LE GÈNE DU GUERRIER : vers un monde de plus en plus violent

L’histoire du gène du guerrier remonte au début des années 1990, lorsque plusieurs groupes ont rapporté un lien entre l’agression violente et un gène sur le chromosome X qui code pour une enzyme appelée la monoamine oxydase A (MAO-A).

Cette enzyme régule certains neurotransmetteurs : sérotonine, adrénaline, noradrénaline, dopamine mélatonine, mais aussi l’histamine, la tyramine, la tryptamine….

Par exemple, on sait que la sérotonine joue un rôle important dans la régulation de l’humeur, de l’émotivité, de l’agressivité, des comportements alimentaires et sexuels ainsi que du sommeil.

En raison du rôle vital que jouent la MAO-A dans l’inactivation des neurotransmetteurs, et spécialement de la sérotonine, le dysfonctionnement de cette enzyme (trop ou trop peu d’activité) joue un rôle dans un certain nombre de troubles psychiatriques et neurologiques. Vous trouverez dans ce dossier de plus amples informations « Addictions, troubles psychiques, neurologiques, des liens? »
Le gène du guerrier correspond à la plus faible activité de cette enzyme. Cela entraîne une accumulation de neurotransmetteurs dans le cerveau.

MAO-A et SYNDROME DE BRUNNER

Le syndrome de Brunner est une maladie génétique considérée rare qui se caractérise par une légère déficience mentale, un comportement impulsif problématique, des troubles du sommeil, des sautes d’humeur, de l’hypersexualité, un comportement obsessionnel, de l’agressivité et de la violence induite par le stress et la provocation. On retrouve aussi moins d’interactions sociales et de l’introversion.

Ce syndrome correspond à des mutations sur le gène de la MAO-A lui conférant une activité faible.
Il a été identifié dans quatorze mâles d’une famille en 1993. (R) (R) Il a depuis été découvert dans d’autres familles supplémentaires. (R)(R)
Une étude conclue qu’un traitement prudent avec un inhibiteur de la recapture de la sérotonine, des modifications alimentaires et éviter les médicaments contre-indiqués chez les patients prenant des inhibiteurs de la monoamine oxydase peut améliorer les symptômes.(R)

Les dernières recherches montrent que la MAO-A est impliquée dans la déficience intellectuelle de divers degrés, l’autisme et les troubles du comportement.

Les données ci-dessus correspondent à une capture d’écran de mon test génétique fait en avril 2016. Sur le site de l’application, 10% des personnes ont des mutations homozygotes mais sans aucun doute, la plupart des personnes commandant ce genre de test ont des problèmes de santé et cherchent comme nous des solutions.

MAO ET AUTISME

Il est évidemment impossible de relier l’autisme à ce seul gène, beaucoup d’autres sont en jeu ainsi que l’environnement, mais des recherches montrent que la MAO-A joue un rôle certain. (R) D’autres gènes peuvent potentialiser les effets celui-ci.

Les résultats d’une étude sur des souris montrent que les déséquilibres neurochimiques induits par une carence en MAO-A peuvent donner lieu à une série d’anomalies similaires à celles observées dans les troubles du spectre autistique (TSA). (R)

Une association consistante entre le gène de faible activité et de plus grands volumes des régions corticales du cerveau chez les autistes a été retrouvée.(R)

La faible activité de la MAO-A a été reliée à une augmentation de la gravité de l’autisme. (R)

Les différents gènes liés à l’autisme sont partie intégrante du développement neuronal et la MAO-A en fait partie.
Les résultats actuels indiquent que la dysrégulation épigénétique (environnement) pourrait, de façon inappropriée ou prématurément, promouvoir ou supprimer l’expression des gènes, conduisant à des changements dans le processus de développement typique.(R)

