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Glutamine/glutamate : ces tueurs de neurones

Il y a quelques semaines, un homme m’a demandé par mail : « Peut-on se sortir de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) en suivant les pistes alimentaires dont vous parlez sur votre site ? ».
Très délicat d’y répondre. Pour moi, toutes les maladies peuvent, au minimum, être améliorées par l’alimentation et les personnes en bonne santé pourraient se sentir encore mille fois mieux en faisant quelques changements alimentaires.

Je ne connaissais que vaguement cette maladie mais je savais qu’elle est une maladie grave au pronostic destructeur, alors je ne voulais surtout pas répondre à l’emporte pièce sans en savoir un peu plus sur cette pathologie.

Il y a toujours le point de vue de la médecine conventionnelle et une autre façon de voir les problèmes de santé.

Pour la médecine, même si je ne souffre pas de SLA, j’étais un cas désespéré. Je souffrais de différents symptômes et pathologies dont aucun traitement ne venait à bout. Il me fallait apprendre à vivre avec la souffrance tant physique que psychique et je n’avais finalement plus qu’à attendre la mort. Mais heureusement, au fond de moi, quelque-chose me disait qu’il était possible, peut-être pas de guérir, mais en tout cas de vivre sans douleur.

Alors, si l’on ne peut pas guérir de la sclérose latérale amyotrophique, je pense que l’on peut effectivement améliorer largement son état de santé et sa qualité de vie.

Si j’introduis le sujet du glutamate en parlant de SLA c’est que les deux semblent liés et c’est aussi vrai dans beaucoup d’autres troubles neurologiques.

La SLA : sclérose latérale amyotrophique

La sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot est une dégénérescence progressive de certaines cellules nerveuses, les moto-neurones, du cortex cérébral, de la moëlle épinière et parfois jusque dans les derniers nerfs crânien. Ces neurones moteurs commandent le mouvement des muscles des jambes et des bras, des muscles respiratoires ainsi que ceux de la déglutition et de la parole. Les fonctions intellectuelles et sensorielles ne sont pas touchées. Cette dégénérescence entraîne un affaiblissement puis une paralysie des muscles et emporte le plus souvent rapidement.

L’espérance de vie d’une personne atteinte de la SLA est d’environ 3 à 5 ans après le diagnostic. Cependant, avec l’amélioration de la prise en charge, 20 % des personnes atteintes vivent cinq ans ou plus après le diagnostic, et 10 % vivent plus de 10 ans. Le cas du célèbre physicien Stephen Hawking atteint depuis l’âge de 21 ans est une exception et un mystère, il a aujourd’hui 72 ans. Son cas autorise l’espoir, même minime.

Les hommes sont un peu plus touchés que les femmes. La plupart du temps la maladie se déclare après 50 ans.

Les causes de la maladie

Les causes de la maladie ne sont pas connues, mais plusieurs sont suspectées. Parmi elles, l’exposition à des produits chimiques (les agriculteurs sont plus touchés), une forte activité physique (les sportifs de haut niveau) ou encore une mauvaise hygiène de vie. L’alimentation fait aussi partie des facteurs environnementaux pointés du doigt.

L’acétylcholine est le neurotransmetteur normalement utilisé par les moto-neurones, mais dans la SLA on retrouve des niveaux trop élevés d’un autre messager qui intervient dans la transmission de l’influx nerveux, le glutamate. La perte progressive des cellules motrices pourraient être due à l’accumulation de glutamate.

Une autre piste concerne les cellules productrices d’énergie : les mitochondries qui semblent dégénérer dans les moto-neurones.
Nous verrons plus loin qu’on retrouve en fait un assemblage de ces causes dans toutes les maladies neurologiques. Ce n’est pas plus l’une que l’autre sans doute, mais l’accumulation qui perturbe tout le fonctionnement du corps, même si certaines sont bien-sûr plus dévastatrices. La sur-stimulation des neurones entraînant leur mort.

Symptômes et traitements

Nous avons vu plus haut que la SLA touche les neurones moteurs mais toutes les sphères sont atteintes. On retrouve les mêmes symptômes dans bien d’autres troubles neurologiques. La fatigue est l’un des principaux, mais aussi, l’anxiété, les troubles du sommeil, la dépression, la constipation, les crampes, rires et pleurs incontrôlables, hyper-salivation… etc

Le traitement consiste à diminuer les symptômes par un accompagnement physique et psychologique : antidépresseurs, psychothérapie, laxatifs…

Il n’existe pas de traitement qui guérit la maladie mais un médicament, le riluzole, permet d’en ralentir l’évolution, en abaissant le taux de glutamate.

Des recherches ont montrées qu’un antibiotique proche de la pénicilline, le cettriaxone, permet aussi de ralentir l’évolution mais son action serait due au fait que cette molécule active le gène GTL1 qui produit un transporteur du glutamate, l’excès de ce dernier étant alors évacué. Cette thérapie n’a pas permis de guérison car le problème ne se situe pas seulement sur le glutamate.

Le glutamate impliqué dans différentes maladies

En fait de plus en plus de recherches impliquent le glutamate dans différents troubles du cerveau : migraines, autisme, TDHA, syndrome de fatigue chronique, la maladie de Huntington, le diabète de type 2, la SLA, trouble de l’humeur, fibromyalgie, les jambes sans repos, idées suicidaires, épilepsie, schizophrénie, le trouble bipolaire, le syndrome métabolique etc etc la liste serait trop longue.

Le syndrome métabolique étant lui-même impliqué dans presque toutes les maladies chroniques qui touchent en France 25 millions de personnes, dont un enfant sur deux.

En fait, la recherche suggère de plus en plus que le stress oxydatif, le dysfonctionnement mitochondrial et l’excitotoxicité du glutamate sont intrinsèquement liés dans de nombreuses maladies neuro-inflammatoires entraînant différents symptômes.
Dans la SLA , on suspecte des hauts taux de glutamate d’être en cause.

Le glutamate

Il est important de distinguer la forme liée et libre du glutamate puisque c’est la seconde qui peut entraîner les problèmes de santé. On trouve du glutamate libre dans certains aliments naturels mais son abondance est inquiétante dans presque tous les aliments industriels.
Et pour cause, c’est un exhausteur de goût, nommé le glutamate monosodique par exemple. Ne vous laissez pas tromper par des recherches qui disent qu’il est sans danger, elles ont sans doute été financées par l’industrie alimentaire.
Dans le doute, de toute façon, vaudrait mieux pour tous en rester le plus possible éloigné.

