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Le paradoxe norvégien

D’après le classement établi par le World Happiness report, rapport annuel sur le bonheur, en 2017, la Norvège est le pays le plus heureux du monde, devant le Danemark, qui occupait la première place l’an dernier et l’Islande. La France n’est que 31e.

Les Nations Unies sont à l’initiative de ce projet, dans le cadre du Réseau des solutions pour le développement durable, un programme mondial lancé en 2012. Le World Happiness Report classe 155 pays en fonction de sept critères principaux : l’aide sociale, la liberté, la générosité, l’honnêteté, l’espérance de vie, le PIB par habitant et la confiance accordée aux dirigeants.

Mais cette première place est trompeuse car la Norvège a également la première place en ce qui concerne le nombre de malades. La Norvège est devenue un pays de congés de maladie. Aucun autre pays de l’OCDE n’a autant d’absences pour maladie.

On peut imaginer que le niveau de l’aide sociale facilite les arrêts de travail mais la Norvège qui a été longtemps dans les 3 premières places au niveau de l’espérance de vie a aujourd’hui une position plus loin dans la liste.

Comment peut-on être à la fois le pays le plus heureux du monde mais aussi celui où on est le plus malade ?

Je visite la Norvège régulièrement et j’y ai même vécu pendant 4 ans et c’est vrai que j’apprécie les norvégiens pour leur gentillesse, leur générosité, l’honnêteté, la tolérance, le respect et leur côté très sentimental parmi d’autres encore mais ils sourient quand même peu, sont très introvertis sauf s’ils ont bu, finalement je ne dirais pas qu’ils respirent tant que cela le bonheur.

Il est évident que le climat, leur hiver interminable et le manque de soleil jouent beaucoup sur l’état général de santé et sur l’humeur. On peut malgré tout imaginer que le haut niveau de vie vient contre-balancer ces données.

En devenant de plus en plus « riches », les norvégiens sont aussi de moins en moins actifs et ont un comportement alimentaire de moins en moins compatible avec la bonne santé comme c’est le cas un peu partout dans les pays occidentaux.
Le pain et le lait sont des aliments très consommés et les dernières années, le pain blanc, les pâtisseries, les croissants ont fait leur apparition dans les boulangeries norvégiennes.

Ils sont aussi de grands buveurs de bière mais aussi de coca-cola et comme beaucoup de pays du nord, ils ont plutôt la dent sucrée comme on dit à Québec.

Comme partout dans les pays occidentaux le surpoids et l’obésité sont en constante progression.

Une tradition vraiment étonnante peut donner une idée des pratiques norvégiennes et peut-être expliquer, au moins en partie leur mauvais état de santé.

Avez-vous entendu parler du Russefeiring ?

Cette fête débute symboliquement le 1er mai de chaque année (parfois les lycéens anticipent) et dure jusqu’au 17 mai (Fête nationale). Durant cette période les lycéens fêtent la fin de leurs études secondaires et se livrent à une énorme beuverie, habillés de salopettes de travail aux couleurs variées spécifiant leur domaine d’études ; rouge pour les études générales, vert pour les études agricoles ou encore blanc pour les études de médecine.
Rien de bien étonnant direz-vous, ici aussi les lycéens fêtent le bac, sauf qu’en Norvège cette très longue fête a lieu au moment des révisions, juste avant les examens. Voilà de quoi faire nos cheveux français se dresser sur nos têtes de parents.

Les Russ participent à tous les excès possibles et inimaginables, du plus stupides au plus sentencieux. Sexe, drogue et rock and Roll pourrions-nous presque dire…

C’est vrai que les norvégiens ne sont pas les seuls à boire mais vous seriez frappés de voir à l’aéroport, les femmes autant que les hommes, boire des pintes de bières à l’heure du petit déjeuner.

Alors, être les plus heureux au monde sera t-il compatible longtemps avec leur première place en ce qui concerne la maladie ? La Norvège saura t-elle relever les défis ?

https://www.fhi.no/nettpub/hin/befolkning-og-levealder/levealderen-i-norge—folkehelserap/
http://www.tronderbladet.no/meninger/2017/09/09/Er-nordmenn-de-sykeste-i-verden-15280658.ece

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Autisme, Alzheimer et aluminium

Plutôt que de rechercher une cause particulière à l’autisme ou la maladie d’Alzheimer ou d’autres pathologies neurologiques, nous voyons aujourd’hui que les causes sont multifactorielles, génétiques, épigénétiques et environnementales.

