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L’ÉPIDÉMIE D’ALLERGIES ET D’INTOLÉRANCES : Comprendre pour agir

Le nombre d’allergiques est en constante augmentation et touche 40 % de la population européenne. Les allergies sont classées quatrième maladie chronique mondiale par l’OMS. 4 % d’adultes et 8 % d’enfants souffrent d’allergies alimentaires. Les allergies sont vues comme un problème de santé public mais le nombre d’hypersensibles et d’intolérants, phénomènes souvent méconnus et même ignorés, est sans aucun doute très largement sous-estimé et pourrait tout à fait concerner autant de personnes.

Les allergies sont reconnues par la médecine mais il n’en est rien pour les sensibilités et les intolérances. Dans le langage courant, on utilise souvent le terme d’intolérances sous lequel on regroupe aussi les sensibilités, ou réactions retard du système immunitaire.

En fait, les allergies, n’apparaissent presque jamais seules. Elles ne sont que le morceau de l’iceberg que l’on voit. Elles sont généralement accompagnées par d’autres problèmes de santé sous-jacents, parfois (souvent) ignorés. Hélas, la médecine conventionnelle ne cherche pas à comprendre pourquoi mais traite chaque allergie comme un problème isolé.
Vous viendrait-il à l’idée de penser que vos problèmes d’humeur, vos maux de tête, votre sinusite, vos otites, vos douleurs etc puissent être une conséquence d’allergie(s) ou d’intolérances ? Sans doute que non et pourtant….

On entend maintenant beaucoup parler de l’intolérance au gluten et celui-ci est en cause dans de nombreuses pathologies : la maladie cœliaque bien-sûr mais pas seulement, la maladie de Crohn, de l’intestin irritable, la rectocolite hémorragique, le diabète, la malnutrition, l’anémie, l’ostéoporose, calculs rénaux, neuropathies, infertilité, arthrite, certains types de cancer du système digestif, troubles psychiques……. (1)

Les intolérances alimentaires entraînant la dysbiose intestinale et le syndrome de malabsorption, peut s’ensuivre inévitablement la malnutrition qui pourra elle-même entraîner de multiples pathologies. Nous nous croyons à l’abri de la malnutrition car nous ne souffrons pas de la faim mais encore faut-il que cette alimentation soit adéquate et qu’elle réussisse à nourrir nos cellules.

SYMPTÔMES PRINCIPAUX

Les symptômes principaux de l’allergie sont le picotement ou larmoiement des yeux, nez qui coule, urticaire, démangeaisons, gonflement, irritation de la gorge, une respiration sifflante et la toux, anaphylaxie, œdème de Quincke.
Pour les sensibilités ou intolérances, les symptômes vont de la migraine aux pathologies cutanées, des troubles digestifs à l’otite, des douleurs musculaires à la dépression, des rhumatismes à l’irritabilité, de l’arthrose au diabète, de la fatigue aux troubles neurologiques … et encore beaucoup d’autres, vous comprenez l’importance du sujet.
Il est bon ici de noter que l’absence de douleurs ou de réels symptômes ne veut pas non plus dire qu’il n’y a pas d’inflammation. De nombreuses pathologies sont dues à une inflammation dite de bas grade, par exemple : l’hypertension artérielle, la carence en fer, le syndrome métabolique, la surcharge pondérale.

ALLERGIES, SENSIBILITÉS OU INTOLÉRANCES ?

Les effets indésirables peuvent être causés par de véritables allergies alimentaires (une réponse médiée par les IgE), des intolérances (l’incapacité de métaboliser, de digérer ou d’absorber un composant alimentaire) et des sensibilités (réponses immunitaires non médiées par les IgE). 

ALLERGIES

Pour l’allergie (type 1), le symptôme est immédiat et peut même être fatal comme dans le cas de l’œdème de Quincke. L’allergie concerne les immunoglobulines IgE. Ils activent la dégranulation des mastocytes (globules blancs) et une production massive d’histamine. Seules ces réactions peuvent être testées chez l’allergologue

Le traitement classique consiste à gérer les symptômes par l’évitement de l’élément incriminé, les corticostéroïdes, ou les anti-histaminiques.

