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Différentes Questions/Réponses sur l’alimentation, le métabolisme, la candidose

Il est clair que dans la jungle des sujets sur l’alimentation on peut aisément y perdre son latin. Voilà 5 ans que je travaille sur le sujet et je n’ai pas fini d’en faire le tour. Bien que le sujet soit extrêmement complexe car de nombreuses choses sont à prendre en compte, car elles interagissent les unes avec les autres, j’essaie de vous aider autant que possible dans votre démarche personnelle vers le mieux-être.
Voici donc un question réponse proposé par Armand.

Avant tout, je tiens à repréciser mon point de vue qui n’a pas changé depuis le début de mes découvertes, je ne pense pas qu’il y ait une alimentation valable pour tous et à chaque instant de notre vie. Ce que je propose sur mon site jusqu’à maintenant est bien une façon progressive d’avancer, avec élimination pas à pas et réintroduction. Donc, il y a bien différentes phases chez des personnes différentes d’où la grande difficulté. Cette façon d’agir est sensée faire un vide des toxines et métaux graduellement, pour éviter les surcharges pour les émonctoires et la réintroduction doit vous permettre de pointer les aliments qui ne vous conviennent pas.

Apprendre à se connaître afin de pouvoir choisir en pleine conscience.

1 – Gwenola Le Dref hier en réponse à un sujet posté, tu as évoqué le terme Die-Off et me suis donc empressé d’aller voir ce que c’était ce fameux « Candida Die-Off », mais pourrais-tu nous en dire un peu plus stp ?
Cela me parait très important en effet car je l’avoue jusqu’à hier je n’avais jamais entendu ce terme et je pense que je ne dois pas être le seul.

Si tu n’as pas entendu parler du terme de « die-off » c’est sans doute parce que c’est un terme anglais mais tu as peut-être entendu parler de la réaction d’herxheimer, c’est à dire la production d’entotoxines à la mort de micro-organismes. Phénomène connu de la médecine. Les crises de guérison sont liées en partie à ce phénomène. Le candida comme tout autre micro-organismes libèrent plus de toxines en mourant qu’à l’habitude, comme c’est le cas pour tout être vivant, comme nous d’ailleurs. L’important est d’avoir conscience qu’avant d’espérer voir du mieux au niveau santé, alors que l’on change d’alimentation il faut évidemment compter sur ces crises, cette adaptation qui peut être plus ou moins douloureuse et plus ou moins longue. Il peut y avoir une première période difficile puis une accalmie et possiblement de nouvelles phases. Une réelle détox des métaux lourds ne se fait pas en quinze jours et rétablir une dysbiose, un SIBO, un intestin irritable, un colon irritable,une candidose etc… demande des mois. Mais il ne faut pas tout mettre sur le compte de cette réaction, si après quelques semaines on ne commence pas à aller mieux c’est fort probable que ce que vous faîtes ne convient pas. Ne soyons pas trop borné non plus même s’il faut une bonne dose de ténacité.

2 – Je pense (mais j’attends avant d’affirmer par mon expérience à venir), que la peau est une carte représentatif de nos organes et que certains endroits sur notre corps reflètent nos intestins qui se font entendre (se manifestent, s’extériorisent ) par des signes de démangeaisons, picotements (comme si on vous piquait avec une aiguille et pourtant on ne voit rien) exemple les cuisses, plat du pied, les bras (biceps) , etc… qu’en penses-tu ?
(attention je ne parle pas uniquement de champignon qui se déclareraient à ces endroits là, non non je parle de manifestations invisibles un peu comme un truc nerveux.

Je peux dire que j’ai fait les mêmes constatations et même au-delà mais je n’ai aucune donnée scientifique sur ce sujet. On parle de réflexologie plantaire et je pense que nos intestins sont une carte de notre corps. Certains aliments viennent alors stimuler plus une certaine zone du système digestif ou faire grossir une population de microbes et le même symptôme va réapparaître. Je ne parle ici que par expériences personnelles, oui je fais des expériences et je suis mon seul cobaye. C’est là qu’on voit la complexité du sujet et que l’on ne peut s’arrêter à des conseils valables pour tous. Il y a des grandes lignes mais ensuite on est bien seul avec soi-même. En supprimant petit à petit les différents aliments qui peuvent poser problème, et en restant quelques jours sur une diète cétogène verte avant de faire des réintroductions on va avoir des données inestimables sur son propre fonctionnement et c’est bien là le plus important, se connaître soi-même. Il faut expérimenter et écouter son corps plutôt que son mental. Et faire fuir les peurs de manquer, les peurs des carences qui elles nous empêchent d’avancer. On connaît l’expression « La peur au ventre » alors ne laissons pas les parasites nous empêcher de prendre les bonnes décisions.

3 – Mis à part les risques d’allergies, les noix sont-ils à éviter ou alors peut-on en manger chaque jour pour son apport de bon gras mais aussi minéraux, protéines et si oui à quelle dose journalière, hebdomadaire et lesquelles privilégier et pourquoi ?

Alors déjà hormis la chlorophylle, je pense qu’il faut éviter autant que possible de manger un même aliment chaque jour et surtout pour tous les aliments que l’on retrouve dans les grands allergènes. Les noix font carton plein en ce qui concerne les mauvais points. D’abord, pas si bon gras qu’on le dit, elles sont surtout pleines d’omégas 6, pro-inflammatoires, hormis les noix de Grenoble qui sont riches en omégas 3 mais hélas aussi en aluminium (voir le fichier sur l’aluminium du Dr Pilette). Les fruits à coques contiennent aussi beaucoup d’amines, de salicylates, bourrées de champignons (surtout ne manger que celles encore dans les coques) Cela ne veut pas dire qu’il ne faut plus jamais en manger mais dans une première phase alors que le ratio omégas3/6 est forcément perturbé par l’alimentation « conventionnelle » que l’on a eu, il vaut mieux s’en tenir à des gras riches en omégas 3, l’huile de colza, les graines de lin trempées (à tester sur soi)… ensuite il faut faire attention au ratio, mais de toute façon on atteint rapidement les quantités souhaitables pour le corps. Ensuite, combien de noix seraient nécessaires pour couvrir les besoins en sélénium par exemple, sans doute très très peu, peut-être 3 seulement et dans ce cas la donne n’est pas la même.
L’huile d’olive est riche en acides gras mono-insaturés et assez pauvres dans ces deux autres polyinsaturés (3 et 6). Bien-sûr les poissons sont riches en omégas 3, mais vu l’intoxication au mercure, je ne vois pas comment on peut encore les conseiller, en tout cas chez les malades d’intoxication. Le methyl mercure, la forme de mercure contenue dans les poissons et fruits de mer comme les algues étant la plus insidieuse et dangereuse.
Il faut savoir que les feuillus verts et notamment vert foncé contiennent toute une palette de bons nutriments et notamment ce fameux oméga 3 et sans aucune contre-indication( sauf les pesticides si industriels), il serait dommage de s’en priver.