Mon cas personnel m’a rapidement fait voir la pluralité des origines: une génétique familiale déjà problématique, une forte intoxication in-utéro, des antibiotiques à de nombreuses reprises et dès la naissance, modelant une épigénétique fragile, tout ceci me prédisposant aux problèmes liés aux vaccins, et pour finir, la cerise sur le gâteau, les abandons.

Diagnostiquée fibromyalgique, bipolaire, syndrome Asperger, les deux existant effectivement souvent ensemble j’ai reçu un diagnostic de myofasciite à macrophages en 2011. On retrouve d’ailleurs dans les troubles envahissant du développement une comorbidité importante de troubles physiques. J’ai fait pratiquer un test génétique, un métagénome (adn de la flore intestinale) qui corroborent les causes multiples.

Malgré tout cela, et même si ce n’est pas toujours simple, certaines particularités ne pouvant être changées, aujourd’hui je vis plutôt heureuse et loin des douleurs physiques ou psychiques. Une histoire de vie, somme toute pleine d’espoir, que vous pourriez avoir envie de lire si vous avez besoin d’être encouragé dans votre démarche personnelle.

Une étude de juillet 2017 montre l’importance que tient l’aluminium en général et en particulier celui des vaccins dans les deux pathologies sus-citées. Cet aluminium vient perturber tout le métabolisme générant aussi une inflammation chronique et je vous invite suite à cet article à lire celui que j’avais écrit sur le sujet en 2015.

Le rôle putatif de l’aluminium environnemental dans le développement de la neuropathologie chronique chez les adultes et les enfants. Quelles sont les preuves et les mécanismes impliqués?

La conceptualisation des troubles du spectre autistique et de la maladie d’Alzheimer a subi un changement de paradigme ces dernières années, et plutôt que d’être perçus comme des maladies uniques avec une pathogénie et physiopathologie unitaire, ils sont de plus en plus considérés comme des syndromes hétérogènes avec une étiopathogenèse multifactorielle complexe, impliquant une combinaison très complexe et diversifiée de facteurs génétiques, épigénétiques et environnementaux.

L’un des facteurs environnementaux impliqués comme cause potentielle dans les deux syndromes est l’aluminium, à titre d’élément ou sous forme d’un sel, reçu, par exemple, sous forme orale ou sous forme d’adjuvant. Une telle administration a le potentiel d’induire une pathologie via plusieurs voies pouvant provoquer un dysfonctionnement et/ou une activation des cellules gliales qui jouent un rôle indispensable dans la régulation de l’homéostasie du système nerveux central et du développement neurologique.

D’autres voies comprennent la génération de stress oxydatif, l’épuisement du glutathion, les réductions directes et indirectes de la performance et de l’intégrité mitochondriale et l’augmentation de la production de cytokines pro-inflammatoires dans le cerveau et périphériquement. Les mécanismes par lesquels l’aluminium de l’environnement pourrait contribuer au développement du modèle très spécifique de la neuropathologie observée dans la maladie d’Alzheimer sont décrites. Plusieurs mécanismes par lesquels des quantités importantes d’aluminium introduites par la vaccination pourrait produire une neuropathologie chronique chez les enfants génétiquement sensibles sont analysés. Par conséquent, il est recommandé d’interrompre l’utilisation de sels d’aluminium dans les vaccins et que les adultes prennent des mesures pour minimiser leur exposition aux deux formes d’aluminium de l’environnement.

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Les dents des bébés montrent comment l’exposition à divers métaux peut être liée à l’autisme

Les chercheurs cherchent depuis des décennies pourquoi certains enfants développent l‘autisme – parfois même leur jumeau – mais une nouvelle étude indique que les dents des bébés peuvent fournir des indices.

La nouvelle étude publiée dans Nature Communications met en lumière certains facteurs possibles du risque d’autisme, révélés dans les dents des enfants : l’exposition à divers métaux, à la fois toxiques et nutritionnels, comme le plomb et le zinc et les changements d’exposition à différents stades du développement de l’enfant.

La petite étude a examiné les dents de bébé de 32 paires de jumeaux pour voir si les niveaux de plomb et d’autres métaux étaient en corrélation avec un risque accru de développer l’autisme. Le trouble du spectre autistique continue d’affecter 1 à 2 % des enfants nés en Europe, en Amérique du Nord et dans d’autres régions développées, selon les auteurs de l’étude.

