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ANXIÉTÉ : probiotiques vs régime alimentaire

Les symptômes d’anxiété sont courants dans les maladies mentales mais aussi dans une variété de troubles physiques. De plus en plus d’études indiquent que le microbiote intestinal peut réguler l’humeur et les troubles anxieux en suivant l’axe intestin-cerveau, et que la dysbiose du microbiote intestinal est liée à l’anxiété. Une méta-analyse récente suggère qu’une action sur la flore intestinale peut soulager l’anxiété.

Des chercheurs de l’université Jiao-tong, à Shanghai, ont passé en revue 21 études portant sur environ 1.500 personnes. Quatorze études évaluaient l’effet des probiotiques : sept études testaient une seule souche probiotique, deux études testaient deux souches et cinq études au moins trois souches. Les sept autres études concernaient les changements d’alimentation pour agir sur la flore intestinale.

Les résultats ont montré que plus de la moitié des études incluses indiquent qu’il est possible de traiter les symptômes d’anxiété par la régulation du microbiote intestinal. Plus exactement, 11 études sur 21, soit un peu plus de la moitié (52 %) ont trouvé que l’intervention sur le microbiote soulage l’anxiété.

Par contre, les résultats montrent qu’un changement de régime alimentaire a un impact plus important sur le microbiote que la prise d’un complément probiotiques. Seulement un tiers environ (36 %) des études qui avaient utilisé des probiotiques, ont trouvé une efficacité, alors que six études sur les sept qui ont utilisé le régime alimentaire ont montré l’efficacité.

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Source : https://gpsych.bmj.com/content/32/2/e100056

restriction calorique: bienfaitrice frugalité

Introduction

Selon l’INVS, santé publique France, les maladies chroniques touchent 20 % de la population et sont l’une des causes principales de décès et de handicap.

La nutrition est l’un des piliers centraux de la prévention de maladies chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires, certains cancers, le diabète, l’ostéoporose, etc.

La restriction calorique est actuellement l’une des méthodes les plus efficaces pour augmenter à la fois la santé et la durée de vie.

La restriction calorique est un régime permettant de réduire l’apport calorique sans devenir déficient en vitamines, minéraux, graisses et protéines essentiels ; les bienfaits sont documentés chez de nombreux organismes, y compris l’homme.

Une réduction de l’apport calorique pourrait ne représenter que 10% de votre consommation de base ou jusqu’à 50% de réduction du nombre de calories.


Exemples chez l’animal

Chez la souris 

Durée de vie

Chez de nombreux animaux, il existe une corrélation entre le degré de restriction et l’extension de la durée de vie moyenne et maximale. Autrement dit, si vous limitez un animal de 30%, sa durée de vie moyenne sera de 30% plus longue. (R)

Effets sur les mitochondries

L’âge réduit le nombre de mitochondries (cellules productrices d’énergie) et détériore leur fonctionnement. La restriction calorique permet d’augmenter la production de mitochondries et améliore leur fonctionnement et ce, même lorsqu’elle est initiée à un âge avancé. (R)

Effets sur le stress oxydatif

Les preuves montrent que le maintien de l’homéostasie redox (équilibre entre la production des radicaux libres et leur élimination) est fondamental pour la longévité cellulaire. La restriction calorique diminue la formation de radicaux libres et améliore la santé. (R)

Chez
les primates

Une expérience sur le long terme chez les primates (macaque rhésus) a montré une survie accrue et une réduction des maladies liées à l’âge, notamment le diabète, le cancer, les maladies cardiovasculaires et l’atrophie cérébrale. (R)

La restriction calorique modérée à l’âge adulte réduit de 50 % l’incidence du cancer chez le singe. On ne sait pas si les effets anti-tumorigènes de la restriction calorique s’appliqueront aux humains, mais la restriction calorique entraîne une réduction constante des taux circulants de facteurs de croissance, d’hormones anabolisantes, de cytokines inflammatoires et de marqueurs du stress oxydatif associés à diverses tumeurs. (R)

Exemples chez l’homme

Durant
la seconde guerre mondiale

En Norvège, au cours de la Seconde Guerre mondiale, les citoyens d’Oslo ont subi une restriction calorique forcée de 20% pendant 4 ans (1941–45) mais sans malnutrition car ils bénéficiaient d’un apport suffisant en légumes frais, pommes de terre, poisson et céréales complètes . Dans cette expérience forcée, la mortalité a diminué de 30% par rapport au niveau d’avant-guerre, tant chez les hommes que chez les femmes. (R)

À
Okinawa

Le nombre de centenaires à Okinawa est 4 à 5 fois plus élevé que celui des autres pays industrialisés. Des études portant sur l’apport alimentaire chez les adultes vivant à Okinawa suggèrent que les Okinawaiens ont consommé environ 17% moins de calories que l’adulte moyen au Japon et 40% de moins que l’adulte moyen aux États-Unis.

