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restriction calorique: bienfaitrice frugalité

Introduction

Selon l’INVS, santé publique France, les maladies chroniques touchent 20 % de la population et sont l’une des causes principales de décès et de handicap.

La nutrition est l’un des piliers centraux de la prévention de maladies chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires, certains cancers, le diabète, l’ostéoporose, etc.

La restriction calorique est actuellement l’une des méthodes les plus efficaces pour augmenter à la fois la santé et la durée de vie.

La restriction calorique est un régime permettant de réduire l’apport calorique sans devenir déficient en vitamines, minéraux, graisses et protéines essentiels ; les bienfaits sont documentés chez de nombreux organismes, y compris l’homme.

Une réduction de l’apport calorique pourrait ne représenter que 10% de votre consommation de base ou jusqu’à 50% de réduction du nombre de calories.


Exemples chez l’animal

Chez la souris 

Durée de vie

Chez de nombreux animaux, il existe une corrélation entre le degré de restriction et l’extension de la durée de vie moyenne et maximale. Autrement dit, si vous limitez un animal de 30%, sa durée de vie moyenne sera de 30% plus longue. (R)

Effets sur les mitochondries

L’âge réduit le nombre de mitochondries (cellules productrices d’énergie) et détériore leur fonctionnement. La restriction calorique permet d’augmenter la production de mitochondries et améliore leur fonctionnement et ce, même lorsqu’elle est initiée à un âge avancé. (R)

Effets sur le stress oxydatif

Les preuves montrent que le maintien de l’homéostasie redox (équilibre entre la production des radicaux libres et leur élimination) est fondamental pour la longévité cellulaire. La restriction calorique diminue la formation de radicaux libres et améliore la santé. (R)

Chez
les primates

Une expérience sur le long terme chez les primates (macaque rhésus) a montré une survie accrue et une réduction des maladies liées à l’âge, notamment le diabète, le cancer, les maladies cardiovasculaires et l’atrophie cérébrale. (R)

La restriction calorique modérée à l’âge adulte réduit de 50 % l’incidence du cancer chez le singe. On ne sait pas si les effets anti-tumorigènes de la restriction calorique s’appliqueront aux humains, mais la restriction calorique entraîne une réduction constante des taux circulants de facteurs de croissance, d’hormones anabolisantes, de cytokines inflammatoires et de marqueurs du stress oxydatif associés à diverses tumeurs. (R)

Exemples chez l’homme

Durant
la seconde guerre mondiale

En Norvège, au cours de la Seconde Guerre mondiale, les citoyens d’Oslo ont subi une restriction calorique forcée de 20% pendant 4 ans (1941–45) mais sans malnutrition car ils bénéficiaient d’un apport suffisant en légumes frais, pommes de terre, poisson et céréales complètes . Dans cette expérience forcée, la mortalité a diminué de 30% par rapport au niveau d’avant-guerre, tant chez les hommes que chez les femmes. (R)

À
Okinawa

Le nombre de centenaires à Okinawa est 4 à 5 fois plus élevé que celui des autres pays industrialisés. Des études portant sur l’apport alimentaire chez les adultes vivant à Okinawa suggèrent que les Okinawaiens ont consommé environ 17% moins de calories que l’adulte moyen au Japon et 40% de moins que l’adulte moyen aux États-Unis.

Le régime alimentaire d’Okinawa serait également plus pauvre en protéines (9% des calories) et riche en légumes frais, fruits, patates douces, soja et poisson.

En 2010, l’espérance de vie des nouveau-nés à Okinawa n’est plus différente de celle du Japon continental (filles, 87,0 contre 86,4 ans; garçons, 79,4 contre 79,5 ans), alors que l’espérance de vie des habitants d’Okinawa âgés de 65 ans et plus était encore plus élevée (femmes, 89,9 contre 88,9; hommes, 84,5 contre 83,8) (R)

L’expérience
CALORIE

Les essais CALERIE (évaluation complète des effets à long terme de la réduction de l’apport d’énergie) ont été lancés par le US National Institute of Aging afin de fournir les premiers essais cliniques contrôlés sur la restriction calorique avec apport en nutriments adéquat chez des humains sains et non obèses.

Pour la première fois chez l’homme sous restriction calorique, une diminution des marqueurs du stress oxydant a été observée et les biopsies musculaires ont montré que la teneur en ADN mitochondrial a augmenté de 35%, ce qui suggère une augmentation de la masse mitochondriale. (R)

L'expérience
CRON

Les membres de la Calorie Restriction Society, qui suivent un régime de restriction calorique avec une nutrition optimale (CRON) sont convaincus que ce mode de vie alimentaire prolongera leur vie en bonne santé. Certains suivent cette alimentation depuis une quinzaine d’années.

Ils consomment environ 30% de calories en moins par rapport à une population occidentale du même âge sous forme d’une alimentation riche en légumes, en fibres et à faible index glycémique. Une expérience qui dure depuis 15 ans pour certains.

Tous les facteurs de risque cardiométabolique chez les membres de la Calorie Restriction Society sont remarquablement faibles. (R)

Bienfaits

Le syndrome métabolique représente le premier risque de maladies dites de civilisations. Les interventions sur le régime alimentaire peuvent aider dans le cadre de nombreuses pathologies.

Les données accumulées tirées d’essais cliniques d’observation et randomisés indiquent que la restriction calorique chez l’homme entraîne certaines des mêmes adaptations métaboliques et moléculaires qui se sont avérées efficaces pour améliorer la santé et retarder l’accumulation de dommages moléculaires chez les modèles animaux.

En particulier, une restriction calorique modérée chez l’homme améliore plusieurs facteurs métaboliques et hormonaux impliqués dans la pathogenèse du diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et du cancer, principales causes de morbidité, d’invalidité et de mortalité.

Sur la base de divers facteurs de risque, il apparaît que la restriction calorique à long terme a un puissant effet protecteur contre l’athérosclérose. (R)

La restriction calorique légère améliore les facteurs de risque cardiométaboliques, bien en deçà des seuils conventionnels utilisés dans la pratique clinique, même lorsqu’ils sont appliqués chez des hommes et des femmes en bonne santé, maigres ou en surpoids, jeunes ou d’âge moyen.

La restriction calorique améliore la sensibilité à l’insuline, augmente l’adiponectine (hormone produite par les cellules adipeuses qui régulent le métabolisme des lipides et du glucose) et réduit la pression artérielle, les concentrations sériques d’insuline, de leptine (hormone notamment régulatrice du stockage des graisses et de la satiété), de cholestérol total et de LDL, de triglycérides, de protéine C-réactive et de TNFα (tous deux marqueurs d’inflammation).

Alors que le cholestérol HDL augmente et ce même chez les personnes présentant un facteur de risque normal au départ.

