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Une femme de 82 ans atteinte de démence retrouve la mémoire après avoir changé de régime alimentaire

Récemment, une femme de 82 ans qui souffrait de démence et qui ne reconnaissais pas son propre fils a miraculeusement retrouvé la mémoire après avoir modifié son alimentation.

Sylvia avait perdu la mémoire et une partie de son esprit, elle avait même téléphoné à la police pour accuser l’infirmière qui s’occupait d’elle de kidnapping.

Un changement de régime alimentaire, qui comprenait de grandes quantités de myrtilles et de noix, s’est avéré avoir un impact important sur l’état de Sylvia, puisque ses recettes sont maintenant partagées par la Société Alzheimer.


Sylvia a également commencé à incorporer d’autres aliments santé, comme le brocoli, le chou frisé, les épinards, les graines de tournesol, le thé vert, l’avoine, les patates douces et même le chocolat noir avec un pourcentage élevé de cacao. Tous ces aliments sont connus pour être bénéfiques pour la santé du cerveau.
Mark, le fils de Sylvia, après avoir examiné les recherches montrant que les taux de démence sont beaucoup plus faibles dans les pays méditerranéens a décidé de changer une grande partie des habitudes alimentaires de la famille.

Mark témoigne : « Dans certains pays, la maladie d’Alzheimer est pratiquement inconnue en raison de leur régime alimentaire. Tout le monde connaît les poissons, mais il y a aussi les myrtilles, les fraises, les noix du Brésil et les noix, qui ont apparemment la forme d’un cerveau pour nous donner un signe qu’ils sont bons pour le cerveau. » « J’ai aussi fait des exercices cognitifs avec ma mère, comme des puzzles, des mots croisés et des rencontres avec des gens en situation sociale, Sylvia faisait aussi de l’exercice en utilisant un appareil de pédalage adapté à sa chaise. »

Mark a dit : « Ce n’était pas un miracle du jour au lendemain, mais après quelques mois, elle a commencé à se souvenir de choses comme les anniversaires et elle redevenait elle-même, plus alerte, plus engagée…
« Les gens pensent qu’une fois qu’on a un diagnostic, la vie est finie. Vous aurez de bons et de mauvais jours, mais ce n’est pas forcément la fin. Pour une femme de 82 ans, elle s’en sort très bien, elle a l’air 10 ans plus jeune et si vous la rencontriez, vous ne sauriez pas qu’elle a vécu tout cela. Elle avait besoin d’aide pour toutes sortes de choses, maintenant elle est en train de changer les choses. Nous vivons jusqu’à un âge avancé dans ce pays, mais nous ne vivons pas nécessairement en meilleure santé. »(R)

Cette histoire montre à quel point notre corps est résilient si on lui donne le bon environnement. La plupart de ces types de maladies sont souvent liées à l’alimentation, ce qui signifie qu’elles peuvent en fait être inversées par une alimentation adéquate. Bien sûr, certaines d’entre elles sont génétiques et vous êtes peut-être porteur du gène, mais ce n’est pas une garantie qu’il deviendra actif, il y a des choses que vous pouvez faire pour minimiser le risque. Notre santé est notre plus grande richesse. Nous devons nous rendre compte que nous avons notre mot à dire dans notre vie et dans notre destin.

J’ai déjà abordé le lien avec l’aluminium et il est donc important de limiter l’exposition mais avoir une alimentation la plus adéquate possible peut vraiment aider.

L’impact de l’inflammation intestinale sur les troubles neurocognitifs est aujourd’hui bien connu et admis, et l’intolérance au gluten et aux produits laitiers touchent de plus en plus de monde. L’axe intestin-cerveau fait l’objet de nombreuses recherches et il n’y a plus de doute que réduire la dysbiose intestinale aide au bon fonctionnement cérébral.(R)

Nous savons aujourd’hui que le syndrome métabolique augmente les risques de souffrir de troubles neurologiques et on y retrouve notamment une élévation du taux de sucre sanguin et une résistance à l’insuline qui empêche les cellules d’obtenir le glucose nécessaire à leur fonctionnement. Le syndrome métabolique étant lui-même le résultat d’une surcharge inflammatoire.

