Histamine, au-delà de l’éviction

Vous trouverez dans cet article Ces aliments « sains » qui percent vos intestins Attention aux lectines et à l’histamine des informations sur ce qu’est l’histamine et où on en trouve, mais dans cet article, je voudrais donner quelques pistes supplémentaires, au-delà de l’éviction alimentaire nécessaire mais qui, hélas, parfois ne suffit pas.

Il y a plusieurs raisons pour que l’histamine atteigne des niveaux corporels dangereux pour notre santé :
• des mutations génétiques vous privant d’un bon fonctionnement enzymatique optimal, et contrairement à ce que je peux lire parfois, il n’est pas seulement question du gène MTHFR.
• les métaux qui peuvent bloquer les enzymes
• les intolérances alimentaires
• la pollution en générale
• les ondes
• un microbiote producteur d’histamine, des pathogènes ou parasites occasionnant une activation des globules blancs
• une trop forte consommation d’aliments hauts en histamine dépassant vos propres capacités à l’éliminer du corps ou d’aliments remplis de lectines
• une consommation d’inhibiteurs d’enzymes
• trop de vibrations
• des températures extrêmes
• le sport intensif ou trop de sport pour ses propres capacités
• le manque de sommeil
• le stress en général, physique, psychologique, émotionnel

La première façon et la plus efficace de limiter l’histamine est bien-sûr, d’en éviter les causes.

L’histidine, étant le précurseur de l’histamine, il peut être judicieux de diminuer les protéines en générales. D’où l’intérêt d’une diète cétogène ou de ma diète cétogène que j’appelle verte.

Du côté des micro-organismes :

Si des micro-organismes peuvent produire de l’histamine, d’autres au contraire la métabolisent. Il se peut donc que chez certaines personnes, l’idée de prendre des probiotiques soit souveraine, mais attention, aucune règle valable pour tous.

Dans une tentative dans ce sens, il faut bien choisir ces probiotiques.

Vous pourriez commencer avec une souche à faible dosage et augmenter la dose progressivement. Pour les malades, c’est une règle valable pour tous les compléments, introduire doucement, et ceci est d’autant plus vrai, pour les hypersensibles, et parfois même la moitié ou quart de dose sera la dose idéale. Donc, à tester sur chacun. Choisir plutôt une seule souche au départ et pratiquer une rotation comme avec les aliments mais pas sur 4 jours cette fois, mais sur le temps d’un traitement.

La souche Rhamnonus semble convenir dans un premier temps.

Les prébiotiques :

Pour nourrir les bons micro-organismes, il faut avant tout penser aux prébiotiques, donc les fibres. L’amidon résistant, les fructo-oligosaccharides, les galacto-oligosaccharides, la cellulose, nourrissent les bonnes bactéries productrices d’acides gras à chaînes courtes. L’amidon résistant produisant particulièrement du butyrate, ayant la propriété d’être anti-inflammatoire et activant la production de colonocytes sains. L’amidon résistant se trouve dans les pommes de terre ou le riz cuits puis refroidis, pommes de terre crues ou bananes vertes, légumineuses. Vous trouverez d’autres informations dans l’article sur ma diète cétogène verte. Mais, attention, la pomme de terre fait partie de la famille des solanacées (tomate, aubergine, poivron, tabac…), souvent allergènes chez les malades.
Il se peut dans un premier temps que vous ne supportiez pas bien ces fibres et qu’il faille les supprimer pendant quelques semaines dans le cadre de l’éviction des fodmaps mais les fibres sont génératrices de bienfaits et de santé, donc sur le moyen, long terme, elles sont absolument nécessaires.

Il faut se souvenir que rien ne peut être à priori penser comme complètement inoffensif et les probiotiques ou prébiotiques peuvent toujours générer de mauvaises réactions que l’on ne peut prévoir à l’avance. Je ne dis pas cela pour faire peur mais pour informer. Donc, introduction progressive et observation de son ressenti (pas trop quand même)

Les souches qui dégradent l’histamine
: Lactobacillus rhamnosus, Bifidobacterium infantis, Bifidobacterium lactis et Bifidobacterium bifidum Bifidobacterium longum, Lactobacillus plantarum

Les souches qui en produisent et donc à éviter
 :Lactobacillus casei, Lactobacillus bulgaricus, Lactobacillus reuteri Lactobacillus lactis Lactobacillus acidophilus Lactobacillus helveticus

Lisez bien la composition globale, y compris les excipients et vérifiez que vous n’y êtes pas intolérants, c’est très souvent le cas.