4 – Que penser des compléments alimentaires, exemple les vitamines B, B 12, C, D etc.. les mineraux (potassium, zinc, fer etc..) ou aussi spiruline, chlorella et autres herbes vertes magiques ?

Je ne pense pas que la solution soit dans les compléments et ne crois pas aux remèdes magiques, en tout cas tant que la dysbiose et les pathogènes font rage, car ils se serviront de ces compléments pour proliférer.
Les algues spiruline et chlorella sont souvent déjà chargées en métaux avant même de les avaler, elles sont des éponges à métaux comme les champignons. Leur teneur en fer est souvent ce pourquoi elles sont consommées mais le fer sert aussi pathogènes. Pour les autres compléments, je dirais qu’il faut déjà empêcher que les parasites mangent à notre place et que ce que l’on avale ne puisse leur servir et là les légumes verts, encore une fois font bien l’affaire. Ensuite, quand c’est nous qui mangeons, les carences disparaissent, c’est ce qui m’est arrivé.

Concernant la B12, pour les végétaliens il est conseillé de se supplémenter alors que dans les faits il semble que la B12 plasmatique ne soit pas révélatrice et qu’il vaut mieux tester l’homocystéine et l’acide malonique. La carence en B12 survient de plus en plus et ce chez les omnivores, un problème de facteur intrinsèque qui dysfonctionne à cause d’un manque d’acidité gastrique visiblement. Là-dessus je ne conseillerais rien du tout, j’ai pris la décision de ne pas me supplémenter mais cette décision appartient à chacun.

5 – Alors vinaigre de cidre bon ou pas bon pour le candida albicans ? Why ?

Tout ce qui est fermenté est à bannir dans le cas de la candidose. Le vinaigre de cidre serait sensé rétablir l’acidité gastrique mais hélas il fera monter l’histamine, mieux vaudrait alors prendre de la bétaïne Hcl accompagnée de pepsine et d’enzymes pour faciliter la digestion. D’ailleurs côté complément, il vaudrait mieux prendre des compléments qui aident à rétablir une digestion normale plutôt que des minéraux ou vitamines.

6 – Les graines de Courge, de Tournesol et surtout de Chanvre,idéal et recommandé pour la santé ? Si oui quelle dosage ?

Comme d’habitude tout dépend de chacun, certains ne supportent ni les unes ni les autres, on ne peut donc pas dire c’est idéal pour la santé pour tout le monde. Alors dans le cadre d’une rotation, et après avoir vérifié sur soi. Si un aliment te donne envie d’en manger toujours plus tu peux être certain que c’est qu’il active certaines cellules immunitaires qui libèrent aussi de la dopamine et on cherche justement à réduire cette réaction qui libère bien d’autres molécules délétères. La sur-stimulation du système immunitaire est le problème de base finalement. L’inflammation est reconnue étant au centre de quasiment toutes les maladies qui font rage.

7 – Que pensez-vous et qui a utilisé ou utilise le Charbon Actif pour aider à se désintoxiquer des nombreux poisons que nous avons avalés depuis notre plus tendre enfance ? Une petite cure ou une longue cure ?

Une petite cure ponctuelle, pourquoi pas, surtout en cas de dépose d’amalgames ou autre intoxication aiguë mais seulement en s’assurant que le transit ne va pas s’en trouver bloqué, ce qui serait contre-productif. Pour éviter la constipation qui s’en suit, il est conseillé de prendre du sorbitol en même temps, qui est un sucre. Sur du plus long terme, je préfère laisser les fibres faire leur travail, d’autant qu’elles ont bien d’autres utilités comme de permettre de nourrir les bactéries « amies » les colonocytes, et vertes (mais pas hautement fermentescibles) elles empêchent une prolifération des cellules malades, elles permettent aussi aux nutriments d’être absorbés dans la dernière partie du colon et aussi l’homéostasie hydrique et des électrolytes.

8 – Pour combattre le candida albicans faut-il pratiquer un régime cétogène strict ou certains glucides dont ceux des légumes, noix sont tolérées en quantité ?

La diète cétogène stricte a montrée depuis longtemps ses capacités à soigner certaines maladies neurodégénératives comme l’épilepsie, mais elle doit se faire sous suivi et prise de compléments car les risques de carences sont plutôt certains et d’autres problèmes comme la constipation, ce qui me semble contre-productif.

Les gras introduits dans cette diète cétogène sont bien souvent pointé du doigt dans différentes maladies. Mais bon, elle est d’après les résultats un traitement efficace . Je lui préfère comme tu le sais, ce que j’appelle une diète cétogène verte qui ne demande pas de prendre des compléments car elle va fournir tout ce dont on a besoin. D’ailleurs je la dis cétogène mais se situant un peu entre deux il lui faudrait un autre nom. Il n’est pas question de supprimer tous les glucides.

Ici encore, il faut penser à pratiquer la rotation, cela évite d’engendrer la survenue de nouvelles intolérances. Les besoins en glucides vont dépendre de chacun et de son activité physique, le but est de rester faible en glucides, de ne pas dépasser ses besoins, mais pas sans totalement et surtout de prendre soin de ne pas faire grimper le taux de sucre dans le sang. Un équilibre difficile à trouver, une véritable marche sur un fil de funambule, le tout étant d’essayer de ne pas tomber d’un bord ou de l’autre trop souvent. On peut pencher mais l’idéal serait de ne pas chuter.

