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Les dysfonctionnements des neurotransmetteurs dans les addictions

Les neurotransmetteurs sont le langage du système nerveux, ils permettent d’envoyer des messages entre les différents neurones, de transmettre l’influx nerveux.
Chaque neurotransmetteur correspond à une partie bien précise du système nerveux et donc à des fonctions particulières. Chaque neurotransmetteur a son ou ses messages. Certains neurotransmetteurs peuvent avoir la fonction d’hormones. Cet article « Troubles psychiques, neurotransmetteurs, microbiote » pourrait vous aider à mieux comprendre.

Des données récentes de la neurobiologie ont permis de montrer que tous les produits qui déclenchent une dépendance (amphétamine, cocaïne, morphine, héroïne, cannabis, nicotine, caféine) agissent entre autre sur le noyau accumbens, lieu de ce que l’on appelle le circuit de récompense qui induit une sensation de satisfaction.
Les neurotransmetteurs issus d’acides aminés (dont l’assemblage forment les protéines) appelés des monoamines, sont des neuromodulateurs et sont tous impliqués dans le système de dépendance, dans les troubles psychiques mais aussi neurologiques.
Ces neuromodulateurs sont la dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, (ces trois sont appelés des catécholamines), la sérotonine. Il en existe d’autres sous forme de traces comme l’histamine, la tyramine, phényléthylamine, agmatine, putrescine, cadavérine, spermidine. Toutes ces molécules sont toxiques à des degrés divers.

Bien que ces neurones modulateurs soient très minoritaires puisqu’ils ne représentent que moins de un pour cent des cent milliards de cellules présentes dans le cerveau, leurs transmissions sont les cibles privilégiées de la plupart des produits psychotropes (antidépresseurs, neuroleptiques, drogues).

D’après Jean Pol Tassin qui travaille sur l’addiction depuis plus de vingt ans, la dopamine souvent vue comme l’hormone du plaisir n’est pas la principale mise en cause dans l’addiction. Pour lui, deux systèmes seraient mis en cause, le système noradrénergique (concernant la noradrénaline) qui rend les choses intéressantes et le système sérotoninergique (concernant la sérotonine), celui-ci servant entre autre à contrôler les impulsions. Les drogues activent les deux systèmes de manière simultanée et crée le plaisir. A force d’activer les deux systèmes ensemble, le lien entre le désir et le contrôle est détruit et chaque événement émotionnel trop intense entraînera une situation de besoin compulsif et maladif car sinon on se sent très mal. La noradrénaline et la sérotonine contrôlent le cortex qui lui-même contrôle la dopamine, l’hormone du plaisir.
Si on bloque les récepteurs à sérotonine et noradrénaline, il n’y a pas de perte du lien et les effets des drogues disparaissent.
Cette perte de lien, ce découplage comme dit Jean Pol Tassin, entre ces deux neurotransmetteurs semble être perdue à vie. Il démontre que ce découplage a lieu pour l’alcool, pour la morphine, l’héroïne, l’amphétamine, la cocaïne. Ce qui explique que lorsque l’on arrête une drogue on la remplace souvent par une autre.

Jean Pol Tassin a étudié le cas de la nicotine, et il s’est aperçu qu’elle ne produit pas cet effet. Parmi les 3000 constituants présents dans le tabac, il y a des inhibiteurs de la monoamine-oxydase, (IMAO), qui semblent avoir un rôle important. La monoamine oxydase est une enzyme qui permet de métaboliser puis de dégrader les neurotransmetteurs de forme monoamines (dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, la sérotonine et l’histamine …), une fois qu’elles ont fini leur travail de transmission de message. Couplée avec l’IMAO, la nicotine entraîne la désynchronisation, ce découplage des deux systèmes nommés plus haut.