Limites et méfaits

L’étude Calerie montre que la restriction calorique a de multiples bienfaits mais les concentrations sériques de protéine C-réactive (marqueur d’inflammation) étaient réduites dans le groupe à 30% de restriction calorique avec une alimentation à faible index glycémique, mais pas dans le groupe à 30% de restriction calorique avec une alimentation à haut index glycémique. (R)

La masse musculaire et la capacité de travail physique absolue diminuent en réponse à 12 mois de restriction calorique mais pas en réponse à une perte de poids similaire induite par l’exercice. Ces résultats suggèrent que, pendant l’exercice, le corps s’adapte pour maintenir, voire améliorer, la capacité de performance physique. (R) (R)

Les études suggèrent que les individus subissant une restriction calorique font également des ajustements comportementaux (conscients ou inconscients) pour diminuer l’activité physique pendant la restriction calorique. Mais justement, dans un monde où tout va trop vite, il serait bon de ralentir.

Une trop grande restriction peut entraîner une maigreur extrême, la perte de libido, la sensibilité au froid et l’altération des cycles menstruels ainsi que des perturbations de l’humeur et du fonctionnement cérébral en général. Mais le but d’une restriction calorique n’est pas la famine prolongée.

Conclusion

Les différentes études et données indiquent clairement que la restriction calorique réduit considérablement les multiples facteurs métaboliques impliqués dans la pathogenèse des maladies chroniques les plus courantes des pays occidentaux.

Pour être efficace la restriction calorique doit être instaurée progressivement, ne pas être trop importante, contenir un apport adéquat en protéines, vitamines et minéraux et maintenue sur le long terme. Malmenée, elle peut entraîner des effets délétères notamment sur la densité osseuse et autres problèmes, à l’instar des méfaits bien connus de la dénutrition.

La diète cétogène verte est clairement une restriction calorique ; elle m’a permis de me remettre sur pied mais je ne la pratique plus qu’environ 75 % du temps, c’est ainsi que je maintiens ma santé malgré les pathologies. Si nous vivions en pleine nature, nous alternerions obligatoirement les périodes fastes et les moments de frugalité. Lorsque je m’éloigne trop de la frugalité, je suractive mon système nerveux.

Si la restriction calorique permet une réduction du stress oxydatif, peu d’études sont faites sur une restriction calorique ciblée, à l’instar de ce que montre l’étude sur la restriction calorique avec une alimentation à faible index glycémique.

On pourrait être en restriction calorique en mangeant un morceau de pain blanc chaque jour, ou en mangeant des légumes à faible index glycémique, ou en ne mangeant que des fruits ou autres ; ce qui logiquement ne donnera pas les mêmes résultats.

Pour réduire ses apports caloriques, le mieux est d’ajouter plus de légumes à faible index glycémique dans nos assiettes et de réduire les aliments riches en calories, comme les glucides, les protéines, les lipides. Afin de rendre cette démarche la plus efficace, il serait bon que cette restriction calorique soit aussi hypotoxique. Attention, le corps n’aime pas être brusqué, mieux vaut faire des changements progressifs.

Il y a encore tant à dire sur le sujet que j’ai décidé, à l’instar du dossier que j’avais écrit sur les addictions, de créer un dossier sur la restriction calorique, d’autres articles suivront donc celui-ci.

Ne prenez plus De vitamine D sans lire cet article

Depuis des années, la vitamine D – vitamine du soleil – est la préférée et la plus recommandée tant par les médecines allopathiques qu’alternatives et pour cause, elle est impliquée dans de nombreux aspects de la physiologie humaine Cependant, les dernières recherches montrent que les bienfaits pourraient avoir été surestimés.

VITAMINE D ET FRACTURES

Les dernières méta-analyses montrent que l’utilisation de suppléments contenant du calcium, de la vitamine D ou les deux, n’est pas associée à un risque moins élevé de fractures chez les personnes âgées. (R)(R)

La plus vaste étude clinique jamais réalisée sur les avantages de la vitamine D dans la prévention des fractures est publiée dans le BMJ avec plus de 500 000 personnes et environ 188 000 fractures dans 23 cohortes de nombreux pays. Comme les niveaux de vitamine D sont fortement influencés par les gènes, les chercheurs ont utilisé des marqueurs génétiques des taux sanguins de vitamine D (appelés randomisation mendélienne) pour éviter les biais normaux des études observationnelles, tels que la confusion des causes et conséquences de la maladie. (R)

Les résultats n’ont montré aucune association entre les niveaux de vitamine D au cours de la vie et le risque de fracture.

VITAMINE D, CANCER et AUTRES MALADIES NON SQUELETTIQUES

Une grande étude randomisée a montré que ni la vitamine D ni les suppléments d’huile de poisson ne réduisent le risque de cancer ou le nombre de maladies cardiovasculaires chez les adultes en bonne santé. (R)

La supplémentation n’a pas montré d’effet sur la plupart des affections non squelettiques, notamment les maladies cardiovasculaires, l’adiposité, le métabolisme du glucose, les troubles de l’humeur, la fonction musculaire, la tuberculose et les maladies colorectales, les adénomes, ou sur des conditions maternelles et périnatales. (R)

La principale nouvelle découverte mise en évidence par cette revue systématique est que la supplémentation en vitamine D pourrait aider à prévenir les infections courantes des voies respiratoires supérieures et les exacerbations de l’asthme.

Rien n’indique que la supplémentation en vitamine D ait un effet sur la plupart des affections, y compris l’inflammation chronique, malgré l’utilisation de doses accrues de vitamine D, renforçant l’hypothèse selon laquelle un manque de vitamine D est la conséquence d’une mauvaise santé et non sa cause.

VITAMINE D ET MALADIES INFLAMMATOIRES DE L’INTESTIN

Le même genre d’étude paru dans Medecine en novembre 2018 montre que le traitement à la vitamine D permet une rémission chez les patients souffrant de maladies inflammatoires de l’intestin. (R)

Cependant, il n’a été noté aucune différence significative entre le traitement à dose faible et ceux à doses plus élevées.

Et deux marqueurs de l’inflammation, la vitesse de sédimentation érythrocytaire et la protéine C-réactive hautement sensible n’ont pas montré de différence statistiquement significative entre le groupe témoin et celui qui prenait de la vitamine D.

VITAMINE D, AUTISME ET AUTRES TROUBLES NEUROPSYCHIATRIQUES

La vitamine D joue un rôle important dans la neurogenèse, la neuroprotection et le développement neurologique. Il existe une relation entre les mutations du gène VDR, récepteur de la vitamine D et les troubles envahissants du développement ou d’autres troubles neuropsychiatriques. (R)

Les carences notamment celle en vitamine D sont plus fréquentes chez les enfants autistes mais ce serait plutôt une conséquence comme l’indiquent les dernières études. (R)

D’ailleurs, d’autres études suggèrent même que l’autisme serait de nature inflammatoire avec des troubles de l’immunité innée. Les auto-anticorps ciblant les sous-ensembles du cerveau et du glutathion montrent que les TSA peuvent être associés à des niveaux élevés de stress oxydatif . (R) (R)

Mon expérience personnelle confirme ces données car c’est effectivement en contenant au mieux l’inflammation de mon corps que je me maintiens à peu près éloignée des symptômes, même si ce n’est pas une sinécure.

