Archives par mot-clé : inhibiteur de la monoamine oxydase

Et si vos symptômes venaient de là?

Cet article fait partie du dossier  » Addictions, troubles psychiques, neurologiques, endocriniens »

Il est préférable de lire les autres articles du dossier avant celui-ci afin de bien comprendre les liens, même si cet article peut malgré tout être lu de manière indépendante.

Les métaux lourds, comme le mercure des amalgames dentaires par exemple, le cadmium des cigarettes, l’aluminium des vaccins, pour n’en citer que quelques uns sont reconnus neurotoxiques, mutagènes, reprotoxiques et aussi perturbateurs endocriniens. Ils vont donc engendrer (entre autre) un dysfonctionnement des enzymes digestives notamment de la monoamine oxydase.

Nous avons vu dans un précédent paragraphe que la monoamine oxydase permet de dégrader les monoamines (dopamine, sérotonine, noradrénaline, adrénaline, tyramine, etc) une fois le message transmis.

La prise d’antidépresseurs IMAO-A (inhibiteur de la monoamine oxydase) demande d’être accompagnée d’une adaptation de la diète alimentaire. Ceci afin de ne pas faire monter le taux de tyramine qui entraîne différents symptômes.
La tyramine est une toxine, c’est pourquoi l’on doit limiter son ingestion durant la prise d’antidépresseurs IMAO, elle entraîne une augmentation de la pression sanguine et peut amener une crise d’hypertension. Les symptômes sont des maux de tête sévères, des douleurs intercostales, une augmentation du rythme cardiaque, des nausées, des douleurs aux cervicales, une hypersensibilité à la lumière.

Lorsque des aliments à teneur élevée en tyramine sont ingérés, la MAO-A dans la paroi intestinale et le foie détruit en toute sécurité des quantités massives de tyramine avant qu’elle ne soit absorbée et si de la tyramine échappe dans la circulation systémique et arrive au cerveau, la MAO-A, fait le reste du travail. Sauf, si l’activité de cette monoamine oxydase est empêchée soit par des médicaments inhibiteurs, ou des substances addictives ayant le même résultat, ou les métaux lourds qui nous l’avons vu, eux aussi perturbent le fonctionnement des enzymes.

Ce qui est vrai ici pour la tyramine l’est aussi pour l’histamine en trop fortes quantités ou même d’autres toxines.
L’histamine est un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l’acidité de l’estomac, la perméabilité des vaisseaux sanguins, la contraction musculaire et la fonction cérébrale. Elle est impliquée dans les allergies et intolérances alimentaires. Si la monoamine oxydase n’effectue plus son rôle, on peut se retrouver avec des taux d’histamine ou de tyramine trop élevés.

La tyramine est obtenue par fermentation de la tyrosine (acide aminé) et le candida est justement une levure donc elle fermente. On retrouve ici le lien, plus on est envahi par le candida et plus on est susceptible d’être en surdosage de tyramine et vice versa. L’article précédent de ce dossier « Addictions, candida, acétaldéhyde » pourrait vous intéresser.

Certains aliments contiennent de plus grandes quantités de tyramine, d’histamine ou des deux.

Nous allons voir que les aliments qui contiennent de la tyramine ou de l’histamine sont aussi en grande partie ceux que l’on retrouve interdits dans une alimentation anti-candida. Rien d’étonnant vu les liens traités depuis le début de ce dossier. « Addictions, troubles psychiques, neurologiques, endocriniens »

L’important serait de pouvoir retrouver des niveaux normaux de ces substances afin de retrouver une sensibilité « normale » et un fonctionnement sain des neurotransmetteurs.

Il faut comprendre que la prise de substances addictives comme la caféine, la cigarette, l’alcool ….tout comme l’intoxication aux métaux lourds perturbant le bon fonctionnement du système digestif rend certains aliments toxiques et du même coup addictifs, car l’acétaldéhyde sécrété par le candida nous rend dépendant aux produits toxiques, dont lui raffole.