Il est en général facile de détecter l’aliment incriminé puisque la réaction est immédiate (ou presque).


SENSIBILITÉS

La sensibilité (allergie de type 3) est une réponse à retardement du corps face à l’allergène, de plusieurs heures ou même plusieurs jours, ce qui rend la détection délicate.
Elle est moins spectaculaire, sans doute, mais insidieuse justement et tout autant dangereuse sur le moyen ou long terme. Ce phénomène donne une multitude de symptômes différents de l’un à l’autre. J’avais moi-même des symptômes des pieds à la tête.

Les tests de sensibilité aux aliments sont devenus de plus en plus populaires pour aider les individus à identifier et à éliminer les déclencheurs alimentaires et chimiques. Il existe différents types de tests de sensibilité alimentaire, les tests IgG et le test Alcat sont les plus populaires.

Quel test est le meilleur pour identifier de manière fiable les déclencheurs de sensibilité aux aliments?
On me demande souvent si le test Alcat est un test IgG. Le test Alcat n’est pas un test d’immunoglobuline / anticorps IgG. Le test d’immunoglobuline IgG n’évalue ni ne mesure un processus pathologique et peut simplement refléter l’exposition et la tolérance (pas l’intolérance).
Le test Alcat, est un test d’activation des leucocytes qui analyse les réponses cellulaires directes, immédiates et pro-inflammatoires du système immunitaire inné.


L’ALCAT TEST

J’ai eu la chance de faire l’Alcat test 100 aliments ( Alcattestdescriptif ) en 1998 dans un laboratoire qui ouvrait à Oslo. Mon état de santé physique et nerveux était si déplorable que je n’avais pas tenu plus de 15 jours. Nouvellement enceinte, je n’avais pas suivi les résultats du test qui montrait de très nombreuses intolérances et une réaction de mon système immunitaire au candida. Puis j’ai allaité, déménagé en France et fini par oublier ce test. Quel dommage n’est-ce-pas ? Cela m’aurait éviter des années de souffrances. On dira que c’est le destin et que mieux vaut tard que jamais.

L’ Alcat test mesure la stimulation des leucocytes. Les leucocytes, vous les connaissez, ce sont ceux que votre médecin mesure dans la formule leucocytaire. Ils contiennent cinq classes de globules blancs y compris les monocytes, les lymphocytes, les éosinophiles, les basophiles et les neutrophiles. Ils sont très utiles dans la défense immunitaire mais s’ils sont chroniquement activés cela conduit à des problèmes de santé.

L’Alcat test ne mesure donc pas les anticorps mais directement la réaction cellulaire quelle que soit la voie : immunologique, toxique, pharmacologique. Parce que justement, l’on sait que les cellules libèrent des médiateurs inflammatoires sans intervention des anticorps.

Si les liens entre Igg et symptômes n’ont pas encore été prouvés scientifiquement, concernant l’Alcat test il existe plusieurs publications ayant montrées un haut degré de bénéfice. Les résultats positifs liés à un large éventail de symptômes ont été rapportés dans de nombreuses études. Des recherches sont actuellement en cours avec les universités aux États-Unis et en Europe.

Il existe un laboratoire en Allemagne avec qui je collabore afin de pouvoir vous offrir la possibilité de faire ce test.

Voici en français, les différents tests que vous pouvez faire. Si vous êtes intéressé, envoyez moi vos coordonnées par mail (adresse dans le fichier) Alcattestdescriptif

Vous trouverez dans le fichier ci-dessous un tableau avec les différences entre le test Alcat et le test IgG.

differencesalcatigg

Si même après un test Alcat il reste encore des inconnues,  je pense sincèrement qu’il est un bon outil dans une démarche de mieux-être. Un test génétique me semble aussi utile dans certaines circonstances mais seulement accessible à l’étranger (pour les polymorphismes).

Vous trouverez d’autres explications sur l’Alcat dans cette vidéo

L’Alcat test (test IgG non plus) n’identifie pas les problèmes liés aux enzymes, ce que l’on nomme les intolérances : au fructose, à l’histamine, au lactose et à la caséine et au gluten, et même au-delà aux amines en général.