Les données actuelles appuient l’idée que l’inflammation périphérique chronique dépendante des allergies modifie l’état inflammatoire du cerveau et influence le fonctionnement (phosphorylation) d’une protéine liée à la maladie d’Alzheimer, ce qui indique que l’allergie peut être un autre facteur à considérer pour le développement et/ou la progression des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. (R)

De plus en plus de chercheurs parlent du lien entre la consommation de sucre et la maladie d’Alzheimer, la qualifiant parfois de diabète de type 3. D’ailleurs, le diabète de type 2 a été associé a une incidence plus importante de maladie d’Alzheimer. Une étude chez la souris a montré que la consommation de sucre augmentait les taux d’Apoe (gène prédisposant à la maladie) et accélérait l’agrégation des protéines amyloïdes-β dans le cerveau. (R) Tous deux mis en cause par de nombreuses recherches.

D’ailleurs, certaines recherches ont montré que les tissus du système nerveux central et du cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer contiennent des cellules fongiques. (R) La candidose s’épanouit d’autant plus que l’on consomme de produits sucrés. Sur ce sujet, vous pourriez être intéressé par cet article, celui-ci, ou celui-là, ou encore celui-ci et un dernier.

Et ce n’est pas seulement le cas pour la maladie d’Alzheimer. Récemment, une recherche suggère que les enfants autistes peuvent naître déjà colonisés par des champignons, alors qu’une « aspergillose silencieuse » pourrait contribuer ou même être une cause majeure de troubles neurodéveloppementaux dans la petite enfance. (R)

Si la consommation de sucre est une cause évidente de résistance à l’insuline, une étude récente a montré qu’il y a aussi une corrélation avec les sucres testés positifs par l’Alcat test. La positivité au test ALCAT d’un des sucres testés (fructose, canne à sucre et betterave sucrière) indique, chez la majorité des sujets, la présence d’une mutation du gène TCF7L2 qui joue un rôle clé dans le développement des îlots de Langerhans (cellule du foie qui régule la glycémie) et pourrait contribuer à la prévention et au traitement de la résistance à l’insuline. (R)

En ce moment, vous pouvez profiter d’une réduction de 10 à 15% sur différents panels tests, en suivant ce lien.

En ce qui me concerne, j’ai pu vérifier cette information ; j’ai bien des mutations aussi sur ce gène et le test Alcat fait en début d’année, comme celui de 1998, montre une intolérance au sucre de betterave. D’ailleurs, plusieurs aliments testés positifs en 98 le sont encore cette année, comme l’amande, la carotte, le poivron et plusieurs autres. Ce qui laisse penser qu’il y a bien une part de génétique qui sous-tend les intolérances et pas seulement une dysbiose intestinale. La génétique, contrairement à l’idée générale, n’étant pas cependant une fatalité mais bien « juste » une tendance. Nous sommes souvent malade par méconnaissance de notre propre fonctionnement. Comme le disait Léonard de Vinci :  » La vitalité et la beauté sont des dons de la nature destinés à ceux qui suivent ses lois.  » Une citation que je reprends dans mon livre  » Vivante Grâce au Ciel ou à la Science? « , récit de voyage au cœur de la nature norvégienne authentique et au plus profond de notre être.

Les différents aliments dont a fait usage le fils de Sylvia sont classés parmi les anti-oxidants et on sait aujourd’hui que le stress oxydatif est à l’origine de nombreuses maladies, notamment toutes les maladies neurodégénératives.(R)

Certaines études montrent que l’alimentation joue un rôle plus grand que la génétique et les régime d’Okinawa par exemple semble retarder l’apparition des maladies liées à la vieillesse. Au Japon, ils ne consomment ni gluten, ni produits laitiers, beaucoup moins de protéines animales que dans les pays occidentaux, plus de poissons et comme dans le régime crétois, plus de légumes et dans l’ensemble, aussi moins de calories.(R)

La science montre que la restriction calorique apporte des bienfaits.

L’huile de noix de coco semble améliorer les capacités cognitives des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, avec une intensité différente selon le domaine cognitif. L’huile de coco est aussi une alternative intéressante au beurre.(R) Cependant, le beurre clarifié qui ne contient plus ni caséine, ni lactose peut apporter des éléments intéressants comme par exemple la vitamine A.

Des études ont montré que les microorganismes présents dans notre intestin peuvent affecter notre risque de maladies neurodégénératives en envoyant des messages à notre cerveau lorsque survient une dysbiose intestinale (déséquilibre de notre flore intestinale). Notamment, le microbiote des malades d’Alzheimer montrent une faible production de butyrate, un acide gras à chaîne courte qui nourrit les colonocytes et a un effet anti-inflammatoire. Le butyrate est produit par certains micro-organismes dans le colon par fermentation des fibres.(R)(R) Vous pouvez trouver plus d’informations sur ce point dans mon article sur une diète cétogène verte.