Bien que de nombreuses recherches aient été faites sur le terrain, il y a eu peu d’étude sur la façon dont les facteurs environnementaux spécifiques peuvent affecter le risque d’autisme.
« Nous pensons que l’autisme commence très tôt, probablement dans l’utérus, et la recherche suggère que notre environnement peut augmenter le risque d’un enfant. Mais au moment où les enfants sont diagnostiqués à l’âge de 3 ou 4 ans, il est difficile de revenir en arrière et de savoir ce à quoi les mamans ont été exposées « , a déclaré Cindy Lawler, Ph.D., responsable de la division NIEHS Genes, Environnement et Santé, dans un communiqué publié aujourd’hui. « Avec les dents de bébé, nous pouvons réellement faire cela. »

Dans l’étude, les chercheurs de l’École de médecine d’Icahn au Mont Sinaï ont examiné si l’exposition à certains métaux, identifiée dans la matrice des dents de bébé, a montré une association avec le risque d’autisme.

Les chercheurs ont recruté des jumeaux d’une base de données nationale de jumeaux en Suède afin de mieux comprendre quels étaient les modes d’absorption des métaux chez les enfants à la fois diagnostiqués et non diagnostiqués avec un trouble du spectre autistique.

L’étude a été menée par Manish Arora, Ph.D., un scientifique environnemental et un dentiste de l’École de médecine d’Icahn au mont Sinaï à New York. Arora et ses collègues avaient déjà développé une méthode qui utilisait des dents de bébé qui étaient tombées pour mesurer l’exposition des enfants au plomb et à d’autres métaux in-utéro et pendant la petite enfance. Avec le soutien de l’Institut national des sciences de la santé environnementale (NIEHS)

Les chercheurs utilisent des lasers pour extraire des couches précises de la dentine, la substance dure sous l’émail dentaire, pour l’analyse des métaux.

« Ce qui est nécessaire, c’est une fenêtre dans notre vie fœtale », a-t-il déclaré. « Contrairement aux gènes, notre environnement change constamment et la réponse de notre corps face aux facteurs de stress environnementaux dépend non seulement de la façon dont nous étions exposés, mais à quel âge nous avons connu cette exposition ».

Les chercheurs ont examiné les métaux qui sont des nutriments clés tels que le zinc et le manganèse, ainsi que des métaux toxiques comme le plomb. Ils ont également été en mesure d’estimer à quel stade du développement de l’enfant, ils ont été exposés à certains métaux et à quels niveaux.

Ils ont utilisé des dents de bébé de 32 paires de jumeaux pour établir un modèle d’absorption des métaux. Parmi ces 32 paires de jumeaux, six avaient un seul jumeau avec des troubles du spectre autistique, sept avaient deux jumeaux avec autisme et 19 ne sont pas affectés. Les chercheurs ont trouvé des différences plus faibles dans les modes d’absorption des métaux lorsque les deux jumeaux avaient des troubles autistiques. Ils ont trouvé des différences significatives dans les paires où un seul jumeau a été diagnostiqué avec autisme.

Les chercheurs ont pu montrer des différences concernant six métaux, dont le plomb, le zinc, l’étain, le chrome et le manganèse sur les dix métaux étudiés et leur lien avec les taux d’autisme. Le plomb et le manganèse étaient statistiquement significatifs dans la façon dont ils impactaient le risque d’autisme.(l’aluminium n’ayant pas été analysé)

Les niveaux de plomb étaient constamment plus élevés dix semaines avant la naissance à vingt semaines après la naissance chez les enfants atteints d’un trouble du spectre autistique comparés à ceux des enfants sans autisme.

La plus grande différence a été observée 15 semaines après la naissance des jumeaux : les niveaux de plomb étaient 1,5 fois plus élevés chez les enfants atteints de troubles du spectre autistique que chez les enfants sans autisme.

Les niveaux de manganèse étaient systématiquement plus faibles chez les enfants souffrant de troubles du spectre autistique pendant deux fenêtres critiques : 10 semaines avant le naissance et de 5 à 20 semaines après la naissance. La plus grande différence a été notée à 15 semaines après la naissance, lorsque les taux de manganèse étaient 2,5 fois plus faibles dans les cas de troubles du spectre autistique.