Le glutamate est connu comme le neurotransmetteur le plus important pour une fonction cérébrale normale. C’est un neurotransmetteur excitateur, le glutamate peut donc être vu comme un stimulant, tout comme l’est le café.
Le glutamate ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique et il doit donc être synthétisé dans les neurones à partir de précurseurs. Le précurseur du glutamate le plus répandu est la glutamine.
Presque tous les neurones excitateurs dans le système nerveux central sont glutamatergique, et on estime que plus de la moitié de toutes les synapses du cerveau libèrent cet agent.
À la suite de blessures des neurones, des concentrations de glutamate extracellulaire élevées sont toxiques pour les neurones.

Mode d’action du glutamate

J’écrivais plus haut que le glutamate ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique, mais de nombreux facteurs rendent cette barrière perméable. L’inflammation du corps et notamment des intestins permet des brèches microscopiques et l’entrée de molécules indésirables et neurotoxiques dans le cerveau.

L’antagoniste (contraire) du glutamate est le GABA. Ce dernier est le neurotransmetteur qui permet la détente.
Les personnes qui ont du mal à dormir et ceux qui disent qu’ils aimeraient un interrupteur afin d’arrêter de penser ont des niveaux élevés de glutamate et faibles de GABA.

L’excitotoxicité du glutamate déclenche l’inflammation engendrant des lésions nerveuses et la mort des neurones. C’est bien le problème connu de la SLA qui est à l’œuvre aussi dans les autres maladies.

Pour tenter de réduire les dommages des excitotoxines, le cerveau augmente la production d’opioïdes, molécules ressemblant à l’opium. Bien-sûr celles-ci vont altérer vos capacités à fonctionner. Les addictions, les fringales de glucides sont une tentative de faire monter le taux de GABA mais cette manière artificielle ne fait que perpétuer le problème. Des hauts taux de glutamate vous pousseront à boire, fumer ou autre…

Trop de glutamate peut amener aussi trop d’acétylcholine entraînant différents problèmes comme par exemple des mouvements oculaires anormaux comme le strabisme, une contraction de la vessie, une diminution du contact avec les yeux, une augmentation de l’auto-stimulation. Et beaucoup d’autres bien-sûr.

Des niveaux élevés de glutamate épuisent les niveaux de glutathion (GSH). Le glutathion est un agent central dans la détoxication des métaux. Une baisse de celui-ci entraîne aussi une augmentation des médiateurs inflammatoires et va contribuer à exacerber la perméabilité intestinale

Le cycle glutamate/GABA perturbé

Le cycle glutamate-GABA-glutamine permet une alimentation adéquate des neurotransmetteurs dans le système nerveux central. La glutamine relâchée au niveau des neurones sert de précurseur soit au glutamate soit au GABA

L’inflammation peut affecter la façon dont le cycle se comporte.

Un déséquilibre entre GABA et glutamate peut également se traduire par un phénomène d’embrasement qui survient lorsque l’organisme est exposé à un stimulus répété engendrant une hypersensibilité. Il en faut alors très peu pour voir des symptômes apparaître.
Ce processus peut être utilisé pour expliquer la fréquence accrue des crises dans l’épilepsie et la progression du trouble bipolaire chez les humains.

Le glutamate entretient une relation complexe avec l’insuline. Un taux de glutamate élevé va provoquer une réponse à l’insuline. Une élévation de l’insuline va faire baisser le taux de glucose mais celui-ci est nécessaire pour contrôler le taux de glutamate, alors ce dernier augmentera. Cela signifie que maintenir l’équilibre entre le GABA et le glutamate est essentiel pour la gestion des niveaux de sucre et d’insuline dans le sang. Tout prise alimentaire de glutamate peut affecter tout le processus.
On comprend ici comment le glutamate peut vous amener à l’hyperphagie (manger trop).

C’est comme manger trop de sucre qui va générer une réponse à l’insuline afin de faire redescendre le taux de glucose sanguin, la baisse vous fera ressentir un nouveau besoin de sucre et voilà le cercle vicieux entretenu. Ce processus fera aussi grimper le glutamate.

Les deux cycles sont interdépendants. Une partie du glucose métabolisé par les neurones peut également être utilisés pour la synthèse du glutamate.

Croyez-vous que la présence de glutamate et de sucre dans presque toute la nourriture industrielle soit un hasard ?

L’hyperammonémie est connue perturber le cycle GABA/glutamate/glutamine. C’est un trouble métabolique caractérisé par un excès d’ammoniaque dans le sang.
L’ammoniaque contient de l’azote. Il est un produit du métabolisme des protéines. Une surconsommation de protéines et/ou un foie affaibli pourra faire monter le taux d’ammoniaque dans le sang et empêcher la production adéquate de GABA. Le glutamate perturbant le glutathion qui permet un bon fonctionnement du système de désintoxication, on retrouve à nouveau un cercle vicieux.

La glutamine, le candida et le gluten dans tout ça ?

L’acide aminé glutamine peut être synthétisé par le corps humain, il est dit non essentiel. On le retrouve dans les protéines animales et végétales. Il peut aussi être fabriqué à partir de l’α-cétoglutarate, un produit intermédiaire de l’oxydation des sucres simples dans la mitochondrie (cellule productrice d’énergie).

La saveur spécifique du glutamate n’est détectable que sous sa forme libre. Elle a été reconnue pour la première fois en 1908 par le scientifique Kikunae Ikeda qui la nomma umami, c’est à dire savoureux. Le glutamate est un élément primordial dans la cuisine asiatique. On a beaucoup entendu parler du syndrome du restaurant chinois.
Il est un élément fondamental dans la saveur des fromages, des crustacés et des bouillons de viande.
La libération sous sa forme libre se fait par hydrolyse des protéines par exemple pendant les fermentations, le vieillissement, le mûrissement ou même la cuisson

Vous avez dit par fermentation ? Voyons du côté du candida.

Le candida, comme les autres levures ainsi que les micro-organismes en général métabolisent la glutamine en glutamate. Les expériences ont démontrées que la glutamine et le glutamate sont les seuls produits initiaux de l’assimilation de l’ammonium, une des formes de l’azote. On vient justement de voir que trop d’ammonium perturbe le cycle glutamate-GABA.La transglutaminase, est une enzyme et donc elle accélère (catalyse) la formation de liaisons entre différents acides aminés dont la glutamine. Ces liaisons résistent fort bien à ce que l’on nomme la protéolyse, c’est à dire la décomposition des protéines en plusieurs morceaux. On l’utilise comme colle pour les viandes en boucherie.
Ceux qui connaissent la maladie coeliaque savent que les auto-anticorps anti-transglutaminase sont testés. Le gluten est très riche en glutamine, tout comme la caséine de lait (protéine des produits laitiers).
Ils existent plusieurs transglutaminases dont celles des tissus que l’on trouve dans les intestins, le coeur, le cerveau…
La transglutaminase tissulaire est retrouvée en trop grande quantité dans différentes maladies neurologiques.

