Détox et aluminium

Selon le professeur Chris Exley, grand spécialiste mondial de l’aluminium – puisque c’est son sujet d’études depuis bientôt 40 ans – toutes les formes d’aluminium, y compris les formes métalliques, se décomposent dans certaines conditions pour libérer de l’Al3+, la forme toxique, qui se lie aux biomolécules.

L’Al 3+, la forme toxique, oui mais…

Voici un passage traduit de son livre « Imagine you’re an aluminum atom » sur ce sujet.

« En identifiant Al 3+ comme l’auteur de la toxicité, toutes les autres formes d’aluminium peuvent être considérées comme des sources de Al3+. Toutes les formes d’aluminium, y compris les formes métalliques, se décomposent dans certaines conditions pour libérer Al3+ qui se lie aux biomolécules. C’est un principe de base qui sous-tend toute compréhension de la toxicité de l’aluminium chez les êtres vivants. Posez la question de savoir si une forme particulière d’aluminium a la propension à libérer des quantités importantes d’Al3+. Les formes d’aluminium qui se trouvent dans un compartiment physiologique – par exemple le sang – qui favorise leur dissolution rapide pour produire un approvisionnement continu en Al3+ sont plus susceptibles d’entraîner une toxicité que d’autres formes d’aluminium dans le même compartiment, mais qui sont moins enclines à se décomposer. La disponibilité de l’aluminium biologiquement réactif est régie par des processus semblables à la sélection naturelle darwinienne, l’environnement (où se trouve l’aluminium) jouant un rôle crucial dans tout résultat. Tout l’aluminium que l’on trouve dans le corps humain, ou qui lui est associé, a le potentiel d’être toxique. La réalisation de ce potentiel conduit à la maladie humaine. On peut dire que c’est là toute la chimie de base nécessaire pour comprendre la toxicité de l’aluminium, qu’il s’agisse de poisson, de volaille ou d’être humain. »

Argile et zéolite pour la détox ?

Souffrant d’une myofasciite à macrophages, maladie due à l’aluminium contenu dans les vaccins, je n’utiliserais ni l’argile ni la zéolite, toutes deux contenant de l’aluminium. Pourtant l’argile comme la zéolite sont largement utilisées pour la détox alors j’ai posé la question au professeur Exley qui m’a répondu ceci : « Je n’ai rien de positif à dire sur l’utilisation des produits à base d’argile/zéolite pour aider à éliminer l’aluminium du corps. Je les éviterais à tout prix jusqu’à ce que des données scientifiques de qualité publiées et évaluées par des pairs démontrent le contraire. »

L’exemple de l’EDTA

Voici un résumé d’une Newsletter récente. Vous pouvez vous y inscrire ici https://drchristopherexley.substack.com/

Certaines études montrent une augmentation de l’excrétion urinaire d’aluminium après l’utilisation d’EDTA, chélateur de calcium et magnésium. Ce que ces recherches ne disent pas, c’est que la plupart, sinon la totalité, des préparations à base d’EDTA utilisées couramment dans cette forme de désintoxication sont fortement contaminées par l’aluminium.

Le professeur Exley a effectivement mesuré la teneur en aluminium des solutions d’EDTA et chaque flacon d’EDTA, d’un volume généralement de 10 ou 20 ml, contenait entre 50 et 250 microgrammes d’aluminium.

L’EDTA se liant à l’aluminium, son utilisation équivaut à intoxiquer plutôt que de détoxiquer.

Les eaux riches en silicium

Comme l’ont montré des études cliniques, examinées par les pairs et publiées dans des revues scientifiques de grande qualité, la consommation d’une eau minérale riche en silicium facilite l’élimination de l’aluminium du corps dans l’urine. (Volvic par exemple)

« Toute eau minérale dont la teneur en silicium est supérieure à 30 ppm (exprimée en silice) ou à 14 ppm (exprimée en acide silicique). Ce dernier, l’acide silicique, est l’ingrédient actif. Il n’y a pas de « silice » dans les eaux minérales riches en silicium. Nous ne savons pas si une eau minérale riche en silicium contenant 60 ppm de « silice » est plus efficace pour éliminer l’aluminium du corps qu’une eau contenant 30 ppm de « silice ». Malheureusement, nous n’avons jamais eu l’occasion de réaliser de telles expériences de dosage. Intuitivement, on pourrait supposer que des doses plus élevées de silicium seraient plus efficaces. Cependant, ce n’est peut-être pas le cas, car il peut y avoir une concentration seuil qui détermine la liaison de l’aluminium par l’acide silicique dans le sang et/ou les tissus. »

Gwénola Le Dref

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