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Stress oxydatif, radicaux libres et antioxydants dans la maladie et dans la santé

Notre corps a besoin d’oxygène mais son utilisation donne naissance à des éléments nocifs nommés les radicaux libres. Ces radicaux libres sont des atomes qui se baladent dans notre corps avec un électron solitaire et cherchent pour être stable à « se marier », alors ils captent un électron sur d’autres molécules qui deviennent elles-mêmes instables. Un phénomène de cascade a ainsi lieu.

Ces radicaux libres sont comme la rouille sur le métal.

D’ailleurs, je me souviens de cette fois en 2011, face à une grosse carence en fer, suite au vaccin fait quelques mois auparavant, où prenant du lithothamne prescrit par un médecin phytothérapeute, je m’étais mise en deux jours à sentir véritablement la rouille. Le professeur Exley, grand spécialiste de l’aluminium déconseille d’ailleurs la complémentation en fer chez les intoxiqués à l’aluminium, ceci aggravant l’oxydation dit-il.

Les antioxydants sont des éléments sensés contre-carrer l’oxydation entraînée par ces espèces réactives à l’oxygène ou radicaux libres. Sensés donc offrir un électron à ces éléments.

En fait, ces radicaux libres et les oxydants peuvent être nocifs ou utiles pour le corps. Ils sont produits soit à partir de métabolismes cellulaires internes, soit à partir de sources externes (pollution, facteurs environnementaux, alimentation (intolérances alimentaires), fumée de cigarette, radiation, médicaments). Si la production des radicaux libres dépassent leur destruction alors leur accumulation dans le corps génère un phénomène appelé stress oxydatif. Ce processus joue un rôle majeur dans le développement des maladies chroniques et dégénératives telles que le cancer, les maladies auto-immunes, le vieillissement, la cataracte, la polyarthrite rhumatoïde, les maladies cardiovasculaires et neurodégénératives.

Contre le stress oxydatif, le corps produit naturellement des antioxydants, ou ils sont fournis par l’alimentation voire par l’apport de suppléments.

À petites doses, ces radicaux libres participent au processus de maturation des cellules et peuvent agir comme des armes pour le système de défense de l’hôte. En effet, certains globules blancs, les phagocytes (neutrophiles, macrophages, monocytes) libèrent des radicaux libres pour détruire les microbes pathogènes.

Mais, quand les radicaux libres sont produits en excès alors le phénomène du stress oxydatif commence. Ce stress oxydant altèrent réellement les cellules, les protéines, les lipides et même l’ADN.

Cancer :
Par exemple, le tabagisme est une source de dommages oxydatifs de l’ADN qui peuvent contribuer au développement du cancer du poumon et d’autres tumeurs.
La corrélation hautement significative entre la consommation de graisses et les taux de mortalité dus à la leucémie et aux cancers du sein, de l’ovaire et du rectum chez les personnes âgées peut refléter une plus grande oxydation des lipides (peroxydation lipidique).

Maladies cardiovasculaires :
Des études ont fourni des preuves précieuses soutenant le rôle du stress oxydatif dans un certain nombre de maladies cardiovasculaires telles que l’athérosclérose, l’ischémie, l’hypertension, la cardiomyopathie, l’hypertrophie cardiaque et l’insuffisance cardiaque congestive.

Problèmes neurologiques :

Le stress oxydatif a été étudié dans des maladies neurologiques incluant la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), la perte de mémoire, la dépression.

Maladies pulmonaires :

Il existe maintenant des preuves substantielles que les maladies pulmonaires inflammatoires telles que l’asthme et la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) sont caractérisées par une inflammation chronique et un stress oxydatif.

La polyarthrite rhumatoïde :

C’est une maladie auto-immune caractérisée par une inflammation chronique des articulations et du tissu environnant avec une infiltration de certaines cellules activées du système immunitaire. Le stress oxydatif dans diverses maladies rhumatismales est prouvé par des niveaux élevés de lipides oxydés (isoprostanes et prostaglandines).

Néphropathie :

Le stress oxydatif joue un rôle dans une variété de maladies rénales telles que la glomérulonéphrite et la néphrite tubulo-interstitielle, l’insuffisance rénale chronique, la protéinurie, l’urémie.
La néphrotoxicité de certains médicaments tels que la cyclosporine, le tacrolimus (FK506), la gentamycine, la bléomycine, la vinblastine, est principalement due au stress oxydatif par peroxydation lipidique.
Les métaux lourds (cadmium, mercure, aluminium, plomb…) et les métaux dits de transition (Fer, Cuivre, Cobalt, Chrome) sont de puissants inducteurs de radicaux libres.