Une protéine du candida, la Hwp1 est exprimée lors de la phase pathogène de candida albicans, et elle ressemble à la gliadine du gluten. Il est pensé aujourd’hui que l’infection par le candida et la maladie coeliaque sont en lien.

Les sources de glutamate

Quel que soit le mécanisme impliqué, des recherches ont montré que diminuer la concentration de glutamate dans le sang permet de baisser le taux dans le cerveau et est associé à une amélioration des résultats neurologiques.

Le glutamate libre peut être répertorié sous différents noms : glutamate monosodique, le glutamate monopotassique, l’extrait de levure, tout ce qui est hydrolisé, le caséinate de calcium, la levure autolysée, les protéines texturées, la gélatine, les protéines de soja, la protéine de petit-lait, le carraghénane, les bouillons, les arômes (même naturels), la maltodextrine, l’acide citrique, la pectine, le lait en poudre, la sauce de soja, tout ce qui est enrichi en protéines, l’amidon de maïs, sirop de maïs et l’amidon modifié. Beaucoup de médicaments dont les vaccins en contiennent.

Les sources naturelles de glutamate libre : les aliments bien mûrs, vieillis comme les fromages, la charcuterie, la sauce de soja et protéines de soja, la sauce de poissons, les champignons, les tomates mûres, les petits pois, les noix, le jus de raisin, les bouillons de viande et d’os, l’orge malté utilisé dans les pains et la bière, le gluten, la caséine des produits laitiers. Les viandes du supermarché sont souvent injectées de glutamate.

D’autres éléments agiront de la même manière. Ils comprennent le glutamate, l’acide glutamique, la glutamine, l’alpha-cétoglutarate et le glutamate monosodique ou MSG. La famille de l’aspartate de molécules va faire cela aussi. Ils comprennent, l’acide aspartique aspartate, et l‘aspartame, communément connu comme édulcorants.

Plus généralement, les aliments riches en protéines animales ou végétales contiennent beaucoup de glutamine. Une diète cétogène est pauvre en glutamine et a montré son utilité dans le soin des troubles neurologiques.
Il est souvent conseillé de prendre de la glutamine en complément pour réparer la porosité intestinale, cela s’avère au vu de tout ceci être une grave erreur. Idem pour les bouillons de viande et d’os.
Le stress baisse votre niveau de GABA, trouver un moyen de le gérer vous aidera. Sur ce point à chacun sa méthode.

Conclusion

Un déséquilibre glutamate/GABA est de plus en plus impliqué dans la plupart, sinon la totalité des troubles qui se traduisent par une perturbation de la capacité du cerveau à traiter efficacement l’information, et dans le temps, cela peut conduire à des dommages neuronaux. Une trop forte production de glutamate entraînerait une diminution de production de GABA. Plus vous ferez sur-fonctionner la synthèse du glucose et moins votre corps produira l’enzyme nécessaire à la production de GABA. Manger des aliments à faible index glycémique et limiter les protéines en général, vous permettra de rééquilibrer les choses et de retrouver votre calme.

Alors, effectivement, prendre en compte les conseils alimentaires que l’on peut trouver sur mon site devrait aider à diminuer le taux de glutamate et aider à retrouver une harmonie du cycle glutamate/GABA.

Gwénola Le Dref

Références

http://www.cortjohnson.org/blog/2013/02/15/glutamate-one-more-piece-in-the-chronic-fatigue-syndrome-mecfs-puzzle-the-neuroinflammatory-series-pt-ii/

Beyond MSG: Could Hidden Sources of Glutamate Be Harming Your Health?


http://www.eurekalert.org/pub_releases/2014-06/foas-wil060214.php Why inflammation leads to a leaky blood-brain barrier: MicroRNA-155
http://www.rlcure.com/glutamate.html Glutamate, inflammation, restlegs and insomnia
https://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/ScleroseLateraleAmyotrophique-FRfrPub106.pdf
http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/vie-maladie-charcot-traitement-therapeutique-voit-jour-5241/
http://en.wikipedia.org/wiki/Glutamate-glutamine_cycle
http://www.jneurosci.org/content/24/43/9669.short
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10820434 In vivo glutamine hydrolysis in the formation of extracellular glutamate in the injured rat brain.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22949847 Blood glutamate scavenging: insight into neuroprotection.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24633997 Is there a role for glutamate-mediated excitotoxicity in inflammation-induced depression?

Is Bone Broth Good for You?


https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_glutamique
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22326684 The function of tissue transglutaminase in celiac disease.
http://mic.microbiologyresearch.org/content/journal/micro/10.1099/00221287-80-1-159?crawler=true&mimetype=application/pdf The Regulation of Glutamine Metabolism in Candida utilis: the Role of Glutamine in the Control of Glutamine Synthetase
http://pathway.candidagenome.org/CALBI/NEW-IMAGE?object=GLUGLNSYN-PWY Candida albicans Pathway : glutamate biosynthesis from glutamine
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1675931 Ammonium assimilation by Candida albicans and other yeasts: a 13N isotope study.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4368562/ Humoral Immunity Links Candida albicans Infection and Celiac Disease

Une diète cétogène verte

Le syndrome métabolique est de plus en plus pointé du doigt comme cause de nombreuses pathologies. Les régimes pauvres en glucides sont les plus probants pour protéger de ce syndrome. La restriction calorique et la diète cétogène permettent de diminuer l’expression de différentes maladies, notamment neurologiques. Mais comme dans une alimentation dite conventionnelle, il y a plusieurs façons d’atteindre l’état de cétose et la plupart des diètes cétogènes ou faibles en glucides proposées ici ou là ne m’auraient pas convenues.

J’écrivais dans le précédent article sur la cétose que je suis la majorité du temps une diète cétogène, mais étonnamment avec peu de gras (juste de l’huile sur les légumes). Une diète cétogène végétalienne, c’est pas habituel, et c’est pour cela que je l’appelle verte. Une alimentation très riche en légumes verts, faible en calories, faible en glucides mais pas sans, en faisant attention à l’index glycémique (entre autre), et faible en protéines (aucune animales en tout cas).

Les régimes faibles en glucides et leurs effets

Dans un article précédent sur les pouvoirs des corps cétoniques, j’ai traité des bienfaits de ces régimes, mais dans mon cas, comme pour plusieurs personnes ils montrent des limites.

Les régimes à faible teneur en glucides limitent les céréales, les féculents, les légumineuses (haricots, lentilles, pois) les fruits et parfois les fruits à coques et les graines – et privilégient les aliments riches en protéines et en matières grasses. Une limite quotidienne de 60 à 130 grammes de glucides est typique avec un régime faible en glucides. Ces quantités de glucides fournissent 240 à 520 calories.
Il existe de nombreux régimes faibles en glucides, dont la plupart sont riches en protéines animales, mais la diète cétogène contrairement aux autres régimes limitent aussi les protéines à maximum 10% des apports, les glucides ne devant représenter eux que 2 %.