Des études antérieures ont montré des résultats mitigés sur le lien entre l’autisme et l’exposition aux métaux, notamment le plomb, mais beaucoup sont limitées par les possibilités d’autres facteurs, y compris la génétique, qui pourraient affecter le trouble. En étudiant les jumeaux, les scientifiques espéraient éliminer la génétique comme facteur et isoler les expositions aux métaux de l’environnement.

Cette étude comprend un petit groupe d’enfants mais les chercheurs ont été encouragés par les résultats, qui apporte un éclairage sur les origines de l’autisme et pourrait permettre d’établir des lignes directrices supplémentaires pour la profession médicale afin de conseiller les parents inquiets au sujet de l’exposition aux métaux.

« Nous avons identifié la période de temps à laquelle nous sommes les plus susceptibles », a déclaré Arora. « Nous espérons aider et être en mesure de fournir des recommandations cliniques pendant que nous continuons les recherches. »

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Stimuler l’immunité peut-il vous rendre plus intelligent?

Les cellules de défense du corps engagent avec le cerveau
un dialogue complexe qui pourrait élever le QI.

SOURCE:
http://discovermagazine.com/2013/march/18-immunity-intelligence

Après avoir passé quelques jours au lit avec la grippe, vous avez l’impression que votre cerveau marche au ralenti. À première vue, cependant, cela n’a pas beaucoup de sens. D’une part, les virus de la grippe infectent la muqueuse des voies respiratoires, et non les neurones dans notre cerveau. D’autre part, le cerveau est isolé du reste du corps par une série de défenses microscopiques connue comme la barrière hémato-encéphalique. Elle bloque la plupart des virus et des bactéries tout en permettant aux molécules essentielles comme le glucose de rentrer. Autrement dit, ce qui indispose le corps ne devrait pas interférer avec notre façon de penser.

Mais au cours de la dernière décennie, Jonathan Kipnis, un neuroimmunologiste à l’Université de Virginie, École du département de médecine des neurosciences, a découvert un lien possible, une touche de modernité sur la notion séculaire de la connexion corps-esprit. Ses recherches suggèrent que le système immunitaire engage avec le cerveau un dialogue complexe qui peut influencer notre processus de pensée et encourager notre cerveau à être plus performant.

Kipnis a eu l’idée d’un lien entre l’intelligence et l’immunité lorsqu’il était doctorant à l’Institut des sciences Weizmann en Israël. Son conseiller, Michal Schwartz, faisait des expériences pour savoir comment s’effectuaient les réparations du cerveau après une blessure. Elle a trouvé que le cerveau dépend d’un type de cellule immunitaire connue sous le nom de cellule lymphocyte T, qui normalement tue les cellules infectées ou conduit d’autres cellules immunitaires dans une lutte contre les intrus. Ses recherches suggéraient que les lymphocytes T peuvent également envoyer des signaux qui activent les cellules immunitaires du cerveau, la microglie et les macrophages du sang leur demandant de protéger les neurones lésés des toxines libérées par la blessure.

Sans les lymphocytes T, Schwartz et d’autres chercheurs ont trouvé que le cerveau fait un mauvais travail d’auto-guérison. Kipnis a été fasciné par la découverte parce qu’il savait que les cellules T ne peuvent pas franchir la barrière hémato-encéphalique. Pourtant, apparemment, elles pouvaient influencer, de manière significative, le cerveau à distance. Il s’est demandé si les cellules T faisait plus pour le cerveau que juste l’aider à guérir les blessures. « L’idée folle m’est venue: Et si nous avions besoin des lymphocytes T pour un fonctionnement optimum du cerveau ? », dit Kipnis.

«Je n’ai jamais vu des souris aussi idiotes»

Pour tester l’idée, Kipnis a effectué une expérience sur des souris. Il a élevé deux groupes d’animaux, un groupe qui était normal et un autre qui manquait de cellules T. Sinon, elles étaient génétiquement identiques. Kipnis a ensuite envoyé les souris à un collègue, Hagit Cohen à l’Université de Ben-Gurion du Negev, pour voir à quel point elles pouvaient apprendre un nouveau tour.

