Une diète cétogène verte

Le syndrome métabolique est de plus en plus pointé du doigt comme cause de nombreuses pathologies. Les régimes pauvres en glucides sont les plus probants pour protéger de ce syndrome. La restriction calorique et la diète cétogène permettent de diminuer l’expression de différentes maladies, notamment neurologiques. Mais comme dans une alimentation dite conventionnelle, il y a plusieurs façons d’atteindre l’état de cétose et la plupart des diètes cétogènes ou faibles en glucides proposées ici ou là ne m’auraient pas convenues.

J’écrivais dans le précédent article sur la cétose que je suis la majorité du temps une diète cétogène, mais étonnamment avec peu de gras (juste de l’huile sur les légumes). Une diète cétogène végétalienne, c’est pas habituel, et c’est pour cela que je l’appelle verte. Une alimentation très riche en légumes verts, faible en calories, faible en glucides mais pas sans, en faisant attention à l’index glycémique (entre autre), et faible en protéines (aucune animales en tout cas).

Les régimes faibles en glucides et leurs effets

Dans un article précédent sur les pouvoirs des corps cétoniques, j’ai traité des bienfaits de ces régimes, mais dans mon cas, comme pour plusieurs personnes ils montrent des limites.

Les régimes à faible teneur en glucides limitent les céréales, les féculents, les légumineuses (haricots, lentilles, pois) les fruits et parfois les fruits à coques et les graines – et privilégient les aliments riches en protéines et en matières grasses. Une limite quotidienne de 60 à 130 grammes de glucides est typique avec un régime faible en glucides. Ces quantités de glucides fournissent 240 à 520 calories.
Il existe de nombreux régimes faibles en glucides, dont la plupart sont riches en protéines animales, mais la diète cétogène contrairement aux autres régimes limitent aussi les protéines à maximum 10% des apports, les glucides ne devant représenter eux que 2 %.

Ces régimes apportent bien souvent des soulagements aux malades, car ils suppriment une famille qu’il est important de limiter, vous l’avez compris, les glucides. Par contre, ils ont d’autres effets délétères et aucun des régimes proposés ici ou là, ne m’auraient soulagée. Il m’a fallu aller plus loin.

On connaît les problèmes engendrés par les régimes hyper-protéinés, mais l’on sait moins que les plus malades devraient vraiment en limiter l’ingestion. Et ceci, pas seulement pour une question d’acides gras saturés, même si le bon cholestérol ne semble plus être aussi bénéfique qu’on nous l’a dit.
(1) (2)
D’ailleurs, cela n’a rien d’étonnant, le cholestérol n’est encore qu’une conséquence du syndrome métabolique, lui-même résultat de l’inflammation. C’est bien les sources inflammatoires qu’il faut réduire et non pas diminuer les défenses de notre corps face à celles-ci.

J’avais très vite ressenti que pour le calme de mon psychisme, je devais aussi supprimer les protéines animales et réduire les végétales et aujourd’hui, je comprends mieux pourquoi. Je rappelle ici que je ne me suis pas lancée dans un changement d’alimentation pour des raisons idéologiques. Il est cependant certain et je l’ai évidemment bien expérimenté, que ce que nous mangeons modèle notre corps et notre esprit et donc les aliments ingérés ont bien une dimension philosophique. J’essaie cependant de rester en dehors des choix émotionnels, affectifs (ceux qui viennent du microbiote justement), et de comprendre en quoi, tel ou tel aliment présente des bienfaits ou le contraire.

Tels que le montrent les travaux de Christopher Shaw, Stéphanie Seneff, Lucija Tomljenovic and Co (3), les intoxiqués à l’aluminium ont une défaillance au niveau d’un cofacteur, nommé la BH4, il permet le bon fonctionnement des enzymes qui métabolisent la phénylalanine, le tryptophane, la tyrosine, et le monoxyde d’azote. Il y a donc rapidement surcharge de ces acides aminés, ce qui va amener des problèmes neurologiques.
Les difficultés à métaboliser la phénylalanine par exemple, entraîne une phénylcétonurie au minimum modérée. Cette maladie est connue donner différents troubles dont le retard mental.
Rien que pour cette raison, je ne comprends pas comment des régimes hyper-protéinés, pourrait être une solution, car nous sommes tous plus ou moins intoxiqués à l’aluminium comme l’explique bien le professeur Exley, spécialiste de l’aluminium depuis plus de 20 ans.(4)

Cette défaillance au niveau de la BH4 est un constat bien connu dans l’autisme et le lien autisme/aluminium a largement été démontré par le MIT. (5) (6)
Attention, l’aspartame contient aussi de la phénylalanine, à bannir pour cette raison et d’autres.