Ces régimes apportent bien souvent des soulagements aux malades, car ils suppriment une famille qu’il est important de limiter, vous l’avez compris, les glucides. Par contre, ils ont d’autres effets délétères et aucun des régimes proposés ici ou là, ne m’auraient soulagée. Il m’a fallu aller plus loin.

On connaît les problèmes engendrés par les régimes hyper-protéinés, mais l’on sait moins que les plus malades devraient vraiment en limiter l’ingestion. Et ceci, pas seulement pour une question d’acides gras saturés, même si le bon cholestérol ne semble plus être aussi bénéfique qu’on nous l’a dit.
(1) (2)
D’ailleurs, cela n’a rien d’étonnant, le cholestérol n’est encore qu’une conséquence du syndrome métabolique, lui-même résultat de l’inflammation. C’est bien les sources inflammatoires qu’il faut réduire et non pas diminuer les défenses de notre corps face à celles-ci.

J’avais très vite ressenti que pour le calme de mon psychisme, je devais aussi supprimer les protéines animales et réduire les végétales et aujourd’hui, je comprends mieux pourquoi. Je rappelle ici que je ne me suis pas lancée dans un changement d’alimentation pour des raisons idéologiques. Il est cependant certain et je l’ai évidemment bien expérimenté, que ce que nous mangeons modèle notre corps et notre esprit et donc les aliments ingérés ont bien une dimension philosophique. J’essaie cependant de rester en dehors des choix émotionnels, affectifs (ceux qui viennent du microbiote justement), et de comprendre en quoi, tel ou tel aliment présente des bienfaits ou le contraire.

Tels que le montrent les travaux de Christopher Shaw, Stéphanie Seneff, Lucija Tomljenovic and Co (3), les intoxiqués à l’aluminium ont une défaillance au niveau d’un cofacteur, nommé la BH4, il permet le bon fonctionnement des enzymes qui métabolisent la phénylalanine, le tryptophane, la tyrosine, et le monoxyde d’azote. Il y a donc rapidement surcharge de ces acides aminés, ce qui va amener des problèmes neurologiques.
Les difficultés à métaboliser la phénylalanine par exemple, entraîne une phénylcétonurie au minimum modérée. Cette maladie est connue donner différents troubles dont le retard mental.
Rien que pour cette raison, je ne comprends pas comment des régimes hyper-protéinés, pourrait être une solution, car nous sommes tous plus ou moins intoxiqués à l’aluminium comme l’explique bien le professeur Exley, spécialiste de l’aluminium depuis plus de 20 ans.(4)

Cette défaillance au niveau de la BH4 est un constat bien connu dans l’autisme et le lien autisme/aluminium a largement été démontré par le MIT. (5) (6)
Attention, l’aspartame contient aussi de la phénylalanine, à bannir pour cette raison et d’autres.

J’ai souvent lu et entendu dire que les protéines sont super importantes dans les processus de détoxication et la cystéine, l’un des acides aminés, constituant des protéines, est très prisée, mais cela est sans doute une grave erreur.
Le Dr Shade dans sa conférence (voir en bas de page) explique que la cystéine liée au mercure ressemble à la méthionine (autre acide aminé) et va donc prendre sa place. Des recherches ont aussi montré que l’injection de L-cystéine accélère la pénétration du methyl mercure dans le cerveau, alors que cette forme de mercure présente dans les poissons, est reconnue la plus dangereuse.

D’autres résultats suggèrent que le complexe méthyl mercure lié au glutathion (puissant anti-oxydant du corps) dans le sang servirait de réserve à l’autre complexe cystéine capable de pénétrer le cerveau. On voit donc ici les grandes limites de la cystéine et donc des aliments qui ont sont riches, les protéines animales principalement, et les légumes riches en soufre (crucifères). (7) Surtout en grande quantité comme préconisé.

La cystéine est autorisée comme additif alimentaire et porte le numéro 920. Sans le savoir vous pourriez déjà en ingérer d’importantes quantités supplémentaires, mais mieux encore, votre flore intestinale pathogène, comme les Escherichia Coli en surnombre pourraient vous en fournir de trop grosses quantités par fermentation de glucose et des sels minéraux. On comprend ici que parler des qualités nutritives d’un aliment n’est pas suffisant et qu’il est important de voir ce qu’il devient lorsqu’il est métabolisé par la flore intestinale.

Le glutathion est pourtant l’élément connu comme majeur dans la détoxication et c’est pour cette raison que beaucoup préconise une forte absorption de cystéine, sous forme de protéines animales ou de complément comme la N-acétylcystéine, mais ici encore, il y a erreur, car c’est lorsque celui-ci est présent en faible quantité que le corps génère le plus de glutathion. Dans des conditions de faible disponibilité en cystéine, le corps fabrique 90 % de glutathion, 10 % de sulfate et 1 % de taurine. L’effet est inverse lorsque l’on augmente la quantité de cystéine ingérée. (8)

Les régimes faibles en glucides engendrent la mise en acido-cétose, et c’est bien le but recherché, mais ajouté à cette acidité celle qu’entraîne une consommation de produits animaux, augmentera aussi les risques de lithiase urinaires (calculs rénaux).

Malgré les effets positifs de la diète cétogène, elle a aussi plusieurs effets secondaires. Cette diète est très déséquilibrée et demande un suivi médical et une prise de compléments alimentaires.
Pour le foie déjà surchargé de travail par l’intoxication grandissante, tant de gras n’est peut-être pas la meilleure solution. Sont reportés des hausses de cholestérol, bon comme mauvais. La constipation engendrée par le trop peu de fibres notamment, peut être contre-productive alors que l’on cherche à évacuer les toxines. (9)

Ces régimes ne prennent pas non plus en compte l’intolérance aux produits laitiers et plus particulièrement à la caséine, qui est pourtant avec le gluten, l’un des premiers éléments à supprimer chez les intoxiqués aux métaux lourds. Les régimes sans gluten et sans caséine, montrent depuis longtemps leurs intérêts dans le traitement de différents troubles et maladies (quelques exemples(10) (11)).

Un régime faible en glucides et basé sur les produits animaux a été associé à une mortalité plus élevée toutes causes confondues chez les hommes et les femmes, alors qu’un régime faible en glucides mais dont les sources de protéines et de lipides sont végétales a montré un taux de mortalité plus bas, toutes causes confondues y compris pour les maladies cardiovasculaires. (12) (13)

Mais, les sources végétales de protéines et de lipides peuvent suivant le choix de celles-ci présenter aussi des effets non souhaitables. Le soja par exemple souvent utilisé dans les régimes végétaliens pour sa haute teneur en protéines fait partie des grands allergènes et comme nous devrions limiter l’inflammation, ce choix n’est sans doute pas des meilleurs. Les fruits à coque, eux aussi consommer pour leur richesse en protéines, sont aussi très riches en omégas 6, beaucoup trop riches en amines et en salicylates (sans même dire qu’ils sont aussi de grands allergènes). Plus largement, les oléagineux peuvent aussi poser ces mêmes problèmes. Il nous a été conseillé pendant longtemps de préférer les huiles végétales aux graisses animales mais les omégas 6 sont pro-inflammatoires.