L’hyperglycémie est ce que l’on cherche surtout à éviter, choisir les aliments à faible index glycémique me semble primordial. Certains parlent de 30g d’autres de 60g, et d’autres plutôt 100g ou jusqu’à 150g. Là encore la progression est importante, si on passe de plein de glucides à 50g d’un coup on va s’affaiblir inutilement et le système immunitaire combattra moins bien le candida par exemple. Il a été montré qu’en présence de corps cétoniques les neutrophiles combattent moins bien le candida, mais la chlorophylle permet de remonter le système immunitaire et les fibres qui atteindront le colon, elles, nourrissent les bactéries amies acidophiles qui vont combattre le candida et créer un milieu qui ne lui convient pas ou moins. Alors peut-on évaluer que cela permet de pallier au problème? C’est ce que je crois suite à mon expérience.

Perso, j’ai été la première année plutôt très bas en glucides, mais j’ai réduit progressivement et je ne les ai jamais supprimé totalement sauf dans les jeûnes qui m’ont déstabilisée, j’en reparlerai plus bas en répondant à une autre question.

Les légumes verts contiennent des glucides de toute façon et en ajoutant quelques légumes à faible index glycémique, on apporte le glucose nécessaire. Les corps cétoniques ont montrés leur capacité à réparer les cellules nerveuses et les bienfaits sont durables même lorsque l’on arrête cette diète. Au moins dans un premier temps, si on supprime totalement les glucides cela entraîne une sur-production de glutamate, excitateur de neurones bien connu. Faire les choses progressivement me semble une bonne façon d’éviter des effets trop douloureux voire dangereux et adapter l’apport de glucides à son activité du moment.

Si l’on regarde du côté de l’intoxication à l’aluminium, celui-ci perturbe le fonctionnement métabolique des mitochondries, cellules productrices d’énergie et moins de glucose est fourni à la cellule, cela peut-être une autre raison pour préférer des corps cétoniques, mais sans doute une question de dose, de balance ici encore.

De plus, comme toujours toutes les mises en cétose ne se valent sans doute pas. Il y a une différence entre la diète cétogène habituelle avec beaucoup de graisses animales, les corps cétoniques de l’huile de coco qui de par leur possible assimilation immédiate me laissent penser qu’ils seront aussi immédiatement assimilés par la prolifération bactérienne en haut du tractus et les corps cétoniques formés par les bactéries amies dans le colon.

9 – Puisqu’il s’avère aujourd’hui que les fruits et/ou jus de fruits (absence de fibres) en grande quantité ne sont pas recommandés, quels fruits peuvent occasionnellement être consommés comme récompense, pourquoi et en quelle quantité journalière, hebdomadaire ?

Le problème dans le syndrome métabolique et tout ce qui l’entoure dépasse celui de l’apport en glucides, lipides, protéines, il touche à des sujets bien plus complexes comme l’homéostasie des minéraux, l’activation des cellules immunitaires, la sur-production des neurotransmetteurs, et les phénomènes de résistance à l’insuline mais pas seulement, à la sérotonine ou la dopamine, les dysfonctionnements hormonaux…etc

Tout est interdépendant d’où l’immense complexité et on ne peut séparer le corps et ses fonctions sans s’égarer. Parfois, ce n’est pas seulement une question de quantité, parfois oui. Les intolérants au gluten savent que c’est zéro gluten qui leur convient et cela peut être la même chose pour d’autres aliments. Je vais exagérer le trait histoire de montrer mon point de vue.

Tu parles de récompense et là est notre grand problème, nous sommes toujours dans la dépendance et ça commence dans nos assiettes justement. Le circuit de récompense ne fonctionne pas qu’avec les drogues connues, le gluten, la caséine en sont un bon exemple. Mais en fait les amines ont toutes ce pouvoir d’action. Si quelqu’un arrête de boire ou de fumer du cannabis ou autre, il est reconnu qu’il aura tendance à s’accrocher à une autre drogue. On ne va pas pour autant lui conseiller de boire pour arrêter de fumer, ou vice versa même si certaines drogues permettent plus facilement de garder une certaine intégration sociale. Bien-sûr, et je l’ai annoncé, j’exagère, comment parler de cela avec les fruits, cela est vrai pour tous les aliments en fait et surtout avec les aliments auxquels nous sommes intolérants et même au-delà de leur teneur en sucre (déjà addictif) ou de leur index glycémique.

Certaines cellules immunitaires en étant stimulées ne libèrent pas seulement des médiateurs chimiques de l’immunité mais aussi de la dopamine, de la sérotonine qui vont agir comme les drogues reconnues sur le système de la récompense. Alors que dire véritablement, choisir des fruits pas trop sucrés c’est une chose mais ce n’est pas suffisant. Il me faut ici reparler du pouvoir fermentescible de certains aliments et donc des fameux FODMAP,
F = Fermentescibles (rapidement fermentés par les bactéries du côlon)
O = Oligosaccharides (fructanes et galacto-oligosaccharides ou GOS)D = Disaccharides (lactose)
M = Monosaccharides (fructose en excès du glucose)
A = And(et)
P = Polyols (sorbitol, mannitol, xylitol et maltitol)

Je vous laisse faire une recherche mais cette diète montre les bienfaits sur le syndrome de l’intestin irritable dans 75 % des cas.

Au-delà des FODMAP, d’autres problèmes interviennent, il vaudrait mieux choisir les fruits et légumes qui contiennent peu d’amines (la banane en contient beaucoup et pourtant pauvre en fodmap) mais aussi peu de salicylates qui feront grimper le taux d’histamine et peu de phénols.

L’acide citrique vient perturber le cycle du phosphate et fera grimper le taux et ceci est problématique pour bon nombre et notamment chez les enfants hyperactifs. J’ai lu que si l’enfant à un ph salivaire à jeûn à 8 ou 9 le problème serait alors avéré. Un antidote serait de prendre du vinaigre de vin (surtout pas de cidre) additionné d’eau et d’un peu de miel. Le cycle des phosphates entre dans différentes fonctions du corps.

Concernant les amines et salicylates tu trouveras un tableau ici.

Sachant tout cela, je pense qu’il faut être très prudent avec les fruits le temps de récupérer suffisamment la santé et surtout pas sous forme de jus puisque sous cette forme on augmente les problèmes dont on vient de parler et pas non plus les fruits séchés pour la même raison.

Évidemment, concernant l’histamine, les amines en général, les salicylates ou autres c’est une question de quantité que toi tu peux supporter dans l’état d’aujourd’hui. Ce que je peux aujourd’hui manger sans obtenir les effets délétères est bien différent d’il y a 4 ans mais je ne doute pas que l’effet soit là mais invisible. Car ce n’est pas parce que quelque chose est absent à notre vue ou notre ressenti qu’il n’existe pas.