La kinésiologie ou le test du pouls peuvent permettre de déceler certaines réactions du corps et vous aider dans les débuts, mais le mieux, le plus efficace restera votre propre ressenti, d’autant qu’en changeant d’alimentation, vous vous désintoxiquez, vous changez votre flore intestinale, et vous faîtes évoluer votre système immunitaire, votre charge toxique et donc vos intolérances alimentaires. Cependant, et c’est là tout l’intérêt de l’Alcat test, il est très difficile, même en tenant un journal de bord, de détecter les intolérances puisque souvent retardées de plusieurs heures, voire même plusieurs jours.

    LISTE D’ALLERGÈNES

Nous sommes tous différents donc la gamme d’allergènes potentiels est énorme. On pourrait citer tous les aliments sans exception. Vous trouverez dans cet article les résultats de mon Alcat test, vous pouvez ainsi voir que même un aliment dit sain peut ne pas l’être pour vous. C’est juste pour vous donner une idée.

Les aliments les plus souvent incriminés : Produits laitiers, le blé (et d’autres céréales contenant du gluten), le maïs, le soja, les crustacés, les œufs, les arachides, les solanacées, les fruits à coque, le chocolat, le céleri, la caféine, la levure, le sésame, la moutarde, le lupin, les mollusques, les médicaments, les sulfites, les salicylates, le glutamate monosodique et d’autres glutamates, la xanthane et autres gommes, les colorants alimentaires et les conservateurs, l’acide sorbique et benzoïque ou citrique, les pesticides.

Les inhalants : les moisissures, le pollen, la poussière, les acariens, les poils et les squames, les fibres synthétiques, vers le bas, des plumes, des produits chimiques artificiels, COV, bougies parfumées et de produits de nettoyage, des parfums.

Les substances de contact : latex, les plastiques, les solvants de nettoyage, les piqûres d’insectes, les produits chimiques dans l’air, l’eau, les cosmétiques, les écrans solaires, shampoings et autres produits de soins personnels.

INTOLÉRANCES

Les intolérances sont dues à des dysfonctionnements enzymatiques.

Un défaut de lactase pour l’incapacité à digérer le lactose. Pour le fructose, différentes enzymes interviennent. L’incapacité à digérer le gluten et la caséine est aussi due à des problèmes enzymatiques. Voyez dans cet article comment ces molécules mal digérées agissent sur votre corps et votre cerveau.

Les faiblesses enzymatiques peuvent toucher toutes les protéines, tous les lipides, tous les glucides, tous les acides aminés ou amines biogènes (produites par le corps ou présentes dans l’alimentation) : tyrosine, phenylalanine, histamine, tyramine, adrénaline, noradrénaline, dopamine, sérotonine….

Les déficits enzymatiques peuvent être héréditaires, dus à l’intoxication aux métaux lourds ou à une dégradation de la flore intestinale. Tous ces facteurs s’additionnant.

Je n’ai aucun doute que l’hérédité devrait être prise en compte. Nous savons que même dans les maladies dites environnementales il y a l’action d’une prédisposition génétique. Ceci dit, il n’est pas nécessaire d’avoir ces informations pour agir et aller mieux. Je n’ai pratiqué un test génétique que début 2016 et les données n’ont fait que justifier mon ressenti. Ce dernier est votre meilleur outil. Mais hélas il est bien souvent le dernier que vous ayez envie d’entendre.

Les mutations génétiques qui font que vos capacités à éliminer certains éléments sont défaillantes peuvent être multiples. La mutation peut avoir complètement supprimer la fonction enzymatique ou l’avoir ralentie ou même l’inverse, c’est à dire l’accélérer.

Prenons l’exemple de l’histamine, je vous invite sur ce sujet à lire cet article, où vous trouverez une liste d’aliments en contenant le plus.

La diamine oxydase est l’enzyme principale (mais pas la seule) de dégradation de l’histamine et elle se trouve tout au long des intestins. En cas de dysbiose, vous produisez moins de diamine oxydase alors le taux d’histamine grimpera dangereusement. Et si de surcroît vous avez des mutations du gène correspondant, alors vous y serez encore plus sensible. A cela vous rajoutez des espèces de micro-organismes en produisant dans vos intestins et là c’est l’intolérance maximum.