Afin d’arrêter d’entretenir ce système qui nous intoxique petit à petit, nous rend accro et amène un vieillissement prématuré, il serait nécessaire de limiter non seulement les éléments inhibant les enzymes telle que la monoamine oxydase, mais aussi les aliments qui font grimper le taux de toxines dans le corps. Tout ceci afin de retrouver l’équilibre perdu.

Aliments qui devraient être évités avec des inhibiteurs de la monoamine oxydase :

Ce sont des restrictions d’aliments valables pour les personnes prenant des IMAO (inhibiteurs de la monoamine oxydase) qui sont donc particulièrement nocifs aussi pour les fumeurs, buveurs de café, fumeurs de cannabis, buveurs d’alcool etc… cette tyramine venant agir indirectement sur des récepteurs dans le cerveau et pouvant même remplacer d’autres neurotransmetteurs comme l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine… ces aliments devenant alors addictifs eux aussi, puisque venant agir sur le centre de la récompense et du plaisir. On comprend alors ici, pourquoi certains aliments nous poussent à nous suralimenter.

Plus le système est sollicité, plus il perd en sensibilité et plus les quantités de neurotransmetteurs nécessaires pour un fonctionnement adéquat doivent être augmentées, c’est le phénomène d’accoutumance. On comprend que chez certaines personnes, si le système est sur-stimulé depuis l’enfance, par la gliadine (gluten) et la caséine par exemple, ou d’autres aliments, notamment ceux à index glycémique élevé, ces personnes soient plus susceptibles d’avoir recours à des drogues pour tenter d’effacer des symptômes de mal-être.

Devraient donc être évités :

Tous les fromages et plus ils sont vieillis et fermentés, plus ils contiennent de la tyramine et histamine. Les yaourts, les crèmes, laits fermentés etc
Seules exceptions: ricotta, fromage cottage, fromage à la crème.
Souvenez vous que tous les produits laitiers animaux contiennent de la caséine qui mal digérée se transforme en caséinomorphine et agit sur les récepteurs opioïdes.

Toutes les levures, y compris levure de bière, les bouillons cubes, les suppléments vitaminiques sur levure, levain, les levures présentes dans les aliments préparés, les soupes, etc
Préférez l’utilisation de bicarbonate de sodium additionné de citron (juste avant d’enfourner) pour faire lever.

Toutes les viandes et poissons qui sont séchés, fermentés, fumés, marinés, faisandés doivent être évités.
Tout aliment riche en protéines qui est mal entreposé peut contenir des niveaux élevés de tyramine. La fraîcheur des aliments est une question clé. Attention à l’oeuf aussi

Parmi les fruits et légumes : les bananes bien mûres contiennent beaucoup de tyramine et d’histamine, le chou fermenté (choucroute), les cornichons, les olives car marinées

Évitez tous les fruits ou légumes trop mûrs, en conserve, ou séchés.

Parmi les fruits frais, limitez la consommation à d’1/2 tasse des suivants: les agrumes (orange, citron, pamplemousse, mandarine), l’ananas, les avocats, les bananes, les figues, les raisins, les prunes rouges, les papayes, les fruits de la passion, les pêches, les nectarines, les canneberges (cranberries), la noix de coco, les fraises, les framboises, les kiwis, les goyaves

Parmi les légumes frais, limitez les choux, les tomates, les aubergines, les pommes de terre, les piments, les oignons, les épinards, les champignons

Les pois mange-tout et les fèves, les lentilles?

Les produits de soja fermentés comme le miso, la sauce de soja et la sauce teriyaki, le tofu

Évitez toutes les boissons fermentées, comme la bière, le vin. Limitez le café, le thé, les autres boissons alcoolisées à un verre ou une tasse par jour. Préférez le décaféiné sans solvant et surtout redonnons sa place à l’eau pure.