Nous avons dans nos cultures une drôle de façon de voir la récompense, la fête… ce n’est pas nécessaire que je détaille je pense.
Peut-être que trouver une façon plus adéquate de se récompenser serait souhaitable. Cela pourrait être se payer un bon massage, un sauna, un petit week end en bord de mer ou que sais-je. Une récompense qui nous aiderait vraiment à continuer d’avancer dans le sens de notre liberté. C’est donc toute une éducation, une culture à réinventer, j’y travaille pour moi-même, les habitudes nous font la vie dure.

10 – La question la plus importante pour moi.
Le jeûne est-il contre-indiqué en ce qui concerne le candida albicans et pourquoi car j’ai toujours pensé que le priver totalement serait bon ou au contraire faut-il l’affamer par une diète verte ou cétogène ? J’ai toujours lu dans les nombreux ouvrages que le jeûne rétablit les désordres, guérit les maladies, alors pourquoi pas ne pourrait-il pas aider à se débarrasser des candida ? Le candida meurent au bout de combien de jours ?

Le jeûne a des capacités étonnantes et cela n’est pas nouveau puisqu’il était pratiqué il y a bien longtemps. Le candida et d’autres pathogènes ont hélas eux aussi des capacités étonnantes d’adaptation. Les bactéries amies n’auront pas les pouvoirs de survie qu’ont les dysmorphiques tels que le candida. Capable de changer d’une forme levure à hyphale ou pseudo-hyphale, blanche ou opaque, spore et l’état de virulence n’est pas, contrairement à ce que l’on entend uniquement la forme hyphale c’est à dire champignon. Elles sont aussi capables de respirer ou de fermenter.

Heureusement le microbe n’est rien, le terrain est tout parce qu’en vérité les levures peuvent rester en dormance pendant des milliers d’années et on l’a vu dans les pyramides par exemple. Les dernières recherches montrent que les différentes formes sont pathogènes notamment la forme chlamydospore. Alors lorsque le candida est dans un milieu nutritif défaillant il jette des spores partout et elles sont toutes aussi invasives que la forme mycélium et celles-ci vont attendre un moment plus propice pour se développer. En gros ce n’est plus un site envahi mais plusieurs.

Franchement, je regrette l’équilibre que j’avais atteint en 2012 avant de faire des jeûnes longs ou la grève de la faim de 18 jours. À suivi le retrait des amalgames et donc une nouvelle déstabilisation. Bien-sûr je me maintiens loin des douleurs physiques ou psychiques mais je ne suis pas au top super forme que j’avais atteint en 2012. En retirant les amalgames j’ai aussi (comme l’explique le Dr Shade) autorisé mon corps à passer à la détoxication des différents tissus. Je crois que c’est le centre Hippocrate qui parle de 7 ans avant d’être désintoxiqué, le temps que toutes les cellules se renouvellent, encore faut-il que la voie de transport vers l’extérieur du corps soit vraiment fonctionnelle, donc difficile de dire. Dans tous les cas, en attendant, je fonctionne, tant physiquement que mentalement et je peux vivre et cela est MERVEILLEUX.

Un problème que l’on retrouve dans différentes maladies comme le cancer, les maladies auto-immunes, les maladies dégénératives est le dysfonctionnement de la fonction apoptotique des cellules, c’est à dire qu’une cellule malade va poursuivre sa progression au lieu de mourir. Le jeûne (les dernières recherches le montrent) a la capacité de raviver les fonctions de l’apoptose et on peut rapprocher ces résultats aux bienfaits apportés par les corps cétoniques.

Les légumes feuillus et la chlorophylle ont aussi ce pouvoir et afin d’éviter que le candida et autres pathogènes profitent de périodes trop restrictives pour proliférer encore plus, je pense qu’il est préférable d’en fournir toujours au corps, cela permet un apport en bons nutriment, évite l’acidose trop poussée, renforce le système immunitaire etc

Donc le jeûne hydrique ou même une restriction calorique trop poussée, oui pourquoi pas, mais pour ceux qui sont en bonne santé alors… et encore. Quand on sait que le candida prend de plus en plus de place, j’imagine que malgré tout garder une dose de vert serait sans doute plus profitable. Il est aussi connu que les périodes de famine ont donné de la place au candida, on voit bien le ventre gonflé de ses pauvres petits affamés. Les guerres ont aussi été de bonnes périodes pour le candida et autres pathogènes résistants. Les bactéries amies moins résistantes en mourant laisseront plus de place aux pathogènes.

11 – Que pensez-vous des lavements pour aider le colon à se débarrasser des mauvaises bactéries ?

Pourquoi pas dans les premiers temps, histoire de se débarrasser de vieilles selles, d’anciens déchets, mais pour moi cela devrait plutôt rester très ponctuel, et ne pas venir pallier en continu des problèmes de constipation, le mieux étant de retrouver une fonction digestive normale.

12 – Hormis l’eau quelles sont les boissons permises/pas trop maîtrisés/très bonnes pour le corps ?
(Café, thé déconseillés voir interdits) mais qu’en est il des tisanes que l’on trouve en petit sachets emballés en plastic?

Café, thé, boisson pétillantes (CO2), boissons sucrées ne rentrent pas dans le cadre d’une alimentation santé. Pour les tisanes, on peut reparler du problème du système immunitaire, on cherche à supprimer la sur-stimulation car c’est de là que vient l’inflammation.

On peut être intolérant à tout et rien, voilà encore une fois pourquoi on ne peut pas conseiller un remède valable pour tous. Les hypersensibles réagissent à presque tout.

Les herbes sont aussi très riches en salicylates.

Le café, tout comme la cigarette, le cannabis mais aussi le curcuma sont des inhibiteurs d’amine-oxydase et en cas de surcharge d’amines, d’histamine, dopamine, sérotonine etc si cette enzyme ne fait plus son travail d’élimination de ces molécules on va être surchargé.

Ce qu’il faut c’est ne pas dépasser les capacités d’élimination de notre corps et comme dans les premiers temps il déborde, mieux vaut s’en tenir à l’eau. On peut s’autoriser sans doute de la verveine, du rooïbos, du tilleul, etc mais pas à longueur de journée et se souvenir que l’eau sera sans doute le meilleur choix (pour commencer en tout cas).

