous nous lançons trop rapidement dans un changement d’alimentation, les toxines vont affluer vers la sortie et faute de pouvoir toutes être évacuées elles déborderont et seront ramenées dans le corps et se re-déposeront.

Pour dégager ces voies de sortie, j’ai d’abord arrêté de surcharger mon corps et j’ai arrêté plusieurs aliments différents. J’ai dû être très stricte puisque mon corps était particulièrement débordé. Vous trouverez plus de détails de ce changement d’alimentation dans l’article intitulé « Ma lutte contre la douleur physique et psychique ».

Un des émonctoires le plus mis à mal est le système digestif. Il faut comprendre que la première réaction de notre corps face à l’intoxication aux métaux lourds est la prolifération du candida (levure ayant six espèces pathogènes pour l’homme pas seulement l’albicans), qui abîme nos intestins et se propage sous forme de mycélium (champignon) dans tout notre corps. Son terrain préféré est celui où se sont logés les métaux lourds dans notre corps. D’ailleurs, tout est une question de terrain comme le disait Claude Bernard « Le microbe n’est rien, le terrain est tout » . S’il est notre nettoyeur, je pense aussi que c’est un sale profiteur. Sans ces métaux lourds il ne pourrait rester en nous, c’est son port d’attache. Il n’est donc en vérité pas vraiment notre nettoyeur mais justement l’inverse. Il s’attache aux métaux lourds, se créant tranquillement une demeure…il n’a nullement l’intérêt de faire sortir ces métaux de notre corps, son intérêt est même plutôt de les accumuler pour croître… et oui, au détriment de notre santé… mais lui se fiche pas mal de cela. Ceci dit avec ce terrain intoxiqué aux métaux lourds que nous avons, notre corps ne trouve pas mieux à faire. Une question de terrain. Il faut admettre aussi (je sais c’est difficile au départ, mais les dernières recherches scientifiques vont dans ce sens) que ce champignon est capable de réclamer de quoi le nourrir lui. Car si il est important d’avoir un lieu de vie (les métaux pour lui) il est aussi important d’avoir de quoi se nourrir pour croître.

Nos intestins abîmés ne permettent plus une bonne digestion. En premier lieu, nous ne pouvons plus digérer le gluten et la caséine(protéines des produits laitiers). Suivant notre intoxication et notre état de santé, nous pouvons avoir du mal avec presque que toutes les protéines. D’ailleurs, les allergies ou intolérances alimentaires sont dues à la mauvaise digestion des protéines, entre autre(je reviendrai sur ce sujet plus loin).
Ces molécules (protéines) traversent la paroi intestinale sous forme de gliadinomorphine et caséinomorphine, des toxines, des drogues en fait. Elles peuvent nous créer de nombreux symptômes. Lorsque l’on supprime de notre table, le gluten et les produits laitiers animaux, notre corps nous remercie assez rapidement. Le gluten est une colle, qui tapisse alors nos intestins, empêchant ainsi l’absorption des bons nutriments mais aussi la bonne évacuation des déchets. Les produits laitiers animaux et surtout ceux de la vache posent en vérité plusieurs problèmes. La caséine que l’on digère mal, le lactose qui est un sucre et donc nourrit le candida (les levures adore le sucre), le gras saturé qui chez tous a la capacité de retenir les toxines et le calcium dont on a en vérité pas besoin en aussi grande quantité que l’on veut nous faire croire (de toute façon, on trouve du calcium ailleurs)et surtout le calcium du lait est très peu disponible.