La prise de probiotiques pourraient aussi être bénéfique ainsi que la stimulation du nerf vague.

Certaines études suggèrent que l’amélioration de l’alimentation peut entraîner des changements bénéfiques sur notre santé à long terme et réduire la détérioration neurologique.(R) L’espoir reste donc permis, non seulement de prévenir mais aussi d’inverser la progression de la maladie.

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angoisse et stimulation du nerf vague

L’axe intestins-cerveau : le nerf vague

Le système nerveux autonome s’occupe de toutes les tâches automatiques de notre corps. Il y a le système nerveux sympathique qui est l’accélérateur et le parasympathique, le frein. Le parasympathique, s’occupe du repos et de la digestion, la réparation alors que le système sympathique est pour l’activité, il est le maître de la réponse combattre ou fuir.

Le système nerveux entérique est parfois intégré dans le système nerveux autonome ou comme une entité séparée, mais dans les faits ils sont intimement reliés.

Le nerf vague surveille presque la globalité du corps, envoyant des informations sur l’état des organes. Il innerve le cerveau, la colonne vertébrale, la langue, le pharynx, les cordes vocales, les poumons, le cœur, l’estomac, les intestins et les glandes qui produisent des enzymes et des hormones anti-stress (comme l’acétylcholine, la prolactine, la vasopressine, l’oxytocine), il contrôle l’humeur, la fréquence cardiaque, la digestion, la respiration, la réponse immunitaire etc.

Trop de stress, qu’il soit physique, biologique, toxique, chimique, émotionnel ou psychologique agit fortement sur l’activité du nerf vague, le dixième nerf crânien. (R)

Lorsque le système sympathique flambe, le tonus du nerf vague diminue.

80% des messages vont de l’intestin vers le cerveau et le système digestif – directement lié à différentes zones du cerveau par le nerf vague – envoie les messages en millisecondes. (R)

Les facteurs alimentaires, microbiens et inflammatoires modulent l’axe intestin-cerveau et influencent les processus physiologiques allant du métabolisme à la cognition.

Le potentiel du nerf vague

De plus en plus de recherches sont faites sur la stimulation du nerf vague qui augmente son tonus, a des propriétés anti-inflammatoires et permet une communication de type neuro-immune dans l’intestin. (R)

Elle diminue les réactions de type allergique. (R)

L’axe cerveau-intestins devient de plus en plus important comme cible thérapeutique pour les troubles gastro-intestinaux et psychiatriques, comme les maladies inflammatoires de l’intestin, la dépression et le syndrome de stress post-traumatique. (R)(R)(R)

La stimulation du nerf vague dans l’intestin influence les systèmes cérébraux monoaminergiques du tronc cérébral qui jouent un rôle crucial dans les principaux troubles psychiatriques, comme les troubles de l’humeur et d’anxiété. (R) (R) Un système dont j’ai déjà parlé dans un article précédent Gène du guerrier, monoamine oxydase : vers un monde de plus en plus violent ou encore dans cet article Le blocage d’une enzyme en cause dans les addictions

Selon Stephen Porges auteur de « The polyvagal theory » : « Les comportements de balancement et d’oscillation fréquemment observés chez les personnes autistes peuvent refléter une stratégie bio-comportementale naturelle pour stimuler et réguler un système vagal qui ne fonctionne pas efficacement. » Vivant les choses de l’intérieur, je sais que j’ai souvent utilisé différents biocomportements contre l’angoisse, comme fredonner, qui était interpréter comme signe de joie alors que c’était tout l’inverse.

Un nerf vague endommagé ne peut pas envoyer de signaux à vos muscles abdominaux. Cela peut faire en sorte que les aliments restent plus longtemps dans votre estomac, plutôt que de se déplacer normalement dans votre intestin grêle pour y être digérés, ce qui fait partie du complexe reflux gastro-oesophagien RGO.

Le nerf vague est la commande centrale pour le fonctionnement de notre système nerveux parasympathique et utilise l’acétylcholine pour communiquer.