13 – Je suis vegan dur et pur… je ne consomme pas de cosmétiques ni de cuir etc. (mais comme il ne faut jamais dire jamais, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…)
Nous sommes quand même les descendants de chasseurs cueilleurs…
Il n’y a que les oeufs provenant d’un élevage naturel (respectant la poule, enfin si on peut parler ainsi) qui pourrait me faire FAIRE une exception après presque 20 ans d’abstinence.
Donc l’oeuf pourrait-il m’apporter quelque chose que je ne puisse trouver ailleurs ou m’aider à être en meilleure santé, m’apporter un vrai plus ?

C’est une question intéressante, un sujet encore une fois compliqué et je te félicite d’oser remettre en question ton véganisme pur et dur. Tu le sais, ma démarche vers le mieux-être s’est faite sans protéines animales et même avec quasiment aucun aliment reconnu riche en protéines, pas de fruits à coques du tout, pas de céréales hormis très très peu de riz, très peu de sarrasin, quasiment pas de légumineuses en petites quantités et pas plus d’une fois par semaine, des crucifères pareil en vraiment toutes petites quantités et quasiment jamais, et plusieurs autres évictions et aussi étrange que cela puisse paraître les carences que j’avais ont disparues et mon auto-immunité fait elle aussi partie des souvenirs (revérifié il y a un an et pas de retour ni des carences ni ni des auto-anticorps). Ce que j’ai fait alors c’est réduire l’inflammation et donc le parasitisme, la candidose et ainsi j’assimilais complètement ce que j’avalais.
Mais rien de ces choix n’étaient en fait idéologiques, si pour récupérer la santé j’avais dû manger de la viande (de qualité cela va de soi et éthique si on peut dire) je l’aurais fait. J’aime les animaux et ne souhaite nullement leur faire du mal et pense que la production animalière est une catastrophe que l’on ne peut choisir de soutenir mais je dois sans doute avant tout honorer ma propre vie même si je ne pense pas qu’elle vaille mieux que celle d’une vache, d’une truite ou même d’une plante. Pour moi la conscience ne se cantonne pas dans les humains, ni même les animaux, je la ressens dans les plantes ou même dans les minéraux, les métaux, enfin une organisation ou tout cela est lié et il serait intéressant sans doute de s’intéresser à l’anthroposophie.

On entend beaucoup parler des chasseurs cueilleurs c’est vrai, et beaucoup se portent mieux en adoptant un régime paléo mais cela n’a finalement rien d’étonnant puisque se faisant on supprime des aliments comme les céréales, le lait et autres produits néfastes. Mais nous sommes en évolution constante et épigénétiquement les choses changent plus vite qu’on le pense.

Que pourraient apporter les animaux, les œufs que tu ne trouves pas ailleurs ? Mon cas personnel me fait penser rien du tout et en plus les œufs sont de très grands allergènes. Mais mes recherches m’ont menées sur ce besoin de protéines animales dont parlent les médecins toxicologues ou ceux qui s’intéressent aux malades psychiques et la nutrithérapie.

Selon certains, le besoin en produits animaux se situe surtout dans l’homéostasie zinc/cuivre. Le zinc se retrouve cofacteur d’un sacré nombre de fonctions corporelles notamment hormonales et enzymatiques et les végétaux en sont plutôt pauvres. Les fruits beaucoup trop riches en cuivre et aussi en sucre épuisent les réserves en zinc, alors que les métaux lourds font déjà des dégâts de ce côté. Certains végétaux et notamment les feuillus contiennent quand même de bonne quantité de zinc et autres nutriments essentiels donc comme je le dis souvent (à qui veut l’entendre) tout dépend du végétalisme ou omnivorisme pratiqué, il y a dans ces termes toutes une palette de différentes façons de s’alimenter.

Ensuite, il y a la cystéine qui est apparemment très importante, et qui participe à de nombreuses fonctions comme la méthylation et donc la formation d’ADN mais d’autres publications montrent que l’on peut vite en avoir trop et obtenir un effet inverse au niveau de la détoxication et ainsi faire rentrer plus de métaux dans le cerveau. La cystéine est importante dans le métabolisme des molécules qui servent à la détoxication des métaux lourds mais on retrouve souvent un dysfonctionnement à ce niveau. Trop de cystéine pourrait bloquer la bonne marche.

Dans le cadre du syndrome métabolique à l’origine de nombreuses maladies, les acides gras saturés présents dans les animaux montrent largement leurs méfaits, ils participent à l’inflammation et à la résistance à l’insuline tout comme les aliments à forts index glycémique mais d’autres publications les disent nécessaires.

Dans la diète cétogène il est dit que ces acides gras saturés soignent ou alors peut-être est-ce plutôt l’absence d’autres aliments comme les céréales, le sucre en général… les corps cétoniques qui ont fait leurs preuves dans le soin de maladies neurodégénératives peuvent être obtenus par fermentation dans le colon par des bactéries amies, ces acides que sont les corps cétoniques feront un milieu moins agréable au candida.

Peut-être que sur une courte période tu aurais besoin de protéines animales, au moins pour rééquilibrer la flore en nourrissant d’autres micro-organismes que ceux que tu as trop privilégier durant ton végétalisme/frugivorisme.

14 – Dans quels légumes peut-on trouver le plus et les meilleurs prebiotiques ?

Je te ramène vers la question sur les fruits et les FODMAP mais je souhaite faire plus de recherches sur les différentes fibres car il est clair que toutes ne se valent pas.
Si dans un premier temps, dans la phase d’attaque on va réduire les apports en différentes fibres pour diminuer la population microbienne, je pense qu’au moment où on va faire les réintroductions les fibres résistantes, l’amidon résistant seront de bons prébiotiques pour la flore amie dans le colon. Cet apport de fibres est reconnu par de nombreuses recherches comme bénéfiques. Donc, tout dépend toujours de sa situation personnelle, d’où on en est.

15 – Faut-il prendre en complément des pro biotiques ? Si oui lesquels prenez vous et si non, ben pourquoi?

Il se peut que cela puisse aider mais je dirais surtout pas dans un premier temps car d’une on est déjà plutôt en surpopulation et les pathogènes ne vont pas se laisser faire, mieux vaut d’abord réduire leur population. Par contre au moment de la réintroduction pour avoir plus de chance de créer une bonne nouvelle flore, j’imagine que c’est sans doute une bonne idée. Enfin, encore faut-il en trouver sans les aliments auxquels nous sommes intolérants et ça c’est pas gagné.