Attention à toutes les noix et graines, qui devraient être évitées au moins dans un premier temps, alors que vous tentez de stabiliser les symptômes et ensuite les consommer en toutes petites quantités : cacahuètes, graines de citrouille, graines de sésame, noix, noix de pécan, noix du brésil, amandes etc

Pour les épices méfiez vous de la cannelle, l’anis, le curry, le piment et la noix de muscade, le paprika, le poivre, la vanille. Le vinaigre (préférez celui de cidre), la moutarde

Le chocolat contient de grandes quantités de tyramine et d’histamine.

Le glutamate de monosodium (très utilisé dans les restaurants chinois), les nitrates et la grande majorité des additifs

On voit que dès l’enfance, nous sommes de plus en plus intoxiqués par les métaux lourds, que l’on prend de plus en plus d’antibiotiques etc … Cela perturbe le fonctionnement enzymatique, affaibli le système immunitaire, et laisse proliférer la candidose. Ainsi on ne digère plus correctement certains aliments qui vont devenir de véritables drogues, engendrer des dépendances, des troubles psychiques, neurologiques que l’on cherchera à soulager en prenant d’autres drogues plus fortes pour pallier aux dysfonctionnements, sans savoir que l’on contribue ainsi à entretenir le cercle vicieux.

Alors, vous vous dîtes que vous ne pouvez donc plus rien manger. Il va de soi ici, qu’il est spécialement important de consommer le moins possible de ces aliments et en tout cas, de ne pas consommer nombre d’entre eux sur une même journée. Plus vous limiterez ces aliments dans une démarche pour vous libérer de vos addictions et plus vous aurez de chance de vous sortir du cercle vicieux et de récupérer la liberté.
Par contre, le gluten et la caséine doivent être strictement évités, car ces molécules restent très longtemps dans le corps (apparemment possiblement jusqu’à huit semaines). Le but serait de « nettoyer » au plus vite tout ce système de dépendance afin que les cellules récupèrent leur pleine fonction qui permettra de retrouver au mieux l’équilibre.

Gwénola Le Dref

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3005101/ The Emerging Role of Trace Amine Associated Receptor 1 in the Functional Regulation of Monoamine Transporters and Dopaminergic Activity
http://digital.csic.es/bitstream/10261/84215/1/Metabolite_Profile_Resulting_from_the_.pdf Metabolite Profile Resulting from the Activation/Inactivation of 1-Methyl-4-phenyl-1,2,3,6-tetrahydropyridine and
2-Methyltetrahydro-�-carboline by Oxidative Enzymes
http://www.headaches.org/pdf/Diet.pdf
http://en.wikipedia.org/wiki/Tyramine
http://healthyeating.sfgate.com/foods-histamines-tyramines-1208.html
http://fedup.com.au/factsheets/additive-and-natural-chemical-factsheets/amines
http://www.hindawi.com/journals/bmri/2013/248608/ Metabolite Profile Resulting from the Activation/Inactivation of 1-Methyl-4-phenyl-1,2,3,6-tetrahydropyridine and 2-Methyltetrahydro-β-carboline by Oxidative Enzymes
https://www.invivo-labs.com/module_externe/information_scientifique/document_61.pdf Les amines
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9731223 Dopamine formation from tyramine by CYP2D6.

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La glycémie liée aux addictions, troubles psychiques et neurologiques

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Les hormones suivantes : le glucagon, l’insuline et l’adrénaline sont importantes dans la régulation de la glycémie.
Le glucagon et l’insuline sont deux hormones sécrétée par le pancréas avec des effets antagonistes (contraires).
Le glucagon est une hormone hyperglycémiante, cela signifie qu’elle tend à augmenter la valeur de la glycémie (normalement à 1g/L de sang). L’insuline a un effet opposé, elle tend à abaisser la valeur de la glycémie lorsque celle-ci est élevée .
L’adrénaline inhibe la sécrétion d’insuline et fera donc monter la glycémie.