Les omégas 3 ont montrés leurs intérêts sur le fonctionnement du cerveau et l’amélioration des troubles neurologiques, mais avec l’intoxication mercurielle grandissante des poissons ; je pense qu’il vaut mieux bannir cette source et préférer les sources végétales (colza, lin, chanvre etc, sans privilégier la noix qui hélas est source naturelle d’aluminium tout comme le thé d’ailleurs).

Donc, si les corps cétoniques montrent leur efficacité dans le traitement des troubles neurologiques, la diète cétogène pratiquée depuis le début du 20 ième siècle présente des inconvénients sans doute plus présents aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a presque un siècle, puisque l’intoxication n’a cessé de croître.

En ce qui concerne les produits animaux, j’entends souvent rétorqué que les acides gras saturés sont importants pour la santé et que donc on devrait manger des produits animaux qui en sont riches, mais il y a une source d’acides gras que l’on ne compte jamais et qui pourtant à de nombreuses vertus. Ceux provenant de la fermentation des fibres dans le colon qui vont donner naissance à des acides gras à chaînes courtes.

L’exemple des gorilles

Pourquoi parler des gorilles puisque nous n’en sommes pas? direz-vous. Même si leur tube digestif est proportionnellement un peu plus long que le nôtre, on leur ressemble beaucoup.
Les dernières recherches montrent que nous en sommes encore plus proches que nous ne l’imaginions. Nos séquences ADN montrent 98 % de similarité avec les séquences ADN des gorilles. Dans cette recherche sur leur génome, ils ont remarqués que certains gènes liés à la démence et l’insuffisance cardiaque chez les humains sont quasiment les mêmes chez les gorilles, mais ne sont pas nuisibles pour eux. (14)
En fait, ce n’est pas qu’ils ne leur sont pas nuisibles, mais surtout qu’ils n’ont pas la même alimentation, car chez les gorilles élevés en captivité, les mêmes problèmes de santé apparaissent.

Au zoo de Cleveland Metroparks, deux gorilles Ebac et Mokolo qui étaient encore tout jeune, souffraient de surpoids, de troubles cardiaques et du comportement. Ils régurgitaient leur repas pour l’avaler à nouveau, et s’arrachaient les poils pour les manger. Les maladies cardiaques sont récurrents dans les zoos.
L’alimentation et la façon de l’obtenir a été mise en cause et les vétérinaires ont pensé que cela était dû à un syndrome métabolique, c’est à dire à une dyslipidémie, une résistance à l’insuline et une inflammation accrue. Donc, les mêmes problèmes que l’on retrouve dans la plupart des maladies dîtes de civilisation.

Les gorilles étaient d’ailleurs nourris d’une alimentation ressemblant à celles des occidentaux, faites de biscuits riches en nutriments, mais aussi en calories, en amidon et en sucre alors que dans leur milieu naturel les gorilles mangent 90 % d’herbes et de feuilles, ils sont dits folivores.

Leur nouvelle alimentation qui était constituée de laitue romaine, d’endives, de pissenlit, de haricots verts et d’une poignée de graines de lin, était éparpillée sur le lieu de vie des gorilles, les obligeant à grimper, chercher, se déplacer beaucoup plus qu’avant. La première semaine les gorilles ont montrés des signes dépressifs, déçus bien-sûr de ne plus avoir leur dose de sucre, mais très vite leur comportement a changé et est redevenu plus naturel, plus de régurgitations et beaucoup moins d’arrachage de poils et ils ont aussi perdu les kilos en trop. (15) (16)

Dans la nature, les chercheurs ont observés des comportements différents suivants les saisons dans la même population de gorilles des plaines et des différences avec le comportement des gorilles des montagnes. Durant la saison des fruits, les dos argentés (chef de tribu) des plaines passent moins de temps à manger mais plus de temps à dormir, moins d’échanges avec leurs semblables, résultant de facteurs sociaux et physiologiques. Par rapport aux gorilles des montagnes qui ne mangent quasiment pas du tout de fruits, les gorilles des plaines se déplacent plus, mangent plus, se reposent moins et ont aussi moins d’échanges sociaux. L’activité et le comportement des gorilles changent suivant leur diète, ce qui est bien-sûr vrai pour les humains, même si on n’en prend pas encore tout à fait conscience (pour la majorité). (17)

D’autres recherches ont étudié le régime alimentaire des gorilles des plaines comme modèle possible pour les humains et les implications pour la fonction du côlon. Les gorilles mangent très varié et les plantes principalement ingérées ont été étudiées. Le profil des macronutriments de ce régime serait comme suit : 2,5% de l’énergie sous forme de graisse, 24.3 % de protéines et 15,8% de glucides disponibles, avec potentiellement 57,3% de l’énergie issue des acides gras à chaîne courte (AGCC) provenant de la fermentation colique des fibres. Les gorilles obtiendraient une énergie considérable par fermentation des fibres. (18)

Les humains ont aussi évolué avec une consommation similaire de feuillage, des régimes alimentaires riches en fibres, qui étaient faibles en gras et cholestérol. Dans ce type d’alimentation, la flore colonique joue un rôle prépondérant. Tant les éléments nutritifs que la teneur en fibres d’un tel régime et la capacité fonctionnelle du côlon peuvent avoir des implications importantes pour la santé humaine contemporaine. (19)

Oui, mais les gorilles passent leur temps à manger, me répondrez-vous. C’est ce que les humains répondent dès qu’on leur parle des herbivores.

Ma diète cétogène verte

C’est une alimentation ressemblant à celle des gorilles qui m’a permise de m’éloigner des symptômes et je la maintiens la majorité du temps. Je ne passe pas mon temps à manger et une diète cétogène verte me permet aussi de réguler mon appétit qui devient vite féroce si je mange trop de glucides. Il est reconnu effectivement que les corps cétoniques permettent d’augmenter la satiété.
La grande différence entre moi et les gorilles, c’est que j’utilise ce qu’Hippocrate qualifiait de notre sauveur, le feu, enfin la cuisson. Je ne sais si c’est l’exacte raison des dires d’Hippocrate mais cela tient la route je trouve. Grâce à la cuisson je peux consommer plus de fibres en moins de temps et donc obtenir plus d’énergie. Voilà pourquoi je ne préconiserais pas le tout cru, même si je commence toujours par remplir mon assiette de salade verte, je rajoute ensuite des légumes verts ou à faible index glycémique cuits, plus très peu et pas toujours, d’autres aliments et pas en même temps tels que sarrasin, riz, haricots, chou (pas plus de 100g étalés sur la journée) Tous ces aliments hautement fermentables.