Fait étonnant, une étude a trouvé des taux sériques de vitamine D significativement plus élevés chez les enfants avec troubles du spectre autistique et certaines mutations avaient un effet sur ce taux. (R)

Les mêmes résultats ont été obtenus chez des patients atteints de sclérose en plaques.

L’étude propose qu’il s’agit peut être d’une réponse compensatoire due à une activité réduite du récepteur VDR. (R)

VITAMINE D ET IMMUNITÉ

Toutes ces dernières données sur la vitamine D me semblent appuyer les travaux du professeur Trevor Marshall dont j’avais traduit et mis en ligne un article en 2014.

L’hypovitaminose D est une affection fréquente y compris dans plusieurs maladies auto-immunes mais on ignore si celle-ci pourrait être une conséquence ou une cause de maladies auto-immunes et si une supplémentation en vitamine D a un impact sur ces patients. (R)

Le professeur Marshall pense qu’il y a une forte probabilité que les maladies auto-immunes soient causées par des pathogènes. La supplémentation en vitamine D désactive le récepteur VDR et la réponse immunitaire, donc l’inflammation mais cela va permettre aux pathogènes de se multiplier plus facilement. La vitamine D est en fait un immunosuppresseur.

Ses recherches montrent que les taux de vitamine D sont naturellement régulés à la baisse en réponse à la dysrégulation du VDR par des agents pathogènes chroniques. Dans de telles circonstances, une supplémentation en vitamine D est non seulement contre-productive, mais elle est également néfaste, car elle ralentit la capacité du système immunitaire à lutter contre ces bactéries. (R)

VITAMINE D ET PARADOXE

Les zones mondiales qui ont les taux de vitamine D les moins élevés, Asie et Moyen Orient ne sont pas typiquement des territoires où le soleil brille peu et la vitamine du soleil est depuis longtemps utilisée dans les pays du nord conjointement avec une consommation élevée de produits laitiers et pourtant l’ostéoporose n’a pas diminué et ils ont même la première triste place du podium. (R)

Alors que le statut vitaminique est en général plus mauvais chez les personnes âgées, des études ont montré qu’en Asie du sud est, elles avaient des niveaux de vitamine D plus élevés que chez les jeunes. L’hypothèse de l’étude étant que les personnes plus âgées ont plus de temps pour aller dehors. (R)

Si des études ont montré que des taux faibles en vitamine D sont corrélés à un risque accru d’ostéopénie et de fractures chez les Blancs et les Américains d’origine mexicaine, les mesures du statut en vitamine D ne sont pas corrélées aux mêmes résultats sur la santé des Noirs américains. Malgré des taux faibles de vitamine D chez les Noirs américains, l’incidence des chutes, des fractures et de l’ostéopénie est nettement inférieure à celle des homologues américains de race blanche ayant le même statut en vitamine D. (R)

VITAMINE D ET FOIE

La vitamine D est une neuro-hormone qui doit être métaboliser par le foie pour devenir active, son métabolisme est compromis par tout ce qui peut perturber le bon fonctionnement du foie.

Le cytochrome P450, nécessaire à la production de la forme active de la vitamine D, est hélas déjà très occupé à éliminer les xénobiotiques (substances chimiques) de notre corps.

De nombreux éléments peuvent bloquer le cytochrome P450 comme l’aluminium, le mercure, le cadmium etc. beaucoup de médicaments, les antifongiques, les antibiotiques… (R)

VITAMINE D ET MAGNÉSIUM

Une étude publiée dans le American Journal of Clinical Nutrition en décembre 2018, conclue que des niveaux optimaux de magnésium sont importants pour le statut en vitamine D.

Le magnésium étant un cofacteur de la production de vitamine D active, le Docteur Dai explique que « Une carence en magnésium interrompt la synthèse de la vitamine D et son métabolisme ». (R)

Un traitement avec un supplément de magnésium a entraîné une augmentation des taux de vitamine D chez les personnes qui présentaient des taux bas au départ, mais une réduction chez les personnes ayant des taux élevés.

Ceci est important car il existe une association entre une trop grande quantité de vitamine D et un excès de calcium dans le sang (hypercalcémie), ce qui peut entraîner de graves complications pour la santé. Cet excès de calcium s’accompagne de carence en magnésium et en potassium avec tous les problèmes que cela suppose.

Comme pour d’autres éléments, un excès peut entraîner les mêmes problèmes de santé qu’une carence.

Mais, ne vous précipitez pas sur des compléments de magnésium pour autant. D’ailleurs, généralement, je pense qu’on ne devrait pas complémenter sans connaître exactement le statut corporel de l’élément. Et connaître celui-ci est compliqué car le sang n’est pas révélateur. Pour le magnésium, le sang ne contient que 0,3 % des réserves corporelles. (R)

Autre fait dont il faut tenir compte, la concurrence du magnésium avec l’aluminium ou même le calcium. Si vous mangez des produits industriels, des farines raffinés ou du pain blanc même bios, alors vous consommez de l’aluminium qui fera barrage au magnésium.

La meilleure façon de supplémenter son corps en magnésium est sans doute de prendre des bains (ou même bain de pieds) au sel d’Epsom. Le sel d’Epsom est du sulfate de magnésium, le corps tire aussi profit du sulfate qui va aider la phase 2 de détoxication au niveau du foie. De surcroît, la vitamine D que notre corps fabrique grâce au soleil produit aussi du sulfate contrairement à la vitamine du soleil en cachet. (R)

L’association Vit D3 et magnésium est importante pour une bonne activation du VDR.

Conclusion

En conclusion, à la vue de ces quelques données scientifiques choisies, j’ai envie de dire que l’on supplémente énormément de personnes avec de la vitamine D, sans finalement savoir ce que l’on fait. Le problème étant que l’on risque d’aggraver, sur le moyen ou long terme, la santé des malades.

Donc, la question de savoir s’il faut se complémenter a son importance car si l’hypovitaminose D est une conséquence, et je dirais même si elle est une défense du corps contre les infections, comme il advient avec le fer, dont les pathogènes se nourrissent, alors, complémenter pourrait être contre-productif comme le montrent les travaux du professeur Marshall.