J’ai souvent lu et entendu dire que les protéines sont super importantes dans les processus de détoxication et la cystéine, l’un des acides aminés, constituant des protéines, est très prisée, mais cela est sans doute une grave erreur.
Le Dr Shade dans sa conférence (voir en bas de page) explique que la cystéine liée au mercure ressemble à la méthionine (autre acide aminé) et va donc prendre sa place. Des recherches ont aussi montré que l’injection de L-cystéine accélère la pénétration du methyl mercure dans le cerveau, alors que cette forme de mercure présente dans les poissons, est reconnue la plus dangereuse.

D’autres résultats suggèrent que le complexe méthyl mercure lié au glutathion (puissant anti-oxydant du corps) dans le sang servirait de réserve à l’autre complexe cystéine capable de pénétrer le cerveau. On voit donc ici les grandes limites de la cystéine et donc des aliments qui ont sont riches, les protéines animales principalement, et les légumes riches en soufre (crucifères). (7) Surtout en grande quantité comme préconisé.

La cystéine est autorisée comme additif alimentaire et porte le numéro 920. Sans le savoir vous pourriez déjà en ingérer d’importantes quantités supplémentaires, mais mieux encore, votre flore intestinale pathogène, comme les Escherichia Coli en surnombre pourraient vous en fournir de trop grosses quantités par fermentation de glucose et des sels minéraux. On comprend ici que parler des qualités nutritives d’un aliment n’est pas suffisant et qu’il est important de voir ce qu’il devient lorsqu’il est métaboliser par la flore intestinale.

Le glutathion est pourtant l’élément connu comme majeur dans la détoxication et c’est pour cette raison que beaucoup préconise une forte absorption de cystéine, sous forme de protéines animales ou de complément comme la N-acétylcystéine, mais ici encore, il y a erreur, car c’est lorsque celui-ci est présent en faible quantité que le corps génère le plus de glutathion. Dans des conditions de faible disponibilité en cystéine, le corps fabrique 90 % de glutathion, 10 % de sulfate et 1 % de taurine. L’effet est inverse lorsque l’on augmente la quantité de cystéine ingérée. (8)

Les régimes faibles en glucides engendrent la mise en acido-cétose, et c’est bien le but recherché, mais ajouté à cette acidité celle qu’entraîne une consommation de produits animaux, augmentera aussi les risques de lithiase urinaires (calculs rénaux).

Malgré les effets positifs de la diète cétogène, elle a aussi plusieurs effets secondaires. Cette diète est très déséquilibrée et demande un suivi médical et une prise de compléments alimentaires.
Pour le foie déjà surchargé de travail par l’intoxication grandissante, tant de gras n’est peut-être pas la meilleure solution. Sont reportés des hausses de cholestérol, bon comme mauvais. La constipation engendrée par le trop peu de fibres notamment, peut être contre-productive alors que l’on cherche à évacuer les toxines. (9)

Ces régimes ne prennent pas non plus en compte l’intolérance aux produits laitiers et plus particulièrement à la caséine, qui est pourtant avec le gluten, l’un des premiers éléments à supprimer chez les intoxiqués aux métaux lourds. Les régimes sans gluten et sans caséine, montrent depuis longtemps leurs intérêts dans le traitement de différents troubles et maladies (quelques exemples(10) (11)).

Un régime faible en glucides et basé sur les produits animaux a été associé à une mortalité plus élevée toutes causes confondues chez les hommes et les femmes, alors qu’un régime faible en glucides mais dont les sources de protéines et de lipides sont végétales a montré un taux de mortalité plus bas, toutes causes confondues y compris pour les maladies cardiovasculaires. (12) (13)

Mais, les sources végétales de protéines et de lipides peuvent suivant le choix de celles-ci présenter aussi des effets non souhaitables. Le soja par exemple souvent utilisé dans les régimes végétaliens pour sa haute teneur en protéines fait partie des grands allergènes et comme nous devrions limiter l’inflammation, ce choix n’est sans doute pas des meilleurs. Les fruits à coque, eux aussi consommer pour leur richesse en protéines, sont aussi très riches en omégas 6, beaucoup trop riches en amines et en salicylates (sans même dire qu’ils sont aussi de grands allergènes). Plus largement, les oléagineux peuvent aussi poser ces mêmes problèmes. Il nous a été conseillé pendant longtemps de préférer les huiles végétales aux graisses animales mais les omégas 6 sont pro-inflammatoires.