Il est intéressant de noter que le mercure bloque l’action de l’acétylcholine et que c’est l’une des plus grandes pollutions avec 3000 tonnes de mercure répandues chaque année dans l’atmosphère. L’aluminium est reconnu neurotoxique et plus particulièrement pour le système cholinergique. (R) (R) Pas étonnant qu’il soit en lien avec différentes pathologies comme l’Alzheimer, l’autisme, la fibromyalgie, etc.

Le nerf vague peut ne plus réagir aux stimuli, il est alors hypotonique ou au contraire réagir de façon excessive et être hypertonique.

Lorsque le nerf vague est sous-réactif, il entraîne souvent une affection appelée gastroparésie, qui est une complication fréquente et grave du diabète. Les patients souffrant de ce trouble peuvent ressentir des douleurs à l’estomac, des nausées, des brûlures d’estomac, des spasmes et une perte de poids. Les patients dont les nerfs vagaux sont sous-actifs éprouvent souvent de graves problèmes gastro-intestinaux. Les personnes dont le nerf vague est trop actif peuvent s’évanouir.

Tout type de détresse gastro-intestinale peut exercer une pression sur le nerf et l’irriter, une hernie hiatale en étant souvent la cause.

Tout stress, qu’il soit physique, chimique ou psychologique peut enflammer le nerf, ainsi que la fatigue et l’anxiété et l’inverse est vrai, un nerf enflammé génère anxiété, fatigue et mauvaise tolérance au stress.

Philippe Pinel, père de la psychiatrie moderne disait :  » Le siège de la folie se trouve communément au niveau des intestins et de l’estomac « 

L’alimentation joue un grand rôle dans la santé du nerf vague. Et ce dernier joue un rôle essentiel dans la régulation de la glycémie et est un facteur souvent négligé dans l’homéostasie du glucose.(R)

Stimulation du nerf vague

Différentes techniques permettent de stimuler le nerf vague

L’accoutumance au froid

Des études ont montré que l’accoutumance au froid diminue l’activation sympathique et entraîne un glissement vers une activité parasympathique accrue. (R) Une exposition courte mais aigüe au froid comme avec une douche froide augmente l’activation du nerf vague. (R)

La respiration profonde et lente

La respiration lente avec une inspiration et une expiration de même longueur semble être la meilleure technique pour stimuler le nerf vague, en augmentant la sensibilité du baroréflexe cardio-vagal. (R)

La méditation

La méditation surtout celle dirigée pour augmenter les émotions positives, l’amour stimule le nerf vague. (R)

Le chant

Chanter ou fredonner entraîne des vibrations dans la gorge et active le nerf vague. (R)

Le chant OM permet une désactivation du système limbique, ce qui permet d’être pleinement dans le présent. (R)

Le yoga et l’exercice modéré

Le yoga est associé à une élévation de l’humeur et une anxiété réduite, en augmentant les taux de GABA et l’activité du système parasympathique. (R) En réponse à des exercices physiques légers, le nerf vagal stimule la motilité gastrique et améliore la capacité de l’estomac à traiter les aliments. (R) C’est pour cela que l’on parle de marche digestive.

Les massages

Les massages du cou ou des pieds peuvent augmenter le tonus du nerf vague. (R) (R)

La restriction calorique ou le jeûne intermittent

La restriction calorique qui montre de multiples avantages permet d’activer le système parasympathique. (R)

Dormir sur le côté droit

Pour activer votre nerf vague, choisissez de vous allonger sur le côté droit. (R)

Dans l’article à venir Anxiété et neurones intestinaux nous verrons que certains stimuli inflammatoires causent fatigue, somnolence, dépression, anxiété, perte d’appétit, douleur, baisse de motivation, incapacité à se concentrer etc. (R)

On ne s’imagine pas à quel point tout ceci est important et selon le regard que je porte sur le monde, retrouver la connaissance de nous-même afin de pouvoir faire une révolution intérieure est le plus important. Une vision particulière que je dévoile dans mon deuxième ouvrage  » Vivante Grâce au Ciel ou à la Science?  » . Car un nerf vague en bonne santé, permet d’atteindre l’équilibre entre le système nerveux sympathique et parasympathique et ce que l’on appelle le flow ou l’état de grâce et la joie spontanée. (R)

Fibromyalgie, microbiote, sensibilité et aluminium

Fibromyalgie et microbiote

Une étude a été réalisée par des chercheurs de l’Université McGill, de l’Université de Montréal et de l’Institut de recherche du CUSM et publiée dans la revue médicale « Pain » en juin 2019.