Le régime alimentaire d’Okinawa serait également plus pauvre en protéines (9% des calories) et riche en légumes frais, fruits, patates douces, soja et poisson.

En 2010, l’espérance de vie des nouveau-nés à Okinawa n’est plus différente de celle du Japon continental (filles, 87,0 contre 86,4 ans; garçons, 79,4 contre 79,5 ans), alors que l’espérance de vie des habitants d’Okinawa âgés de 65 ans et plus était encore plus élevée (femmes, 89,9 contre 88,9; hommes, 84,5 contre 83,8) (R)

L’expérience
CALORIE

Les essais CALERIE (évaluation complète des effets à long terme de la réduction de l’apport d’énergie) ont été lancés par le US National Institute of Aging afin de fournir les premiers essais cliniques contrôlés sur la restriction calorique avec apport en nutriments adéquat chez des humains sains et non obèses.

Pour la première fois chez l’homme sous restriction calorique, une diminution des marqueurs du stress oxydant a été observée et les biopsies musculaires ont montré que la teneur en ADN mitochondrial a augmenté de 35%, ce qui suggère une augmentation de la masse mitochondriale. (R)

L'expérience
CRON

Les membres de la Calorie Restriction Society, qui suivent un régime de restriction calorique avec une nutrition optimale (CRON) sont convaincus que ce mode de vie alimentaire prolongera leur vie en bonne santé. Certains suivent cette alimentation depuis une quinzaine d’années.

Ils consomment environ 30% de calories en moins par rapport à une population occidentale du même âge sous forme d’une alimentation riche en légumes, en fibres et à faible index glycémique. Une expérience qui dure depuis 15 ans pour certains.

Tous les facteurs de risque cardiométabolique chez les membres de la Calorie Restriction Society sont remarquablement faibles. (R)

Bienfaits

Le syndrome métabolique représente le premier risque de maladies dites de civilisations. Les interventions sur le régime alimentaire peuvent aider dans le cadre de nombreuses pathologies.

Les données accumulées tirées d’essais cliniques d’observation et randomisés indiquent que la restriction calorique chez l’homme entraîne certaines des mêmes adaptations métaboliques et moléculaires qui se sont avérées efficaces pour améliorer la santé et retarder l’accumulation de dommages moléculaires chez les modèles animaux.

En particulier, une restriction calorique modérée chez l’homme améliore plusieurs facteurs métaboliques et hormonaux impliqués dans la pathogenèse du diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et du cancer, principales causes de morbidité, d’invalidité et de mortalité.

Sur la base de divers facteurs de risque, il apparaît que la restriction calorique à long terme a un puissant effet protecteur contre l’athérosclérose. (R)

La restriction calorique légère améliore les facteurs de risque cardiométaboliques, bien en deçà des seuils conventionnels utilisés dans la pratique clinique, même lorsqu’ils sont appliqués chez des hommes et des femmes en bonne santé, maigres ou en surpoids, jeunes ou d’âge moyen.

La restriction calorique améliore la sensibilité à l’insuline, augmente l’adiponectine (hormone produite par les cellules adipeuses qui régulent le métabolisme des lipides et du glucose) et réduit la pression artérielle, les concentrations sériques d’insuline, de leptine (hormone notamment régulatrice du stockage des graisses et de la satiété), de cholestérol total et de LDL, de triglycérides, de protéine C-réactive et de TNFα (tous deux marqueurs d’inflammation).

Alors que le cholestérol HDL augmente et ce même chez les personnes présentant un facteur de risque normal au départ.