Vous pouvez avoir un souci avec la dégradation des amines biogènes (adrénaline, noradrénaline, sérotonine, dopamine, mélatonine, histamine, tyramine, tryptamine) qui sont des neurotransmetteurs dérivés d’acides aminés. Des hauts taux de monoamines sont trouvés dans les psychoses, les troubles de la personnalité, les phases maniaques du trouble bipolaire. Tous ceux qui aimeraient avoir un interrupteur pour cesser les ruminations mentales, tous ceux qui se laissent très vite déborder par le stress.

La dégradation des amines biogènes se fait par la monoamine oxydase, sur laquelle j’avais écrit tout un dossier concernant les addictions. Il en existe deux, la monoamine-oxydase A et la B. La MAO-A est impliquée dans les conditions psychiatriques et la dépression et la MAO-B dans les maladies neurodégénératives. Cette dernière est défaillante dans la maladie de Parkinson.

Mes gènes du côté de la MAO-A sont presque tous rouges, c’est à dire homozygotes, doublement mutés. Ces gènes codent les enzymes mitochondriales et les mutations sur ce gène résultent au syndrome de Brunner. D’après les forums de parents qui s’intéressent tout comme moi au tableau complet, on retrouve ces mutations chez leurs enfants autistes. Évidemment, rien ne s’arrête à un seul gène. D’ailleurs, ce serait tellement plus facile. Au contraire, vous voyez que tout est tellement plus complexe, et que c’est pourquoi aucune méthode, aucun remède ne peut être valable pour tous.

Si vous vous reconnaissez dans les exemples donnés au-dessus, vous aurez alors aussi une faiblesse avec l’histamine, la tyramine, et toutes les amines mais aussi avec les phénols puisque ceux-ci viennent faire concurrence sur les sites récepteurs de ces enzymes. Certaines huiles essentielles contiennent beaucoup de phénols, vous avez peut-être remarqué vos hyper-réactions. Apprenez à faire confiance d’abord à ce que vous dit votre corps et pas aux postulats sur des remèdes, aussi naturels soient-ils.

Attention, sans même avoir de problèmes particuliers, vous pouvez dépasser vos capacités à métaboliser des éléments, alors apparaîtront les symptômes. Ce dépassement peut survenir alors que vous faîtes des abus, c’est souvent le cas lors des fêtes et ce n’est pas un hasard si surviennent des gastros ou des grippes, ces maladies n’étant sans doute qu’une tentative du corps d’éliminer les toxines.

Afin d’éviter de dépasser vos capacités de dégradation de ces amines biogènes qui en trop grandes quantités sont très néfastes et c’est d’autant plus important si vous avez déjà des problèmes génétiques, de flore intestinale, d’intoxication aux métaux lourds, il est extrêmement important de ne surtout pas inhiber le fonctionnement de ces monoamines oxydases. Je vous invite vivement à voir la liste de tout ce qui viendra affaiblir vos enzymes et aggraver votre santé que j’avais déjà écrite dans cet article (bien avant de faire pratiquer ce test génétique).
Et vous verrez que peut-être, pensant bien faire parce que c’est un produit naturel, vous consommer des aliments ou des épices, des herbes inhibant vos enzymes déjà défaillantes.

Vos systèmes de détoxication peuvent aussi être affaiblis et tout sera pour vous comme pour moi très important.

    SUCRE ET ALLERGIES

Le sucre ou même trop de glucides à haut index glycémique génère une réponse inflammatoire similaire à celle induite par des allergènes.

Trop de sucre détériore le système immunitaire (en nourrissant tout un tas de pathogènes par exemple), perturbe le métabolisme et épuise les neurotransmetteurs.
La prise de sucre engendre un pic d’insuline et à terme peut entraîner la résistance à l’insuline, la perte de contrôle de l’appétit, la prise de poids voire l’obésité. Un excès de sucre perturbe le fonctionnement cérébral : confusion, oubli, manque d’attention, de concentration, la déprime, le syndrome prémenstruel, douleurs articulaires, fatigue sont les symtômes les plus courants de la sensibilité au sucre. Tous les sucres et glucides sont concernés. Le sucre de betterave apparaît en rouge dans mon Alcat test par exemple. Manger de la courge, même mélangée parmi beaucoup de verdure et la crise de rage peut éclater à la moindre contrariété. Savoir tout cela, connaître son propre métabolisme change radicalement votre vie et celle de votre entourage.