La recherche était basée sur une cohorte de 156 personnes de la région de Montréal, dont 77 souffrent de fibromyalgie. Les participants à l’étude ont été interrogés et ont donné des échantillons de selles, de sang, de salive et d’urine, qui ont ensuite été comparés à ceux de sujets témoins en bonne santé, dont certains vivaient dans la même maison que les patients fibromyalgiques ou étaient leurs parents, leurs enfants ou leurs frères et sœurs.

Une corrélation entre les douleurs chroniques et les altérations du microbiote intestinal a été trouvée. Si aucune bactérie n’est spécifique, chez les personnes souffrant de fibromyalgie, 19 espèces bactériennes étaient soit plus, soit moins nombreuses que chez les sujets sains. La quantité de ces 19 bactéries étant corrélée à l’intensité des symptômes.

Pour l’instant, les chercheurs ne peuvent dire si les modifications de la flore intestinale sont des marqueurs de la maladie ou si elles jouent un rôle dans son apparition. Les recherches vont se poursuivre afin de voir si le microbiote des patients atteints peut être l’origine des symptômes. (R)

MICI et fibromyalgie

Parmi les patients atteints de fibromyalgie 25 % à 81 % présentent un syndrome du côlon irritable et la fréquence de la fibromyalgie chez les patients atteints du syndrome du côlon irritable est de 20 % à 65 %. Environ 50 % des patients atteints du syndrome du côlon irritable signalent des symptômes somatiques mais aussi psychiques.

Selon la littérature, 36 à 63 % des patients ayant un syndrome du côlon irritable souffre de fatigue chronique et 35 à 92 % des personnes avec syndrome de fatigue chronique ont aussi un syndrome du côlon irritable. (R)

Qui de la poule ou l’œuf ?

Si vous avez lu plusieurs articles sur mon site, vous aurez compris que les causes et conséquences se potentialisent les unes les autres et entretiennent un cercle vicieux alors voir la situation globalement est sans doute la meilleur manière de s’éloigner des symptômes.

Dans la recherche sur le microbiote chez les fibromyalgiques, les chercheurs ont eu recours à diverses techniques, pour confirmer que les changements observés dans le microbiome des sujets atteints de fibromyalgie n’étaient pas causés par des facteurs qui modifient le microbiome, par exemple l’alimentation, les médicaments, l’activité physique et l’âge.

Cependant, moduler le microbiote par des interventions alimentaires semble prometteur et de plus en plus l’expérimentent disent les chercheurs.

Aluminium, MICI et douleurs

Des études ont montré que l’exposition orale à l’aluminium semble être néfaste pour l’homéostasie intestinale, altérer son intégrité et, générer des réactions inflammatoires de l’intestin, telle que la maladie de Crohn. L’ingestion d’aluminium affecte la régulation de la perméabilité, de la microflore et de la fonction immunitaire de l’intestin. L’aluminium augmente la sensibilité intestinale et cette sensibilité augmente avec le taux d’aluminium administré. L’hypersensibilité persiste malgré l’arrêt des administrations et réapparaît mais en plus fort lors d’une nouvelle exposition.

Une activation des cellules du système immunitaire et une stimulation de récepteurs liés à la douleur a été mise en évidence. (R) (R) (R)

L’aluminium n’est sans aucun doute pas le seul élément nocif à la santé mais plusieurs arguments concordent avec l’implication de l’aluminium comme facteur de risque environnemental pour les maladies inflammatoires de l’intestin et donc de la fibromyalgie.

Contrairement à ce qui était pensé jusqu’ici, l’aluminium ingéré oralement n’est pas aussi facilement éliminé et 38 % de celui-ci s’accumulent dans les intestins. (R)

Si une part importante de l’aluminium oral stagne dans les intestins, l’aluminium vaccinal s’accumule dans les ganglions lymphatiques, la rate, le foie et le cerveau. Je vous laisse voir plus de détails ici car les recherches ont montré que ce n’est pas obligatoirement la dose qui fait le poison.

Je rappelle que l’aluminium est un neurotoxique avéré.

L’aluminium pourrait être l’un des grands fautifs dans cette Épidémie d’allergies et d’intolérances : comprendre pour agir

D’autres articles du site pourraient vous intéresser :

Métabolisme et aluminium

Aluminium, Alzheimer et autisme

Au-delà du gluten,votre pain quotidien vous rend t-il malade ?

Que faire ?

