Archives par mot-clé : gluten

Les vraies causes de l’épidémie de carence en fer : Comprendre pour agir

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la carence en fer est le trouble nutritionnel le plus répandu dans le monde. Les chiffres sont alarmants, la recherche suggère que 80 % des personnes dans le monde ne disposent pas d’assez de fer dans leur corps. En outre, elle suggère que jusqu’à 40 % des personnes souffrent d’anémie ferriprive. (1)

Si elle touche plus particulièrement les enfants et les femmes des pays en voie de développement car la situation est aggravée par les maladies infectieuses, la prévalence est aussi très élevée dans les pays industrialisés.


LES SYMPTÔMES DE LA CARENCE EN FER

La majorité des gens ne réalise pas qu’elle souffre de carence en fer jusqu’à ce qu’elle fasse un test de routine.
Les symptômes s’aggraveront avec la diminution de la quantité de fer dans le corps.

Voici les principaux symptômes :

– fatigue extrême, se réveiller fatigué même après une bonne nuit de sommeil
– faiblesse
– peau pâle
– essoufflement, difficulté à inspirer assez d’air
– vertiges
– maux de tête
– irritabilité
– ongles cassants
– augmentation du rythme cardiaque
– fringales étranges pour le glacé
– mains et pieds froids
– picotements ou fourmillements dans les jambes, syndrome des jambes sans repos
– perte des cheveux
– infections chroniques récurrentes (rhume, angine, grippe..)
– fissure aux coins des lèvres, lèvres gercées
– avoir facilement des bleus

D’autres symptômes plus graves apparaîtront avec l’aggravation de la carence en fer.


LES CAUSES DE LA CARENCE EN FER

Il existe différentes raisons de souffrir de carence en fer, certaines sont connues et officielles et d’autres plus ignorées ou plus officieuses.

Certains groupes sont plus exposés :

– les personnes qui ont des troubles alimentaires
– les jeunes enfants qui boivent beaucoup de lait de vache car il est pauvre en fer et en plus empêche l’assimilation (vrais pour les adultes)
– les personnes âgées qui n’ont pas une alimentation variée
– les personnes qui n’ont pas accès à une alimentation convenable, ne mangent pas à leur faim
– les personnes qui prennent régulièrement des antiacides
– les personnes qui boivent beaucoup de café ou de thé
– les pertes menstruelles importantes
– les grands sportifs

– les végétariens et végétaliens ont un risque plus élevé s’ils ne prennent pas soin de manger des aliments riches en fer.
Je mets ce dernier à part parce que mon expérience personnelle montre que ce n’est pas si simple. C’est sans aucun complément et avec très peu d’aliments riches en fer que justement je n’ai plus de carence. Comme d’habitude j’ai d’abord expérimenté et ensuite cherché à comprendre et mes expérimentations et mes tests faits cette année sont pour moi vraiment révélateurs sur ce sujet. Prendre des compléments en général si l’on souffre de dysbiose c’est d’abord et avant tout nourrir les pathogènes. Je ferai plutôt une vidéo pour en parler afin de ne pas alourdir cet article déjà très long. (vous pouvez vous abonner à la chaîne Pour que la roue tourne sur Youtube afin d’être averti lorsque je la publierai, mais patience ce ne sera sans doute pas avant janvier)

Causes plus ou moins connues:

L’anémie ferriprive est associée à un certain nombre d’états pathologiques touchant les intestins ainsi que le foie.(R) Différents facteurs tels que des saignements chroniques, de la malabsorption et l’inflammation peuvent contribuer à l’anémie ferriprive. Bien que les patients présentant des symptômes de l’anémie sont fréquemment amenés chez les gastroentérologues, l’approche du diagnostic et de la sélection du traitement ainsi que des mesures de suivi ne sont pas standardisées et optimales.
La carence en fer, même sans anémie, peut avoir un impact nocif sur les fonctions physiques et cognitives mais la plupart du temps, des compléments en fer seront prescrits sans plus d’investigations sur les causes.

Il est fort peu probable que l’on vous parle des autres causes possibles dont je vais traiter dans la suite : le gluten, les infections microbiennes et l’aluminium.

GLUTEN ET MÉTABOLISME DU FER

Chez les personnes souffrant de la maladie cœliaque l’ingestion de gluten cause de la malabsorption et de multiples carences dont celle en fer. L’anémie ferriprive a été rapportée comme le symptôme extra-intestinal le plus fréquent dans la maladie cœliaque adulte.(R)

La malabsorption du fer est souvent une conséquence des dommages à l’intestin grêle (atrophie villositaire). En outre, le gluten peut endommager les cellules productrices d’acide de l’estomac et celui-ci est un élément nécessaire à l’absorption du fer, ce qui conduit souvent à l’anémie, même en absence d’identification de l’atrophie des villosités.