Limites et méfaits

L’étude Calerie montre que la restriction calorique a de multiples bienfaits mais les concentrations sériques de protéine C-réactive (marqueur d’inflammation) étaient réduites dans le groupe à 30% de restriction calorique avec une alimentation à faible index glycémique, mais pas dans le groupe à 30% de restriction calorique avec une alimentation à haut index glycémique. (R)

La masse musculaire et la capacité de travail physique absolue diminuent en réponse à 12 mois de restriction calorique mais pas en réponse à une perte de poids similaire induite par l’exercice. Ces résultats suggèrent que, pendant l’exercice, le corps s’adapte pour maintenir, voire améliorer, la capacité de performance physique. (R) (R)

Les études suggèrent que les individus subissant une restriction calorique font également des ajustements comportementaux (conscients ou inconscients) pour diminuer l’activité physique pendant la restriction calorique. Mais justement, dans un monde où tout va trop vite, il serait bon de ralentir.

Une trop grande restriction peut entraîner une maigreur extrême, la perte de libido, la sensibilité au froid et l’altération des cycles menstruels ainsi que des perturbations de l’humeur et du fonctionnement cérébral en général. Mais le but d’une restriction calorique n’est pas la famine prolongée.

Conclusion

Les différentes études et données indiquent clairement que la restriction calorique réduit considérablement les multiples facteurs métaboliques impliqués dans la pathogenèse des maladies chroniques les plus courantes des pays occidentaux.

Pour être efficace la restriction calorique doit être instaurée progressivement, ne pas être trop importante, contenir un apport adéquat en protéines, vitamines et minéraux et maintenue sur le long terme. Malmenée, elle peut entraîner des effets délétères notamment sur la densité osseuse et autres problèmes, à l’instar des méfaits bien connus de la dénutrition.

La diète cétogène verte est clairement une restriction calorique ; elle m’a permis de me remettre sur pied mais je ne la pratique plus qu’environ 75 % du temps, c’est ainsi que je maintiens ma santé malgré les pathologies. Si nous vivions en pleine nature, nous alternerions obligatoirement les périodes fastes et les moments de frugalité. Lorsque je m’éloigne trop de la frugalité, je suractive mon système nerveux.

Si la restriction calorique permet une réduction du stress oxydatif, peu d’études sont faites sur une restriction calorique ciblée, à l’instar de ce que montre l’étude sur la restriction calorique avec une alimentation à faible index glycémique.

On pourrait être en restriction calorique en mangeant un morceau de pain blanc chaque jour, ou en mangeant des légumes à faible index glycémique, ou en ne mangeant que des fruits ou autres ; ce qui logiquement ne donnera pas les mêmes résultats.

Pour réduire ses apports caloriques, le mieux est d’ajouter plus de légumes à faible index glycémique dans nos assiettes et de réduire les aliments riches en calories, comme les glucides, les protéines, les lipides. Afin de rendre cette démarche la plus efficace, il serait bon que cette restriction calorique soit aussi hypotoxique. Attention, le corps n’aime pas être brusqué, mieux vaut faire des changements progressifs.

Il y a encore tant à dire sur le sujet que j’ai décidé, à l’instar du dossier que j’avais écrit sur les addictions, de créer un dossier sur la restriction calorique, d’autres articles suivront donc celui-ci.

Les meilleurs conseils pour désintoxiquer votre corps

Cet article est une traduction de l’article du 27 janvier 2019 Top Tips to Detox Your Body du Dr. Dietrich Klinghardt écrit par le Dr Mercola

Le Dr Dietrich Klinghardt est bien connu pour son traitement efficace des maladies neurologiques et de la maladie de Lyme par la médecine intégrative. Originaire de Berlin, en Allemagne, Klinghardt exerce la médecine aux États-Unis depuis plus de 35 ans. Il voit aussi des patients en Angleterre et en Suisse.

En Suisse, il faisait partie d’un groupe qui a initié un changement de constitution, faisant de la médecine alternative un droit constitutionnel de tous les citoyens. Cela comprend l’homéopathie, la neurothérapie, l’acupuncture et toutes les autres techniques de guérison pratiques.

« C’est le seul pays sur la planète où la médecine complémentaire ou la médecine alternative est un droit de naissance de chaque citoyen », a-t-il déclaré. « Quand nous avons réussi à le faire, je me suis assuré d’avoir une licence [médicale] en Suisse, comme échappatoire possible des forces parfois très obstructives ici [aux États-Unis] »

Nous discutons ici de l’importance de la désintoxication pour la santé en général et le traitement des maladies et examinons quelques-uns des meilleurs conseils de Klinghardt en matière de désintoxication. Le Dr Richard Straube, un toxicologue allemand, a mis au point une procédure de lavage du sang (aphérèse) dans laquelle les toxines sont filtrées du sang et peuvent ensuite être analysées à l’aide de tests de laboratoire abordables.