Si l’aluminium augmente la sensibilité notamment à la douleur, alors, étant particulièrement présent dans l’alimentation, d’une part par les additifs et d’autre part par les ustensiles de cuisine, revoir ses pratiques alimentaires et de cuisine semble impératif pour se protéger.

Fuyez les papillotes surtout si vous y mettez des produits acides (tomates, citron…)

L’eau du robinet est aussi très chargée en aluminium alors utiliser une méthode de filtration sera bénéfique.

Les anti-acides sont très riches en aluminium, mieux vaut s’occuper des causes sous-jacentes.

Du côté des vaccins, soutenir l’action d’E3M et réclamer des vaccins sans aluminium. L’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) vient d’ailleurs d’annoncer qu’elle apporte son financement afin de poursuivre les travaux de recherche sur l’aluminium utilisé dans les vaccins. (R)

Une recherche faite chez les tilapias du Nil a montré que l’exposition à l’aluminium a modifié la diversité du microbiote intestinal et la supplémentation en probiotiques, ici le lactobacillus plantarum, a permis d’augmenter l’élimination par les selles et de récupérer une partie de la diversité. (R) (R)

Si vous souhaitez prendre des probiotiques, voyez cet article L’histamine: au delà de l’éviction

Comme le montre les avancées scientifiques revoir son alimentation permet de réguler le microbiote alors je vous invite à vous « balader » sur le site et à découvrir ou approfondir vos connaissances sur ce sujet et notamment sur toutes les intolérances.

La gestion du stress est aussi très importante, à chacun de trouver sa méthode.

Gwénola Le Dref

ANXIÉTÉ : probiotiques vs régime alimentaire

Les symptômes d’anxiété sont courants dans les maladies mentales mais aussi dans une variété de troubles physiques. De plus en plus d’études indiquent que le microbiote intestinal peut réguler l’humeur et les troubles anxieux en suivant l’axe intestin-cerveau, et que la dysbiose du microbiote intestinal est liée à l’anxiété. Une méta-analyse récente suggère qu’une action sur la flore intestinale peut soulager l’anxiété.

Des chercheurs de l’université Jiao-tong, à Shanghai, ont passé en revue 21 études portant sur environ 1.500 personnes. Quatorze études évaluaient l’effet des probiotiques : sept études testaient une seule souche probiotique, deux études testaient deux souches et cinq études au moins trois souches. Les sept autres études concernaient les changements d’alimentation pour agir sur la flore intestinale.

Les résultats ont montré que plus de la moitié des études incluses indiquent qu’il est possible de traiter les symptômes d’anxiété par la régulation du microbiote intestinal. Plus exactement, 11 études sur 21, soit un peu plus de la moitié (52 %) ont trouvé que l’intervention sur le microbiote soulage l’anxiété.

Par contre, les résultats montrent qu’un changement de régime alimentaire a un impact plus important sur le microbiote que la prise d’un complément probiotiques. Seulement un tiers environ (36 %) des études qui avaient utilisé des probiotiques, ont trouvé une efficacité, alors que six études sur les sept qui ont utilisé le régime alimentaire ont montré l’efficacité.

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Source : https://gpsych.bmj.com/content/32/2/e100056

restriction calorique: bienfaitrice frugalité

Introduction

Selon l’INVS, santé publique France, les maladies chroniques touchent 20 % de la population et sont l’une des causes principales de décès et de handicap.

La nutrition est l’un des piliers centraux de la prévention de maladies chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires, certains cancers, le diabète, l’ostéoporose, etc.

La restriction calorique est actuellement l’une des méthodes les plus efficaces pour augmenter à la fois la santé et la durée de vie.

La restriction calorique est un régime permettant de réduire l’apport calorique sans devenir déficient en vitamines, minéraux, graisses et protéines essentiels ; les bienfaits sont documentés chez de nombreux organismes, y compris l’homme.

Une réduction de l’apport calorique pourrait ne représenter que 10% de votre consommation de base ou jusqu’à 50% de réduction du nombre de calories.