Certaines recherches montrent qu’un dépistage de la maladie cœliaque devrait être effectué chez les patients atteints d’anémie ferriprive. Mais au-delà il faudrait aussi prendre en compte la sensibilité au gluten qui reste ignorée et non diagnostiquée et pourtant la recherche estime qu’au moins 10 % de la population en souffre.
Si vous souffrez d’un des symptômes énumérés ci-dessus pour des raisons inconnues. Vous devriez faire faire un bilan martial complet (fer sérique, ferritine, transferrine, coefficient de saturation), ainsi qu’un hémogramme mais aussi finalement des tests de sensibilité au gluten et pas seulement la maladie cœliaque.

LE MICROBIOTE, LES INFECTIONS ET LE FER

Des recherches récentes de l’Inserm associé à l’Inra et le CNRS ont montrées que les cellules intestinales adaptent l’absorption et le stockage du fer à la présence des bactéries du microbiote.(R)

L’hepcidine est l’hormone reine du métabolisme du fer, elle est induite par les infections et l’inflammation. Afin d’empêcher l’accès au fer des pathogènes, elle inhibe la circulation de fer dans le plasma. Il existe en effet une concurrence entre nous et les pathogènes pour le fer.
La flore intestinale (microbiote) participe avec les hormones du métabolisme du fer comme un régulateur physiopathologique de son absorption intestinale.

Mais le fer est aussi un élément essentiel dans la formation de la lactoferrine, une protéine utilisée par le système immunitaire pour aider à combattre les infections gastro-intestinales. Cela comprend les infections virales, bactériennes, fongiques et les infections parasitaires.

Une étude ne concernant hélas que 11 personnes en bonne santé a montrée que l’activité du microbiote intestinal est modifiée par l’apport de gluten dans l’alimentation à des quantités aussi petites que 30 ou 9 grammes.(R)

La circulation de fer dans le sang étant volontairement empêché lors d’infections, il est bon de s’interroger de la nécessité et de l’efficacité d’une supplémentation. D’autant qu’à l’autre extrême la surcharge en fer cause aussi de nombreux problèmes de santé.
L’hémochromatose est la maladie génétique la plus répandue, elle entraîne la surcharge en fer.

L’ALUMINIUM, CE VOLEUR

On retrouve toujours une carence en fer chez les personnes souffrant de myofascite à macrophages, une maladie déclenchée par l’aluminium contenu dans les vaccins.

En effet, l’aluminium utilise les mêmes voies de transport du fer dans le corps. Il vient voler la place du fer sur les récepteurs de la transferrine qui est la protéine de transport.
Le professeur Exley, grand spécialiste de l’aluminium, déconseille la complémentation en fer car la combinaison de ces deux éléments crée des substances chimiquement hautement réactives, cela va augmenter l’oxydation.(R)

Puisque l’hémochromatose est la maladie génétique la plus répandue, que l’aluminium prend la place du fer dans le corps, il y a fort à parier que beaucoup de personnes carencées en fer soient en fait en surcharge d’aluminium. Hélas, celui-ci n’est pas testé.

Combien de personnes souffrent en fait d’hémochromatose mais à l’aluminium ?

Avec un nombre ahurissant toujours grandissant de douloureux chroniques, comme la fibromyalgie, souvent aussi carencés en fer, les victimes de l’aluminium vaccinal sont sans doute vraiment plus nombreuses qu’on ne veut l’admettre. À en avoir le vertige.

Bien-sûr, nous l’avons vu plus haut dans les causes, on ne peut imputer cette épidémie de carence en fer au seul aluminium vaccinal mais il est temps d’exiger que le principe de précaution soit appliqué tout de suite. Vous aurez plus d’informations sur le site Cependant, des études de l’Inserm de Lille suggèrent une implication des métaux lourds comme l’aluminium dans la survenue des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.(R)

LES SOLUTIONS

Vu les enjeux et toutes les dernières recherches concernant le métabolisme du fer de nombreuses questions émergent, la toute première concernant le besoin et l’efficacité de supplémenter en fer.
Et après ce que nous venons de lire, les solutions qui émergent ne vont pas dans ce sens.