Les glucides en général nourrissent particulièrement les levures comme le candida. Supprimer le sucre sans le remplacer par des édulcorants (surtout pas, c’est pour certains encore pire) sera d’une grande aide pour lutter contre les allergies ou intolérances.

QUE FAIRE ?

Pour commencer à alléger votre charge toxique, le plus utile et efficace sera de revoir votre alimentation et hygiène de vie en générale. Ainsi, quand votre corps fera face à un stress qu’il soit physique (allergène, toxines, éléments chimiques etc) ou psychologique votre corps sera apte à le gérer sans provoquer de symptômes invalidants.

Il est difficile de deviner et de détecter les réponses retardées du système immunitaire, c’est pourquoi un Alcat test me semble judicieux, ensuite pour le reste le meilleur test est le ressenti. Et si vous doutez qu’un aliment soit « bon » pour vous, c’est qu’il ne l’est sans doute pas. C’est pour ça qu’après des changements par étapes (voyez cet article), mangez simplement et frugalement pendant quelques jours, pour réintroduire ensuite, un à un des aliments, un seul à la fois, et attendre et observer pendant quelques jours. Si aucun symptôme n’apparaît, vous pourriez consommer cet aliment, tout en pensant à espacer les ingestions. Pas plus d’une fois tous les cinq jours pour les aliments à risques.
Vous devriez tenir un journal de votre alimentation dans lequel vous inscrirez ce que vous mangez au cours de la journée (tout) et comment vous vous sentez. Cela vous permettra d’obtenir des données tout à fait personnelles, d’une très grande valeur pour vous et votre santé.

Prendre en charge les intolérances alimentaires, c’est réduire l’inflammation, l’hyper-perméabilité de la paroi intestinale et donc diminuer la rétention des toxiques.

Comme le dit le Dr Shade, spécialiste du mercure et du glutathion :

« Si le taux de mercure monte, l’inflammation augmente aussi
Si l’inflammation augmente, la rétention de mercure augmente aussi
C’est un véritable cercle vicieux »

Les allergies et intolérances alimentaires ont un impact fort sur l’inflammation, d’ailleurs le Dr Shade dit bien, que si on ne s’occupe pas de ces intolérances et allergies, même le meilleur protocole de détoxication sera peine perdue. C’est bien ce que dit aussi le professeur Boyd Haley, d’une autre façon, lorsqu’il dit que le stress oxydatif empêche le corps de se détoxiquer. J’espère que cet article vous aura aidé à comprendre les enjeux et qu’il vous aidera dans votre démarche personnelle.

CULTIVER VOTRE JARDIN INTÉRIEUR POUR FAIRE FLEURIR VOTRE ÊTRE !

Gwénola Le Dref

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Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

Nous pouvons aussi être en contact sur Facebook où je publie régulièrement différents articles.

Une cure de jus pour une détox des métaux lourds ? Les salicylates

Notre santé pâtit de plus en plus de l’environnement pollué dans lequel nous vivons. Les maladies dîtes émergentes ne sont que le reflet de nos corps luttant contre les toxiques, ils sont les sentinelles de la résistance. Aujourd’hui, un enfant sur deux est malade chronique.

Nombre d’entre nous souffrons de sensibilités chimiques multiples. Par un phénomène de bioaccumulation, dû au fait que notre corps soit assailli de partout et que nous ne lui laissions jamais la chance de faire son travail de détoxification, nos organismes débordés se mettent à réagir à différents aliments. En tête de liste (et ce n’est pas une mode) on retrouve le gluten, les produits laitiers, le soja, les crustacés, l’oeuf, le céleri, le sésame, les arachides, les fruits à coques, la moutarde, le lupin, les mollusques. (liste non exhaustive)

Pour les plus malades, cela devient un vrai casse-tête de savoir ce qu’ils peuvent manger, sans accabler leur corps et devoir par la suite souffrir. Car contrairement à ce que l’on peut entendre, une grande partie des personnes qui font des changements d’alimentation, le font parce que ni la médecine allopathique, ni les médecines alternatives n’ont pu leur offrir de soulagement et de mieux-être, aucune solution ne leur est fournie face à des pathologies pouvant être très handicapantes et très douloureuses. Les métaux lourds détériorent tous les systèmes du corps, comme le système nerveux mais aussi le système digestif, endocrinien, et les malades ne peuvent plus digérer normalement.