La dépendance à l’alcool et au sucre ont d’identiques qu’elles apportent un soulagement à ceux qui souffrent de symptômes provoqués par des déficiences neurochimiques et l’hypoglycémie. Ces symptômes sont causés par des carences, elles-mêmes induites par des défauts de fonctionnement métabolique dû à l’intoxication aux métaux lourds et plus généralement aux xénobiotiques (tout élément non utile à la vie) et à la candidose qui en découle. Les métaux lourds perturbent le bon fonctionnement des enzymes, des hormones, l’assimilation des minéraux nécessaires à un bon équilibre etc …

Toutes les drogues augmentent rapidement la glycémie en mobilisant le glycogène hépatique.

Les fumeurs qui disent que la cigarette les stimule, se serviraient de la cigarette pour pallier à l’hypoglycémie. D’ailleurs la compensation alimentaire à l’arrêt de la cigarette et la prise de poids est un phénomène très courant et bien connu.

La caféine provoque l’augmentation de l’activité nerveuse avec la libération d’adrénaline et augmentation des niveaux de dopamine. Le stress comme l’activité physique augmentent le taux de catécholamines (dopamine, noradrénaline, adrénaline) dans le sang.

L’adrénaline, qui est un neurotransmetteur mais aussi une hormone, cause plusieurs effets tels que l’augmentation du rythme cardiaque, de la contractilité du cœur, de la pression, de l’apport de sang aux muscles, la diminution de l’apport de sang aux autres organes (excepté le cerveau) et la libération de glucose par le foie et inhibe l’insuline. Elle va donc empêcher la régulation du taux de glucose dans le sang en bloquant l’insuline.

Toute libération d’adrénaline va donc faire monter le taux de sucre dans le sang.
Quant à la dopamine, la modulation de sa concentration a des répercussions importantes : par exemple les effets des amphétamines et autres drogues sont dues à l’augmentation de l’activité de la dopamine (entre autre).

Le cannabis semble permettre une baisse de l’insuline à jeûn, et une diminution de la résistance à l’insuline, ce qui cacherait les sensations d’hypoglycémie, et pourrait alors aider les diabétiques. Mais comme le café ou la cigarette, l’inhibition de l’enzyme monoamine oxydase en agissant sur le taux de neurotransmetteurs va perturber la glycémie à la hausse et engendrer une prolifération du candida. Nous sommes à nouveau en présence du serpent qui se mord la queue.

D’autres recherches sont nécessaires pour éclaircir comment toutes ces drogues agissent sur le métabolisme.

Gwénola Le Dref

http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9ine Caféine
http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2012/09/09/ethanol-alcohol-and-fructose.aspx
http://www.unairneuf.org/2012/09/mythe-addiction-nicotine-molimard-formindep-has-3.html
http://ufcmed.org/cannabis-medical/maladie/cannabis-perte-appetit-amaigrissement/
http://www.amjmed.com/article/S0002-9343(13)00200-3/abstract
http://lyon-sud.univ-lyon1.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHIER=1320402909243

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Le blocage d’une enzyme en cause dans l’addiction

Cet article fait partie d’un dossier sur les
« Addictions, troubles psychiques, neurologiques, endocriniennes »

La monoamine oxydase (MAO) est une enzyme. Une enzyme est une molécule qui permet à certaines réactions d’avoir lieu dans le corps ou les accélère. Trop ou trop peu d’enzymes neuronales affectent directement l’humeur et le comportement des personnes.
La monoamine oxydase permet de métaboliser puis de dégrader les monoamines (dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, la sérotonine et l’histamine …), une fois qu’elles ont fini leur travail de transmission de message. La MAO-A métabolise et inactive de préférence la sérotonine et aussi l’adrénaline et la noradrénaline. La MAO-B métabolise et inactive la phényléthylamine. La dopamine est métabolisée par les deux.

La monoamine oxydase est présente dans le système nerveux, le foie, le tractus gastro-intestinal, les membranes mitochondriales et les plaquettes et est constituée de deux sous-types, la MAO-A impliquée dans les conditions psychiatriques et la dépression et la MAO-B dans les maladies neurodégénératives.