Si une écharde s’est introduite dans notre pied, on peut toujours tenter de limiter l’inflammation par différentes méthodes mais le plus utile sera d’enlever cet intrus. C’est vrai qu’un corps en bonne santé expulserait cette écharde mais en combien de temps ? Choisiriez-vous d’attendre en souffrant ? Non, c’est certain et pourtant c’est la pratique la plus courante en ce qui concerne la santé.

Comme toujours supprimer les causes du mal sera bien plus efficace.

1 – Limiter l’aluminium

L’aluminium se retrouve un peu partout et on peut difficilement l’éviter complètement mais limiter son absorption sera d’une grande aide.

On utilise l’aluminium pour donner sa clarté à l’eau du robinet donc utiliser un bon système de filtration sera bénéfique.

L’aluminium est utilisé en tant qu’agent affermissant, acidifiant, colorant, anti-agglomérant (charcuterie, sucreries, pâtisserie, pain, purée en poudre, soupes en poudre, lait en poudre et maternisé, oeufs en poudre, levure chimique, fromage…) Il porte les numéros E 520, 521, 522, 523…
Dans les ustensiles de cuisine en aluminium, n’utilisez surtout pas d’aliments acides.

On le trouve dans les cosmétiques, les déodorants, les emballages, les canettes…

L’épidémie de carence en fer est l’une des très bonnes raisons d’exiger le retour de vaccins sans aluminium pour ceux qui souhaitent se faire vacciner ou vacciner leurs enfants. En ce qui me concerne c’est non, avec ou sans aluminium mais je milite quand même aux côtés d’E3M afin de protéger les enfants qui se feront vacciner. Pour plus d’informations, allez directement sur le site de la campagne pour des vaccins sans aluminium, c’est un réel problème de santé publique et absolument pas franco-français contrairement à ce que disent les instances de santé ou gouvernementales.

Les antiacides contiennent de l’aluminium et l’acidité gastrique permet aussi l’assimilation du fer, donc double peine.

Le professeur Exley conseille la consommation d’eau riche en silicium. On peut aussi boire des tisanes de prêle.(R)


2- Supprimer le gluten

Avec un régime sans gluten, la récupération de l’anémie se produit entre 6 et 12 mois sans complémentation comme une conséquence de la normalisation des altérations histologiques de la muqueuse intestinale.(R)
Une expérience a été faite avec des patients nouvellement diagnostiqués et n’ayant pas reçu de supplément en fer. Elle a montré qu’après 12 mois d’éviction du gluten, sur 18 malades, tous sauf un ont récupéré de l’anémie et 9 de la carence en fer. Après 24 mois de régime, 10 patients n’avaient plus de carence. (le gluten n’étant effectivement qu’une partie du problème mais une grosse partie)

Vous ne pensez pas être intolérant au gluten : sachez que bien souvent les symptômes ne sont pas digestifs.
Vous avez fait des tests et ceux-ci sont négatifs donc vous voilà rassuré et heureux même de pouvoir continuer à manger ce met si délicieux. Effectivement les céréales sont des aliments dits palatables, et donc très addictifs (lisez cet article). On ne peut se rendre compte du caractère addictif d’une substance que si on essaie de la supprimer. Les tests pratiqués dans le cadre d’une maladie cœliaque ne sont qu’une toute petite partie du problème posé par le gluten sur le système immunitaire, lisez cet article pour d’autres informations.

Je suspecte depuis mes découvertes sur le sujet il y a 6 ans que le gluten agit sur tous de manière plus ou moins prononcée.

Le risque d’une consommation de gluten malgré l’intolérance est multiple et grand, l’un d’eux étant la survenue d’un cancer des intestins. Mais bon, on connaît les risques de la cigarette, de l’alcool et autres pratiques et pour autant on continue. D’ailleurs par expérience et observation je pense que l’addiction en entraîne une autre et qu’arrêter le gluten totalement permettrait d’avoir de meilleure chance d’arrêter de fumer ou de boire.

3 – Faire les bons choix alimentaires

Consommer des légumes et des fruits pour leur vitamine C car elle augmente l’absorption du fer.
Faîtes tremper vos légumineuses et céréales afin d’éliminer le phytate qui inhibe l’assimilation du fer et autres micronutriments.
Les régimes riches en composés phénoliques présent dans le café, le thé, le sorgho, le millet empêchent l’assimilation. Tout comme certains tannins du thé vert qui de plus contient beaucoup d’aluminium.
Limiter tout aliment connu comme « junk food » qui nourrissent une mauvaise flore intestinale.