« Il y a dix ans, il avait trouvé, en moyenne dans la population, 20 toxines au-dessus du seuil de détection », a déclaré Klinghardt. « En seulement 10 ans, ce nombre est passé à plus de 500, ce qui est un nombre choquant… C’est une augmentation exponentielle qui n’est pas compatible avec la vie…
Il est en train de publier cette recherche. Il a effectué des recherches sur 1 200 patients. C’est l’une des plus grandes études de toxicologie. Bien sûr, les leaders sont l’aluminium, le baryum, le lithium et le strontium. Ce sont les [toxines] de la géoingénierie. En quelque sorte ils pleuvent sur nous. À cause de cela – et beaucoup de ces toxines sont spécifiquement des toxines mitochondriales – la désintoxication… est une stratégie de survie pour tout le monde. »

Toxicité et maladies infectieuses vont de pair

Lorsque votre corps est contaminé par des toxines d’origine humaine, votre corps a tendance à les compartimenter. Finalement, ces compartiments du corps atteindront un certain seuil de toxicité, point auquel votre système immunitaire ne pourra plus contrôler la croissance microbienne dans cette zone.

« Ce sont les domaines où les microbes sont domiciliés, qu’il s’agisse des virus de Bartonella, de Lyme, de Babesia ou de l’herpès. Ils ne sont pas partout, mais ils ont en même temps très strictement mis en place un système de nettoyage dans certains compartiments corporels », explique Klinghardt. Pour cette raison, vous ne pouvez plus distinguer entre la toxicité et l’infection, car elles vont de pair. Comme le note Klinghardt, « c’est un forfait, un package ».

« Cela fait 20 ans que je souffre de la maladie de Lyme et que je développe des traitements sans antibiotiques, car c’est une erreur absolue de traiter Lyme avec des antibiotiques »
, a-t-il déclaré. « Nous en savons trop sur le microbiome et sur la sensibilité des structures.

Le dernier développement de ces deux dernières années a été mon travail avec Judy Mikovitz. Elle faisait partie de notre groupe de réflexion que nous avions en 2006 ou 2007 et a ensuite tenté de nous alerter sur le fait que des rétrovirus sont intégrés à notre ADN et que certaines conditions environnementales désactivent nos mécanismes pour réduire au silence ces virus, leur permettant de devenir actifs. …

Le rétrovirus le plus connu est le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), mais il en existe des centaines d’autres. La plupart d’entre eux sont immunosuppresseurs. Je préférerais le terme « immunodéterminant » Certains aspects du système immunitaire sont régulés à la hausse, d’autres à la baisse. Cela nous rend extrêmement vulnérables à la maladie de Lyme, aux mycoplasmes et à Bartonella … La désintoxication … est une nécessité absolue pour survivre à cette époque folle. »

Stratégie de désintoxication pour le glyphosate

Votre corps contient peut-être plus de 20 000 produits chimiques, mais le glyphosate et l’aluminium sont particulièrement dangereux pour votre cerveau. Le glyphosate est un analogue de l’acide aminé glycine.1 Il se lie aux endroits où vous avez besoin de glycine. Il est important de noter que la glycine est utilisée dans le processus de détoxification. Par conséquent, beaucoup d’entre nous n’ont pas assez de glycine pour une détoxification efficace.

Pour éliminer le glyphosate, vous devez saturer votre corps avec de la glycine. Klinghardt recommande de prendre 1 cuillère à café (4 grammes) de poudre de glycine deux fois par jour pendant quelques semaines, puis de réduire la dose à un quart de cuillère à thé (1 gramme) deux fois par jour. Cela force le glyphosate à sortir de votre système, ce qui permet son élimination via l’urine.

Personnellement, je prends 1 gramme deux fois par jour depuis un certain temps maintenant. La glycine est peu coûteuse et a en fait un goût sucré. Idéalement, il est préférable de le prendre au moment où vous mangez des aliments susceptibles d’être contaminés par le glyphosate.