GÈNE DU GUERRIER

Il y a quelques versions principales du gène qui produit la MAO-A : 2R, 3R, 4R. La version ‘2R’ du gène donne la plus faible production de MAO-A, alors que la version ‘4R’ donne le plus haut niveau de MAO-A et le moins d’agressivité. La version 3R est quelque part entre les deux.(R)(R)
Les femmes, qui ont deux chromosomes X, sont moins susceptibles d’être affectées mais elles peuvent l’être cependant.(R)(R)(R)

Le test génétique que j’ai fait en avril 2016 montre que j’ai la version la plus faible. Cela explique en partie mon comportement dans l’enfance déjà et tout au long de ma vie. Comme je le raconte dans mon autobiographie, ces accès d’agressivité et de violence qui m’ont valu beaucoup de culpabilité car je ne réussissais pas à me contenir trouvent une explication (je n’ai pas écrit excuse).

L’impact de ce dysfonctionnement est un manque de contrôle des impulsions.

INNÉ VERSUS ACQUIS : INTERACTION GÈNE ENVIRONNEMENT

Mais alors, cela signifie t-il que l’on naît meurtrier ?

Non, rappelons-nous que la génétique est une « tendance à », ensuite l’environnement joue bien-sûr un rôle important. Comme le dit le Docteur Shade les gènes sont le revolver, l’environnement tire la gâchette.

Ce qui émerge des différentes études, c’est que les personnes ayant le gène à faible activité sont moins armées contre les effets des mauvais traitements dans l’enfance et sont plus susceptibles de développer des problèmes antisociaux.(R)(R)
Des études montrent que ces personnes commettent plus facilement des crimes.(R)
Le gène MAO s’exprime déjà au stade fœtus et influence le neurodéveloppement. Une étude a prouvé qu’une faible activité de cette enzyme aggrave la réaction au stress subit in-utero.(R)

SENSIBILITÉ AU STRESS

Nous ne sommes pas tous égaux face au stress, pas tous des hypersensibles, pas tous de grands anxieux, et si les événements vécus en début de vie ont été reliés à cette sensibilité, les recherches montrent aussi que la génétique joue un rôle très important.(R)(R)
La capacité à métaboliser les neurotransmetteurs et donc le bon fonctionnement des enzymes est primordial. Imaginez que votre cerveau ne sache se débarrasser de l’arrivée massive d’adrénaline et que cette réaction normale au stress perdure. Dans le monde dans lequel nous vivons, le stress est constant. La vie que cette société exige de nous, les différents polluants (vaccins, additifs, amalgames dentaires, pesticides, chemtrails etc), les coinfections, les intolérances alimentaires, tout ceci est du stress permanent, alors les conséquences sont en fait évidentes.

Mais pour les plus sensibles, c’est juste une catastrophe.

MAO ET ADDICTIONS

La monoamine oxydase joue un rôle important dans les addictions, et bien avant d’avoir fait ce test génétique j’avais déjà écrit tout un article sur ce sujet et même tout un dossier. Je vous laisse vous y référer.
Les addictions sont bien liées à l’impulsivité et j’ai remarqué que plus je consomme d’inhibiteurs de monoamine oxydase et plus je perds le contrôle de moi, mais aussi, plus j’ai envie d’en consommer.
L’abus de substances étant une conséquence du dysfonctionnement initial mais devient une cause aggravante.

MAO et ALIMENTATION

Une étude montre que les mauvaises habitudes alimentaires pendant la jeunesse augmentent les risques de développer des déficits verbaux et des traits de personnalité psychopathique au cours de l’âge adulte et en particulier pour les personnes ayant un génotype à risque élevé sur la MAO-A.(R)

Puisque l’on sait que la sérotonine joue un rôle important dans les changements d’état émotionnel, il n’est pas surprenant que l’alimentation soit si importante. 95 % de la sérotonine est produite dans le système digestif et est régulée par l’ingestion de glucides. L’alimentation actuelle conventionnelle ne cesse de faire augmenter les taux de sérotonine.(R)

Selon moi, contrairement à la croyance habituelle, les gens déprimés ne manquent pas nécessairement de sérotonine (même si c’est possible) mais comme avec la dopamine on retrouve le phénomène d’accoutumance, il en faudra toujours de plus en plus pour se sentir bien. Mais aussi, sans doute comme avec l’insuline, on retrouve le phénomène de résistance et une perte de sensibilité des récepteurs.