Tant que l’on ne voit la santé qu’en matière de symptôme et qu’on tente de les traiter un à un plutôt que de voir le tableau de façon plus générale et de considérer avant tout les causes possibles, alors nous risquons de faire les mauvais choix thérapeutiques. Concernant les causes, je pense que celles évoquées dans l’article nommé « Les vraies causes de l’épidémie de carence en fer, comprendre pour agir » sont aussi valables pour la carence en magnésium et donc en vitamine D.

De surcroît, il n’y a toujours aucun consensus quant au taux santé de vitamine D. Un niveau «normal» peut varier de 50 à 80 nanomoles par litre de sang, mais des études récentes suggèrent que 30 nmol suffisent amplement. (R)

Le Dr Clifford Rosen, scientifique chevronné du Maine Medical Center Research Institute et co-auteur du rapport de la National Academy, dit qu’il n’y a aucune preuve que les personnes avec un taux sérique supérieur de vitamine D soient en meilleure santé.

Le New York Times d’août 2018 a publié un article sur la manne financière de la vitamine D. L’un des grands promoteurs de cette dernière, le Dr Holick entretient des liens financiers étroits avec l’industrie pharmaceutique. (R)

Le mieux serait de se diriger vers une alimentation anti-inflammatoire, dite hypotoxique, afin de traiter les causes, de veiller à avoir un mode de vie sain et de se souvenir que nous sommes supposés vivre en pleine nature et pas entre quatre murs.

Après cette lecture, à vous de juger si vous devez ou non prendre de la vitamine D. Personnellement, au delà du fait que dans le doute je m’abstiens, j’avais choisi de ne pas en prendre, déjà bien avant de comprendre ce qui m’arrivait. Je me souviens que le complément de vitamine D que m’avait prescrit un rhumatologue et qui ne réussissait à changer mon taux sérique a été le tout premier pas vers une meilleure connaissance de mon propre fonctionnement.

Maladies environnementales

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Excitotoxines Dr Russell Blaylock

Dr. Russell Blaylock, un neurochirurgien réputé et grand spécialiste des excitotoxines, auteur du livre, « Excitotoxins » (hélas, non traduit en français), définit ces dernières comme un groupe d’acides aminés excitateurs qui peuvent entraîner la mort des neurones.

J’ai déjà écrit un article sur l’une d’entre elles, le glutamate, mais il faut aussi tenir compte de la cystéine et de l’aspartate.

Ces molécules rendent l’aliment savoureux et sont des exhausteurs de goût qui n’ont aucun autre but que de vous pousser à consommer plus. Dans notre corps, ces éléments sont utiles et nécessaires au bon fonctionnement cérébral mais en infimes quantités.

Les récepteurs à glutamate sont aujourd’hui reconnus comme acteur très important dans les addictions et plus seulement la dopamine comme on le pensait jusqu’à récemment.

Vous penserez peut-être dans un soulagement : « heureusement que je mange bio » mais sachez que ces excitotoxines sont partout, dans chaque produit transformé. Si par chance vous connaissez le glutamate monosodique aussi nommé glutamate de sodium (GSM ou MSG) il se cache sous de nombreux autres termes y compris celui, tout à fait trompeur, d’arômes naturels. (voir liste en annexes)
Je peux vous assurer qu’une immense quantité de produits transformés (y compris bio) vous semblerait bien fade sans le glutamate.

Les neurotransmetteurs ont de nombreuses fonctions dans tout le corps. Certains sont excitateurs et accélèrent la conduction électrique entre les cellules alors que d’autres sont inhibiteurs et réduisent l’activité. Comme pour toutes les fonctions corporelles, c’est l’équilibre qui permet une fonction neurologique appropriée. Les neurotransmetteurs stimulants les plus courants sont les acides aminés glutamate (acide glutamique), aspartate (acide aspartique), et cystéine (acide cystéique) tandis que le GABA (acide gamma-aminobutyrique) a le rôle principal de l’effet calmant.

Le glutamate joue de nombreux rôles et il est essentiel pour le goût, la vue, l’ouïe, la résolution de problèmes, l’apprentissage, la mémoire… Seulement, trop de ces neurotransmetteurs excitateurs enflamment vos neurones qui finiront par s’auto-détruire. C’est là, qu’intervient le GABA, pour contre-balancer et calmer votre cerveau.

Le glutamate monosodique est fabriqué par fermentation et les aliments fermentés contiennent beaucoup de glutamate libre. Très souvent recommandé et de plus en plus pour les bienfaits sur le tube digestif, ces produits fournissent de grandes quantités de glutamate sous sa forme libre. Si vous faites partie des personnes qui y sont sensibles, souffrez de troubles du spectre autistique et je dirais, plus généralement si vous êtes l’un des 15 ou 20 % d’hypersensibles, vous aurez sans doute plus d’inconvénients que d’avantages car la forme libre sera 10 fois plus absorbable dans l’intestin. Dans le cadre d’inflammation chronique, la barrière hémato-encéphalique ne fait plus son travail de filtre correctement et laisse entrer plus facilement les excitotoxines.

Le glutamate lié aux protéines n’entrera pas aisément dans la circulation sanguine et ne traversera pas de la même manière la barrière hémato-encéphalique.
Ceci étant, chez certaines personnes, pour différentes raisons, dont génétiques, la sauce tomate, le parmesan, la sauce soja auront malgré tout un effet sur les fonctions cérébrales, le comportement, etc.

Des taux élevés de glutamate sont retrouvés dans bon nombre de maladies neurologiques. Plusieurs études de la dernière décennie ont révélé des taux anormalement élevé de glutamate et une activation chronique du système immunitaire chez les autistes.

Cette activation a plusieurs causes, les risques les plus courants comprennent les infections virales, bactériennes ou fongiques, les vaccins à virus vivants, les métaux lourds tels que mercure, plomb, cadmium ou aluminium. Par exemple, le mercure augmente considérablement les niveaux de glutamate dans le corps tout en supprimant au moins deux transporteurs cruciaux qui bloquent l’excitotoxicité. L’aluminium et le mercure réduisent drastiquement le glutathion, un puissant antioxydant critique dans l’élimination des toxines et des radicaux libres.

Mais les excitotoxines sont également de puissants activateurs immunitaires.

Le glutamate épuise également le glutathion, un antioxydant puissant du corps, une forte consommation entraîne donc des problèmes en cascade.
Nous savons aujourd’hui, que les mutations génétiques peuvent engendrer des perturbations légères à graves dans les voies standard de filtrage et de traitement menant à une atteinte plus rapide du seuil toxique.

Inévitablement, quand on est constamment jeté dans une tempête de toxines environnementales et de maladies infectieuses, ce qui autrefois était un assortiment mineur de lacunes génétiques qui entraînait de petits problèmes de santé, devient maintenant catastrophique.

En analysant mes données génétiques, j’ai compris que chez les autistes on retrouve régulièrement des problèmes de mutations dans tout le système de détoxication, mais aussi sur le métabolisme des neurotransmetteurs comme par exemple le gène GAD, l’enzyme glutamate décarboxylase, responsable de la synthèse de GABA.