« Au moins pendant un certain temps, nous utilisons de fortes doses de glycine. Cela ne pose pas de problème. L’autre qui a été publiée est certes une étude sur le poulet qui montre que l’acide humique et l’acide fulvique peuvent nettoyer complètement les organes d’un poulet…

Nous utilisons donc la glycine pendant un moment. Nous surveillons le glyphosate dans les urines. Lorsque cela ralentit – chez certaines personnes, deux mois et parfois, il s’agit de six mois – nous diminuons la glycine et prenons une dose plus faible. »

Comment désintoxiquer l’aluminium

L’aluminium est encore plus sinistre. Stephenie Seneff, Ph.D., a montré que l’aluminium, lorsqu’il pénètre dans l’espace extracellulaire, modifie complètement la tension sur les parois cellulaires – les canaux voltage-dépendants – et a un effet profond sur la microstructure de cette matrice.

« Cela affecte essentiellement les récepteurs que nous avons sur la paroi cellulaire, les récepteurs hormonaux, les récepteurs neurotransmetteurs, les récepteurs insuline. Ils sont tous gâchés par l’aluminium. Il a un effet vraiment très puissant, plus fort que toute autre toxine », dit Klinghardt.

« Les travaux de Seneff montrent que le glyphosate est un agent chélateur. Lorsque vous avez du glyphosate dans les aliments, il lie tous les oligo-éléments. Ils ne sont plus disponibles pour absorption. Il nous épuise en oligo-éléments. Cependant, il existe une exception: l’aluminium. Cela fonctionne comme un agent de navette pour l’aluminium. Il lie l’aluminium,
et celui-ci traverse la paroi de l’intestin vers les tissus et se diffuse largement. »

Une maladie fréquente liée à la toxicité de l’aluminium est l’hypothyroïdie, qui est incroyablement courante de nos jours. Les hydroxydes d’aluminium – tels que ceux des antiacides – interfèrent avec l’absorption intestinale des hormones thyroïdiennes. En tant que métal, il a également une affinité pour le système nerveux et a tendance à s’accumuler dans le cerveau, la moelle épinière et le système nerveux entérique de l’intestin. Dans tous ces endroits, il bloque les fonctions vitales.

Pour éliminer l’aluminium, vous devez augmenter votre consommation de silice. Klinghardt recommande l’utilisation d’herbes riches en silice, telles que la coriandre. « Le Dr. Yoshiaki Omura a mené une étude il y a 20 ans, dans laquelle il avait montré qu’il était possible de réduire très rapidement la teneur en aluminium du modèle animal en donnant simplement un extrait de coriandre », dit-il. La prêle (également riche en silice) et un produit liposomal à base de silice appelé BioSil sont d’autres bonnes options.

Il a également été démontré que l’acide citrique mobilisait l’aluminium. Une stratégie simple et peu coûteuse consiste à presser du citron dans une bouteille d’eau et à le boire tout au long de la journée. L’acide malique – le vinaigre de cidre de pomme – en est un autre. Vous pouvez également acheter de l’acide malique sous forme de gélule ou utiliser du malate de magnésium.

« Les médecins peuvent utiliser le desferal. C’est un injectable qui s’injecte une fois par semaine par voie sous-cutanée. C’est un excellent détoxifiant. Cependant, on peut se demander s’il traverse la barrière hémato-encéphalique ou non. La silice le fait. Desferal probablement pas, mais vous peut décomposer l’aluminium dans le corps avec une injection hebdomadaire. »

Comment éliminer les toxines liposolubles ?

Pour éliminer les toxines liposolubles, Klinghardt recommande une combinaison de saunas et d’agents liants tels que la chlorella, l’ecklonia cava (une algue brune) et un gel entérique tel que la silice méthylée et la zéolite. Un ou plusieurs d’entre eux devraient idéalement être pris quotidiennement. Lorsque vous suivez un traitement au sauna, les toxines libérées sont ensuite liées par ces agents, ce qui leur permet d’être éliminées en toute sécurité plutôt que d’être réabsorbées.

« Faites-le régulièrement et surveillez votre temps de transit intestinal ; il devrait durer 24 heures ou moins. Cela signifie que si vous avalez quelque chose de non digestible, il devrait sortir de l’autre extrémité dans les 24 heures.
Nous avons des patients dont le temps de transit était d’environ 20 jours. Ces personnes
sont incapables d’éliminer par l’intestin grêle. Ils sont vraiment condamnés. Il devient alors prioritaire de relancer la digestion. C’est principalement la question du parasite. C’est en quelque sorte mon autre passe-temps: diagnostiquer et traiter les parasites. »

Régler le problème des parasites

De nombreux parasites, en particulier les vers, mais aussi les champignons et le Candida, peuvent absorber plusieurs fois leur poids corporel en toxines. Par exemple, de nombreux vers sont capables de concentrer 300 fois plus de plomb que les tissus de l’hôte. La charge parasitaire d’un hôte est également un bioindicateur de la toxicité de l’environnement de cet hôte.