Dans la maladie cœliaque, qui est une intolérance permanente au gluten, maladie auto-immune qui attaque la paroi intestinale, on retrouve de bas niveaux de monoamine oxydase. Ce défaut d’enzyme étant plutôt attribué par la recherche à des dommages cellulaires plutôt qu’au résultat de l’action d’un inhibiteur spécifique. Ces dommages cellulaires sont des effets connus des métaux lourds qui sont mutagènes.

Les métaux lourds ont la particularité de perturber tout le métabolisme dont l’activité des enzymes. Les métaux lourds entraînent l’oxydation prématurée des monoamines (entre autre, bien-sûr), on peut alors imaginer que les drogues qui font monter le taux de celles-ci, soit en produisant plus de ces neurotransmetteurs, soit en bloquant l’action de la monoamine oxydase, servent de remèdes.
D’ailleurs, les inhibiteurs de la MAO-B sont utilisés dans la maladie de Parkinson.
Il est pensé que la MAO-B convertit certains acides aminés provenant de l’alimentation, appelés des « protoxines » en toxines qui peuvent causer des dommages aux neurones et peut contribuer à la cause ou au déclin dans la maladie de Parkinson. L’inhibition de la MAO-B peut donc mettre un terme à ce processus et ralentir l’évolution de diverses maladies neurodégénératives. On retrouve encore ici, une certaine utilité des drogues qui empêchent le fonctionnement de la monoamine oxydase en tout cas B et donc diminueraient la formation de ces toxines.

Des inhibiteurs de la MAO-A sont utilisés pour traiter les dépressions mais peu, de par les effets secondaires hypertenseurs et le besoin d’adapter le régime alimentaire (supprimer les aliments à forte teneur en tyramine) et la possible survenue d’un syndrome sérotoninergique, c’est à dire trop de sérotonine qui entraîne alors dans une forme modérée, une modification de l’état mental, une agitation, des tremblements, des myoclonies (contraction musculaires rapides), des sueurs, des frissons, ou une forme plus grave montrant des troubles de la conscience, des manifestations de dysautonomie neurovégétative (atteinte du système nerveux autonome), des symptômes neuromusculaires. Il peut y avoir hyperleucocytose (inflammation), augmentation de la créatine phospho kinase (CPK qui catalyse la libération d’énergie) et acidose métabolique (baisse du pH dans le secteur extracellulaire plasmatique).

L’inhibition de la monoamine oxydase a pour conséquence trop de sérotonine qui entraîne des symptômes que l’on retrouve aussi dans les maladies neurologiques ou psychiques. De nombreux patients souffrant en fait d’une addition de symptômes.

Cette enzyme, la monoamine oxydase est aussi importante dans les addictions. Voyez l’article précédent dans ce dossier « Les dysfonctionnements des neurotransmetteurs dans les addictions » On comprend alors comment le fait de prendre des drogues pourrait tout à fait être une tentative de soulagement des symptômes. Seulement, traiter le symptôme n’est pas traiter la cause et on se retrouve avec les effets secondaires comme pour les médicaments d’ailleurs.

L’expression de la MAO-A est réduite dans 95,4% des patients atteints de cancer humains par rapport aux témoins non cancéreux mais pas celle de la MAO-B. Plusieurs études épidémiologiques montrent qu’il y aurait un risque plus élevé de cancer chez les personnes prenant des antidépresseurs sous forme d’inhibiteurs de la monoamine oxydase A. La cigarette contient cet inhibiteur de la monoamine oxydase A.

Il y a vraiment un lien entre dépendances, troubles psychiques ou neurologiques, ce lien ne se retrouvant pas seulement dans le cerveau bien-sûr, car les neurotransmetteurs, sont à 80% d’entre eux, produits par le système digestif et envoyés au cerveau via le nerf vagal. Cet article pourrait vous intéresser « Troubles psychiques, neurotransmetteurs, microbiote »

Rappelons nous que tout ce que l’on mange, boit, fume, s’injecte (vaccins y compris) et met dans notre corps, peu importe le moyen d’entrée vient agir sur la production de neurotransmetteurs, ou d’hormones ou d’enzymes etc d’où le lien étroit de toutes ces maladies avec l’alimentation et donc la possibilité, au minimum de réduire leur expression.