Dans l’ensemble cultiver une bonne flore intestinale, fuir la pollution, toutes sources d’inflammation vous aidera à avoir un taux de fer en adéquation avec une bonne santé. Et souvenez-vous que prendre des compléments en général si l’on souffre de dysbiose c’est d’abord et avant tout nourrir les pathogènes.


EN CONCLUSION

Dans cet article je n’ai fait que survoler la carence en fer qui est de plus en plus répandue mais à l’autre extrémité du phénomène il existe la surcharge en fer. La surcharge en fer peut être due à cette maladie génétique la plus répandue, l’hémochromatose, ou secondaire à des perturbations métaboliques.
Le métabolisme du fer est réellement un problème de taille et complexe car tant la carence que la surcharge entraînent une mauvaise santé générale, une perte en énergie, un affaiblissement général d’une partie de plus en plus importante de l’humanité.
Vu les enjeux et toutes les dernières recherches concernant le métabolisme du fer de nombreuses questions émergent, la toute première concernant le besoin et l’efficacité de supplémenter en fer.
Les dernières avancées scientifiques montrent que les maladies dites de civilisations si elles ont un terrain génétique souvent complexe, l’environnement joue une rôle immense.
Avec de tels chiffres alarmants et une augmentation exponentielle du nombre de cas, ce problème de santé publique qualifié de véritable épidémie pourrait très vite basculer vers un tableau encore plus inquiétant, la pandémie.

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Gwénola Le Dref

Suite à la lecture de cet article, plusieurs actions possibles.Vous pouvez continuer d’apprendre et poursuivre la lecture du site, vous trouverez la liste de tous les articles en suivant ce lien Ou vous pouvez ci-dessous vous inscrire aux courriels de Pour que la roue tourne et recevoir une série d’emails.

Peut-être avez-vous besoin d’un soutien plus personnalisé, je vous propose des consultations

Si vous avez besoin de croire qu’une démarche de révision de votre hygiène de vie et alimentaire peut grandement soutenir votre santé ou de retrouver l’espoir, vous pouvez vous procurer mes livres

Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

Nous pouvons aussi être en contact sur Facebook où je publie régulièrement différents articles.

L’intolérance au gluten pourrait être plus dangereuse que la maladie cœliaque

Source : Kresser Chris

Nombreux sont ceux qui minimisent l’importance de la sensibilité au gluten et qui disent même que cela n’existe pas. Bien-sûr, les intolérants savent bien qu’ils ne font pas que suivre une mode. Ce n’est qu’en testant soi-même que l’on peut comprendre.
Il y a de plus en plus de preuves que non seulement la sensibilité au gluten est réelle mais aussi qu’elle est potentiellement plus dangereuse que la maladie cœliaque.

Parfois la critique spécifie que ce n’est pas au gluten que les gens sont intolérants mais à une certaine classe de glucides nommés les FODMAPS. Ce qui peut aussi être le cas d’ailleurs mais cela n’empêche pas la sensibilité au gluten.

Une littérature étoffée lie la sensibilité au gluten à différentes maladies comme le diabète de type 1, les allergies, les troubles du spectre autistique, la schizophrénie. Karl Reichelt, professeur en neurochimie, décédé fin octobre 2016 a fait paraître de nombreuses publications et bien d’autres chercheurs aussi. Mon expérience personnelle est flagrante là-dessus, et pourtant on ne m’a pas trouvé d’anticorps anti-transglutaminase. Le fait est que ce test est largement insuffisant.

1 – La maladie cœliaque est beaucoup plus facile à diagnostiquer que la sensibilité au gluten

Certaines sources estiment que pour un cas de maladie cœliaque diagnostiqué il y aurait 6,4 cas non diagnostiqués (je suis l’un de ces cas non diagnostiqué avec le gène DQ8 et d’autres). Une majorité de formes atypiques ou silencieuses, sans dommage à l’intestin. (1) Silencieuse mais tout autant dangereuse, cette forme est associée à 4 fois plus de décès. (2)

Les personnes sensibles au gluten resteront sans aucun doute non-diagnostiquées même si les gastro-entérologues savent aujourd’hui dépister la maladie cœliaque. Ils testeront les anticorps alpha-gliadine, transglutaminase-2, parfois la gliadine désamidée et l’endomysium, ensuite ils feront une biopsie pour déterminer la présence de dommages aux intestins.