Les omégas 3 ont montrés leurs intérêts sur le fonctionnement du cerveau et l’amélioration des troubles neurologiques, mais avec l’intoxication mercurielle grandissante des poissons ; je pense qu’il vaut mieux bannir cette source et préférer les sources végétales (colza, lin, chanvre etc, sans privilégier la noix qui hélas est source naturelle d’aluminium tout comme le thé d’ailleurs).

Donc, si les corps cétoniques montrent leur efficacité dans le traitement des troubles neurologiques, la diète cétogène pratiquée depuis le début du 20 ième siècle présente des inconvénients sans doute plus présents aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a presque un siècle, puisque l’intoxication n’a cessé de croître.

En ce qui concerne les produits animaux, j’entends souvent rétorqué que les acides gras saturés sont importants pour la santé et que donc on devrait manger des produits animaux qui en sont riches, mais il y a une source d’acides gras que l’on ne compte jamais et qui pourtant à de nombreuses vertus. Ceux provenant de la fermentation des fibres dans le colon qui vont donner naissance à des acides gras à chaînes courtes.

L’exemple des gorilles

Pourquoi parler des gorilles puisque nous n’en sommes pas? direz-vous. Même si leur tube digestif est proportionnellement un peu plus long que le nôtre, on leur ressemble beaucoup.
Les dernières recherches montrent que nous en sommes encore plus proches que nous ne l’imaginions. Nos séquences ADN montrent 98 % de similarité avec les séquences ADN des gorilles. Dans cette recherche sur leur génome, ils ont remarqués que certains gènes liés à la démence et l’insuffisance cardiaque chez les humains sont quasiment les mêmes chez les gorilles, mais ne sont pas nuisibles pour eux. (14)
En fait, ce n’est pas qu’ils ne leur sont pas nuisibles, mais surtout qu’ils n’ont pas la même alimentation, car chez les gorilles élevés en captivité, les mêmes problèmes de santé apparaissent.

Au zoo de Cleveland Metroparks, deux gorilles Ebac et Mokolo qui étaient encore tout jeune, souffraient de surpoids, de troubles cardiaques et du comportement. Ils régurgitaient leur repas pour l’avaler à nouveau, et s’arrachaient les poils pour les manger. Les maladies cardiaques sont récurrents dans les zoos.
L’alimentation et la façon de l’obtenir a été mise en cause et les vétérinaires ont pensé que cela était dû à un syndrome métabolique, c’est à dire à une dyslipidémie, une résistance à l’insuline et une inflammation accrue. Donc, les mêmes problèmes que l’on retrouve dans la plupart des maladies dîtes de civilisation.

Les gorilles étaient d’ailleurs nourris d’une alimentation ressemblant à celles des occidentaux, faites de biscuits riches en nutriments, mais aussi en calories, en amidon et en sucre alors que dans leur milieu naturel les gorilles mangent 90 % d’herbes et de feuilles, ils sont dits folivores.

Leur nouvelle alimentation qui était constituée de laitue romaine, d’endives, de pissenlit, de haricots verts et d’une poignée de graines de lin, était éparpillée sur le lieu de vie des gorilles, les obligeant à grimper, chercher, se déplacer beaucoup plus qu’avant. La première semaine les gorilles ont montrés des signes dépressifs, déçus bien-sûr de ne plus avoir leur dose de sucre, mais très vite leur comportement a changé et est redevenu plus naturel, plus de régurgitations et beaucoup moins d’arrachage de poils et ils ont aussi perdu les kilos en trop. (15) (16)

Dans la nature, les chercheurs ont observés des comportements différents suivants les saisons dans la même population de gorilles des plaines et des différences avec le comportement des gorilles des montagnes. Durant la saison des fruits, les dos argentés (chef de tribu) des plaines passent moins de temps à manger mais plus de temps à dormir, moins d’échanges avec leurs semblables, résultant de facteurs sociaux et physiologiques. Par rapport aux gorilles des montagnes qui ne mangent quasiment pas du tout de fruits, les gorilles des plaines se déplacent plus, mangent plus, se reposent moins et ont aussi moins d’échanges sociaux. L’activité et le comportement des gorilles changent suivant leur diète, ce qui est bien-sûr vrai pour les humains, même si on n’en prend pas encore tout à fait conscience (pour la majorité). (17)