Aussi, l’inhibition de la monoamine oxydase qui agit comme nous l’avons vu sur le taux de neurotransmetteurs qui circulent dans le cerveau va avoir un effet direct sur la glycémie et donc sur la prolifération du candida.
Toujours le cercle vicieux duquel nous devons tenter de sortir.

Gwénola Le Dref

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17229101 Monoamine oxidase A rather than monoamine oxidase B inhibition increases nicotine reinforcement in rats.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/6325288 Cannabis extract, but not delta 1-tetrahydrocannabinol, inhibits human brain and liver monoamine oxidase
http://lettre-cdf.revues.org/283
http://www.cnsspectrums.com/aspx/articledetail.aspx?articleid=1791 Monoamine Oxidase Inhibitors: A Modern Guide to an Unrequited Class of Antidepressants
http://en.wikipedia.org/wiki/Monoamine_oxidase_inhibitor Monoamine oxidase inhibitor
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23850513 The interactions of caffeine with monoamine oxidase.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1647467/ Decreased duodenal monoamine oxidase activity in coeliac disease.
http://www.biomedcentral.com/1471-2164/9/134 An indicator of cancer: downregulation of Monoamine Oxidase-A in multiple organs and species

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Les dysfonctionnements des neurotransmetteurs dans les addictions

Les neurotransmetteurs sont le langage du système nerveux, ils permettent d’envoyer des messages entre les différents neurones, de transmettre l’influx nerveux.
Chaque neurotransmetteur correspond à une partie bien précise du système nerveux et donc à des fonctions particulières. Chaque neurotransmetteur a son ou ses messages. Certains neurotransmetteurs peuvent avoir la fonction d’hormones. Cet article « Troubles psychiques, neurotransmetteurs, microbiote » pourrait vous aider à mieux comprendre.

Des données récentes de la neurobiologie ont permis de montrer que tous les produits qui déclenchent une dépendance (amphétamine, cocaïne, morphine, héroïne, cannabis, nicotine, caféine) agissent entre autre sur le noyau accumbens, lieu de ce que l’on appelle le circuit de récompense qui induit une sensation de satisfaction.
Les neurotransmetteurs issus d’acides aminés (dont l’assemblage forment les protéines) appelés des monoamines, sont des neuromodulateurs et sont tous impliqués dans le système de dépendance, dans les troubles psychiques mais aussi neurologiques.
Ces neuromodulateurs sont la dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, (ces trois sont appelés des catécholamines), la sérotonine. Il en existe d’autres sous forme de traces comme l’histamine, la tyramine, phényléthylamine, agmatine, putrescine, cadavérine, spermidine. Toutes ces molécules sont toxiques à des degrés divers.

Bien que ces neurones modulateurs soient très minoritaires puisqu’ils ne représentent que moins de un pour cent des cent milliards de cellules présentes dans le cerveau, leurs transmissions sont les cibles privilégiées de la plupart des produits psychotropes (antidépresseurs, neuroleptiques, drogues).

D’après Jean Pol Tassin qui travaille sur l’addiction depuis plus de vingt ans, la dopamine souvent vue comme l’hormone du plaisir n’est pas la principale mise en cause dans l’addiction. Pour lui, deux systèmes seraient mis en cause, le système noradrénergique (concernant la noradrénaline) qui rend les choses intéressantes et le système sérotoninergique (concernant la sérotonine), celui-ci servant entre autre à contrôler les impulsions. Les drogues activent les deux systèmes de manière simultanée et crée le plaisir. A force d’activer les deux systèmes ensemble, le lien entre le désir et le contrôle est détruit et chaque événement émotionnel trop intense entraînera une situation de besoin compulsif et maladif car sinon on se sent très mal. La noradrénaline et la sérotonine contrôlent le cortex qui lui-même contrôle la dopamine, l’hormone du plaisir.
Si on bloque les récepteurs à sérotonine et noradrénaline, il n’y a pas de perte du lien et les effets des drogues disparaissent.
Cette perte de lien, ce découplage comme dit Jean Pol Tassin, entre ces deux neurotransmetteurs semble être perdue à vie. Il démontre que ce découplage a lieu pour l’alcool, pour la morphine, l’héroïne, l’amphétamine, la cocaïne. Ce qui explique que lorsque l’on arrête une drogue on la remplace souvent par une autre.

