Syndrome Asperger

J’ai pris conscience, il y a quelques temps, que de ne pas reconnaître mes particularités, c’est finalement ne pas me reconnaître du tout.

J’ai été étonnée, il y a quelques jours d’entendre le psychiatre (celui qui me prescrivait mon traitement avant mes changements alimentaires en 2011, je n’ai jamais rien pris depuis, même pas du paracétamol) me dire que j’avais été vraiment brimée et bridée. Pour une reconnaissance !
J’étais loin d’imaginer que ces mots pourraient sortir de sa bouche. Justement, par ignorance de mes particularités (lui ne connaissait pas le diagnostic qui suit ce jour là, car je n’avais pas encore l’attestation) c’est bien ce que j’ai ressenti souvent de la part de mon entourage depuis toute petite. Et énormément de la part des médecins depuis mes 26 ans, suite au vaccin anti-hépatite B. Mais j’ai aussi conscience d’avoir participer largement bien-sûr à ces réactions envers moi, de m’être moi-même bridée et brimée. Il n’est jamais trop tard, dit-on…

Je l’avais dit à plusieurs reprises à cette psychiatre/psychanalyste que j’ai vu pendant dix ans pour une analyse, que je suis autiste sauf que je parle. J’ai pris connaissance du syndrome Asperger il y a une année seulement. Nombreux sont les psys qui ne connaissent pas et donc encore moins la population générale. C’est vrai, les cases ne sont que des cases, mais quitte à être dans une, autant que ce soit la bonne.

De plus, les cases peuvent permettre, premièrement, de faire comprendre à son entourage ses particularités et donc d’améliorer les relations et les échanges. Cela, je l’espère, pourrait permettre d’effacer votre incrédulité quant à mes spécificités, mes difficultés. Vous pourriez par exemple comprendre que malgré les améliorations je ne saurais reprendre un travail comme vous l’entendez. Remarquez que j’offre à la société beaucoup de mon temps malgré tout, mais je n’obtiens pas de salaire et c’est cela finalement qui semble vous déranger. Peut-être serait-ce à votre tour de faire preuve d’ouverture d’esprit. Cela pourrait me permettre alors de vivre plus sereine parce que vous n’imaginez pas les efforts que cela suppose de ma part depuis toujours pour coller à vos façons de fonctionner, vos façons de voir. Peut-être qu’avec une meilleure compréhension, une meilleure connaissance, vous pourriez vous aussi faire quelques efforts dans mon sens afin de rendre nos échanges moins exigeants en énergie pour moi. Et si je suis plus sereine, je vous offre une meilleure expérience de moi-même.

Et deuxièmement, cela permet aussi de mettre en place un soutien adéquat. Car analyser est une chose, apprendre à gérer grâce à des outils, des techniques en est une autre. Cette psychologue (iranienne, je précise pour les fautes d’orthographe;)) connaît le syndrome Asperger depuis 30 ans et j’ai décidé de travailler avec elle afin qu’elle m’apprenne des outils afin de mieux appréhender le monde, qu’elle m’aide à mieux, me et vous comprendre, qu’elle m’aide aussi à « tirer de moi » le meilleur, puisque je garde ce souhait. Parce que s’accepter tel que l’on est, dans mon cas, je vous promets que ça ne colle pas trop.

En tout cas, à 47 ans, ça fait du bien d’être écoutée, comprise et reconnue dans sa globalité. J’avoue qu’aujourd’hui, j’en espère autant de mes proches.

Vous pouvez découvrir le syndrome d’Asperger dans ce pdf clair et juste, je trouve. Je m’y reconnais à 99%, même si bien-sûr avec le temps et surtout les changements alimentaires, certains traits se sont (bien) atténués.
Symptomatique-du-syndrome-dAsperger-chez-lenfant

Comme chez beaucoup d’Asperger, des dysfonctionnements et des sur-fonctionnements, ce qui fait d’ailleurs la différence avec les personnes dites à haut potentiel. Chez les Asperger, les Aspies, les résultats au niveau des tests de QI sont hétérogènes

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