Cohen a soumis les souris à un test d’apprentissage connu sous le nom de labyrinthe d’eau de Morris. Elle les a mis dans un bassin d’eau, où elles ont commencé à nager frénétiquement. Juste sous la surface de l’eau se trouvait un support caché. Si les souris pouvaient trouver le support, elles pouvaient s’y reposer et arrêter leur nage désespérée. Au cours de plusieurs essais, les souris ont appris où le support était caché et y nageait directement.
Après avoir testé les animaux, Cohen – qui ne connaissait pas les détails de la recherche de Kipnis – appela son collègue. Elle a dit : « Un des groupes de souris que vous m’avez envoyées sont de vrais idiotes. Je n’ai jamais vu des souris aussi idiotes  » se rappelle Kipnis. Ces souris ne réussissaient pas à trouver le support ; elles étaient aussi celles sans cellule lymphocyte T.

Si l’idée folle de Kipnis était juste alors il devrait être capable de rendre les souris idiotes plus intelligentes en leur remettant leurs cellules T. Il a injecté les cellules dans la circulation sanguine de la souris et a donné aux cellules le temps de se multiplier et de se propager. Ensuite, lui et ses collègues ont à nouveau testé les souris. Avec leurs cellules T restaurées, elles n’étaient plus stupides. Elles performaient presque aussi bien que les souris nées avec des systèmes immunitaires normaux.

Parce que la barrière hémato-encéphalique empêchait les cellules T d’affecter le cerveau de l’intérieur, Kipnis s’est demandé si elles augmentaient leur influence en se rapprochant le plus possible du cerveau.

On sait depuis longtemps que les membranes entourant le cerveau, appelé les méninges, sont chargées de lymphocytes T et d’autres cellules immunitaires. Kipnis et ses collègues se sont demandés comment les souris performeraient si elles avaient un approvisionnement normal en cellules T partout dans leur corps, à l’exception des méninges, alors il a injecté un composé qui empêchait les cellules T d’atteindre les méninges chez les souris. Lorsque ces animaux ont été placés dans le labyrinthe aquatique, elles ont à nouveau agit stupidement – tout comme Kipnis l’avait prédit.

Garder le cerveau

Kipnis étudie maintenant ce que font exactement les cellules T qui entourent le cerveau pour faire fonctionner le cerveau. Une forte possibilité : elles empêchent le reste du système immunitaire de lui nuire par inadvertance.

Lorsque nous apprenons quelque chose de nouveau, nos neurones détruisent les anciennes connexions et en développent de nouvelles. Dans le processus, elles rejettent beaucoup de molécules. Pour le système immunitaire, ces déchets peuvent ressembler à une infection ou à un autre type de problème, entraînant une inflammation et la libération de composés dangereux qui combattent normalement les virus mais qui peuvent également interférer avec le cerveau et sa fonction.

Kipnis suggère que les lymphocytes T maintiennent ce processus en échec, en différenciant la maladie du stress ordinaire et, lorsque cela est justifié, en disant à d’autres cellules immunitaires de rester au repos en libérant des molécules antagonistes qui empêchent une inflammation erronée.

Les mêmes lymphocytes T qui protègent le cerveau de l’inflammation travaillent également à nous garder vif ; et dans ce qui semble être une boucle de rétroaction, le simple acte d’apprentissage renforce l’effet. Alors que les souris apprennent quelque chose de nouveau, les lymphocytes T dans les méninges produisent des niveaux élevés d’une molécule appelée interleukine 4 (IL-4). L’IL-4 est un signal du système immunitaire qui freine la réponse inflammatoire et, selon les recherches de Kipnis et d’autres, améliore également l’apprentissage. En effet, lorsque les souris manquant du gène pour fabriquer l’IL-4 passent le test du labyrinthe de l’eau, elles le font mal, peut-être parce que leurs cellules T n’ont pas de signal critique impliqué dans l’apprentissage rapide.

Cette théorie pourrait expliquer pourquoi nous perdons nos capacités mentales lorsque nous sommes malades, dit Kipnis. Lorsque nous sommes en bonne santé, les cellules T empêchent les cellules immunitaires dans les méninges d’enflammer le cerveau. Mais quand on tombe malade, les lymphocytes T relâchent leur attention pour permettre au système immunitaire d’attaquer les agents pathogènes. L’inflammation qui en résulte aide à éliminer les envahisseurs, mais elle empêche également l’apprentissage. Lorsque nous sommes malades, propose Kipnis, il est plus important de lancer une attaque immunitaire puissante que d’avoir un esprit pointu. « Tout dans la vie est une question de priorité » dit-il.