Jean Pol Tassin a étudié le cas de la nicotine, et il s’est aperçu qu’elle ne produit pas cet effet. Parmi les 3000 constituants présents dans le tabac, il y a des inhibiteurs de la monoamine-oxydase, (IMAO), qui semblent avoir un rôle important. La monoamine oxydase est une enzyme qui permet de métaboliser puis de dégrader les neurotransmetteurs de forme monoamines (dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, la sérotonine et l’histamine …), une fois qu’elles ont fini leur travail de transmission de message. Couplée avec l’IMAO, la nicotine entraîne la désynchronisation, ce découplage des deux systèmes nommés plus haut.

Tout comme la nicotine, le tétrahydrocannabinol (THC), l’un des principes actifs du cannabis, ne produit pas de découplage, dit-il, donc pas de dépendance, chez les animaux, mais bien d’autres chercheurs montrent qu’une dépendance s’installe et ont découvert que le cannabis pouvait aussi indirectement activer les récepteurs à opiacés et donc agir sur la dopamine. D’après mes recherches le cannabis contient lui aussi des inhibiteurs de la monoamine oxydase, tout comme les amphétamines, l’alcool, la caféine. Toutes les drogues opiacées ont le même effet que l’action d’un inhibiteur de monoamine oxydase, elles font monter les taux de neurotransmetteurs monoamines (sérotonine, noradrénaline, dopamine, adrénaline).

Ces neurotransmetteurs aussi appelés amines sont normalement rapidement dégradés dans le corps à l’aide d’enzymes comme la monoamine oxydase qui les rendent inoffensifs. Si on manque d’enzymes cela conduit à une accumulation d’amines dans le corps.

Les métaux lourds sont particulièrement nocifs pour le fonctionnement des enzymes.

Certaines rares personnes naissent avec le gène de la monoamine oxydase manquant et donc ne produisent pas de cette enzyme et cette condition est associée depuis longtemps à l’agressivité. D’autres ont une activité enzymatique affaiblie.

Si vous avez tendance à l’addiction il sera bon d’éviter ou de grandement limiter tous les inhibiteurs de monoamine oxydase.

Les inhibiteurs de monoamine oxydase-A sont multiples : cannabis, alcool, amphétamines, mais aussi des aliments dits sains: le céleri, la carotte, la coriandre, l’angélique, l’huile d’onagre, la fenouil, le persil, le raison rouge, le pavot, la berbérine

Les inhibiteurs de la MAO-B : l’herbe à chat, le cacao, la gentiane, le thé

Certains inhibiteurs agissent sur les deux monoamines oxydases : le café, le curcuma, le kiwi, l’oignon, la fraise, le panais, les levures, les myrtilles, le gingembre, le gingko, les marrons, la réglisse, la guimauve, la pensée, le millepertuis, le ginseng, le tabac, la valériane, l’achillée, l’orange amère, l’échinacée, l’ayahusca, la vitamine B6

Gwénola Le Dref

http://www.formindep.org/Le-mythe-de-l-addiction-a-la.html#effets
http://www.frc.asso.fr/Le-cerveau-et-la-recherche/Actualite-de-la-recherche/Archives/Article/le-mystere-resolu-dans-l-addiction-a-la-nicotine
http://www.labosp.com/fr/liste_des_etudes_scientifiques/nicotine__combattre_ses_effets_et_s_en_defaire_o.doc.php
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1091.htm
http://www.moodocean.co.uk/html/neurotransmitters.html
https://www.bnl.gov/medical/Personnel/Alia-Klein/pdf/JNaliakleinAggression08.pdf
http://www.botanical-online.com/english/vegetalmaois.htm

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