Pour des personnes souffrant de sensibilités chimiques multiples, les cures de détox le plus souvent proposées ne conviendront pas. Le sujet est plus compliqué qu’il n’y paraît.
Beaucoup de personnes sur le net vous conseillent des cures de jus et notamment de fruits pour vous soigner même de pathologies lourdes. Vous obtiendrez peut-être un soulagement dans les premiers temps, puisque se faisant vous allez supprimer tout un tas d’autres aliments que votre corps ne supporte pas, mais vous risquez fort de voir très vite vos symptômes revenir.

Nettoyer les intestins et le côlon n’est qu’une toute petite partie du problème, car les métaux se logent partout ailleurs, notamment dans le cerveau, le cœur, le foie, les reins etc. L’absence de fibres qui va entraîner un arrêt du système digestif est justement ce que l’on devrait éviter. Il vaudrait mieux rajouter des fibres « douces » qui permettent d’améliorer le transit et la régénération des cellules des intestins et du côlon. Passer d’une alimentation conventionnelle à ce genre de cure sera de plus bien trop brutal pour les malades, mieux vaut des changements progressifs, afin de laisser du temps à la flore gastro-intestinale de s’adapter aux nouvelles habitudes. Pour les malades, une cure ne sera pas la solution car c’est sur le long terme que l’on peut récupérer.

Il était clair pour moi depuis le début, que souffrant de candidose (comme apparemment 90% de la population dont une bonne partie ne ressent pas d’effets) les fruits de par leur teneur en sucre rapide, le fructose, qui est très fermentescible, ne devaient pas faire partie de mon quotidien. Il faut dire que naturellement je n’en ai jamais beaucoup mangé.
Les fruits, en dehors du fait qu’ils contiennent beaucoup de sucre, contiennent aussi beaucoup de salicylates. Certains légumes aussi, et sous forme de jus, on va absorber des quantités importantes de cet élément, ce qui pourrait vous empêcher de récupérer la santé et aggraver l’état de votre système digestif déjà bien mis à mal.

Alors, les salicylates, c’est quoi encore ce truc ? Déjà qu’on peut plus rien manger, pas vrai ?
Il y a dans chaque famille d’aliments, du mieux et du moins bien pour les intoxiqués que nous sommes.
Par exemple, pour ceux qui ont besoin de manger des produits animaux (et oui, tout le monde ne peut être vegan), il est évident que certains sont meilleurs que d’autres et que le mode de conservation, de préparation jouent aussi un rôle important. Vous pouvez trouver des infos sur ce sujet dans cet article qui traite des amines.

Vous connaissez bien les salicylates en fait, et plus particulièrement l’acide salicylique, qui n’est rien d’autre que le fameux aspirine. On connaît ses bienfaits, mais comme tout médicament on sait (ou devrait savoir) aussi qu’il a des effets secondaires.
Les salicylates sont des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, on les retrouve dans un bon nombre de médicaments, ils ont aussi des propriétés antipyrétiques (traitement de la fièvre) et analgésiques (traitement de la douleur). S’ils ont parfois leur utilité, les salicylates sont quand même une cause importante de morbidité et de mortalité.

Les salicylates sont une partie du système de défense des plantes, on en trouve dans les fruits, certains légumes, herbes, épices, thé et additifs aromatiques. Les colorants, additifs, exhausteurs de goût sont à fuir. Par exemple, les arômes d’agrumes, de baies, de sauce tomate et de menthe sont naturellement riches en salicylates. On peut aussi les trouver dans les médicaments, les parfums, les produits chimiques industriels, les plastiques et certains pesticides, et c’est pour cette raison que les plus sensibles réagissent aussi à ces produits. Réapprenez à cuisiner des produits bruts, de préférence frais et non traités.
On comprend ici pourquoi les personnes qui s’appliquent à supprimer le gluten et les produits laitiers, sans autre changement, n’obtiennent pas vraiment le mieux-être escompté.