Kipnis a récemment commencé à enquêter sur ce qui arrive au cerveau des gens quand ils commencent à perdre des cellules T. Les personnes atteintes de cancer, par exemple, souffrent souvent d’une perte de cellules T lorsqu’elles subissent une chimiothérapie. Ce n’est peut-être pas une coïncidence, affirme-t-il, que la chimiothérapie est connue pour causer le «cerveau-chimio» – un état mental flou où les patients ont du mal à penser clairement. Kipnis propose que sans les cellules T pour maintenir l’inflammation en échec, les cellules immunitaires dans les méninges absorbent des composés nuisibles au cerveau.

La vieillesse diminue également nos cellules T. Le thymus, une glande de la taille d’une fraise dans la poitrine, produit un courant régulier de précurseurs de cellules T dans notre jeunesse. Mais au fil des décennies, elle diminue jusqu’à ce qu’elle soit à peine visible. Kipnis propose qu’avec moins de cellules T, les personnes âgées ne peuvent pas réprimer efficacement l’inflammation autour de leur cerveau, ce qui pourrait jouer un rôle dans le déclin cognitif chez les personnes vieillisantes.

Il existe de nombreux autres facteurs dans la façon dont nous apprenons et nous souvenons des choses, mais pour la plupart, ils sont très difficiles à modifier. Les médicaments susceptibles de rebooster les neurones à l’intérieur du cerveau et d’améliorer la netteté mentale sont souvent trop gros pour passer la barrière hémato-encéphalique. La dopamine, une molécule cruciale pour la signalisation entre les neurones, ne peut pas traverser cette barrière, c’est pourquoi son précurseur chimique, la L-dopa, est utilisée à la place pour traiter la maladie de Parkinson. Mais le système immunitaire offre une nouvelle façon de changer notre cognition et de traiter les maladies affectant le cerveau.

Une expérience que Kipnis et ses collègues ont menée récemment sur des souris chez qui ils manquaient des cellules T préfigure comment la future médecine immunitaire du cerveau pourrait fonctionner. Les scientifiques ont tiré du sang de vieilles souris, dont l’offre en cellules T était épuisée et ont isolé les cellules immunitaires. Ils ont ajouté des IL-4 dans les flacons où ils ont élevé ces cellules immunitaires. Ensuite, les scientifiques ont injecté les cellules exposées aux IL-4 dans les souris. Par la suite, les souris ont pu apprendre correctement, vraisemblablement parce que leurs cerveaux ne souffraient plus d’inflammation.

« Aujourd’hui, nous ne pouvons pas vraiment entrer dans le cerveau et réparer les choses. Mais nous pouvons prendre le système immunitaire hors du corps, nous pouvons le remettre, nous pouvons faire presque tout ce que nous voulons » dit Kipnis.
« Nous pourrions cibler le système immunitaire et obtenir des bénéfices dans le cerveau. Ce pourrait être un outil thérapeutique incroyable. »

Ainsi se termine l’article de Discovermagazine.

Je rajoute quelques mots afin de vous inviter à faire des liens avec les autres sujets traités sur ce site.
Du côté de mon expérience personnelle, je ne peux que confirmer ce dont traite cet article. Je garde mes troubles cognitifs au minimum possible grâce à cette diète cétogène verte. Dès que je m’en éloigne je perds en fonctionnement et pas seulement au niveau de l’intelligence. La conférence du Dr Russell Blaylock montre très bien comment l’inflammation due aux allergènes alimentaires, au glutamate, à l’aspartame, etc. agit sur nos comportements. Dans l’autisme, dont les causes sont multiples on retrouve un problème d’infections et il est aisé de faire le lien avec l’article ci-dessus. On peut alors comprendre pourquoi le syndrome d’Asperger (voir l’attestation diagnostic) est moins visible quand je fais attention à ce que je mange. Même si tout n’est pas réglé bien-sûr. On peut aussi comprendre comment cette alimentation différente me permet de garder une part (oui, seulement une part) de fonctionnement cérébral très supérieur malgré mes nombreux problèmes innés de métabolisme, d’intoxication, d’infections, de souci avec l’histamine…

Si j’écris cela, c’est que quand je vois d’où je reviens, et ce avec quoi je dois faire, je me dis quel potentiel vous avez, bon sang !

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

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Syndrome Asperger

J’ai pris conscience, il y a quelques temps, que de ne pas reconnaître mes particularités, c’est finalement ne pas me reconnaître du tout.