D’autres recherches ont étudié le régime alimentaire des gorilles des plaines comme modèle possible pour les humains et les implications pour la fonction du côlon. Les gorilles mangent très varié et les plantes principalement ingérées ont été étudiées. Le profil des macronutriments de ce régime serait comme suit : 2,5% de l’énergie sous forme de graisse, 24.3 % de protéines et 15,8% de glucides disponibles, avec potentiellement 57,3% de l’énergie issue des acides gras à chaîne courte (AGCC) provenant de la fermentation colique des fibres. Les gorilles obtiendraient une énergie considérable par fermentation des fibres. (18)

Les humains ont aussi évolué avec une consommation similaire de feuillage, des régimes alimentaires riches en fibres, qui étaient faibles en gras et cholestérol. Dans ce type d’alimentation, la flore colonique joue un rôle prépondérant. Tant les éléments nutritifs que la teneur en fibres d’un tel régime et la capacité fonctionnelle du côlon peuvent avoir des implications importantes pour la santé humaine contemporaine. (19)

Oui, mais les gorilles passent leur temps à manger, me répondrez-vous. C’est ce que les humains répondent dès qu’on leur parle des herbivores.

Ma diète cétogène verte

C’est une alimentation ressemblant à celle des gorilles qui m’a permise de m’éloigner des symptômes et je la maintiens la majorité du temps. Je ne passe pas mon temps à manger et une diète cétogène verte me permet aussi de réguler mon appétit qui devient vite féroce si je mange trop de glucides. Il est reconnu effectivement que les corps cétoniques permettent d’augmenter la satiété.
La grande différence entre moi et les gorilles, c’est que j’utilise ce qu’Hippocrate qualifiait de notre sauveur, le feu, enfin la cuisson. Je ne sais si c’est l’exacte raison des dires d’Hippocrate mais cela tient la route je trouve. Grâce à la cuisson je peux consommer plus de fibres en moins de temps et donc obtenir plus d’énergie. Voilà pourquoi je ne préconiserais pas le tout cru, même si je commence toujours par remplir mon assiette de salade verte, je rajoute ensuite des légumes verts ou à faible index glycémique cuits, plus très peu et pas toujours, d’autres aliments et pas en même temps tels que sarrasin, riz, haricots, chou (pas plus de 100g étalés sur la journée) Tous ces aliments hautement fermentables.

C’est vrai que j’ai une alimentation restreinte, mais c’est grâce à cela que mon activité ne l’est pas. Mon choix se situe là, soit je vis pour moi soit pour mon ventre.

J’avais eu la chance en 98 alors que j’étais déjà malade et que je travaillais dans un nouveau laboratoire qui ouvrait à Oslo, d’obtenir un test d’intolérances alimentaires. Étant à ce moment là nouvellement enceinte de ma fille et n’y ayant travaillé que quinze jours tellement j’étais épuisée, je l’avais oublié et retrouvé seulement en 2011 alors que je découvrais le lien entre mes symptômes, l’aluminium des vaccins, les métaux lourds en général et la candidose.

L’alcat test contrairement au test que l’on trouve en France ne vérifie pas les immunoglobulines G mais les neutrophiles, donc le problème d’aliments que l’on n’aurait pas ingérés depuis longtemps ne se posent pas et surtout il « ratisse » plus large.

Voici les résultats du test fait en 98 :

En Rouge : œuf, froment, crabe, amande, poivron, sucre de betterave

En Orange : concombre, basilique, myrtille, candida albicans, piment de cayenne, poivre chili, pomme, pamplemousse, miel, poivre blanc, cerise, poulet, noix de muscade, oregan, moutarde, citron, tomate

En Jaune : banane, noix de cajou, pêche, petit pois, carotte, noisette, café, cacao, chou, cannelle, carvi, lentilles, oignon, maïs, malt, menthe, olive, poire, prune, pomme de terre, betterave rouge, salade, lotte, soja, porc, canneberge, levure de bière