Certaines autres molécules analogues à la sérotonine peuvent sans doute (aucun doute pour moi) modifier l’état émotionnel. Je pense à la tyramine par exemple, et vous trouverez plus d’informations dans cet article.

ATTENTION AUX INHIBITEURS DE MAO

Les inhibiteurs de monoamine oxydase-A sont multiples : le cannabis, l’alcool, le café, les amphétamines
Plusieurs aliments dits sains et parfois même utilisés en remède sont des inhibiteurs de la monoamine oxydase : le curcuma, le céleri, la carotte, la coriandre, l’angélique, l’huile d’onagre, le fenouil, le persil, le raisin rouge, l’extrait de pépins de raisins, la piperine (poivre), la réglisse le pavot, la berbérine, le kiwi, l’oignon, la fraise, le panais, les levures, les myrtilles, le gingembre, le gingko, les marrons, la réglisse, l’huile de poisson, la guimauve, la pensée, le millepertuis, le ginseng, le tabac, la valériane, l’achillée, l’orange amère, l’échinacée, l’ayahusca, la vitamine B6, le resveratrol, la quercetine, certains flavonoïdes (fisetine), la rhodolia,, l’asparagus racemosus, tribulus, tinospora, selegiline, fleurs de la passion, le bleu de méthylène,

Cela paraîtra étrange à la plupart, mais je peux ressentir effectivement tous ces aliments et ils sont même addictifs. Je n’ai pas eu besoin de savoir tout ça pour l’expérimenter. Par exemple, les effets du curcuma sur ma santé mentale enfin neurologique en fait (et la curcumine est conseillée à tour de bras). J’ai déjà lu des échanges sur ce sujet sur un forum anglophone qui réuni des parents d’autistes.

D’ailleurs petite, d’après les documents issus de mon dossier d’adoption, j’étais très difficile et je ne voulais manger que des carottes et cela accompagnait mon exubérance. Cela me rappelle ma fille qui avait constamment une carotte crue à la bouche. Quand je dis que l’addiction commence bien avant la rencontre avec l’alcool, le cannabis ou autre. Évidemment, quand on fume du cannabis ou boit du café ou de l’alcool, on ne sentira pas l’effet d’une carotte ou du céleri. Il faut pour cela avoir retrouvé une sensibilité « fine » des récepteurs.

VERS UNE SOCIÉTÉ DE PLUS EN PLUS VIOLENTE

Si les substances addictives qui inhibent la monoamine oxydase sont des aggravateurs chez les personnes ayant ces mutations génétiques, elles peuvent être des déclencheurs chez les personnes sans mutation. On sait que l’alcool par exemple rend les gens souvent plus violents.

On connaît aussi bien les effets d’un trop plein de sérotonine et on retrouve les traits de caractère cités dans cet article : agressivité, anxiété, impulsivité, hostilité, irritabilité, violence, comportement suicidaire, addictions, boulimie, trouble de la personnalité…)(R)(R)

Le problème est encore bien aggravé avec les médicaments et l’on sait que certains antidépresseurs peuvent pousser à passer à l’acte qu’il soit dirigé vers autrui ou vers soi-même (suicide). Vous souvenez-vous ces jeunes ayant commis ces meurtres horribles aux États Unis et bien ils prenaient tous des psychotropes (antidépresseurs, neuroleptiques, ritaline, anxiolitiques …).