Mais, nous savons maintenant que l’on peut réagir à bien d’autres composants du blé comme d’autres antigènes de gliadine (bêta, gamma, oméga), gluténine, l’agglutinine de blé (présente dans l’herbe de blé), la glutéomorphine, la gliadine désamidée. Les gens peuvent aussi réagir à d’autres types de transglutaminase tissulaire, celle de type 3 que l’on trouve dans la peau et de type 6 que l’on trouve dans le cerveau.(3, 4, 5, 6, 7, 8)

Alors imaginez qu’un malade réagisse à la gliadine désamidée, la gluténine, la glutéomorphine et à la transglutaminase de type 3 ou 6 mais pas à la gliadine alpha ou transglutaminse-2 qui sont les anticorps testés pour la maladie cœliaque, ils vont continuer de manger du gluten toute leur vie et se mettre ainsi gravement en danger. Mieux vaut écouter son ressenti.

La situation n’est pas hypothétique, l’auteur de cet article Chris Kresser voit des cas semblables dans sa pratique.

Voici une capture d’écran d’un de ses patients qui a été testé de manière approfondie

sans-titre

Ce patient ne réagit pas à a transglutaminase alpha-2 ni à la gliadine. Testé de manière conventionnelle, il aurait été déclaré non-cœliaque, fin de l’histoire.

Et pourtant, il réagit à d’autres composants comme la glutéomorphine, la gliadine désamidée, les gluténines, la transglutaminase-gliadine complexe, ce qui montre une réaction auto-immune au blé, à la transglutaminase-3 exprimée dans la peau et dans une moindre mesure dans le cerveau, et à la transglutaminase-6 qui est exprimée dans le cerveau et le système nerveux.

Vous comprenez à quel point le danger est grand.

Ce patient ne produisant pas d’anticorps anti-transglutaminase, principalement présents dans les intestins, il ne ressentira pas les symptômes digestifs. Son intolérance se manifestera par des problèmes de peau, comme l’eczéma ou le psoriasis, ou par des troubles cognitifs ou psychiques comme la dépression, la neuropathie périphérique, l’hyperactivité. (9,10)

Puisque ce patient ne sera pas poussé à éviter le gluten, il risque des maladies graves telles que la sclérose en plaques, l’ataxie, le diabète, et même la sclérose latérale amyotrophique. (11,12,13,14)

Et ce patient est loin d’être une exception.

La majorité des malades n’étant pas testés, comment pourrions-nous connaître la prévalence de la sensibilité au gluten ? Certains chercheurs estiment qu’une personne sur dix pourrait souffrir d’une forme ou d’une autre d’intolérance au gluten. (15)

2 – L’attitude culturelle actuelle signifie que beaucoup de personnes restent non-diagnostiquées

Nombreux sont ceux qui combattent l’idée de l’existence de l’intolérance au gluten, malgré les preuves accablantes du contraire. Ils prétextent une illusion collective, une affaire de mode, accusent même les régimes sans gluten d’être déséquilibrés, poussant même à ne surtout pas tenter l’expérience. Certains n’étant pas forcément dans le business des céréales attaquant même les personnes qui ne mangent pas de gluten avec une ferveur presque religieuse. Chris Kresser écrit qu’il ne comprend pas cette ferveur mais c’est que cet élément est justement très addictif. Personnellement, je pense que moins vous aimez l’idée, plus vous avez de chances d’être vous-même intolérant.

De nouvelles études publiées suggèrent que les personnes souffrant du colon irritable réagissent négativement au gluten et pas seulement aux FODMAPs.

Par exemple, un essai randomisé en double-aveugle, fait en Iran a été spécialement conçu pour déterminer si un groupe de patients souffrant du colon irritable réagissent typiquement au gluten (16).

Voilà comment cela a fonctionné:

80 patients ont suivis un régime «presque sans gluten » (inférieur à 100 mg / jour, soit l’équivalent d’environ 1/8 cuillère à café de farine de blé).

Après six semaines, les 72 patients qui ont respecté le régime alimentaire ont connu une amélioration significative et ont été randomisés en deux groupes: A et B.

– Groupe A (35 patients) ont mangé 100 g de farine avec gluten mais sans FODMAPs
– Groupe B (37 patients) ont mangé 100 g de farine sans gluten, riz, maïs, glucose

Les patients dans les deux groupes ont consommé ces farines pendant six semaines, tandis que les deux groupes ont continué sur les régimes alimentaires sans gluten.

Après six semaines de régime, les symptômes étaient sous contrôle chez 26 % du groupe avec gluten, par rapport à 84% du groupe sans gluten. Dans le groupe avec gluten, tous les ballonnements, les douleurs abdominales ont augmenté de manière significative une semaine après le redémarrage du gluten.