En Vert : ananas, canard, orange, abricot, asperges, aubergine, avocat, levure de boulanger, chou fleur, sarrasin, framboise, brocoli, seigle, cola, aneth, raisin, lait de chèvre, avoine, millet, melon, homard, ail, fraise, dinde, lait de vache, saumon, mouton, foie de veau, cacahuètes, crevettes, riz, chou de Bruxelles, orge, céleri, sésame, hareng, champignon, haricot sec, tournesol, épinard, courgette, sucre de canne, thé, morue, thon, noix, vanille, pastèque, truite

On comprend mieux pourquoi rien de ce qui est proposé sur le net n’aurait fonctionné.
On voit que comme souvent dans les tests et comme l’explique le professeur Reichelt, le gluten et la caséine étaient revenus négatifs, car ils traversent justement la paroi intestinale sans être repérés par le système immunitaire et remontent alors au cerveau sous forme de peptides opioïdes. J’ai donc enlevé le seigle, l’avoine, le millet, l’orge et bien-sûr les laits animaux qui contiennent tous de la caséine.
Ayant le candida en Orange, j’avais enlever du Vert tout ce qui nourrit le candida : Ananas, orange, abricot, levure de boulanger, framboise, cola, raisin, melon, fraise, cacahuètes, champignon, sucre de canne, pastèque.

Étant intoxiquée aux métaux lourds, j’ai supprimé tous les poissons sans exception, ainsi que les crevettes, et autres crustacés. Le crabe étant en rouge, je m’étais vite rendu compte que le reste ne passait pas non plus. J’ai supprimé toutes les viandes car j’ai vite remarqué que mon corps ne supportait pas les protéines et en fait pas seulement animales. Mon foie est déjà fatigué alors je le ménage. Pour les fruits à coque, ceux que mon test m’autorisait, la présence de candida me l’enlevait. Donc, pas de fruits à coque. J’ai mangé de temps en temps en toute petite quantité des haricots, du riz, du sarrasin…. j’ai vite vu que millet, quinoa ne me vont pas du tout. J’ai aussi mangé qu’en petite quantités épinards, chou de Bruxelles, aubergines, asperges pour la création d’acide qu’ils engendrent, donc j’ai particulièrement fait attention à faire une sérieuse rotation avec ces aliments et de ne pas les consommer tous en même temps. Tout comme l’avocat. La salade qui était en jaune, j’ai pu vérifié qu’elle ne me posait pas de problème, enfin il fallait surtout que je garde quelque chose. J’ai arrosé mes salades d’huile de colza et olive, moitié/moitié.

Donc, au final, il ne restait et il ne reste pas grand chose mais je ne regrette pas. Sans aucun compléments, d’autant que les toxicologues disent bien qu’en présence de métaux lourds ils deviennent pro-oxydants, mes taux de fer, de calcium, de phosphore sont remontés… plus d’auto-anticorps anti-fuseau mitotique, pas de souci de protéines, ma vitamine d est enfin remontée et j’espère qu’elle sera au top après l’été. Je n’ai plus de douleurs physiques, aucune, plus d’angoisses, plus d’hallucinations, plus de trouble de la personnalité (enfin que je sache), ni de l’humeur, plus de troubles cognitifs … bon, je vais bien.…

Il m’arrive aujourd’hui de faire certains écarts sans payer comme avant le prix fort, mais cela reste exceptionnel car ce n’est jamais une bonne idée, car l’écart appelle d’autres écarts. En relisant la liste je vois les lentilles, pommes de terre, café, chocolat, chou.
Le céleri et le sésame sont verts et en Vert dans le test mais je ne peux pas en mangé, ils font partie des grands allergènes et je ne les supporte pas.

Certaines données du test ne sont pas compréhensibles et non seulement elles sont tout à fait personnelle mais seraient sans aucun doute différentes aujourd’hui. Nous avons vu ses limites, et cela s’explique notamment par le fait que les intolérances alimentaires ne sont pas toutes liées au système immunitaire, donc le mieux reste le ressenti. Plus on simplifie et plus il est facile de pointé le fautif.

Manger simple, pratiquer la rotation, sur les aliments à risques, ce qui permet de ne pas nourrir toujours les mêmes bactéries, levures, champignons, virus , de ne pas sur-stimuler certaines cellules.
Il faut donc comprendre qu’en matière de nutrition, si bien-sûr, certaines grandes lignes seront les mêmes pour tous, surtout à cause de la généralisation de l’intoxication aux métaux lourds et de la candidose, chacun doit devenir observateur de son fonctionnement.