Personnellement, je ne peux me résoudre à cela et c’est possiblement une erreur, mais sachant les effets du microbiote sur le psychisme et même au-delà, et ayant eu déjà beaucoup de troubles de la pensée et de la personnalité sans parler de l’humeur, de la communication, des hallucinations et autres joyeusetés, maintenant que je me sens bien, que je ne souffre plus de tout cela je ne veux pas prendre le risque d’être à nouveau perturbée.

Dans le cadre d’une candidose mais il n’est jamais seul, j’ai souvent lu que le meilleur est une autre levure, la saccharomyces boulardii. J’avais eu quelques échanges avec le professeur Reichelt, lui avait demandé conseil pour ma fille et lui m’avait conseillé du probiozym (nom norvégien) qui contient Lactobacillus rhamnosus Lactobacillus crispatus Lactobacillus acidophilus Bifidobacterium bifidum.

Dans les faits, sans changements alimentaires, la prise de probiotiques paraît bien inutiles et chez de nombreuses personnes aggravent même leur digestion. Il semble qu’il ne faille pas nécessairement choisir ceux qui sont les plus riches en nombre total de bactéries, mais avoir différentes souches et aussi faire attention que ces bactéries soient conditionnées de manière à atteindre la zone que l’on souhaite sans mourir avant.

Beaucoup de si donc…. et il y en aurait beaucoup encore à dire

Bien à vous.
Merci d’exister, merci d’être là, merci d’être vous tout simplement, merci d’avoir pris conscience d’être….

Merci à toi aussi Armand, j’espère que ces quelques réponses pourront t’aider ainsi que d’autres dans vos choix.

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La cétose, remède miracle ?

Mon expérience personnelle a été époustouflante et quasi miraculeuse, et l’on pourrait presque penser que j’ai obéi à une formule du genre « Lève-toi et marche ». Mais la récupération de ma santé n’est pas tombée du ciel. C’est bien vrai qu’il faut s’aider soi-même si l’on veut que le ciel nous aide.
Pour moi avec certaines informations, certains changements, les miracles sont possibles.
Puissent-ils se multiplier chez un maximum de malades.

La cétose

Face au syndrome métabolique, l’une des causes majeures de maladies, de morts prématurées et d’abaissement de la qualité de vie, les corps cétoniques et la cétose sont l’objet de nombreuses publications.

La cétose est un état du métabolisme humain induit par les diètes faibles en glucides.

Une alimentation faible en glucides permet de maintenir un faible taux d’insuline et un taux élevé de glucagon, ce qui entraîne la synthèse de corps cétoniques par le foie et leur utilisation comme source d’énergie, à la place du glucose, par les principaux organes et notamment le système nerveux central, d’où l’intérêt dans la prise en charge des troubles neurologiques.

Dans les graisses corporelles, le taux faible d’insuline provoque la dégradation des triglycérides et libère des acides gras. Le taux élevé de glucagon provoque une libération de glycogène par le foie. Une fois le glycogène épuisé, le foie va synthétiser des corps cétoniques à partir des acides gras puisés dans le sang.
Si le corps trouve suffisamment d’acides gras il ne puise pas dans les réserves de protéines, et on perd avantageusement plutôt la graisse que le muscle.
La restriction calorique et le régime cétogène ont en commun une réduction des glucides. Aujourd’hui, ils attirent de plus en plus de malades en quête de soulagement et de solutions qu’ils ne trouvent pas ailleurs.

Les corps cétoniques ont été diabolisés à cause de l’acidocétose bien connue qui survient lors de graves hyperglycémies chez des personnes diabétiques, lors de carences profondes en insuline.
Lorsqu’il n’y a pas d’insuline, le glucose ne peut pénétrer les cellules. L’organisme commence alors à puiser dans les réserves de graisses. La décomposition des réserves de graisses produit des dérivés acides appelés « corps cétoniques ». Seulement le corps a aussi besoin d’insuline pour utiliser les corps cétoniques. Sans insuline il y a alors accumulation et s’en suit l’acidocétose. (1)

Pour une personne qui n’a pas de problème de production d’insuline, les corps cétoniques sont utilisés comme carburant et éliminés soit par les poumons, soit par les urines.
La diète cétogène est utilisée avec succès depuis les années 1920 dans les cas d’épilepsies, elle a ensuite été abandonnée lors de l’avènement des traitements pharmaceutiques apparus dans les années cinquante. (sauf dans les cas d’épilepsies résistantes aux traitements)

L’adaptation à l’énergie cétogène ne se fait cependant pas sans effets secondaires : maux de tête, mauvaise haleine, faiblesse et douleurs musculaires, fatigue et brouillard mental, constipation ou diarrhée, pour ne citer que les symptômes d’adaptation les plus banaux. Le mieux est demander soutien à son médecin. Ces effets disparaissent une fois céto-adapté.

Le pouvoir des corps cétoniques

Il existe des preuves provenant d’essais cliniques et d’études sur des modèles animaux que le régime cétogène est efficace dans un large éventail de maladies neurodégénératives dont la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson, et peut également avoir un effet protecteur dans les lésions cérébrales traumatiques, l’hypoxie/ischémie et les attaques cardiaques. (2)(5)
Une étude et un rapport de cas ont indiqué que des enfants atteints de désordres du spectre autistique traités avec un régime cétogène ont montré une diminution des crises et une amélioration comportementale. (3)
Bien que le mécanisme ne soit pas encore complètement élucidé, la restriction calorique et la diète cétogène ont aussi montrées des propriétés anti-cancéreuses. (6)

Les corps cétoniques qui sont élevés lorsque les niveaux d’insuline et de glucose dans le sang sont faibles, affectent négativement la prolifération de différentes cellules malignes in vitro. En outre, de nombreux patients cancéreux comme toutes les personnes souffrant de syndrome métabolique présentent un métabolisme du glucose altéré caractérisé par une résistance à l’insuline. (7)

Le concept de l’adaptation métabolique cérébrale dans diverses conditions physiologiques et pathologiques n’est pas nouveau, mais il a fallu la contribution de nombreuses études depuis de nombreuses années pour briser le dogme précédemment accepté du métabolisme cérébral.
Il est clair que le glucose n'est pas le seul carburant du cerveau, d'autres substrats doivent être considérés dans les défis métaboliques, et la maturation cérébrale. (5)(6)
Personnellement, mon corps et mon cerveau fonctionnent avec des corps cétoniques, ce qui n’est absolument pas le cas avec le glucose, et ceci n’est pas étonnant vu comment l’aluminium perturbe le métabolisme. (pour ceux qui ne connaissent pas mon histoire)

Le rôle des mitochondries

Il y a de plus en plus de preuves que les dysfonctionnements mitochondriaux jouent un rôle crucial à un moment donné au cours de la neurodégénérescence. On retrouve ici bien-sûr le lien avec le syndrome métabolique. (8) L’autisme, le TDAH, la schizophrénie, la maladie de Parkinson, la dépression, l’anxiété, le trouble bipolaire, la maladie d’Alzheimer, etc sont tous liés à un dysfonctionnement mitochondrial dû à l’inflammation.