C’est vrai que j’ai une alimentation restreinte, mais c’est grâce à cela que mon activité ne l’est pas. Mon choix se situe là, soit je vis pour moi soit pour mon ventre.

J’avais eu la chance en 98 alors que j’étais déjà malade et que je travaillais dans un nouveau laboratoire qui ouvrait à Oslo, d’obtenir un test d’intolérances alimentaires. Étant à ce moment là nouvellement enceinte de ma fille et n’y ayant travaillé que quinze jours tellement j’étais épuisée, je l’avais oublié et retrouvé seulement en 2011 alors que je découvrais le lien entre mes symptômes, l’aluminium des vaccins, les métaux lourds en général et la candidose.

L’alcat test contrairement au test que l’on trouve en France ne vérifie pas les immunoglobulines G mais les neutrophiles, donc le problème d’aliments que l’on n’aurait pas ingérés depuis longtemps ne se posent pas et surtout il « ratisse » plus large.

Voici les résultats du test fait en 98 :

En Rouge : œuf, froment, crabe, amande, poivron, sucre de betterave

En Orange : concombre, basilique, myrtille, candida albicans, piment de cayenne, poivre chili, pomme, pamplemousse, miel, poivre blanc, cerise, poulet, noix de muscade, oregan, moutarde, citron, tomate

En Jaune : banane, noix de cajou, pêche, petit pois, carotte, noisette, café, cacao, chou, cannelle, carvi, lentilles, oignon, maïs, malt, menthe, olive, poire, prune, pomme de terre, betterave rouge, salade, lotte, soja, porc, canneberge, levure de bière

En Vert : ananas, canard, orange, abricot, asperges, aubergine, avocat, levure de boulanger, chou fleur, sarrasin, framboise, brocoli, seigle, cola, aneth, raisin, lait de chèvre, avoine, millet, melon, homard, ail, fraise, dinde, lait de vache, saumon, mouton, foie de veau, cacahuètes, crevettes, riz, chou de Bruxelles, orge, céleri, sésame, hareng, champignon, haricot sec, tournesol, épinard, courgette, sucre de canne, thé, morue, thon, noix, vanille, pastèque, truite

On comprend mieux pourquoi rien de ce qui est proposé sur le net n’aurait fonctionné.
On voit que comme souvent dans les tests et comme l’explique le professeur Reichelt, le gluten et la caséine étaient revenus négatifs, car ils traversent justement la paroi intestinale sans être repérés par le système immunitaire et remontent alors au cerveau sous forme de peptides opioïdes. J’ai donc enlevé le seigle, l’avoine, le millet, l’orge et bien-sûr les laits animaux qui contiennent tous de la caséine.
Ayant le candida en Orange, j’avais enlevé du Vert tout ce qui nourrit le candida : Ananas, orange, abricot, levure de boulanger, framboise, cola, raisin, melon, fraise, cacahuètes, champignon, sucre de canne, pastèque.

Étant intoxiquée aux métaux lourds, j’ai supprimé tous les poissons sans exception, ainsi que les crevettes, et autres crustacés. Le crabe étant en rouge, je m’étais vite rendu compte que le reste ne passait pas non plus. J’ai supprimé toutes les viandes car j’ai vite remarqué que mon corps ne supportait pas les protéines et en fait pas seulement animales. Mon foie est déjà fatigué alors je le ménage. Pour les fruits à coque, ceux que mon test m’autorisait, la présence de candida me l’enlevait. Donc, pas de fruits à coque. J’ai mangé de temps en temps en toute petite quantité des haricots, du riz, du sarrasin…. j’ai vite vu que millet, quinoa ne me vont pas du tout. J’ai aussi mangé qu’en petite quantités épinards, chou de Bruxelles, aubergines, asperges pour la création d’acide qu’ils engendrent, donc j’ai particulièrement fait attention à faire une sérieuse rotation avec ces aliments et de ne pas les consommer tous en même temps. Tout comme l’avocat. La salade qui était en jaune, j’ai pu vérifié qu’elle ne me posait pas de problème, enfin il fallait surtout que je garde quelque chose. J’ai arrosé mes salades d’huile de colza et olive, moitié/moitié.

Donc, au final, il ne restait et il ne reste pas grand chose mais je ne regrette pas. Sans aucun compléments, d’autant que les toxicologues disent bien qu’en présence de métaux lourds ils deviennent pro-oxydants, mes taux de fer, de calcium, de phosphore sont remontés… plus d’auto-anticorps anti-fuseau mitotique, pas de souci de protéines, ma vitamine d est enfin remontée et j’espère qu’elle sera au top après l’été. Je n’ai plus de douleurs physiques, aucune, plus d’angoisses, plus d’hallucinations, plus de trouble de la personnalité (enfin que je sache), ni de l’humeur, plus de troubles cognitifs … bon, je vais bien.…

Il m’arrive aujourd’hui de faire certains écarts sans payer comme avant le prix fort, mais cela reste exceptionnel car ce n’est jamais une bonne idée, car l’écart appelle d’autres écarts. En relisant la liste je vois les lentilles, pommes de terre, café, chocolat, chou.
Le céleri et le sésame sont verts et en Vert dans le test mais je ne peux pas en manger, ils font partie des grands allergènes et je ne les supporte pas.

Certaines données du test ne sont pas compréhensibles et non seulement elles sont tout à fait personnelle mais seraient sans aucun doute différentes aujourd’hui. Nous avons vu ses limites, et cela s’explique notamment par le fait que les intolérances alimentaires ne sont pas toutes liées au système immunitaire, donc le mieux reste le ressenti. Plus on simplifie et plus il est facile de pointé le fautif.

Manger simple, pratiquer la rotation, sur les aliments à risques, ce qui permet de ne pas nourrir toujours les mêmes bactéries, levures, champignons, virus , de ne pas sur-stimuler certaines cellules.
Il faut donc comprendre qu’en matière de nutrition, si bien-sûr, certaines grandes lignes seront les mêmes pour tous, surtout à cause de la généralisation de l’intoxication aux métaux lourds et de la candidose, chacun doit devenir observateur de son fonctionnement.

Cultiver son jardin intérieur

Pour les plus malades, de nombreux points sont importants puisque c’est tout le métabolisme qui est perturbé et pas seulement le système immunitaire.

Depuis 2012, j’ai fait beaucoup de recherches sur le sujet et je comprends mieux aujourd’hui comment certains aliments seront très néfastes, que d’autres seront supportés en petites quantités alors qu’une petite partie sera tout à fait bénéfique. Retrouver l’équilibre émotionnel et physique est un travail de longue haleine.