Exemples chez l’animal

Chez la souris 

Durée de vie

Chez de nombreux animaux, il existe une corrélation entre le degré de restriction et l’extension de la durée de vie moyenne et maximale. Autrement dit, si vous limitez un animal de 30%, sa durée de vie moyenne sera de 30% plus longue. (R)

Effets sur les mitochondries

L’âge réduit le nombre de mitochondries (cellules productrices d’énergie) et détériore leur fonctionnement. La restriction calorique permet d’augmenter la production de mitochondries et améliore leur fonctionnement et ce, même lorsqu’elle est initiée à un âge avancé. (R)

Effets sur le stress oxydatif

Les preuves montrent que le maintien de l’homéostasie redox (équilibre entre la production des radicaux libres et leur élimination) est fondamental pour la longévité cellulaire. La restriction calorique diminue la formation de radicaux libres et améliore la santé. (R)

Chez
les primates

Une expérience sur le long terme chez les primates (macaque rhésus) a montré une survie accrue et une réduction des maladies liées à l’âge, notamment le diabète, le cancer, les maladies cardiovasculaires et l’atrophie cérébrale. (R)

La restriction calorique modérée à l’âge adulte réduit de 50 % l’incidence du cancer chez le singe. On ne sait pas si les effets anti-tumorigènes de la restriction calorique s’appliqueront aux humains, mais la restriction calorique entraîne une réduction constante des taux circulants de facteurs de croissance, d’hormones anabolisantes, de cytokines inflammatoires et de marqueurs du stress oxydatif associés à diverses tumeurs. (R)

Exemples chez l’homme

Durant
la seconde guerre mondiale

En Norvège, au cours de la Seconde Guerre mondiale, les citoyens d’Oslo ont subi une restriction calorique forcée de 20% pendant 4 ans (1941–45) mais sans malnutrition car ils bénéficiaient d’un apport suffisant en légumes frais, pommes de terre, poisson et céréales complètes . Dans cette expérience forcée, la mortalité a diminué de 30% par rapport au niveau d’avant-guerre, tant chez les hommes que chez les femmes. (R)

À
Okinawa

Le nombre de centenaires à Okinawa est 4 à 5 fois plus élevé que celui des autres pays industrialisés. Des études portant sur l’apport alimentaire chez les adultes vivant à Okinawa suggèrent que les Okinawaiens ont consommé environ 17% moins de calories que l’adulte moyen au Japon et 40% de moins que l’adulte moyen aux États-Unis.

Le régime alimentaire d’Okinawa serait également plus pauvre en protéines (9% des calories) et riche en légumes frais, fruits, patates douces, soja et poisson.

En 2010, l’espérance de vie des nouveau-nés à Okinawa n’est plus différente de celle du Japon continental (filles, 87,0 contre 86,4 ans; garçons, 79,4 contre 79,5 ans), alors que l’espérance de vie des habitants d’Okinawa âgés de 65 ans et plus était encore plus élevée (femmes, 89,9 contre 88,9; hommes, 84,5 contre 83,8) (R)

L’expérience
CALORIE

Les essais CALERIE (évaluation complète des effets à long terme de la réduction de l’apport d’énergie) ont été lancés par le US National Institute of Aging afin de fournir les premiers essais cliniques contrôlés sur la restriction calorique avec apport en nutriments adéquat chez des humains sains et non obèses.

Pour la première fois chez l’homme sous restriction calorique, une diminution des marqueurs du stress oxydant a été observée et les biopsies musculaires ont montré que la teneur en ADN mitochondrial a augmenté de 35%, ce qui suggère une augmentation de la masse mitochondriale. (R)

L'expérience
CRON

Les membres de la Calorie Restriction Society, qui suivent un régime de restriction calorique avec une nutrition optimale (CRON) sont convaincus que ce mode de vie alimentaire prolongera leur vie en bonne santé. Certains suivent cette alimentation depuis une quinzaine d’années.

Ils consomment environ 30% de calories en moins par rapport à une population occidentale du même âge sous forme d’une alimentation riche en légumes, en fibres et à faible index glycémique. Une expérience qui dure depuis 15 ans pour certains.

Tous les facteurs de risque cardiométabolique chez les membres de la Calorie Restriction Society sont remarquablement faibles. (R)

Bienfaits

Le syndrome métabolique représente le premier risque de maladies dites de civilisations. Les interventions sur le régime alimentaire peuvent aider dans le cadre de nombreuses pathologies.

Les données accumulées tirées d’essais cliniques d’observation et randomisés indiquent que la restriction calorique chez l’homme entraîne certaines des mêmes adaptations métaboliques et moléculaires qui se sont avérées efficaces pour améliorer la santé et retarder l’accumulation de dommages moléculaires chez les modèles animaux.