« Chaque patient atteint de la maladie de Lyme est également envahi par des parasites », déclare Klinghardt. « Si vous ne vous en occupez pas, il a été prouvé que les vers du patient de Lyme sont eux-mêmes infectés par le spirochète de Lyme. Si vous effectuez un traitement antibiotique, il ne nuit pas aux parasites. 
Le spirochète de Lyme se
cache simplement dans les vers, et attend que vous ayez fini avec les antibiotiques et éclos à nouveau. L’enseignement est de traiter du grand au petit. En cas de maladie chronique, supposez toujours qu’il y a des parasites. Traite-les et puis, doucement, traitez les plus petits. »

Malheureusement, il existe peu de tests efficaces pour évaluer votre charge parasitaire. Klinghardt utilise des tests de réponse autonome (ART) et prescrit divers cocktails de médicaments antiparasitaires basés sur ces tests. Sachant que les parasites sont chargés de toxines, vous voulez les extraire des tissus en direction de l’intestin, où ils peuvent être expulsés en toute sécurité.

Klinghardt utilise les protocoles de Gubarev pour cela. Ce sont des protocoles de lavement développés par un scientifique russe. Une fois que plus aucun parasite ne peut être trouvé, il met le patient sous des agents antiparasitaires tels que Rizol Kappa et Rizol Gamma – des huiles végétales ozonées de BioPure.

« Récemment, il y a une augmentation incroyable de la littérature qui montre que pratiquement tous les antiparasitaires médicaux peuvent également être utilisés pour traiter le cancer. Je vais vous donner un exemple : l’Albendazole, le traitement mensuel coûtait 80 dollars. Ensuite, des articles de guérison de cancers avec ce produit et maintenant, c’est 24 000 $ par mois…

Nous utilisons les médicaments antiparasitaires, les médicaments à usages multiples. Il se trouve que les voies internes d’une cellule cancéreuse sont similaires à celles du parasite. C’est une très bonne politique de commencer le traitement chronique [des parasites] tôt, avant de soigner la maladie de Lyme ou le mycoplasme…

Le problème principal avec les parasites est le suivant: si vous sous-traitez un parasite, c’
est à dire si vous utilisez une dose d’herbe ou de médicament qui ne suffit pas pour le tuer, mais suffisamment pour le rendre malade, ce parasite émettra d’énormes quantités de biotoxines qui vous rendent vraiment mortellement malade. Le problème avec le traitement parasite est d’arriver en force et en puissance dès le début, pour que ces créatures ne puissent pas vous rendre la pareille…

Les parasites ne sortent dans les selles que si le parasite est malade. Les parasites ne se présentent pas de cette façon. Tant qu’ils vivent encore dans le ventre, dans les intestins, vous pouvez palper et vous pouvez avoir certains signes qui donnent l’impression que vous avez le bon diagnostic. Mais malheureusement, les stades larvaires de nombreux parasites s’égarent dans les poumons et se retrouvent également dans le cerveau.

Cysticercose est le nom donné aux stades larvaires du ténia dans le cerveau. Nous le voyons tout le temps. Les enfants qui ont des crises, la plupart du temps, c’est ce problème. Ils sont faciles à traiter… mais il est difficile de le faire avec des choses naturelles. Nous constatons que les herbes naturelles utilisées sont bonnes si nous les utilisons en même temps que les médicaments. »


Thérapie à l’ozone rectale


Klinghardt utilise également la thérapie à l’ozone, préférant l’administration d’ozone par voie rectale à l’injection. « Beaucoup de nos patients achètent une machine à ozone peu coûteuse et utilise l’ozone rectal tous les jours », dit-il.

Klinghardt a travaillé avec l’un des principaux parasitologues indiens pour étudier l’impact des parasites sur les maladies. Sans surprise, ils ont trouvé une relation directe et linéaire entre le nombre de colonies d’anaérobies et la santé du patient.

Plus le patient avait d’anaérobies dans ses excréments, plus la personne était malade. À ce moment-là, ils n’avaient pas d’ozone disponible et ont fini par traiter des patients avec de l’oxygène rectal. « C’était une stratégie très efficace pour sortir les gens des maladies chroniques », dit-il. L’ozone est une option encore plus efficace.