J’ai été étonnée, il y a quelques jours d’entendre le psychiatre (celui qui me prescrivait mon traitement avant mes changements alimentaires en 2011, je n’ai jamais rien pris depuis, même pas du paracétamol) me dire que j’avais été vraiment brimée et bridée. Pour une reconnaissance !
J’étais loin d’imaginer que ces mots pourraient sortir de sa bouche. Justement, par ignorance de mes particularités (lui ne connaissait pas le diagnostic qui suit ce jour là, car je n’avais pas encore l’attestation) c’est bien ce que j’ai ressenti souvent de la part de mon entourage depuis toute petite. Et énormément de la part des médecins depuis mes 26 ans, suite au vaccin anti-hépatite B. Mais j’ai aussi conscience d’avoir participer largement bien-sûr à ces réactions envers moi, de m’être moi-même bridée et brimée. Il n’est jamais trop tard, dit-on…

Je l’avais dit à plusieurs reprises à cette psychiatre/psychanalyste que j’ai vu pendant dix ans pour une analyse, que je suis autiste sauf que je parle. J’ai pris connaissance du syndrome Asperger il y a une année seulement. Nombreux sont les psys qui ne connaissent pas et donc encore moins la population générale. C’est vrai, les cases ne sont que des cases, mais quitte à être dans une, autant que ce soit la bonne. Ceci dit, cela n’empêche nullement que le diagnostic de bipolaire soit aussi juste, ainsi que celui de myofasciite à macrophages; Les études montrent effectivement les différentes comorbidités: certains autistes Asperger souffrent aussi de trouble de l’humeur mais aussi de difficultés physiques. Lorsque l’on comprend les causes sous-jacentes, l’accumulation n’a en fait rien de bien étonnant.

Mon but n’est pas ici de geindre ou de me faire plaindre mais les cases peuvent permettre, premièrement, de faire comprendre à son entourage ses particularités et donc d’améliorer les relations et les échanges. Cela, je l’espère, pourrait permettre d’effacer votre incrédulité quant à mes spécificités, mes difficultés. Vous pourriez par exemple comprendre que malgré les améliorations je ne saurais reprendre un travail, en tous cas, conventionnel. Remarquez que j’offre à la société beaucoup de mon temps malgré tout. Cela pourrait me permettre alors de vivre plus sereine parce que vous n’imaginez pas les efforts que cela suppose de ma part depuis toujours pour coller à vos façons de fonctionner, vos façons de voir. Peut-être qu’avec une meilleure compréhension, une meilleure connaissance, vous pourriez vous aussi faire quelques efforts dans mon sens afin de rendre nos échanges moins exigeants en énergie pour moi. Et si je suis plus sereine, je vous offre une meilleure expérience de moi-même.

Et deuxièmement, cela permet aussi de mettre en place un soutien adéquat. Car analyser est une chose, apprendre à gérer grâce à des outils, des techniques en est une autre. Cette psychologue (iranienne, je précise pour les fautes d’orthographe;)) connaît le syndrome Asperger depuis 30 ans et j’ai décidé de travailler avec elle afin qu’elle m’apprenne des outils afin de mieux appréhender le monde, qu’elle m’aide à mieux, me et vous comprendre, qu’elle m’aide aussi à « tirer de moi » le meilleur, puisque je garde ce souhait. Parce que s’accepter tel que l’on est, dans mon cas, je vous promets que ça ne colle pas trop.

En tout cas, à 47 ans, ça fait du bien d’être écoutée, comprise et reconnue dans sa globalité. J’avoue qu’aujourd’hui, j’en espère autant de mes proches, sans me faire trop d’illusion cependant. Et oui, si la vie est simple, l’humain, lui, est bien compliqué !

Vous pouvez découvrir le syndrome d’Asperger dans ce pdf clair et juste, je trouve. Je m’y reconnais à 99%, même si bien-sûr avec le temps et surtout les changements alimentaires, certains traits se sont (bien) atténués.
Symptomatique-du-syndrome-dAsperger-chez-lenfant

Comme chez beaucoup d’Asperger, des dysfonctionnements et des sur-fonctionnements, ce qui fait d’ailleurs la différence avec les personnes dites à haut potentiel. Chez les Asperger, les Aspies, les résultats au niveau des tests de QI sont hétérogènes

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