L’observation de problèmes imputés au glutamate n’est pas récente et déjà en 1957, deux ophtamologistes, Lucas et Newhouse, découvraient, lors d’une expérience sur des souris, qu’ils attendaient bénéfique, que le glutamate avait détruit toutes les cellules nerveuses dans la couche interne de la rétine, servant à la réception visuelle. Avec cette constatation, cela peut sembler moins
mystérieux que tant de jeunes enfants et des séniors, qui sont les groupes les plus vulnérables de notre population, souffrent d’une variété de troubles visuels.

Après avoir examiné ces résultats inattendus, Dr. John Olney, un neuroscientifique travaillant pour le Département de Psychiatrie, à l’université de Washington, a décidé de répéter cette étude près d’une décennie plus tard. À sa grande surprise, le Dr Olney a découvert qu’une dose unique de glutamate monosodique détruisait non seulement la rétine, mais aussi des cellules spécialisées dans le cerveau qui font partie de l’hypothalamus. Cette région minuscule a un vaste réseau de récepteurs du glutamate et contrôle le système nerveux autonome, ainsi que la glande endocrine maîtresse, l’hypophyse, importante dans la régulation de la température, l’appétit, la soif, la fonction motrice, l’immunité, la glycémie, les hormones sexuelles, le fonction surrénalienne et thyroïdienne, la croissance, le développement, la fertilité, le cycle veille/sommeil.

Malgré son importance, l’hypothalamus n’est pas protégé par la barrière hémato-encéphalique.

En considérant les conditions de santé qui affligent la jeunesse d’aujourd’hui, il n’est pas surprenant que les troubles du déficit de l’attention, l’hyperactivité, l’autisme, l’anxiété, l’obésité, et le diabète augmentent d’une manière alarmante.
Le Dr Olney a effectué de nombreuses enquêtes subséquentes en utilisant différentes espèces et chaque fois le résultat était similaire ; bien que tous ont subi des lésions cérébrales et rétiniennes, les plus jeunes étaient les plus fragiles.

Considérant le déluge des excitotoxines que chacun reçoit dans les pays industrialisés, ce n’est sans aucun doute pas une coïncidence que la plupart des processus biologiques soient sensiblement modifiés, dans une pléthore de maladies médicales.

Il y a plusieurs causes aux maladies, notamment plusieurs différents catalyseurs alimentaires et s’occuper seulement de l’une des causes aidera, mais sans s’occuper aussi des autres le résultat sera souvent décevant. La prise en charge ne peut qu’être globale.

Il faudrait des centres de réadaptation au bien-être, pour prendre soin de soi, en pleine nature.

Le Dr Russell Blaylock explique que la toxicité du glutamate et plus généralement des excitotoxines est aggravée par le manque d’énergie dans le cerveau, donc l’hypoglycémie. Dans le cadre de la myofasciite à macrophages et plus généralement dans celui du syndrome de fatigue chronique, toutes causes confondues, nous faisons face à une hypoglycémie cérébrale, aggravant donc les dangers des excitotoxines. L’augmentation des cas de diabète laisse supposer une neurodégénérescence de plus en plus présente. Et même sans diabète, la surconsommation de produits sucrés ou même d’aliments à haut index glycémique en même temps que la consommation de plus en plus importante d’excitotoxines nous prévoit de plus en plus de maladies chroniques très invalidantes et clairement la mort de nos cerveaux.

Il n’est pas question de tout supprimer complètement, mais de faire de son mieux pour limiter l’ingestion de ces excitotoxines. S’il existe des suppléments pour contrer la toxicité de ces excitotoxines, le plus efficace et le plus sûr reste d’en consommer le moins possible. Il est aussi très important d’éviter l’hypoglycémie.

Le Dr Blaylock donne différents conseils, comme évidemment limiter les sucres simples. Ne pas se diriger vers des régimes riches en protéines et faibles en glucides, notamment parce que les protéines contiennent beaucoup de glutamate et d’aspartate. Dans l’ensemble, il pense que nous n’avons pas besoin d’autant de protéines que conseillé par les instances de santé. Il dit aussi qu’il est important de maintenir une diète pauvre en gras, surtout les gras saturés puisqu’ils peuvent entraîner de l’insulino-résistance mais parle de l’importance des omégas 3.

La complémentation en magnésium ou la consommation d’aliments riches en ce dernier élément, comme le brocoli ou les épinards sont protectrices. Les bains au sel d’Epsom (sulfate de magnésium) sont une bonne façon de se supplémenter sans venir nourrir les pathogènes du microbiote intestinal (commencer avec des petites quantités). De plus, son utilisation permet de faire d’une pierre, deux coups, car les problèmes de sulfatation sont fréquent dans nos pathologies.

Contrairement à la forme libre du glutamate, la glutamine, précurseur de ce dernier, peut passer la barrière hémato-encéphalique très facilement et pas seulement au niveau de l’hypothalamus. Elle aussi souvent conseillée pour la réparation des intestins, pourra tout à fait être contre-productive si vous fait partie des 15 à 20 % d’hypersensibles et surtout si vous souffrez de troubles psychiques même légers.

Le gluten contient 25 % de glutamine et son éviction permet une grande diminution du taux global de glutamate. Si vous n’obtenez pas les résultats souhaités, au-delà de toutes les autres causes, c’est peut-être parce que vous avez remplacé par du maïs, du soja, des fruits à coques grillés. Méfiez-vous des produits sans gluten, souvent très riches en exhausteurs de goût qui sont des excitotoxines.

Souvenez-vous que tout ce qui est délicieux et que vous auriez envie de continuer de manger est sans aucun doute rempli d’excitotoxines, qui déclenchent la voie de la dépendance. Toute nourriture addictive contient une ou plusieurs excitotoxines.

Une fois que ces aliments sont enlevés, les papilles gustatives et les récepteurs s’ajustent pour que les aliments naturels deviennent plus savoureux. Il faut juste un peu de patience.

Les réactions au glutamate sont liées à la dose, c’est-à-dire que certaines personnes réagissent même à de très petites quantités. Les réactions induites par le glutamate peuvent survenir immédiatement après l’ingestion ou après 48 heures. Le laps de temps entre l’ingestion et la réaction est généralement le même chaque fois pour un individu particulier qui ingère une quantité de glutamate qui dépasse son niveau de tolérance individuel.

Ingrédients contenant toujours du glutamate libre :

Acide glutamique
Glutamate
Glutamate monosodique
Glutamate monopotassique
Glutamate de calcium
Glutamate de monoammonium
Glutamate de magnésium
Glutamate de Natrium
Saveurs naturelles
Extrait de levure
Tout ce qui est « hydrolysé »
Caséinate de calcium
Caséinate de sodium
Levure
Gélatine
Protéine texturée
Protéine de soja
Concentré de protéines de soja
Isolat de protéine de soja
Protéine de lactosérum
Concentré de protéines de lactosérum
Isolat de protéine de lactosérum
Sauce soja

Exemples de protéines hydrolysées :
Pois, soja, blé, lactosérum, maïs, et
protéines végétales.