Éviter les ondes est également important pour une désintoxication efficace

Dans une précédente interview, nous avions également discuté de l’importance d’éviter les radiations de champs électromagnétiques émises par les téléphones portables, les modems et les routeurs Wi-Fi lors du traitement des maladies chroniques, car cette exposition exacerberait les maladies, y compris les infections. Klinghardt a commenté:

« Je pense que c’est le problème le plus important de notre époque … Le Wi-Fi détruit la vie sur la planète. Il n’y a absolument aucun doute. Malheureusement, le titane et l’aluminium dans notre système agissent comme une antenne pour le Wi-Fi. Il y a une belle étude sur les amalgames.

Lorsque vous
avez un amalgame et que vous téléphonez du côté où il se trouve, la vitesse à laquelle le mercure s’évapore de la dent est décuplée plusieurs fois.

En gros, nous pensons que le corps doit être sans métal pour survivre à cette époque folle… Un appel téléphonique – je pense un appel téléphonique de sept minutes – active le virus d’Epstein-Barr pendant de nombreuses années. Nous avons cela publié. Nous avons tous ce virus en nous. Si vous voulez avoir une fatigue chronique, c’est une excellente recette…

[Il y a] une relation linéaire directe entre l’exposition cumulative aux rayonnements artificiels et les maladies chroniques. Plus vous êtes exposé, plus vous êtes malade… Cela doit être modifié lorsque les gens sont
intoxiqués aux métaux. Ils y concentrent le rayonnement en eux, puis il augmente de façon exponentielle…

L’effet combiné de la toxicité et de la connexion Wi-Fi a permis de libérer ces virus appelés rétrovirus endogènes humains. En fin de compte, c’est ce qui cause la gravité de la maladie chronique. »

Pour se protéger contre les champs électromagnétiques, Klinghardt recommande l’approche de la biologie du bâtiment pour la dépollution des champs électromagnétiques, qui consiste à protéger votre maison, notamment votre chambre à coucher. Pour la protection interne, il recommande de prendre la teinture de romarin et/ou de propolis.

En ce qui concerne les rétrovirus, Klinghardt a mis au point un mélange d’herbes appelé RetroV powder6 fabriqué par Ki Science et contenant 10 herbes. Il a été démontré qu’il était supérieur aux huit médicaments disponibles pour réduire au silence les rétrovirus. Le thé aux agrumes et les pousses de brocoli sont deux autres outils puissants contre les rétrovirus.

Lavement au café

Introduction

Le Dr Max Gerson a été le pionnier de l’utilisation du lavement au café pour les patients atteints de cancer, en parallèle d’un protocole de consommation de nombreux jus.

Le lavement au café était un traitement médical courant au début du 20e siècle. Il était même inclus dans le manuel Merck, jusqu’en 1972, un ouvrage de référence médicale. (R)

« Une étude réalisée en 1982 par le National Research Council (NRC) aux États-Unis a montré que les lavements au café ont le pouvoir de réduire la toxicité systémique jusqu’à 700%. En effet, la caféine et d’autres composés bénéfiques présents dans le café – lorsqu’ils ne sont pas consommés par la bouche et donc dilués par le tube digestif – agissent ensemble pour stimuler directement le foie afin d’augmenter la production de glutathion S-transférase (GST). Il s’agit d’une puissante enzyme de détoxification qui se lie aux toxines du corps et les élimine. »- Angela Doss

Mais les lavements sont utilisés depuis bien plus longtemps et on trouve une description dans Les Manuscrits de la Mer Morte :

«  Ne pensez pas qu’il suffit que l’ange de l’eau vous embrasse uniquement de l’extérieur. Je vous le dis en vérité, l’impureté intérieure est plus grande que l’impureté extérieure. Et celui qui se purifie à l’extérieur, mais à l’intérieur reste impur, est semblable à des tombeaux qui sont peints en plein air, mais qui sont pleins de toutes sortes d’impuretés et d’abominations horribles. Je vous le dis en vérité, permettez à l’ange de l’eau de vous baptiser aussi à l’intérieur, afin que vous puissiez vous libérer de tous vos péchés passés et que vous deveniez aussi pur que l’écume de la rivière au soleil. »

Traditionnellement utilisé en Thaïlande, notamment dans le traitement des cancers, des allergies, de l’asthme, de l’urticaire, de la migraine, de la dyslipidémie, de l’obésité et de la constipation chronique, etc.