Les auteurs soulignent qu’il est important de bien identifier l’intolérance au gluten et de la distinguer de l’intolérance aux FODMAPs car des recherches récentes suggèrent que les régimes faibles en FODMAPs peuvent avoir des effets néfastes sur le long terme sur le microbiote intestinal. Une étude a montré qu’un régime faible en FODMAPs par rapport à un régime alimentaire « normal », réduit la proportion et la concentration de bifidobactéries, l’une des espèces de bactéries les plus bénéfiques du côlon. (17)

3 – De nombreux médecins et patients ne sont pas assez sérieux avec l’intolérance au gluten

Même si certains patients se savent intolérants au gluten, ils peuvent être dissuadés de suivre un régime strict par leurs amis, les articles sur le sujet, leur médecin même, tous étant mal informés et ne comprenant pas les lacunes des tests utilisés habituellement et la complexité du sujet. Ne vous attendez pas aux encouragements dans votre démarche alimentaire pour récupérer la santé.

Plutôt que de fuir le sujet, on devrait au contraire être plus vigilant et plus efficace dans les diagnostics.

Nous devrions avoir accès à des tests plus performants. Nous avons besoin d’une meilleure formation des médecins sur la façon de reconnaître la myriade de symptômes et de conditions associés à l’intolérance au gluten. Il ne faut pas faire l’erreur de penser que puisqu’il n’y a pas de symptômes digestifs il ne peut y avoir d’intolérance au gluten.

Même sans avoir accès à des tests performants on peut faire une période d’élimination suivi d’une réintroduction/provocation. Supprimer le gluten pendant 60 jours et le réintroduire, puis observer les réactions du corps, reste une méthode fiable d’évaluation de l’intolérance au gluten.

Au contraire de ce que l’on peut entendre, il n’y a pas de risque à supprimer le gluten de l’alimentation. (18)

Enfin, il est intéressant de souligner que beaucoup d’intolérants au gluten ne supportent pas non plus certaines protéines des produits laitiers, des œufs et malheureusement ne supportent pas le café.

Des études ont montré qu’environ 50% des patients atteints de maladie cœliaque montrent une intolérance à la caséine, une protéine dans le lait. (19)

Cela peut expliquer pourquoi jusqu’à 30 % des personnes souffrant de maladie cœliaque continuent d’avoir des symptômes ou des signes cliniques après l’adoption d’un régime sans gluten. C’est pourquoi, je recommande (Chris Kresser mais moi aussi) dans la phase d’attaque, une alimentation complètement sans gluten, ni produits laitiers.(20)

 

Suite à la lecture de cet article, plusieurs actions possibles.Vous pouvez continuer d’apprendre et poursuivre la lecture du site, vous trouverez la liste de tous les articles en suivant ce lien Ou vous pouvez ci-dessous vous inscrire aux courriels de Pour que la roue tourne et recevoir une série d’emails.

Peut-être avez-vous besoin d’un soutien plus personnalisé, je vous propose des consultations

Si vous avez besoin de croire qu’une démarche de révision de votre hygiène de vie et alimentaire peut grandement soutenir votre santé ou de retrouver l’espoir, vous pouvez vous procurer mes livres

Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

Nous pouvons aussi être en contact sur Facebook où je publie régulièrement différents articles.

Comment je me détoxique des métaux lourds?

La première chose à comprendre est que notre corps a de grandes capacités que vous ne soupçonnez sans doute pas pour la plupart. Notre corps est une merveille, mais il ne sait faire qu’une seule chose à la fois…
Lorsque notre corps se nourrit ou pire qu’il s’intoxique, il ne peut se mettre en fonction nettoyage. Vous comprendrez, qu’on ne lui laisse donc, de nos jours, pas beaucoup de temps pour effectuer son travail de détoxication.
Notre corps est comme une maison, avec ses différentes pièces et des placards de rangement.
Un corps pas trop intoxiqué sort les déchets par les voies de sortie (portes, fenêtres, aérations etc), mais si on lui donne trop de travail, il accumule, et utilise les organes et tissus (placards)pour stocker. Les métaux lourds suivent eux aussi ce parcours de gestion et se retrouvent dans les différents organes, y compris le cerveau, les os, les muscles, le coeur etc …

Une première étape consiste à nettoyer le circulant et les « lieux de passage » c’est à dire le sang, la lymphe, les intestins etc… et pour se faire j’ai dû avant tout dégager les voies de sortie qui étaient débordées de travail.
Ces voies de sortie ont été nommées les émonctoires, il s’agit du foie, les intestins, les reins, la peau, les poumons, les oreilles, l’utérus, les glandes salivaires, les glandes lacrymales, les amygdales et en fait tous les ganglions lymphatiques. Imaginons que notre corps soit un entonnoir avec du côté du petit embout, l’ensemble des émonctoires. Si nous nous lançons trop rapidement dans un changement d’alimentation, les toxines vont affluer vers la sortie et faute de pouvoir toutes être évacuées elles déborderont et seront ramenées dans le corps et se re-déposeront.