Cultiver son jardin intérieur

Pour les plus malades, de nombreux points sont importants puisque c’est tout le métabolisme qui est perturbé et pas seulement le système immunitaire.

Depuis 2012, j’ai fait beaucoup de recherches sur le sujet et je comprends mieux aujourd’hui comment certains aliments seront très néfastes, que d’autres seront supportés en petites quantités alors qu’une petite partie sera tout à fait bénéfique. Retrouver l’équilibre émotionnel et physique est un travail de longue haleine.

Faisons un peu le tour des différents points qui peuvent vous empêcher de retrouver la santé.

Il faut accepter déjà que dans une intoxication aux métaux lourds, le candida est toujours là, même si on n’en a pas l’impression, il sait tout à fait se faire discret. Bien-sûr, d’autres s’installent après lui puisqu’il affaibli le système immunitaire et on peut retrouver d’autres parasites, dont le plus connu est le borrélia, qui induit la maladie de Lyme. Si l’on traite la borréliose par antibiotiques, c’est le candida qui prendra plus de place.

D’après mes lectures, et finalement j’ai pu remarquer que le sujet n’est en fait pas nouveau, en traitant le candida on s’occupe des autres. Le microbe n’est rien, le terrain est tout. Mais il ne faut surtout pas le sous-estimer c’est un ennemi de taille. D’ailleurs je dis ennemi, mais je pense que dans un corps pollué il n’est sans doute pas le pire qui puisse nous arriver, il est un bon chélateur. Le souci est qu’il prend le dessus alors il faut inverser les rôles.

J’ai déjà écrit un article sur les amines qui perturbent notamment le fonctionnement cérébral. Celles-ci sont des éléments naturels du corps, les amines biogènes (sérotonine, dopamine, adrénaline etc) ou des éléments fabriqués par la flore intestinale qui ressemblent aux amines naturelles que votre corps ne réussira à détruire avant qu’ils n’atteignent le cerveau. J’avais déjà parlé des effets des inhibiteurs de la monoamine oxydase, Cette enzyme est sensée détruire les amines en trop. Limiter l’ingestion d’amines permet de diminuer le sur-stimulation des neurones.

Dans un autre article, j’ai développé le sujet des salicylates qui eux détériorent le système immunitaire puisqu’ils sont les défenses naturelles des plantes, en fait ce sont des pesticides. En réduire l’ingestion permet de soulager la réaction inflammatoire du système digestif.

Lors d’un problème de métabolisme, les régimes faibles en glucides sont les plus probants. J’ai pu remarquer sur moi-même que de ne pas en manger du tout, n’est pas la meilleure façon de rester au top forme. J’évite cependant le fructose, et autre sucre rapide qui entretiennent la prolifération microbienne et la fermentation dans l’intestin grêle.

Cela peut s’expliquer par plusieurs faits. L’un est que le candida change de sa forme levure à sa forme champignon lorsqu’il se met à manquer de sucre. Le candida qui a comme nous des mitochondries (cellules productrices d’énergie) peut d’ailleurs tout à fait se nourrir lui aussi de corps cétoniques. Mais son aliment préféré reste le sucre. Le candida est une levure que nous avons tous en nous, c’est justement sa prolifération hors du colon qui nous pose problème.
Un autre souci est que si le corps manque de glucose, il y aura production de glutamate. Ce dernier est un neurotransmetteur excitateur, pointé du doigt dans différents troubles neurologiques , le TDHA, la SLA etc (20)

Dans la première partie de cet article, j’ai en partie expliqué pourquoi les régimes faibles en glucides proposés par les uns et les autres ne m’auraient pas convenus.
J’ai traité en partie le problème posé par les protéines animales et celui de la cystéine mais je peux ici rajouter encore celui de la production de glutamate.
Nombreux sont ceux qui prônent la prise de glutamine en supplément afin de réparer la paroi intestinale, mais le candida et autres levures grâce à la glutamine, acide aminé très important pour de nombreuses fonctions corporelles, fabriquent du glutamate. En effet, le candida fabrique des enzymes capables de digérer les protéines, nommées les protéases. (21)
À nouveau, nous pouvons voir que l’on ne peut pas seulement considérer l’aliment avant ingestion mais qu’il faut prendre en compte sa transformation par le microbiote.