Celles-ci sont les plus nocives car elle contiennent les 3
excitotoxines: glutamate, aspartate et cystéine ainsi que
des produits chimiques connus pour être cancérigènes

Selon le fabricant, le vaccin Varivax et le ROR contient du glutamate L-monosodique et de la gélatine hydrolysée, tous deux contenant de l’acide glutamique libre (GSM) qui provoque des lésions cérébrales chez les jeunes animaux de laboratoire et provoque des perturbations endocriniennes comme l’obésité et les troubles de la reproduction plus tard dans la vie. Il semblerait que la plupart, sinon la totalité, des vaccins à virus vivant contiennent des ingrédients qui contiennent du GSM.

Ingrédients contenant souvent du glutamate :

Carraghénane
La gomme de guar
Gomme de caroube
Les bouillons
Maltodextrine
Acide citrique, Citrate
Malt d’orge
Pectine
Protease
Tout « enzyme modifiée »
Tout ce qui contient des « enzymes »
Extrait de malt
Sauce soja
Tous les aliments fermentés

Tous les ingrédients énumérés
« assaisonnement », « épices », « arôme naturel »
ou enrichi en protéines

Les exhausteurs de goût.
Tous les produits dits de régime, faible en gras ou en calorie

Sources probables de glutamate :

Fécule de maïs
Sirop de maïs
Amidon alimentaire modifié
Graisse de beurre lipolysée
Dextrose
Sirop de riz
Sirop de riz brun
Lait en poudre

Aspartame
L’acide aspartique
Aspartate
L’aspartame est souvent trouvé dans les médicaments


Certains aliments sont naturellement riches en glutamate libre qui feront réagir les plus sensibles :

Tomates
Pois
Champignons
Olives
Parmesan et produits laitiers
Sauce soja
Pâte de haricots noirs
Lait maternel (et oui il faut que le bébé ait envie de boire le lait de sa mère)

Les aliments riches en cystéine ou/et en aspartate sont ceux riches en protéines en général

Afin de compléter cet article, je vous conseille la lecture de celui-ci : Glutamate/Glutamine: ces tueurs de neurones

Maladies environnementales

30 questions pour évaluer votre risque

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Stress oxydatif, radicaux libres et antioxydants dans la maladie et dans la santé

Notre corps a besoin d’oxygène mais son utilisation donne naissance à des éléments nocifs nommés les radicaux libres. Ces radicaux libres sont des atomes qui se baladent dans notre corps avec un électron solitaire et cherchent pour être stable à « se marier », alors ils captent un électron sur d’autres molécules qui deviennent elles-mêmes instables. Un phénomène de cascade a ainsi lieu.

Ces radicaux libres sont comme la rouille sur le métal.

D’ailleurs, je me souviens de cette fois en 2011, face à une grosse carence en fer, suite au vaccin fait quelques mois auparavant, où prenant du lithothamne prescrit par un médecin phytothérapeute, je m’étais mise en deux jours à sentir véritablement la rouille. Le professeur Exley, grand spécialiste de l’aluminium déconseille d’ailleurs la complémentation en fer chez les intoxiqués à l’aluminium, ceci aggravant l’oxydation dit-il.

Les antioxydants sont des éléments sensés contre-carrer l’oxydation entraînée par ces espèces réactives à l’oxygène ou radicaux libres. Sensés donc offrir un électron à ces éléments.

En fait, ces radicaux libres et les oxydants peuvent être nocifs ou utiles pour le corps. Ils sont produits soit à partir de métabolismes cellulaires internes, soit à partir de sources externes (pollution, facteurs environnementaux, alimentation (intolérances alimentaires), fumée de cigarette, radiation, médicaments). Si la production des radicaux libres dépassent leur destruction alors leur accumulation dans le corps génère un phénomène appelé stress oxydatif. Ce processus joue un rôle majeur dans le développement des maladies chroniques et dégénératives telles que le cancer, les maladies auto-immunes, le vieillissement, la cataracte, la polyarthrite rhumatoïde, les maladies cardiovasculaires et neurodégénératives.

Contre le stress oxydatif, le corps produit naturellement des antioxydants, ou ils sont fournis par l’alimentation voire par l’apport de suppléments.

À petites doses, ces radicaux libres participent au processus de maturation des cellules et peuvent agir comme des armes pour le système de défense de l’hôte. En effet, certains globules blancs, les phagocytes (neutrophiles, macrophages, monocytes) libèrent des radicaux libres pour détruire les microbes pathogènes.

Mais, quand les radicaux libres sont produits en excès alors le phénomène du stress oxydatif commence. Ce stress oxydant altèrent réellement les cellules, les protéines, les lipides et même l’ADN.

Cancer :
Par exemple, le tabagisme est une source de dommages oxydatifs de l’ADN qui peuvent contribuer au développement du cancer du poumon et d’autres tumeurs.
La corrélation hautement significative entre la consommation de graisses et les taux de mortalité dus à la leucémie et aux cancers du sein, de l’ovaire et du rectum chez les personnes âgées peut refléter une plus grande oxydation des lipides (peroxydation lipidique).

Maladies cardiovasculaires :
Des études ont fourni des preuves précieuses soutenant le rôle du stress oxydatif dans un certain nombre de maladies cardiovasculaires telles que l’athérosclérose, l’ischémie, l’hypertension, la cardiomyopathie, l’hypertrophie cardiaque et l’insuffisance cardiaque congestive.

Problèmes neurologiques :

Le stress oxydatif a été étudié dans des maladies neurologiques incluant la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), la perte de mémoire, la dépression.

Maladies pulmonaires :

Il existe maintenant des preuves substantielles que les maladies pulmonaires inflammatoires telles que l’asthme et la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) sont caractérisées par une inflammation chronique et un stress oxydatif.

La polyarthrite rhumatoïde :

C’est une maladie auto-immune caractérisée par une inflammation chronique des articulations et du tissu environnant avec une infiltration de certaines cellules activées du système immunitaire. Le stress oxydatif dans diverses maladies rhumatismales est prouvé par des niveaux élevés de lipides oxydés (isoprostanes et prostaglandines).

Néphropathie :

Le stress oxydatif joue un rôle dans une variété de maladies rénales telles que la glomérulonéphrite et la néphrite tubulo-interstitielle, l’insuffisance rénale chronique, la protéinurie, l’urémie.
La néphrotoxicité de certains médicaments tels que la cyclosporine, le tacrolimus (FK506), la gentamycine, la bléomycine, la vinblastine, est principalement due au stress oxydatif par peroxydation lipidique.
Les métaux lourds (cadmium, mercure, aluminium, plomb…) et les métaux dits de transition (Fer, Cuivre, Cobalt, Chrome) sont de puissants inducteurs de radicaux libres.