Faisons un peu le tour des différents points qui peuvent vous empêcher de retrouver la santé.

Il faut accepter déjà que dans une intoxication aux métaux lourds, le candida est toujours là, même si on n’en a pas l’impression, il sait tout à fait se faire discret. Bien-sûr, d’autres s’installent après lui puisqu’il affaibli le système immunitaire et on peut retrouver d’autres parasites, dont le plus connu est le borrélia, qui induit la maladie de Lyme. Si l’on traite la borréliose par antibiotiques, c’est le candida qui prendra plus de place.

D’après mes lectures, et finalement j’ai pu remarquer que le sujet n’est en fait pas nouveau, en traitant le candida on s’occupe des autres. Le microbe n’est rien, le terrain est tout. Mais il ne faut surtout pas le sous-estimer c’est un ennemi de taille. D’ailleurs je dis ennemi, mais je pense que dans un corps pollué il n’est sans doute pas le pire qui puisse nous arriver, il est un bon chélateur. Le souci est qu’il prend le dessus alors il faut inverser les rôles.

J’ai déjà écrit un article sur les amines qui perturbent notamment le fonctionnement cérébral. Celles-ci sont des éléments naturels du corps, les amines biogènes (sérotonine, dopamine, adrénaline etc) ou des éléments fabriqués par la flore intestinale qui ressemblent aux amines naturelles que votre corps ne réussira à détruire avant qu’ils n’atteignent le cerveau. J’avais déjà parlé des effets des inhibiteurs de la monoamine oxydase, Cette enzyme est sensée détruire les amines en trop. Limiter l’ingestion d’amines permet de diminuer le sur-stimulation des neurones.

Dans un autre article, j’ai développé le sujet des salicylates qui eux détériorent le système immunitaire puisqu’ils sont les défenses naturelles des plantes, en fait ce sont des pesticides. En réduire l’ingestion permet de soulager la réaction inflammatoire du système digestif.

Lors d’un problème de métabolisme, les régimes faibles en glucides sont les plus probants. J’ai pu remarquer sur moi-même que de ne pas en manger du tout, n’est pas la meilleure façon de rester au top forme. J’évite cependant le fructose, et autre sucre rapide qui entretiennent la prolifération microbienne et la fermentation dans l’intestin grêle.

Cela peut s’expliquer par plusieurs faits. L’un est que le candida change de sa forme levure à sa forme champignon lorsqu’il se met à manquer de sucre. Le candida qui a comme nous des mitochondries (cellules productrices d’énergie) peut d’ailleurs tout à fait se nourrir lui aussi de corps cétoniques. Mais son aliment préféré reste le sucre. Le candida est une levure que nous avons tous en nous, c’est justement sa prolifération hors du colon qui nous pose problème.
Un autre souci est que si le corps manque de glucose, il y aura production de glutamate. Ce dernier est un neurotransmetteur excitateur, pointé du doigt dans différents troubles neurologiques , le TDHA, la SLA etc (20)

Dans la première partie de cet article, j’ai en partie expliqué pourquoi les régimes faibles en glucides proposés par les uns et les autres ne m’auraient pas convenus.
J’ai traité en partie le problème posé par les protéines animales et celui de la cystéine mais je peux ici rajouter encore celui de la production de glutamate.
Nombreux sont ceux qui prônent la prise de glutamine en supplément afin de réparer la paroi intestinale, mais le candida et autres levures grâce à la glutamine, acide aminé très important pour de nombreuses fonctions corporelles, fabriquent du glutamate. En effet, le candida fabrique des enzymes capables de digérer les protéines, nommées les protéases. (21)
À nouveau, nous pouvons voir que l’on ne peut pas seulement considérer l’aliment avant ingestion mais qu’il faut prendre en compte sa transformation par le microbiote.

Réduire la flore intestinale de fermentation et donc tous les aliments qui l’entretiennent sera bénéfique. Il faut penser aux glucides en général, à la famille des choux, aux légumineuses, d’où l’intérêt d’en consommer en faibles quantités.

Plusieurs personnes, n’ayant d’ailleurs pas obtenu les résultats qu’elles auraient souhaités, m’ont demandé ce que je pensais du bouillon de poule.

Le bouillon de poule a une teneur élevée en histamine et sera donc un mauvais choix pour tous ceux qui souffrent déjà d’un taux trop élevé ou d’une intolérance. C’est le plus souvent le cas chez les intoxiqués aux métaux lourds chez qui la candidose a proliféré. L’histamine fait partie des amines dont je parlais à l’instant, c’est un neurotransmetteur important, utile entre autre dans le système immunitaire, en lien avec l’inflammation chronique.
La moelle osseuse contient des éléments qui ira aussi nourrir la prolifération microbienne de l’intestin grêle. Les experts du syndrome de la prolifération microbienne de l’intestin grêle recommande de fabriquer le bouillon uniquement à partir de viande et de ne surtout pas rajouter les os et les cartilages car ceux-ci feront monter le taux d’histamine mais aussi de glutamate.

Si vous n’avez pas de problème d’excès de glutamate, d’histamine, de prolifération microbienne de l’intestin grêle et de problèmes associés comme le syndrome de l’intestin irritable, le RGO, des brûlures d’estomac, de maladies auto-immunes alors peut-être que ce bouillon est une alternative saine, sinon vous risquez de voir vos problèmes s’aggraver. (22)

J’entends aussi dire que les acides gras saturés sont importants et qu’il faut donc consommer des produits animaux, mais en présence de candida, cela risque d’être une bien mauvaise idée. Je ne vais pas développer ici le sujet des acides gras, l’article est déjà excessivement long, mais plusieurs publications montrent que les acides gras peuvent réguler sa croissance et sa forme. Une plus grande croissance est à attendre si les acides gras sont liés à l’albumine, ce qui est le cas dans les produits animaux.

L’huile de coco contient des acides gras saturés à chaînes moyennes et de par son métabolisme est sensés produire des corps cétoniques, ceux-là même qui sont efficaces dans les troubles neurologiques. On l’utilise d’ailleurs dans la maladie d’Alzheimer. Seulement, en ce qui me concerne j’ai remarqué qu’elle n’est pas mon meilleur choix. Je ne l’utilise que rarement. J’approfondirai aussi ce sujet plus tard, mais la coco est riche en amines et salicylates, et tout comme le bouillon de poule j’ai surtout l’idée qu’elle entretient la prolifération microbienne au niveau de l’intestin grêle.

Si les acides gras sont importants et je n’en doute pas, il y a une source dont on n’a bien souvent pas conscience. Si l’on vous parle d’acides gras, penserez-vous aux légumes verts ? Sans doute que non, et pourtant.