Pour dégager ces voies de sortie, j’ai d’abord arrêté de surcharger mon corps et j’ai arrêté plusieurs aliments différents. J’ai dû être très stricte puisque mon corps était particulièrement débordé. Vous trouverez plus de détails de ce changement d’alimentation dans l’article intitulé « Ma lutte contre la douleur physique et psychique ».

Un des émonctoires le plus mis à mal est le système digestif. Il faut comprendre que la première réaction de notre corps face à l’intoxication aux métaux lourds est la prolifération du candida (levure ayant six espèces pathogènes pour l’homme pas seulement l’albicans), qui abîme nos intestins et se propage sous forme de mycélium (champignon) dans tout notre corps. Son terrain préféré est celui où se sont logés les métaux lourds dans notre corps. D’ailleurs, tout est une question de terrain comme le disait Claude Bernard « Le microbe n’est rien, le terrain est tout » . S’il est notre nettoyeur, je pense aussi que c’est un sale profiteur. Sans ces métaux lourds il ne pourrait rester en nous, c’est son port d’attache. Il n’est donc en vérité pas vraiment notre nettoyeur mais justement l’inverse. Il s’attache aux métaux lourds, se créant tranquillement une demeure…il n’a nullement l’intérêt de faire sortir ces métaux de notre corps, son intérêt est même plutôt de les accumuler pour croître… et oui, au détriment de notre santé… mais lui se fiche pas mal de cela. Ceci dit avec ce terrain intoxiqué aux métaux lourds que nous avons, notre corps ne trouve pas mieux à faire. Une question de terrain. Il faut admettre aussi (je sais c’est difficile au départ, mais les dernières recherches scientifiques vont dans ce sens) que ce champignon est capable de réclamer de quoi le nourrir lui. Car si il est important d’avoir un lieu de vie (les métaux pour lui) il est aussi important d’avoir de quoi se nourrir pour croître.

Nos intestins abîmés ne permettent plus une bonne digestion. En premier lieu, nous ne pouvons plus digérer le gluten et la caséine(protéines des produits laitiers). Suivant notre intoxication et notre état de santé, nous pouvons avoir du mal avec presque que toutes les protéines. D’ailleurs, les allergies ou intolérances alimentaires sont dues à la mauvaise digestion des protéines, entre autre(je reviendrai sur ce sujet plus loin).
Ces molécules (protéines) traversent la paroi intestinale sous forme de gliadinomorphine et caséinomorphine, des toxines, des drogues en fait. Elles peuvent nous créer de nombreux symptômes. Lorsque l’on supprime de notre table, le gluten et les produits laitiers animaux, notre corps nous remercie assez rapidement. Le gluten est une colle, qui tapisse alors nos intestins, empêchant ainsi l’absorption des bons nutriments mais aussi la bonne évacuation des déchets. Les produits laitiers animaux et surtout ceux de la vache posent en vérité plusieurs problèmes. La caséine que l’on digère mal, le lactose qui est un sucre et donc nourrit le candida (les levures adore le sucre), le gras saturé qui chez tous a la capacité de retenir les toxines et le calcium dont on a en vérité pas besoin en aussi grande quantité que l’on veut nous faire croire (de toute façon, on trouve du calcium ailleurs)et surtout le calcium du lait est très peu disponible.