Maladie oculaire :

Le stress oxydatif est impliqué dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge et les cataractes en modifiant divers types de cellules dans l’œil.

Diabète : Les résultats expérimentaux ont montré un lien entre le vanadium et le stress oxydatif dans l’étiologie du diabète.

Le stress oxydatif et l’inflammation sont donc mis en cause dans de multiples pathologies pour ne pas dire presque toutes. Pour réduire l’impact et la survenue de ces maladies le premier pas est donc de réduire la production des radicaux libres.

Le meilleur chemin, plutôt que de prendre des compléments afin de pallier le problème, sera de s’éloigner le plus possible des producteurs de stress oxydant : pollution, facteurs environnementaux, alimentation (intolérances alimentaires), fumée de cigarette, radiations, médicaments non nécessaires…

C’est ce qui m’a permis de remonter la pente mortelle sur laquelle j’étais. Comme chaque année pour les fêtes et toujours dans le souhait de passer le message d’espoir de mon expérience personnelle, vous pouvez acheter mon livre à moins 25%.
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Gwénola Le Dref

Quelques références:

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3614697/ Free Radicals, Antioxidants in Disease and Health
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15892631 Metals, toxicity and oxidative stress
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0248866300800569 Isoprostanes: nouveaux marqueurs du stress oxydant

BACTÉRIES INTESTINALES ET FONCTIONNEMENT DU CERVEAU

Certains chercheurs pensent que le microbiome peut jouer un rôle dans la régulation des pensées et des perceptions.

À l’heure actuelle, l’idée que les bactéries intestinales affectent la santé d’une personne n’est pas révolutionnaire. Beaucoup de personnes savent que les microbes influencent la digestion, les allergies et le métabolisme. La tendance est devenue presque commune: de nouveaux livres apparaissent régulièrement détaillant précisément quel régime entraînera une flore bactérienne saine et optimale.

Mais l’impact de ces microbes peut s’étendre beaucoup plus loin, dans le cerveau humain. Un groupe croissant de chercheurs à travers le monde étudie la façon dont le microbiome, tel que cet écosystème bactérien est connu, régule la façon dont les gens pensent et ressentent. Les scientifiques ont trouvé des preuves que cet assemblage – environ un millier d’espèces différentes de bactéries, des milliards de cellules qui pèsent ensemble d’une à trois livres – pourrait jouer un rôle crucial dans l‘autisme, l’anxiété, la dépression et d’autres troubles.

«Il y a eu une explosion de l’intérêt pour les liens entre le microbiome (votre corps est votre microbiome, vos intestins, votre bouche, vos yeux, votre peau sont des microbiotes) et le cerveau», explique Emeran Mayer, un gastro-entérologue à l’Université de Californie à Los Angeles, qui étudie le sujet depuis cinq ans.

Certains des travaux les plus intrigants ont été réalisés sur l’autisme. Pendant des décennies, les médecins, les parents et les chercheurs ont noté qu’environ les trois quarts des personnes atteintes d’autisme ont également des anomalies gastro-intestinales, comme les problèmes digestifs, les allergies alimentaires ou la sensibilité au gluten. Cette reconnaissance a conduit les scientifiques à examiner les liens potentiels entre les microbes intestinaux et l’autisme. Plusieurs études récentes ont révélé que le microbiome des personnes autistes diffère considérablement des groupes témoins. Le microbiologiste de l’Institut de technologie de Californie, Sarkis Mazmanian, s’est concentré sur une espèce commune appelée Bacteroides fragilis, observée en petites quantités chez certains enfants atteints d’autisme. Dans un article publié il y a deux ans dans le journal Cell, Mazmanian et plusieurs collègues ont donné des bacteroides fragilis d’humains à des souris présentant des symptômes semblables à ceux de l’autisme. Le traitement a modifié la composition du microbiome des animaux et, plus important encore, amélioré leur comportement : ils sont devenus moins anxieux, plus communicatifs avec les autres souris et ont montré un comportement moins répétitif.

Les microbes interagissent avec la maladie, mais est-ce comme déclencheur ou comme bouclier, cela reste encore un mystère. Mais Mazmanian et ses collègues ont identifié un lien possible: un produit chimique appelé 4-éthylphénylsulfate, ou 4EPS, qui semble être produit par des bactéries intestinales. Ils ont constaté que les souris présentant des symptômes d’autisme ont des taux sanguins de 4EPS plus de 40 fois plus élevés que les autres souris. Le lien entre les niveaux de 4EPS et le cerveau n’est pas clair, mais lorsque les animaux ont reçu le composé, ils ont développé des symptômes semblables à ceux de l’autisme.

« Nous pourrons peut-être inverser ces anomalies. Si vous fermez le robinet qui produit ce composé, les symptômes disparaissent. « 

Mazmanian, qui en 2012 a reçu une subvention MacArthur pour son travail sur le microbiome, considère cela comme une «percée potentielle» pour comprendre comment les microbes contribuent à l’autisme et à d’autres troubles du développement neurologique. Il dit que les résultats jusqu’à présent suggèrent que l’ajustement des bactéries intestinales pourrait être un traitement viable, du moins chez certains patients. « Nous pourrons peut-être inverser ces maladies », dit-il. « Si vous fermez le robinet qui produit ce composé, les symptômes disparaissent. C’est ce que nous voyons chez les souris.  »

Les scientifiques ont également recueilli des preuves que les bactéries intestinales peuvent influencer l’anxiété et la dépression. Stephen Collins, un chercheur en gastroentérologie de l’Université McMaster à Hamilton, en Ontario, a constaté que les souches de deux bactéries, lactobacillus et bifidobacterium, réduisent le comportement anxieux chez les souris (les scientifiques ne l’appellent pas «anxiété» parce que vous ne pouvez pas demander à une souris comment elle se sent). Les humains portent également des souches de ces bactéries dans leurs tripes. Dans une étude, lui et son collègue ont recueilli des bactéries intestinales d’une souche de souris sujettes à un comportement anxieux, puis ont transplanté ces microbes dans une autre souche tendant à être calme. Le résultat : les animaux tranquilles semblaient devenir anxieux.