Tout comme la nicotine, le tétrahydrocannabinol (THC), l’un des principes actifs du cannabis, ne produit pas de découplage, dit-il, donc pas de dépendance, chez les animaux, mais bien d’autres chercheurs montrent qu’une dépendance s’installe et ont découvert que le cannabis pouvait aussi indirectement activer les récepteurs à opiacés et donc agir sur la dopamine. D’après mes recherches le cannabis contient lui aussi des inhibiteurs de la monoamine oxydase, tout comme les amphétamines, l’alcool, la caféine. Toutes les drogues opiacées ont le même effet que l’action d’un inhibiteur de monoamine oxydase, elles font monter les taux de neurotransmetteurs monoamines (sérotonine, noradrénaline, dopamine, adrénaline).

Ces neurotransmetteurs aussi appelés amines sont normalement rapidement dégradés dans le corps à l’aide d’enzymes comme la monoamine oxydase qui les rendent inoffensifs. Si on manque d’enzymes cela conduit à une accumulation d’amines dans le corps.

Les métaux lourds sont particulièrement nocifs pour le fonctionnement des enzymes.

Certaines rares personnes naissent avec le gène de la monoamine oxydase manquant et donc ne produisent pas de cette enzyme et cette condition est associée depuis longtemps à l’agressivité. D’autres ont une activité enzymatique affaiblie.

Si vous avez tendance à l’addiction il sera bon d’éviter ou de grandement limiter tous les inhibiteurs de monoamine oxydase.

Les inhibiteurs de monoamine oxydase-A sont multiples : cannabis, alcool, amphétamines, mais aussi des aliments dits sains: le céleri, la carotte, la coriandre, l’angélique, l’huile d’onagre, la fenouil, le persil, le raison rouge, le pavot, la berbérine

Les inhibiteurs de la MAO-B : l’herbe à chat, le cacao, la gentiane, le thé

Certains inhibiteurs agissent sur les deux monoamines oxydases : le café, le curcuma, le kiwi, l’oignon, la fraise, le panais, les levures, les myrtilles, le gingembre, le gingko, les marrons, la réglisse, la guimauve, la pensée, le millepertuis, le ginseng, le tabac, la valériane, l’achillée, l’orange amère, l’échinacée, l’ayahusca, la vitamine B6

Gwénola Le Dref

http://www.formindep.org/Le-mythe-de-l-addiction-a-la.html#effets
http://www.frc.asso.fr/Le-cerveau-et-la-recherche/Actualite-de-la-recherche/Archives/Article/le-mystere-resolu-dans-l-addiction-a-la-nicotine
http://www.labosp.com/fr/liste_des_etudes_scientifiques/nicotine__combattre_ses_effets_et_s_en_defaire_o.doc.php
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1091.htm
http://www.moodocean.co.uk/html/neurotransmitters.html
https://www.bnl.gov/medical/Personnel/Alia-Klein/pdf/JNaliakleinAggression08.pdf
http://www.botanical-online.com/english/vegetalmaois.htm

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Troubles psychiques, neurotransmetteurs et microbiote

Principales maladies mentales :

Les troubles anxieux qui rassemblent l’anxiété généralisée, les troubles obsessionnels-compulsifs, les phobies …
La dépression, avec les problèmes de sommeil, la fatigue, les idées noires et suicidaires. La probabilité de souffrir de dépression un jour est de 10% chez les hommes et de 20% pour une femme.
Le trouble bipolaire toucherait de 1 à 2% de la population française. Il est caractérisé par une alternance d’épisodes d’exaltation de l’humeur dites phases maniaques avec excitation psychique et motrice et des phases dépressives voire mélancoliques.
Les troubles psychotiques avec perturbation de la pensée, des perceptions, de la relation sociale, de la motricité. La schizophrénie en fait partie et sa prévalence est entre 0,5 et 2%
Les troubles de la personnalité : paranoïaque, borderline, narcissique… qui touche le fonctionnement relationnel, l’affectivité, la cognition et le contrôle des impulsions.
L’autisme touche quelques 600 000 personnes.
L’hyperactivité, les comportements alimentaires perturbés….
On observe des perturbations des messages nerveux dans les troubles psychiques. En effet les neurotransmetteurs contrôle notre état mental, notre conscience, nos émotions et notre comportement. Car même des petits changements dans les complexes de neurotransmetteurs peuvent contribuer au développement de problèmes neurologiques.
C’est pour cela qu’il a été développé des traitements comme les neuroleptiques, anti-dépresseur, anxiolitiques etc sensés rectifier les différents influx de neurotransmetteurs.