En plus d’être une source de fibres, les légumes verts sont riches en vitamines, minéraux et nutriments essentiels, et contrairement à la croyance, ils ne manquent pas de protéines. C’est vrai qu’en 2012 je m’étonnais d’avoir tant d’énergie alors que je ne mangeais visiblement pas grand-chose, mais je ne savais pas à ce moment là, que les fibres pouvaient apporter autant d’énergie.

Je vais terminer sur un court paragraphe sur ces acides gras à chaînes courtes

Fibres et acides gras à chaînes courtes

La consommation de fibres en quantité suffisante montre qu’elle permet de diminuer les concentrations sériques des lipides et améliore la réponse glycémique.

Les fibres sont nécessaires pour nourrir les cellules du côlon, les colonocytes.

Les acides gras saturés à chaînes courtes les plus courants sont l’acide acétique ou acétate (C-1), l’acide propionique ou propionate (C-3), l’acide butyrique ou butyrate (C-4).

Ces graisses sont généralement produites à partir de la fermentation des fibres dans le côlon par des bactéries saines et sont associés à un certain nombre d’avantages pour la santé, en particulier pour le système immunitaire et le tractus gastro-intestinal (24).

Le butyrate, est une importante source de combustible pour les bactéries saines et les cellules du côlon dans votre intestin. Le butyrate peut également affecter le métabolisme, le stress et l’inflammation.
Chez les personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin on retrouve moins d’acides gras à chaînes courtes.

Les acides gras à chaînes courtes stimulent la circulation sanguine du côlon et l’absorption de liquide et d’électrolytes. Le butyrate est le substrat préféré des colonocytes et semble favoriser un phénotype normal dans ces cellules. (25)
La fermentation de certains types de fibres favorise la production de butyrate.

Les acides gras à chaînes courtes et les corps cétoniques réglementent directement l’activité du système nerveux sympathique et donc l’équilibre métabolique, le système cardiovasculaire, la pression artérielle, le péristaltisme intestinale, la libération de glucose par le foie, la production des catécholamines. Ces acides gras à chaînes courtes empêchent aussi la prolifération du candida.

Le propionate active le système sympathique alors que le butyrate, que l’on génère lorsque l’on jeûne ou lors d’une alimentation pauvre en glucides, inhibe le système nerveux alors que l’acétate ne semble pas avoir d’effet significatif. (26)
Le propionate ou acide propionique est souvent en trop grand nombre chez les autistes.

Il me faudra aussi revenir sur les fibres et les acides gras à chaînes courtes car toutes les fibres ne se valent pas.
Le candida n’aimant pas la chlorophylle, en mangeant des légumes verts on s’assure que celles-ci ne lui aient pas servi avant d’arriver dans le côlon. La chlorophylle est d’ailleurs un excellent produit détox, mais mangez la sous sa forme naturelle pas en forme de poudre.

Et bien voilà vous êtes arrivez au bout de ce dont je voulais vous parler pour cette fois.

Vous voyez on me demande très souvent ce que je mange, ce que je prends pour rester loin des symptômes, mais pour moi il est évident que ce que je mange est important mais aussi tout ce que je ne mange pas, tous ces compléments que je n’avale pas.

La grande simplicité de ma nutrition épargne mon système immunitaire et mon métabolisme et me permet de garder l’inflammation basse alors que les toxiques (aluminium, mercure et autres) engendrent déjà un taux trop élevé.

Comme l’inflammation et les parasites entraînent la rétention des toxiques, j’espère ainsi que mon corps petit à petit fasse le vide.

Bonne chance avec votre jardin !

Gwénola

1- http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-bon-cholesterol-augmente-risque-cancer-sein-49534/
2- http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-bon-cholesterol-ne-protegerait-pas-maladies-cardiovasculaires-38842/
3- ttp://myofasciithe.fr/Contenu/Divers/20141002_Shaw_Seneff_Al-inducedEntropy.pdf Aluminum-Induced Entropy in Biological Systems: Implications for Neurological Disease
4- https://www.youtube.com/watch?v=kaT-cNvVnjg Pr EXLEY : « Partout où il se trouve, l’aluminium a la capacité de produire de la toxicité »
5- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7898761 Decrease in 6R-5,6,7,8-tetrahydrobiopterin content in cerebrospinal fluid of autistic patients.
6- http://myofasciite.fr/Contenu/Divers/201211_MIT_Seneff-Autism.pdf Empirical Data Confirm Autism Symptoms Related to Aluminum and Acetaminophen Exposure
7- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1590471 Methylmercury transport across the blood-brain barrier by an amino acid carrier.
8- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1542000 Cysteine concentration regulates cysteine metabolism to glutathione, sulfate and taurine in rat hepatocytes.
9- http://www.news-medical.net/health/Ketogenic-Diet-Side-Effects.aspx Ketogenic Diet Side Effects
10- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20406576 The ScanBrit randomised, controlled, single-blind study of a gluten- and casein-free dietary intervention for children with autism spectrum disorders.
11- Gluten- and casein-free dietary intervention for autism spectrum conditions Gluten- and casein-free dietary intervention for autism spectrum conditions
12- http://www.pnas.org/content/106/36/15418.abstract Vascular effects of a low-carbohydrate high-protein diet
13- http://annals.org/article.aspx?articleid=746013 Low-Carbohydrate Diets and All-Cause and Cause-Specific Mortality: Two Cohort Studies
14- http://news.nationalgeographic.com/news/2012/03/120306-gorilla-genome-apes-humans-evolution-science/ Gorillas More Related to People Than Thought, Genome Says
15- https://www.youtube.com/watch?v=P9A74LvPxU8 Gorilla going green
16- http://www.gorillassp.org/GHP.html Gorilla health project
17- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19021124 Western lowland gorillas (Gorilla gorilla gorilla) change their activity patterns in response to frugivory.
18- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9311957 The western lowland gorilla diet has implications for the health of humans and other hominoids.
19- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9186765 Dietary fiber: nutritional lessons for macronutrient substitutes.
20- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15380325 Mechanisms of oxygen glucose deprivation-induced glutamate release from cerebrocortical slice cultures.
21- http://pathway.yeastgenome.org/YEAST/NEW-IMAGE?type=PATHWAY&object=GLUGLNSYN-PWY Saccharomyces cerevisiae Pathway: glutamate biosynthesis from glutamine
22- http://www.holistichelp.net/blog/is-bone-broth-good-for-you/
23- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC523025/
24- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14608066 Acetate and butyrate are the major substrates for de novo lipogenesis in rat colonic epithelial cells.
25- http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11427691 Short-chain fatty acids and human colonic function: roles of resistant starch and nonstarch polysaccharides.
26- http://www.pnas.org/content/108/19/8030.full.pdf Short-chain fatty acids and ketones directly regulate sympathetic nervous system via G protein-coupled receptor 41 (GPR41)