Dans l’ensemble, ces deux microbes semblent être des acteurs majeurs de l’axe intestin-cerveau. John Cryan, un neuroscientifique au Collège universitaire de Cork en Irlande, a examiné les effets des deux sur la dépression chez les animaux. Dans un article de 2010 publié dans Neuroscience, il a donné aux souris soit du bifidobacterium, soit l’antidépresseur Lexapro. Il les a ensuite soumis à une série de situations stressantes, y compris un test qui a mesuré combien de temps ils ont continué à nager dans un réservoir d’eau sans possibilité de sortie. (Ils ont été retirés après un court laps de temps, avant de se noyer.) Le probiotique et le médicament étaient tous deux efficaces pour augmenter la persévérance des animaux et réduire les niveaux d’hormones liées au stress. Une autre expérience, cette fois utilisant lactobacillus, a eu des résultats similaires. Cryan lance une étude avec des humains (en utilisant des mesures autres que le test de natation forcée pour évaluer la réponse des sujets).

La plupart des recherches sur le cerveau basées sur le microbiome étaient sur des souris mais il y a déjà eu quelques études impliquant des humains. L’année dernière, par exemple, Collins a transféré les bactéries intestinales d’humains angoissés chez des souris «sans germe» – animaux qui avaient été élevés (très soigneusement) afin que leurs intestins ne contiennent aucune bactérie. Après la transplantation, ces animaux sont devenus plus anxieux.

D’autres recherches ont examiné des humains entiers, pas seulement leurs microbes. Un article publié dans le numéro de mai 2015 de Psychopharmacologie par le neurobiologiste de l’Université d’Oxford, Phil Burnet qui a examiné si un prébiotique – un groupe de glucides qui nourrissait certaines bactéries intestinales- affectait les niveaux de stress chez un groupe de 45 volontaires sains. Certains sujets ont reçu 5,5 grammes d’un glucide en poudre connu sous le nom de galactooligosaccharide, ou GOS, tandis que d’autres ont reçu un placebo. Des études antérieures sur des souris par les mêmes scientifiques ont montré que ce sucre a favorisé la croissance de Lactobacillus et de Bifidobacteria. Les souris avec plus de ces microbes ont également eu des niveaux accrus de plusieurs neurotransmetteurs qui affectent l’anxiété, y compris un facteur neurotrophique dérivé du cerveau.

Dans cette expérience, les sujets qui ont ingéré le GOS ont montré des niveaux inférieurs de cortisol, une hormone clé de stress, et dans un test impliquant une série de mots qui clignotent rapidement sur un écran, le groupe GOS s’est également concentré davantage sur l’information positive que négative. Ce test est souvent utilisé pour mesurer les niveaux d’anxiété et de dépression, car dans ces conditions, les patients anxieux et déprimés se concentrent souvent sur les stimuli menaçants ou négatifs. Burnet et ses collègues notent que les résultats sont semblables à ceux observés lorsque les sujets prennent des antidépresseurs ou des médicaments anti-anxiété.

Peut-être que l’étude humaine la plus connue a été faite par Mayer, chercheur de l’UCLA. Il a recruté 25 sujets, toutes femmes en bonne santé. Pendant quatre semaines, 12 d’entre elles ont mangé un yaourt disponible dans le commerce deux fois par jour, tandis que le reste ne l’a pas fait. Le yaourt est un probiotique, c’est-à-dire qu’il contient des bactéries vivantes, dans ce cas des souches de quatre espèces, bifidobacterium, streptococcus, lactococcus et lactobacillus. Avant et après l’étude, les sujets ont reçu des scans cérébraux pour évaluer leur réponse à une série d’images d’expressions faciales: le bonheur, la tristesse, la colère, etc.

« Ce n’était pas ce à quoi nous nous attendions, que manger du yaourt deux fois par jour pendant quelques semaines ferait quelque chose dans votre cerveau ».

Pour la surprise de Mayer, les résultats, publiés en 2013 dans la revue Gastroenterology, ont montré des différences significatives entre les deux groupes; les mangeurs de yaourt ont réagi plus calmement aux images que le groupe témoin. « Le contraste était clair », dit Mayer. « Ce n’était pas ce à quoi nous nous attendions, que manger un yaourt deux fois par jour pendant quelques semaines ferait quelque chose dans votre cerveau ». Il pense que les bactéries dans le yaourt ont changé la composition des microbes intestinaux des sujets, et cela a conduit à la production de composés qui modifient la chimie du cerveau.

D’autres études montrent qu’un régime sans gluten et sans protéines de lait est potentiellement bénéfique pour améliorer certains comportements chez les personnes atteintes de TSA et réduire la perméabilité intestinale. L’élimination des protéines du lait de vache de l’alimentation des enfants autistes par un régime améliore le comportement autistique.

Il n’est pas encore clair comment le microbiome modifie le cerveau. La plupart des chercheurs conviennent que les microbes influencent probablement le cerveau grâce à de multiples mécanismes. Les scientifiques ont constaté que les bactéries intestinales produisent des neurotransmetteurs tels que la sérotonine, la dopamine et le GABA, qui jouent tous un rôle clé dans l’humeur (de nombreux antidépresseurs augmentent les niveaux de ces mêmes composés). Certains organismes affectent également la façon dont les gens métabolisent ces composés, régulant efficacement la quantité qui circule dans le sang et le cerveau. Les bactéries intestinales peuvent également générer d’autres produits chimiques neuroactifs, dont un appelé butyrate, qui ont été liés à une réduction de l’anxiété et de la dépression. Cryan et d’autres ont également montré que certains microbes peuvent activer le nerf vague, la principale ligne de communication entre l’intestin et le cerveau. En outre, le microbiome est entrelacé avec le système immunitaire, qui lui-même influe sur l’humeur et le comportement.

Cette interconnexion des microbes et du cerveau semble crédible, aussi, d’un point de vue évolutif. Après tout, les bactéries ont vécu à l’intérieur des humains pendant des millions d’années. Cryan suggère qu’au fil du temps, au moins quelques microbes ont développé des moyens de façonner le comportement de leurs hôtes à leurs propres fins. La modification de l’humeur est une stratégie plausible de survie microbienne, il soutient que «les gens heureux ont tendance à être plus sociaux. Et plus nous sommes des êtres sociaux, plus les chances que les microbes échangent et se répandent, grandissent. (mon expérience m’a aussi menée à cette idée)

Alors que les scientifiques apprennent mieux le fonctionnement du réseau microbien intestinal, Cryan pense qu’il pourrait être piraté pour traiter les troubles psychiatriques.« Ces bactéries pourraient éventuellement être utilisées comme nous utilisons maintenant le Prozac ou le Valium », dit-il. Et parce que ces microbes ont des eons d’expérience à modifier notre cerveau, ils sont susceptibles d’être plus précis et plus subtils que les approches pharmacologiques actuelles, ce qui pourrait signifier moins d’effets secondaires. « Je pense que ces microbes auront un effet réel sur la façon dont nous traitons ces troubles », dit Cryan. « Il s’agit d’une toute nouvelle façon de moduler la fonction du cerveau ».

Source:https://www.theatlantic.com/health/archive/2015/06/gut-bacteria-on-the-brain/395918/?utm_source=atlfb