En vérité, nombreux sont les aliments qui sont en fait plus nocifs que bénéfiques pour notre santé. Et la toute première chose à faire est de tranquillement les diminuer, jusqu’à les supprimer totalement dans certaines périodes, plus ou moins longues, suivant notre état de santé et notre souhait de perfection de celle-ci. Rien ne sert de se lancer dans une cure de détoxication si en même temps nous continuons d’alimenter notre corps par des aliments créant des toxines. Ce serait comme essayer d’écoper l’eau d’un bateau qui coule ». Vous connaissez sans aucun doute, un bon nombre de ces aliments, comme le sucre, l’alcool, les snacks, les produits tout prêt, etc…mais vous connaissez peut-être moins l’effet délétère des produits laitiers, du gluten, de la viande nourrit aux OGM et chargées en antibiotitiques, des produits de la mer (mercure)… Il faut donc doucement diminuer ces aliments et les remplacer par des aliments plus en adéquation avec une alimentation santé… Je citerai ici la détoxination par palier de Désiré Mérien, sans le savoir c’est le protocole que j’ai utilisé … enfin, excepté pour les fruits. Donc diminuer d’un côté et rajouter de l’autre des légumes à faible index glycémique et en rotation (verts de préférence notamment pour la chlorophylle et crus) attention ne consommons pas trop de fruits, à cause du fructose (qui nourrit ce foutu candida) ajoutons du bon gras…(et oui, je le fuyais et m’enfonçais sans le savoir) toutes les huiles exceptées celles hydrogénées des supermarchés riches en gras trans, en préférant celles riches en omégas 3, crues et pressées à froid, olive, colza, chanvre, onagre etc …un mélange colza/olive permet un assez bon ratio oméga 3 et 6 …pour les snacks, préférez les oléagineux,mais attention celles-ci contiennent beaucoup d’oméga 6,qui sont pro-inflammatoires et font partie des grands allergènes, le colza lui contient beaucoup d’omégas 3. Préférez les petits poissons, riches en omégas 3 mais qui seront moins chargés en métaux. L’avocat si vous le supportez. Si vous vous lancez, allez-y DOUCEMENT, continuez d’imaginer l’entonnoir.

Donc, en premier, j’ai diminué puis arrêté les toxiques et là, très vite mon corps m’a remercié. Puis, pour ne pas amener trop de travail aux voies de sortie, j’ai éliminé tout ce qui est connu détoxifiant, afin de ne pas sortir plus de déchets des organes et de ne pas encombrer les voies de circulation. J’ai donc arrêté l’oignon, le citron, le chou, les herbes aromatiques, la betterave, etc … en fait tous ces aliments étaient notés plus ou moins problématiques dans mon test d’intolérances alimentaires (vous trouvez ce document dans les annexes)
Cette première phase a duré plusieurs mois chez moi, mais ma toxémie était très importante. Ceci dit, les bienfaits n’ont pas mis beaucoup de temps à se faire sentir mais à chaque écart, je payais très cher.

Tout ceci m’a permis de comprendre que les aliments auxquels nous sommes intolérants sont souvent soient des protéines mal digérées, soient des aliments connus détoxifiants.  Souvenez-vous que le candida englobe les métaux lourds un peu partout dans notre corps. Lorsque l’on cesse de l’alimenter (détoxication par paliers) il commence à mourir et comme tout corps qui meurt, il se décompose et produit des gaz, qui eux donnent des symptômes. Mais aussi en mourant, le candida libère les métaux lourds sur lesquels il vivait. Voilà pourquoi, il ne faut pas se détoxifier trop vite ! Rien ne sert de surchauffer le moteur, sous peine de cramer la résistance. Il ne faut donc pas supprimer trop vite le candida sous peine de déverser trop de métaux d’un coup, que le corps ne saura pas gérer, et donc ces métaux repartiront dans la circulation pour se déposer à nouveau, créant ainsi une nouvelle demeure à notre cher parasite. Le serpent qui se mord la queue. Donc dans un premier temps, ne cumulons donc pas, la détoxination par paliers avec l’utilisation trop importante de ces aliments connus détoxifiants.

Une partie des métaux lourds sort par les urines (d’où les infections urinaires de plus en plus fréquentes) boire de l’eau pure pour aider à l’élimination et diluer, afin d’éviter de surcharger les reins et le système urinaire. Mais la grande partie devrait sortir par les intestins, c’est pourquoi réduire son inflammation est très importante.

Il faut comprendre que d’un côté il faut virer les métaux, et c’est la mort du candida qui les libère, et de l’autre les remplacer par les bons éléments, les acides gras, oméga 3, 6, 9, les vitamines, les bons oligo-éléments, zinc, sélénium, etc…que vous trouvez naturellement dans les aliments adéquats. Vous trouverez ici une liste d’aliments à privilégier
Il y a plusieurs façons d’assassiner le candida, d’une part l’affamer, d’autre part utiliser des aliments qu’il n’aime pas et aussi augmenter la population de ses ennemis, en nourrissant les bonnes bactéries, en privilégiant les légumes riches en chlorophylle. Il semblerait d’ailleurs, que les bonnes bactéries nous aident à chasser les métaux lourds plutôt que de les accumuler.

Gwénola