En particulier, une restriction calorique modérée chez l’homme améliore plusieurs facteurs métaboliques et hormonaux impliqués dans la pathogenèse du diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et du cancer, principales causes de morbidité, d’invalidité et de mortalité.

Sur la base de divers facteurs de risque, il apparaît que la restriction calorique à long terme a un puissant effet protecteur contre l’athérosclérose. (R)

La restriction calorique légère améliore les facteurs de risque cardiométaboliques, bien en deçà des seuils conventionnels utilisés dans la pratique clinique, même lorsqu’ils sont appliqués chez des hommes et des femmes en bonne santé, maigres ou en surpoids, jeunes ou d’âge moyen.

La restriction calorique améliore la sensibilité à l’insuline, augmente l’adiponectine (hormone produite par les cellules adipeuses qui régulent le métabolisme des lipides et du glucose) et réduit la pression artérielle, les concentrations sériques d’insuline, de leptine (hormone notamment régulatrice du stockage des graisses et de la satiété), de cholestérol total et de LDL, de triglycérides, de protéine C-réactive et de TNFα (tous deux marqueurs d’inflammation).

Alors que le cholestérol HDL augmente et ce même chez les personnes présentant un facteur de risque normal au départ.

Limites et méfaits

L’étude Calerie montre que la restriction calorique a de multiples bienfaits mais les concentrations sériques de protéine C-réactive (marqueur d’inflammation) étaient réduites dans le groupe à 30% de restriction calorique avec une alimentation à faible index glycémique, mais pas dans le groupe à 30% de restriction calorique avec une alimentation à haut index glycémique. (R)

La masse musculaire et la capacité de travail physique absolue diminuent en réponse à 12 mois de restriction calorique mais pas en réponse à une perte de poids similaire induite par l’exercice. Ces résultats suggèrent que, pendant l’exercice, le corps s’adapte pour maintenir, voire améliorer, la capacité de performance physique. (R) (R)

Les études suggèrent que les individus subissant une restriction calorique font également des ajustements comportementaux (conscients ou inconscients) pour diminuer l’activité physique pendant la restriction calorique. Mais justement, dans un monde où tout va trop vite, il serait bon de ralentir.

Une trop grande restriction peut entraîner une maigreur extrême, la perte de libido, la sensibilité au froid et l’altération des cycles menstruels ainsi que des perturbations de l’humeur et du fonctionnement cérébral en général. Mais le but d’une restriction calorique n’est pas la famine prolongée.

Conclusion

Les différentes études et données indiquent clairement que la restriction calorique réduit considérablement les multiples facteurs métaboliques impliqués dans la pathogenèse des maladies chroniques les plus courantes des pays occidentaux.

Pour être efficace la restriction calorique doit être instaurée progressivement, ne pas être trop importante, contenir un apport adéquat en protéines, vitamines et minéraux et maintenue sur le long terme. Malmenée, elle peut entraîner des effets délétères notamment sur la densité osseuse et autres problèmes, à l’instar des méfaits bien connus de la dénutrition.

La diète cétogène verte est clairement une restriction calorique ; elle m’a permis de me remettre sur pied mais je ne la pratique plus qu’environ 75 % du temps, c’est ainsi que je maintiens ma santé malgré les pathologies. Si nous vivions en pleine nature, nous alternerions obligatoirement les périodes fastes et les moments de frugalité. Lorsque je m’éloigne trop de la frugalité, je suractive mon système nerveux.

Si la restriction calorique permet une réduction du stress oxydatif, peu d’études sont faites sur une restriction calorique ciblée, à l’instar de ce que montre l’étude sur la restriction calorique avec une alimentation à faible index glycémique.

On pourrait être en restriction calorique en mangeant un morceau de pain blanc chaque jour, ou en mangeant des légumes à faible index glycémique, ou en ne mangeant que des fruits ou autres ; ce qui logiquement ne donnera pas les mêmes résultats.

Pour réduire ses apports caloriques, le mieux est d’ajouter plus de légumes à faible index glycémique dans nos assiettes et de réduire les aliments riches en calories, comme les glucides, les protéines, les lipides. Afin de rendre cette démarche la plus efficace, il serait bon que cette restriction calorique soit aussi hypotoxique. Attention, le corps n’aime pas être brusqué, mieux vaut faire des changements progressifs.

Il y a encore tant à dire sur le sujet que j’ai décidé, à l’instar du dossier que j’avais écrit sur les addictions, de créer un dossier sur la restriction calorique, d’autres articles suivront donc celui-ci.