Réduire la flore intestinale de fermentation et donc tous les aliments qui l’entretiennent sera bénéfique. Il faut penser aux glucides en général, à la famille des choux, aux légumineuses, d’où l’intérêt d’en consommer en faibles quantités.

Plusieurs personnes, n’ayant d’ailleurs pas obtenu les résultats qu’elles auraient souhaités, m’ont demandé ce que je pensais du bouillon de poule.

Le bouillon de poule a une teneur élevée en histamine et sera donc un mauvais choix pour tous ceux qui souffrent déjà d’un taux trop élevé ou d’une intolérance. C’est le plus souvent le cas chez les intoxiqués aux métaux lourds chez qui la candidose a proliféré. L’histamine fait partie des amines dont je parlais à l’instant, c’est un neurotransmetteur important, utile entre autre dans le système immunitaire, en lien avec l’inflammation chronique.
La moelle osseuse contient des éléments qui ira aussi nourrir la prolifération microbienne de l’intestin grêle. Les experts du syndrome de la prolifération microbienne de l’intestin grêle recommande de fabriquer le bouillon uniquement à partir de viande et de ne surtout pas rajouter les os et les cartilages car ceux-ci feront monter le taux d’histamine mais aussi de glutamate.

Si vous n’avez pas de problème d’excès de glutamate, d’histamine, de prolifération microbienne de l’intestin grêle et de problèmes associés comme le syndrome de l’intestin irritable, le RGO, des brûlures d’estomac, de maladies auto-immunes alors peut-être que ce bouillon est une alternative saine, sinon vous risquez de voir vos problèmes s’aggraver. (22)

J’entends aussi dire que les acides gras saturés sont importants et qu’il faut donc consommer des produits animaux, mais en présence de candida, cela risque d’être une bien mauvaise idée. Je ne vais pas développer ici le sujet des acides gras, l’article est déjà excessivement long, mais plusieurs publications montrent que les acides gras peuvent réguler sa croissance et sa forme. Une plus grande croissance est à attendre si les acides gras sont liés à l’albumine, ce qui est le cas dans les produits animaux.

L’huile de coco contient des acides gras saturés à chaînes moyennes et de par son métabolisme est sensés produire des corps cétoniques, ceux-là même qui sont efficaces dans les troubles neurologiques. On l’utilise d’ailleurs dans la maladie d’Alzheimer. Seulement, en ce qui me concerne j’ai remarqué qu’elle n’est pas mon meilleur choix. Je ne l’utilise que rarement. J’approfondirai aussi ce sujet plus tard, mais la coco est riche en amines et salicylates, et tout comme le bouillon de poule j’ai surtout l’idée qu’elle entretient la prolifération microbienne au niveau de l’intestin grêle.

Si les acides gras sont importants et je n’en doute pas, il y a une source dont on n’a bien souvent pas conscience. Si l’on vous parle d’acides gras, penserez-vous aux légumes verts ? Sans doute que non, et pourtant.

En plus d’être une source de fibres, les légumes verts sont riches en vitamines, minéraux et nutriments essentiels, et contrairement à la croyance, ils ne manquent pas de protéines. C’est vrai qu’en 2012 je m’étonnais d’avoir tant d’énergie alors que je ne mangeais visiblement pas grand-chose, mais je ne savais pas à ce moment là, que les fibres pouvaient apporter autant d’énergie.

Je vais terminer sur un court paragraphe sur ces acides gras à chaînes courtes

Fibres et acides gras à chaînes courtes

La consommation de fibres en quantité suffisante montre qu’elle permet de diminuer les concentrations sériques des lipides et améliore la réponse glycémique.

Les fibres sont nécessaires pour nourrir les cellules du côlon, les colonocytes.

Les acides gras saturés à chaînes courtes les plus courants sont l’acide acétique ou acétate (C-1), l’acide propionique ou propionate (C-3), l’acide butyrique ou butyrate (C-4).

Ces graisses sont généralement produites à partir de la fermentation des fibres dans le côlon par des bactéries saines et sont associés à un certain nombre d’avantages pour la santé, en particulier pour le système immunitaire et le tractus gastro-intestinal (24).

Le butyrate, est une importante source de combustible pour les bactéries saines et les cellules du côlon dans votre intestin. Le butyrate peut également affecter le métabolisme, le stress et l’inflammation.
Chez les personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin on retrouve moins d’acides gras à chaînes courtes.