En vérité, nombreux sont les aliments qui sont en fait plus nocifs que bénéfiques pour notre santé. Et la toute première chose à faire est de tranquillement les diminuer, jusqu’à les supprimer totalement dans certaines périodes, plus ou moins longues, suivant notre état de santé et notre souhait de perfection de celle-ci. Rien ne sert de se lancer dans une cure de détoxication si en même temps nous continuons d’alimenter notre corps par des aliments créant des toxines. Ce serait comme essayer d’écoper l’eau d’un bateau qui coule ». Vous connaissez sans aucun doute, un bon nombre de ces aliments, comme le sucre, l’alcool, les snacks, les produits tout prêt, etc…mais vous connaissez peut-être moins l’effet délétère des produits laitiers, du gluten, de la viande nourrit aux OGM et chargées en antibiotitiques, des produits de la mer (mercure)… Il faut donc doucement diminuer ces aliments et les remplacer par des aliments plus en adéquation avec une alimentation santé… Je citerai ici la détoxination par palier de Désiré Mérien, sans le savoir c’est le protocole que j’ai utilisé … enfin, excepté pour les fruits. Donc diminuer d’un côté et rajouter de l’autre des légumes à faible index glycémique et en rotation (verts de préférence notamment pour la chlorophylle et crus) attention ne consommons pas trop de fruits, à cause du fructose (qui nourrit ce foutu candida) ajoutons du bon gras…(et oui, je le fuyais et m’enfonçais sans le savoir) toutes les huiles exceptées celles hydrogénées des supermarchés riches en gras trans, en préférant celles riches en omégas 3, crues et pressées à froid, olive, colza, chanvre, onagre etc …un mélange colza/olive permet un assez bon ratio oméga 3 et 6 …pour les snacks, préférez les oléagineux,mais attention celles-ci contiennent beaucoup d’oméga 6,qui sont pro-inflammatoires et font partie des grands allergènes, le colza lui contient beaucoup d’omégas 3. Préférez les petits poissons, riches en omégas 3 mais qui seront moins chargés en métaux. L’avocat si vous le supportez. Si vous vous lancez, allez-y DOUCEMENT, continuez d’imaginer l’entonnoir.

Donc, en premier, j’ai diminué puis arrêté les toxiques et là, très vite mon corps m’a remercié. Puis, pour ne pas amener trop de travail aux voies de sortie, j’ai éliminé tout ce qui est connu détoxifiant, afin de ne pas sortir plus de déchets des organes et de ne pas encombrer les voies de circulation. J’ai donc arrêté l’oignon, le citron, le chou, les herbes aromatiques, la betterave, etc … en fait tous ces aliments étaient notés plus ou moins problématiques dans mon test d’intolérances alimentaires (vous trouvez ce document dans les annexes)
Cette première phase a duré plusieurs mois chez moi, mais ma toxémie était très importante. Ceci dit, les bienfaits n’ont pas mis beaucoup de temps à se faire sentir mais à chaque écart, je payais très cher.

Tout ceci m’a permis de comprendre que les aliments auxquels nous sommes intolérants sont souvent soient des protéines mal digérées, soient des aliments connus détoxifiants.  Souvenez-vous que le candida englobe les métaux lourds un peu partout dans notre corps. Lorsque l’on cesse de l’alimenter (détoxication par paliers) il commence à mourir et comme tout corps qui meurt, il se décompose et produit des gaz, qui eux donnent des symptômes. Mais aussi en mourant, le candida libère les métaux lourds sur lesquels il vivait. Voilà pourquoi, il ne faut pas se détoxifier trop vite ! Rien ne sert de surchauffer le moteur, sous peine de cramer la résistance. Il ne faut donc pas supprimer trop vite le candida sous peine de déverser trop de métaux d’un coup, que le corps ne saura pas gérer, et donc ces métaux repartiront dans la circulation pour se déposer à nouveau, créant ainsi une nouvelle demeure à notre cher parasite. Le serpent qui se mord la queue. Donc dans un premier temps, ne cumulons donc pas, la détoxination par paliers avec l’utilisation trop importante de ces aliments connus détoxifiants.

Une partie des métaux lourds sort par les urines (d’où les infections urinaires de plus en plus fréquentes) boire de l’eau pure pour aider à l’élimination et diluer, afin d’éviter de surcharger les reins et le système urinaire. Mais la grande partie devrait sortir par les intestins, c’est pourquoi réduire son inflammation est très importante.

Il faut comprendre que d’un côté il faut virer les métaux, et c’est la mort du candida qui les libère, et de l’autre les remplacer par les bons éléments, les acides gras, oméga 3, 6, 9, les vitamines, les bons oligo-éléments, zinc, sélénium, etc…que vous trouvez naturellement dans les aliments adéquats. Vous trouverez ici une liste d’aliments à privilégier
Il y a plusieurs façons d’assassiner le candida, d’une part l’affamer, d’autre part utiliser des aliments qu’il n’aime pas et aussi augmenter la population de ses ennemis, en nourrissant les bonnes bactéries, en privilégiant les légumes riches en chlorophylle. Il semblerait d’ailleurs, que les bonnes bactéries nous aident à chasser les métaux lourds plutôt que de les accumuler.

Gwénola