Les symptômes peuvent bien-sûr être multiples et le surdosage en salicylates ira s’ajouter à celui d’autres éléments nocifs auxquels les plus sensibles réagissent. Vous trouverez une liste de symptômes non exhaustive.

Je parle ici des salicylates mais le problème est le même avec les amines, l’oxalate, les benzoates, les phénols etc… Les plus malades auront du mal à éliminer tous ces éléments, ceci pour différentes raisons: dysbiose intestinale, faiblesse génétique, intoxication aux métaux lourds etc

Certains se sont peut-être déjà demandé un peu plus haut dans l’article, comment ce côté anti-inflammatoire pouvait être nocif, alors que l’on cherche à diminuer l’inflammation. Je ne vais pas rentrer dans les détails biochimiques car c’est un peu complexe et pas encore tout à fait clair pour moi, mais comme je l’ai déjà dit, le système immunitaire est très compliqué (pour cette raison les tests d’intolérances alimentaires (IgG) montrent bien leur limite).
Il est question d’équilibre comme toujours. L’inflammation, comme l’oxydation a son utilité, tout comme le symptôme. Trop d’inflammation sera problématique mais elle sert aussi à rendre inoffensifs les intrus dont tous les agents pathogènes et les toxiques. Donc réduire le surplus d’inflammation est une bonne chose, mais le mieux est de réduire les causes de celle-ci, sinon c’est comme si on empêchait le corps de se défendre.

Il n’est donc pas question de complètement supprimer les salicylates, on se retrouverait nous les hypersensibles à ne vraiment plus rien manger, mais rappelons nous que nous souffrons à cause d’un surdosage général de toxiques. Le but sera alors d’en limiter l’ingestion et les aliments à forte teneur. Il faut aussi prendre en compte les autres éléments délétères ou bienfaisants pour notre santé que contiennent certains aliments. Par exemple, les fruits cumulant de haute teneur en salicylates et contenant beaucoup de sucre seront à supprimer, au moins dans un premier temps, mais ils le seront d’autant plus si ce même jour vous choisissez de manger des aliments dont vous devriez vous écarter. Ici, c’est bien la dose qui fait le poison.

La sensibilité est différente de l’un à l’autre, plus vous êtes malade, plus vous êtes sensible et plus vous réagissez à de multiples aliments, mais la bonne nouvelle est qu’en passant par une phase restrictive vous autorisez votre corps à faire le vide et vous pourrez plus tard faire des réintroductions. Ma première phase qui a durée plus d’un an a vraiment été très stricte mais c’est ainsi que j’ai obtenu la rémission. Il faut dire que j’avais une multitude de symptômes, et que j’étais grandement intoxiquée depuis de nombreuses années (plus d’infos sur ce lien)
Depuis, j’ai fait quelques réintroductions que je peux me permettre de temps en temps. Une question d’équilibre.
Entre temps, vous apprendrez à connaître votre corps, et donc à vous découvrir et cela sera un avantage non négligeable pour votre bien-être.

Le taux de salicylates est plus élevé dans les fruits non mûrs, le mieux est de les consommer juste à point, car trop mûrs la teneur en amines augmente.
Les salicylates sont souvent concentrés juste sous la peau des fruits et légumes et dans les feuilles extérieures des légumes. Vous devriez éplucher généreusement.

Faute de pouvoir mettre des tableaux dans ce texte je vous invite à télécharger cet article en format pdf, vous y trouverez la suite avec les listes d’aliments.
Cliquez ici salicylates

Gwénola Le Dref

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Vous avez déjà fait beaucoup de changements d’alimentation et les réels bienfaits se font attendre ou vous préférez avoir des données écrites noir sur blanc avant de vous lancer ? Peut-être qu’un test d’intolérances alimentaires Alcat pourraient vous aider.

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