Les neurotransmetteurs :

Les neurotransmetteurs sont le langage du système nerveux, ils permettent d’envoyer des messages entre les différents neurones, de transmettre l’influx nerveux.
Chaque neurotransmetteur correspond à une partie bien précise du système nerveux et donc à des fonctions particulières.
Les neurotransmetteurs sont synthétisés dans les neurones, puis libérés au niveau d’une zone de jonction avec d’autres neurones ou cellules, nommée la synapse et vont se fixer sur le récepteur et passer un message. Chaque neurotransmetteur a son ou ses messages.
Un mauvais fonctionnement entraîne des symptômes voire une pathologie.

Pour être considéré comme neurotransmetteur, il doit être produit à l’intérieur d’un neurone et produire un effet sur le neurone post-synaptique. Après son émission, il doit être désactivée rapidement.
On a environ 60 molécules considérées comme neurotransmetteurs. Ils sont divisés en catégories.
Les neurotransmetteurs classiques comme l’acétylcholine, la sérotonine, la dopamine, l’adrénaline, la noradrénaline,le glutamate, l’aspartate, la glycine, GABA, l’histamine …
Les neurotransmetteurs neuropeptides : VIP, substance P, neuropeptide Y, somastatine, vasopressine, agiotensine, agiotensine II, oxytocine, gastrine, cholécystokinine, thyrotropine, insuline, glucagon, calcitonine, neurotensine, bradykinine …
D’autres molécules sont aussi importantes pour le mental, ce sont les hormones. Celles-ci sont sécrétées par les glandes endocrines et circulent dans le sang et agissent à très faible dose. Contrairement aux neurotransmetteurs qui agissent à forte dose et directement au niveau des neurones comme nous l’avons vu.
Il existe aussi ce que l’on appelle des neurohormones qui sont sécrétées par des neurones mais circulent dans le sang. La noradrénaline est parfois une hormone et parfois un neurotransmetteur. L’œstrogène, hormone bien connue agit aussi comme neuromodulateur au sein des neurones. Et d’autres encore …

Le microbiote :

Notre microbiote intestinal est l’ensemble des microorganismes qui nous habitent. Il pèse entre 1,5 et 2 kg.
Le microbiote communique avec notre cerveau et notre cerveau communique avec lui.
De plus en plus d’études révèlent que les changements dans la composition du microbiote influencent la physiologie. Elles montrent que le microbiote agit sur le système nerveux central, grâce aux neurotransmetteurs, aux hormones et au système immunitaire. Et il influence le fonctionnement du cerveau et donc le comportement.
On estime que 80% des neurotransmetteurs sont générés par le microbiote.
Des expériences ont été faîtes sur des souris. En inversant les microbiotes d’une souris docile et d’une autre agressive, on inverse leur comportement, la première devient belliqueuse et la seconde obéissante.
L’on sait aujourd’hui, même si on a encore du mal à l’admettre que notre flore intestinale agit sur la régulation de l’anxiété, de l’humeur, de la cognition, de la douleur… etc
Donc, la meilleure façon de réduire les troubles psychiques devient au vu de ces données, de moduler la composition du microbiote par des modifications alimentaires.
Je rappelle ici (et vous invite à consulter les autres articles du blog) que l’intoxication aux métaux lourds détériore justement la flore intestinale, entraînant un dysfonctionnement du système immunitaire qui devient Th2 dominant, c’est à dire qu’il laisse proliférer les parasites, dont le grand gagnant est le candida.

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Prenez soin de vous et portez vous au mieux.

Gwénola

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