Les acides gras à chaînes courtes stimulent la circulation sanguine du côlon et l’absorption de liquide et d’électrolytes. Le butyrate est le substrat préféré des colonocytes et semble favoriser un phénotype normal dans ces cellules. (25)
La fermentation de certains types de fibres favorise la production de butyrate.

Les acides gras à chaînes courtes et les corps cétoniques réglementent directement l’activité du système nerveux sympathique et donc l’équilibre métabolique, le système cardiovasculaire, la pression artérielle, le péristaltisme intestinale, la libération de glucose par le foie, la production des catécholamines. Ces acides gras à chaînes courtes empêchent aussi la prolifération du candida.

Le propionate active le système sympathique alors que le butyrate, que l’on génère lorsque l’on jeûne ou lors d’une alimentation pauvre en glucides, inhibe le système nerveux alors que l’acétate ne semble pas avoir d’effet significatif. (26)
Le propionate ou acide propionique est souvent en trop grand nombre chez les autistes.

Il me faudra aussi revenir sur les fibres et les acides gras à chaînes courtes car toutes les fibres ne se valent pas.
Le candida n’aimant pas la chlorophylle, en mangeant des légumes verts on s’assure que celles-ci ne lui aient pas servi avant d’arriver dans le côlon. La chlorophylle est d’ailleurs un excellent produit détox, mais mangez la sous sa forme naturelle pas en forme de poudre.

Et bien voilà vous êtes arrivez au bout de ce dont je voulais vous parler pour cette fois.

Vous voyez on me demande très souvent ce que je mange, ce que je prends pour rester loin des symptômes, mais pour moi il est évident que ce que je mange est important mais aussi tout ce que je ne mange pas, tous ces compléments que je n’avale pas.

La grande simplicité de ma nutrition épargne mon système immunitaire et mon métabolisme et me permet de garder l’inflammation basse alors que les toxiques (aluminium, mercure et autres) engendrent déjà un taux trop élevé.

Comme l’inflammation et les parasites entraînent la rétention des toxiques, j’espère ainsi que mon corps petit à petit fasse le vide.

Bonne chance avec votre jardin !

Gwénola

1- http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-bon-cholesterol-augmente-risque-cancer-sein-49534/
2- http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-bon-cholesterol-ne-protegerait-pas-maladies-cardiovasculaires-38842/
3- ttp://myofasciithe.fr/Contenu/Divers/20141002_Shaw_Seneff_Al-inducedEntropy.pdf Aluminum-Induced Entropy in Biological Systems: Implications for Neurological Disease
4- https://www.youtube.com/watch?v=kaT-cNvVnjg Pr EXLEY : « Partout où il se trouve, l’aluminium a la capacité de produire de la toxicité »
5- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7898761 Decrease in 6R-5,6,7,8-tetrahydrobiopterin content in cerebrospinal fluid of autistic patients.
6- http://myofasciite.fr/Contenu/Divers/201211_MIT_Seneff-Autism.pdf Empirical Data Confirm Autism Symptoms Related to Aluminum and Acetaminophen Exposure
7- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1590471 Methylmercury transport across the blood-brain barrier by an amino acid carrier.
8- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1542000 Cysteine concentration regulates cysteine metabolism to glutathione, sulfate and taurine in rat hepatocytes.
9- http://www.news-medical.net/health/Ketogenic-Diet-Side-Effects.aspx Ketogenic Diet Side Effects
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11- Gluten- and casein-free dietary intervention for autism spectrum conditions Gluten- and casein-free dietary intervention for autism spectrum conditions
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13- http://annals.org/article.aspx?articleid=746013 Low-Carbohydrate Diets and All-Cause and Cause-Specific Mortality: Two Cohort Studies
14- http://news.nationalgeographic.com/news/2012/03/120306-gorilla-genome-apes-humans-evolution-science/ Gorillas More Related to People Than Thought, Genome Says
15- https://www.youtube.com/watch?v=P9A74LvPxU8 Gorilla going green
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23- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC523025/
24- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14608066 Acetate and butyrate are the major substrates for de novo lipogenesis in rat colonic epithelial cells.
25- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11427691 Short-chain fatty acids and human colonic function: roles of resistant starch and nonstarch polysaccharides.
26- http://www.pnas.org/content/108/19/8030.full.pdf Short-chain fatty acids and ketones directly regulate sympathetic nervous system via G protein-coupled receptor 41 (GPR41)

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