Le dysfonctionnement mitochondrial contribue aux maladies cardiaques, au diabète de type 2, aux maladies auto-immunes, au vieillissement prématuré, au cancer, la sclérose latérale amyotrophique, à la fibromyalgie, la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, les troubles du sommeil, les maladies inflammatoires intestinales, l’obésité et à d’autres maladies.

Si la plupart des maladies sont le résultat de l’inflammation et d’un dysfonctionnement du métabolisme des mitochondries, le plus important est de leur fournir le meilleur carburant possible. Les mitochondries représentent 1/10ème du poids total du corps, soit plus de dix millions de milliards de mitochondries.

Les mitochondries produisent l’énergie de nos cellules, sous forme d’adénosine triphosphate, le fameux ATP. Il est couramment admis qu’elles fonctionnent grâce au glucose alors qu’elles marchent mieux avec des corps cétoniques, de plus en diminuant la production de déchets (radicaux libres) elle procure un effet anti-vieillissement, et favorise la production de GABA, qui a une action calmante. La diète cétogène montre aussi une action bienfaitrice contre la douleur. (9) Elle permet d’abaisser le taux de triglycérides, de cholestérol LDL et de la glycémie et augmente le taux de HDL, dit bon cholestérol, différentes conditions retrouvées dans le syndrome métabolique. (10)

Risques et effets sur le long terme de la diète cétogène

En dehors des effets secondaires d’adaptation dont j’ai parlé plus haut, la diète cétogène habituelle peut poser différents problèmes comme les carences en vitamines et minéraux que l’on prévient avec des compléments, une possible hypoglycémie, une déshydratation ainsi qu’une augmentation du risque de lithiases urinaires ou pierres aux reins et de la constipation due au manque de fibres (un complément est conseillé).
Il n’y a pas beaucoup d’études sur le long terme concernant la diète cétogène mais au moins une est intéressante.
Une étude a été menée sur le régime cétogène sur une période de 5 ans dans le traitement du syndrome de déficience du transporteur de glucose de type 1 (GLUT-1 SD). Ce syndrome génère une carence en GLUT1, une protéine qui est utilisée pour le transport du glucose à travers la barrière hémato-encéphalique. Donc moins de glucose est disponible dans le cerveau. On retrouve des convulsions, un retard de développement, une microcéphalie (essentiellement un petit crâne) et des manifestations neurologiques y compris la spasticité, l’hypotonie et de l’ataxie (que l’on retrouve dans d’autres troubles neurologiques). Comme dans l’épilepsie, ils ont recours au carburant de remplacement, les corps cétoniques. Ils ont évalués les effets à long terme (5 ans) d’un régime cétogène sur la composition corporelle et minérale osseuse. Cette étude montre que la diète cétogène ne provoque pas d’effets négatifs sur la composition corporelle, le statut minéral osseux ou même sur la densité osseuse. (11)

Personnellement, voilà maintenant 4 ans que je suis une alimentation différente et ma santé est tellement meilleure qu’avant, en fait je reste loin des symptômes tant que je m’y tiens.
Je dirais que je suis une diète cétogène, mais étonnamment avec peu de gras (juste de l’huile sur les légumes). Une diète cétogène végétalienne, c’est pas habituel, et c’est pour cela que je l’appelle verte. Une alimentation très riche en légumes verts, faible en calories, faible en glucides mais pas sans mais je fais attention à l’index glycémique (entre autre), faibles en protéines (aucune animale en tout cas). Vous trouverez différentes listes d’aliments ici pour la candidose, ici sur les amines et ici sur les salicylates.

Le syndrome métabolique touche de nombreux malades et l’on sait que les régimes pauvres en glucides sont les plus probants pour protéger de ce syndrome. La restriction calorique et la diète cétogène permet de diminuer l’expression de nombreuses maladies.
Mais comme dans une alimentation dite conventionnelle, il y a plusieurs façons d’atteindre l’état de cétose et la plupart des diètes cétogènes ou faibles en glucides proposées ici ou là ne m’auraient pas convenues. C’est pour cette raison que je pratique la plupart du temps ce que j’appelle la diète cétogène verte.

Gwénola Le Dref

1- http://www.chups.jussieu.fr/polys/diabeto/POLY.Chp.8.html Acidocétose diabétique : physiopathologie, étiologie, diagnostic, traitement
2- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2367001/ Neuroprotective and disease-modifying effects of the ketogenic diet
3- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25072037 Potential therapeutic use of the ketogenic diet in autism spectrum disorders.
4- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14649719/ Ketogenic diet increases glutathione peroxidase activity in rat hippocampus.
5- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2857668/ Cerebral metabolic adaptation and ketone metabolism after brain injury
6- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2649682/ The neuroprotective properties of calorie restriction, the ketongenic diet, and ketones bodies
7- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3267662/ Is there a role for carbohydrate restriction in the treatment and prevention of cancer?
8-http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24119854 Mitochondrial dysfunctions in Parkinson’s disease.
9- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22470316 The nervous system and metabolic dysregulation: emerging evidence converges on ketogenic diet therapy.
10- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2716748/ Long-term effects of a ketogenic diet in obese patients
11- http://www.nutritionjrnl.com/article/S0899-9007(14)00044-6/abstract Long-term effects of a ketogenic diet on body composition and bone mineralization in GLUT-1 deficiency syndrome: A case series

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Le blocage d’une enzyme en cause dans l’addiction

Cet article fait partie d’un dossier sur les
« Addictions, troubles psychiques, neurologiques, endocriniennes »

La monoamine oxydase (MAO) est une enzyme. Une enzyme est une molécule qui permet à certaines réactions d’avoir lieu dans le corps ou les accélère. Trop ou trop peu d’enzymes neuronales affectent directement l’humeur et le comportement des personnes.
La monoamine oxydase permet de métaboliser puis de dégrader les monoamines (dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, la sérotonine et l’histamine …), une fois qu’elles ont fini leur travail de transmission de message. La MAO-A métabolise et inactive de préférence la sérotonine et aussi l’adrénaline et la noradrénaline. La MAO-B métabolise et inactive la phényléthylamine. La dopamine est métabolisée par les deux.