Des études montrent d’ailleurs l’interaction des gènes et du stress dans l’enfance sur la réponse aux antidépresseurs.(R)

Ceux qui ont les yeux ouverts remarquent peut-être que la société est de plus en plus violente, et bien peut-être faudrait-il revoir nos consommations addictives et qu’on pense à réduire le stress que nos corps doivent subir….

CONCLUSION

Il y aurait beaucoup plus à dire rien qu’autour de ce gène et rappelez-vous que le gène MAO-A comme tous les autres ne confère qu’une tendance à…. toutes les personnes ayant ces mutations ne seront pas violentes, agressives, ni des guerriers en puissance mais d’autres facteurs viennent augmenter la malchance d’y succomber.

Il existe de nombreuses causes de troubles du développement et de comportements antisociaux : les anomalies génétiques, l’exposition prénatale à des substances, certaines infections pendant la grossesse, la naissance prématurée. À cela, comme nous l’avons vu, il faut ajouter les événements stressants dans l’enfance, et il faut bien-sûr ne pas oublier que la vaccination en fait partie, notamment l’aluminium qui perturbent le fonctionnement des enzymes. Lisez cet article pour plus d’informations. Mais tous les métaux dits lourds ont cette particularité.

Plus vous cumulez les causes et plus vous avez de malchance d’avoir des comportements atypiques.

Quelle société sommes-nous en train d’accepter?

DU CÔTÉ DE MON HISTOIRE PERSONNELLE

Du côté des causes, je peux dire sans exagération que je fais carton plein.

En 2012, alors que je disais à ma mère biologique que j’étais sans doute née en mauvaise santé, elle m’a répondu dans ces exacts termes « Ben oui, pas étonnant, j’ai essayé de te zigouiller par tous les moyens ». Elle a pris différents produits toxiques, même de l’eau de javel m’a t-elle dit. Sur une génétique familiale déjà problématique, cela ne pouvait pas m’arranger. Et c’est vrai que côté génétique, j’ai parlé ici de la MAO mais le tableau général est assez noir mais il m’a permis de survivre jusqu’ici.

Aussi en 2012, en récupérant mon dossier d’adoption (la totalité cette fois) j’ai découvert un autre carnet de santé sur lequel est noté que je suis née en toxémie gravidique, envahie de trichomonas. Tout ceci explique le faible poids de naissance.

Puis, un début de vie chaotique, ce que je qualifie de double abandon, l’adoption, puis une certaine négligence.

Et bien-sûr, au vu du système de détoxication défaillant, les vaccins que je ne supportais pas. Le Vaxicoq par exemple fait à un an, qui me laisse encore une cicatrice dans le dos.

Aujourd’hui, malgré tout ça, je m’en sors bien, et il n’est pas étonnant que j’ai envie de dire que l’alimentation fait des miracles. Tout n’est pas réglé, loin de là, j’ai juste un bien meilleur mode d’emploi. Celui qui m’a fait tant défaut toute ma vie. Un équilibre difficile à maintenir tant mon métabolisme est perturbé.

Il est alors facile de comprendre pourquoi ce monde n’est pas fait pour moi, pourquoi je rêve toujours de milieu de nulle part, loin du stress, du bruit, de ce monde de fou. On imagine pas, les efforts que j’ai dû produire toute ma vie pour m’adapter, pour ne pas exploser, pour ne pas frapper, pour ne pas tuer même parfois… La première fois que j’ai demandé d’être internée à l’hôpital psychiatrique, c’était justement parce que j’avais peur de faire des choses très graves.

N’oublions pas que les gens ayant le gène du guerrier présentent des niveaux élevés d’agressivité et de violence mais en réponse au stress et à la provocation. Le souci est bien-sûr ce qui peut être interprété naturellement comme de la provocation.

Je pense être très gentille, on me dit même souvent trop gentille, et aujourd’hui je me contrôle beaucoup mieux mais quand même ne venez pas me chercher:)

Gwénola Le Dref

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