Maladie oculaire :

Le stress oxydatif est impliqué dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge et les cataractes en modifiant divers types de cellules dans l’œil.

Diabète : Les résultats expérimentaux ont montré un lien entre le vanadium et le stress oxydatif dans l’étiologie du diabète.

Le stress oxydatif et l’inflammation sont donc mis en cause dans de multiples pathologies pour ne pas dire presque toutes. Pour réduire l’impact et la survenue de ces maladies le premier pas est donc de réduire la production des radicaux libres.

Le meilleur chemin, plutôt que de prendre des compléments afin de pallier le problème, sera de s’éloigner le plus possible des producteurs de stress oxydant : pollution, facteurs environnementaux, alimentation (intolérances alimentaires), fumée de cigarette, radiations, médicaments non nécessaires…

C’est ce qui m’a permis de remonter la pente mortelle sur laquelle j’étais. Comme chaque année pour les fêtes et toujours dans le souhait de passer le message d’espoir de mon expérience personnelle, vous pouvez acheter mon livre à moins 25%.
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Gwénola Le Dref

Quelques références:

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3614697/ Free Radicals, Antioxidants in Disease and Health
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15892631 Metals, toxicity and oxidative stress
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0248866300800569 Isoprostanes: nouveaux marqueurs du stress oxydant

Vouloir manger sain n’est pas une pathologie mais une médecine efficace

Les personnes ayant décidé de prendre en main leur santé par l’alimentation ne s’imposent pas un régime restrictif : au contraire, elles découvrent en général de nouvelles saveurs, de nouvelles façons de cuisiner et d’accommoder les mets, ce qui est très enrichissant et met les papilles en éveil !
Cerise sur le gâteau : elles se sentent tellement mieux dans leur corps et dans leur tête : fini acné, maux de tête, fatigue chronique, problèmes digestifs de tout ordre pour ne citer que quelques uns des troubles bénins dont beaucoup de monde se plaint.

Et que dire de toutes ces personnes qui justement ne se sont pas lancées dans la prise en charge de leur santé par l’alimentation sans raisons médicales le justifiant (j’en fais partie).
Avec 25 millions de malades chroniques en France dont un enfant sur deux : fibromyalgie, maladie de Crohn, trouble bipolaire, polyarthrite rhumatoïde, hyperactivité, asthme, autisme, cancer …. enfin la liste est trop longue. De nombreux malades voient leur santé vraiment améliorée, alors que personne ne leur offre d’alternatives efficaces.
Certains bien au contraire retrouvent le plaisir de sortir de chez eux et de rencontrer à nouveau leurs amis, leur famille, puisqu’ils se sont éloignés de la souffrance continuelle.

Et puis, ne serait-il pas important de préconiser un peu de prévention et de retrouver le sens des paroles d’Hippocrate, père reconnu de la médecine « Nous sommes ce que nous mangeons » et « Que ton aliment soit ton seul médicament »

Éprouver du plaisir est important et nous ne sommes pas en reste ! En évitant les aliments les plus néfastes, cela n’empêche pas de continuer à aimer manger, le plaisir peut même être amplifié : on peut savourer le « vrai » bon goût des aliments, sans qu’ils ne soient dénaturés par les additifs, un excès de sucre, ou de sel. On découvre de nouveaux aliments, on apprend à manger autrement… et le partage reste le même, seul le choix des aliments est différent.

Une personne qui prête attention à ce qu’elle mange, ne souffre absolument pas d’un égo sur-dimensionné, elle sait juste qu’elle ne peut faire confiance en ce système de consommation. Car derrière se cache un système de perversion, des intérêts financiers énormes qui passent bien évidemment avant la sécurité du citoyen.

La consommation qui veut que tu aies plus, mais avec moins de qualité. D’ailleurs c’est ce que propose une grande enseigne, un minimum d’euros pour un caddie plein.

Alors les personnes qui veulent manger sain souffriraient d’une pathologie nommée l’orthorexie, c’est merveilleux tout de même.
Nous refusons d’avaler les salades qui nous sont servies et cela serait maladif…
Soit, et comment appelle-t-on les individus qui consomment sans lire une étiquette, sans faire attention aux apports journaliers, aux additifs etc… ?
Citoyens, parents, consommateurs, patients ?
Sarcasme, extrapolation, satyre, oui … et des deux côtés.

Article co-écrit avec Jennifer Kapfer et Darya Jolasels. Merci les filles pour votre collaboration