Evidemment, cela n’empêche pas de manger en prenant soin de limiter l’ingestion d’histamine ou d’aliments déclenchants une réaction des mastocytes

Ces aliments « sains » qui percent vos intestins Attention aux lectines et à l’histamine

Il est souvent conseillé la prise de DAO ou d’anti-histaminique mais le risque, c’est que le
corps travaillant toujours à l’économie, si on bloque les récepteurs, ou apporte de la DAO, le
corps croit à moins d’histamine et produit moins d’enzyme DAO.

Par exemple, le curcuma est anti-histaminique mais au final il y aura moins de production de DAO mais il est aussi inhibiteur d’une autre enzyme, la MAO, bien utile aussi.
D’où l’avantage de tenter de limiter les entrées en histamine (cf l’article sur l’histamine au dessus) ou sa production et de ne pas bloquer les enzymes encore plus qu’elles ne le sont déjà (génétique, encrassage, manque de cofacteur dû à des carences, des difficultés d’absorption)

Donc, attention aux inhibiteurs, et surtout éviter de les manger au même moment que les
aliments riches en histamine.

Les inhibiteurs de monoamine oxydase dont je parle dans un autre article sont aussi certainement inhibiteurs de diamine oxydase (R).

Les inhibiteurs d’amines oxydases sont multiples
: le cannabis,
l’alcool, le café, les amphétamines

Plusieurs aliments dits sains et parfois même utilisés en remède sont
des inhibiteurs de la monoamine oxydase : le curcuma, le céleri, la
carotte, la coriandre, l’angélique, l’huile d’onagre, le fenouil, le
persil, le raisin rouge, l’extrait de pépins de raisins, la piperine
(poivre), la réglisse le pavot, la berbérine, le kiwi, l’oignon, la
fraise, le panais, les levures, les myrtilles, le gingembre, le
gingko, les marrons, la réglisse, l’huile de poisson, la guimauve, la
pensée, le millepertuis, le ginseng, le tabac, la valériane,
l’achillée, l’orange amère, l’échinacée, l’ayahusca, la vitamine B6,
le resveratrol, la quercetine, certains flavonoïdes (fisetine), la
rhodiola,, l’asparagus racemosus, tribulus, tinospora, selegiline,fleurs de la passion, le bleu de méthylène
Cela ne veut pas dire qu’il ne faut jamais en consommer mais peut-être pas en cure ou de manière permanente pensant améliorer la condition. La rotation me semble aussi sur ce sujet, une très bonne base à suivre.

Attention, parfois on soulage le symptôme mais en aggravant la cause mais voici quand même quelques anti-histaminiques :

Gingembre, oignon, camomille, artichaut, pissenlit, myrtilles,
Chicorée, Basilic, feuille d’olivier

Moringa,  Guduchi, Ashwagandha, Bacopa monnieri, Asafoetida, Coleus Forskohlii

Donc, à tester sur chacun bien-sûr, nous sommes tous différents et c’est ce qui fait notre richesse mais aussi ce qui complique le sujet de l’alimentation santé et qui empêche de donner des lignes directrices valables pour tous.

Du côté des compléments :

Certains compléments alimentaires comme l’acide ascorbique, le zinc ou le magnésium peuvent avoir un léger effet positif. L’acide ascorbique abaisse le taux d’histamine, mais constitue également un léger inhibiteur de la DAO. Il faut lui préférer une forme naturelle de vitamine C. Il semble que l’acide ascorbique ait un effet positif sur les mastocytes mais pourrait avoir des effets négatifs chez les personnes souffrant d’intolérance à l’histamine.(R)
Pour le magnésium, les bains au sel d’Epsom seront à privilégier, car on évite ainsi de nourrir un microbiote délétère ainsi que les défauts d’absorption dus à la dysbiose. De plus, ils ont l’avantage d’aider à la détoxication grâce au sulfate. Des bains de pieds peuvent être une alternative pour ceux qui n’ont pas de baignoire. Ici aussi, commencer avec de toutes petites doses et augmenter progressivement.
On peut aussi utiliser une huile de magnésium à mettre sur la peau.
Pour la forme orale, pouvant être utilisée surtout si vous souffrez de constipation, les formes les plus conseillées sont L-Thréonate qui a la meilleure disponibilité pour le cerveau et peut protéger des excitotoxines (dans une certaine limite) et donc combattra le mieux les troubles neurologiques ou la forme glycinate ou bisglycinate ou encore le malate.

De nombreux médicaments sont inhibiteurs ou libérateurs d’histamine, je vous laisse consulter la liste sur cette page, en anglais mais les noms des médicaments sont les mêmes ou facilement traduits Médicaments inhibiteurs ou libérateurs d’histamine

Bonne chance

Gwénola Le Dref

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