La monoamine oxydase est présente dans le système nerveux, le foie, le tractus gastro-intestinal, les membranes mitochondriales et les plaquettes et est constituée de deux sous-types, la MAO-A impliquée dans les conditions psychiatriques et la dépression et la MAO-B dans les maladies neurodégénératives.

Dans la maladie cœliaque, qui est une intolérance permanente au gluten, maladie auto-immune qui attaque la paroi intestinale, on retrouve de bas niveaux de monoamine oxydase. Ce défaut d’enzyme étant plutôt attribué par la recherche à des dommages cellulaires plutôt qu’au résultat de l’action d’un inhibiteur spécifique. Ces dommages cellulaires sont des effets connus des métaux lourds qui sont mutagènes.

Les métaux lourds ont la particularité de perturber tout le métabolisme dont l’activité des enzymes. Les métaux lourds entraînent l’oxydation prématurée des monoamines (entre autre, bien-sûr), on peut alors imaginer que les drogues qui font monter le taux de celles-ci, soit en produisant plus de ces neurotransmetteurs, soit en bloquant l’action de la monoamine oxydase, servent de remèdes.
D’ailleurs, les inhibiteurs de la MAO-B sont utilisés dans la maladie de Parkinson.
Il est pensé que la MAO-B convertit certains acides aminés provenant de l’alimentation, appelés des « protoxines » en toxines qui peuvent causer des dommages aux neurones et peut contribuer à la cause ou au déclin dans la maladie de Parkinson. L’inhibition de la MAO-B peut donc mettre un terme à ce processus et ralentir l’évolution de diverses maladies neurodégénératives. On retrouve encore ici, une certaine utilité des drogues qui empêchent le fonctionnement de la monoamine oxydase en tout cas B et donc diminueraient la formation de ces toxines.

Des inhibiteurs de la MAO-A sont utilisés pour traiter les dépressions mais peu, de par les effets secondaires hypertenseurs et le besoin d’adapter le régime alimentaire (supprimer les aliments à forte teneur en tyramine) et la possible survenue d’un syndrome sérotoninergique, c’est à dire trop de sérotonine qui entraîne alors dans une forme modérée, une modification de l’état mental, une agitation, des tremblements, des myoclonies (contraction musculaires rapides), des sueurs, des frissons, ou une forme plus grave montrant des troubles de la conscience, des manifestations de dysautonomie neurovégétative (atteinte du système nerveux autonome), des symptômes neuromusculaires. Il peut y avoir hyperleucocytose (inflammation), augmentation de la créatine phospho kinase (CPK qui catalyse la libération d’énergie) et acidose métabolique (baisse du pH dans le secteur extracellulaire plasmatique).

L’inhibition de la monoamine oxydase a pour conséquence trop de sérotonine qui entraîne des symptômes que l’on retrouve aussi dans les maladies neurologiques ou psychiques. De nombreux patients souffrant en fait d’une addition de symptômes.

Cette enzyme, la monoamine oxydase est aussi importante dans les addictions. Voyez l’article précédent dans ce dossier « Les dysfonctionnements des neurotransmetteurs dans les addictions » On comprend alors comment le fait de prendre des drogues pourrait tout à fait être une tentative de soulagement des symptômes. Seulement, traiter le symptôme n’est pas traiter la cause et on se retrouve avec les effets secondaires comme pour les médicaments d’ailleurs.

L’expression de la MAO-A est réduite dans 95,4% des patients atteints de cancer humains par rapport aux témoins non cancéreux mais pas celle de la MAO-B. Plusieurs études épidémiologiques montrent qu’il y aurait un risque plus élevé de cancer chez les personnes prenant des antidépresseurs sous forme d’inhibiteurs de la monoamine oxydase A. La cigarette contient cet inhibiteur de la monoamine oxydase A.

Il y a vraiment un lien entre dépendances, troubles psychiques ou neurologiques, ce lien ne se retrouvant pas seulement dans le cerveau bien-sûr, car les neurotransmetteurs, sont à 80% d’entre eux, produits par le système digestif et envoyés au cerveau via le nerf vagal. Cet article pourrait vous intéresser « Troubles psychiques, neurotransmetteurs, microbiote »

Rappelons nous que tout ce que l’on mange, boit, fume, s’injecte (vaccins y compris) et met dans notre corps, peu importe le moyen d’entrée vient agir sur la production de neurotransmetteurs, ou d’hormones ou d’enzymes etc d’où le lien étroit de toutes ces maladies avec l’alimentation et donc la possibilité, au minimum de réduire leur expression.

Aussi, l’inhibition de la monoamine oxydase qui agit comme nous l’avons vu sur le taux de neurotransmetteurs qui circulent dans le cerveau va avoir un effet direct sur la glycémie et donc sur la prolifération du candida.
Toujours le cercle vicieux duquel nous devons tenter de sortir.

Gwénola Le Dref

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17229101 Monoamine oxidase A rather than monoamine oxidase B inhibition increases nicotine reinforcement in rats.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/6325288 Cannabis extract, but not delta 1-tetrahydrocannabinol, inhibits human brain and liver monoamine oxidase
http://lettre-cdf.revues.org/283
http://www.cnsspectrums.com/aspx/articledetail.aspx?articleid=1791 Monoamine Oxidase Inhibitors: A Modern Guide to an Unrequited Class of Antidepressants
http://en.wikipedia.org/wiki/Monoamine_oxidase_inhibitor Monoamine oxidase inhibitor
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23850513 The interactions of caffeine with monoamine oxidase.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1647467/ Decreased duodenal monoamine oxidase activity in coeliac disease.
http://www.biomedcentral.com/1471-2164/9/134 An indicator of cancer: downregulation of Monoamine Oxidase-A in multiple organs and species

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