Quelques mots sur le fonctionnement du foie

Le foie filtre environ 2 litres de sang chaque minute pour le désintoxiquer des toxiques, des micro-organismes, etc. D’où l’importance de son bon fonctionnement.

Pour ce dernier, nous ne sommes pas tous égaux génétiquement et nos comportements et l’environnement ultra-pollué lui en demande toujours plus.
Le foie utilise deux voies pour effectuer la désintoxication, elles sont nommées phase 1 et phase 2.

La phase 1 (dite d’hydroxylation) casse les molécules et la phase 2 construit de nouvelles substances en les liant à de nouvelles molécules afin de réussir l’élimination (on parle de conjugaison).


Donc, stimuler la phase 1 est contre-indiqué chez les personnes qui ont une phase 2 affaiblie (raison génétique, microbiote, enzymatique) car elles produit de nombreux radicaux libres.

Je le spécifiais déjà en 2014 dans un article sur les compléments en ce qui concerne les anti-oxydants.

L’intérêt du lavement au café, c’est qu’il stimule la phase 2.

Vous avez peut-être déjà entendu parler du pamplemousse qui potentialise les effets des médicaments, et bien, c’est parce qu’il diminue la phase 1.

Effets attendus

De nos jours, avec toute cette pollution et ce que nous faisons subir à nos corps, tout le monde ou presque a un foie toxique. Plusieurs études récentes montrent les bienfaits du café sur le foie. Mais l’utilisation de café par lavement potentialise les effets et évite certains méfaits. (R) (R)

Les lavements au café permettent un nettoyage du foie.

Les composés actifs du café passent du colon dans le sang via la veine porte puis vont directement au foie.

Gar Hildenbrand, de l’organisme de recherche Gerson, dit :

« Parce que le lavement est retenu pendant 15 minutes et que tout le sang circule dans le foie presque toutes les trois minutes, ces lavements représentent une forme de dialyse du sang à travers la paroi intestinale. »

La caféine stimule la production de bile dans le foie et dilate les voies biliaires. La bile décompose les graisses alimentaires et est un moyen par lequel le foie élimine les toxines.

Certains composés du café, le kahweol et le cafestol améliorent l’action d’une enzyme importante pour la désintoxication, la glutathion S-transférase. Plusieurs composés qui sont de puissants inducteurs d’augmentation de l’activité de cette GSH-S-transférase inhibent la prolifération des cellules cancéreuses. (R)

La détoxication du corps entraîne ce que l’on appelle des crises de guérison. En éliminant les toxiques, il peut y avoir des effets puissants sur le physique mais aussi le psychisme, de vieilles émotions inscrites dans le corps peuvent faire surface. C’est pourquoi je conseille la progression dans tous ces changements, avancer doucement mais sûrement. Lisez cet article sur la loi de Hering et l’utilité du symptôme

Quel café : Vert ou torréfié ?

Visiblement, les deux formes, outre les bienfaits communs, présentent chacune leur effets spécifiques. Donc, choisissez en fonction de votre santé, de votre terrain corporel, de vos besoins, de votre tolérance à l’une ou l’autre forme. Dans tous les cas, tournez-vous vers un café biologique et torréfié dans les règles de l’art.

Quelques données pour vous aider dans votre choix :

Lorsque les souris mangent des grains de café vert dans le cadre de leur régime alimentaire, leur activité glutathion S-transférase augmente de 600% dans le foie et de 700% dans l’intestin grêle. (R)

Le café torréfié a un effet stimulant de la glutathion-S-transférase d’environ 50% inférieur à celui du café vert. (R)

Par contre le café torréfié, est lui riche en méthylpiridinium qui active aussi les enzymes de la phase 2 et préserve contre le cancer du côlon. Plus le café est foncé et plus il en contient. (R) (R)

Torréfier le café permet de tuer les moisissures souvent présentes sur le café vert alors si vous y êtes sensibles, ce sera sans doute une meilleure alternative. Préférez, pour cette raison, un café fraîchement torréfié et en grains alors le mieux est de trouver un torréfacteur consciencieux. Et conservez le au frigo.

Procédure

Si vous n’avez jamais fait de lavement, cela peut vous sembler compliqué au départ, mais c’est comme tout, une fois passé la période d’apprentissage et l’appréhension de ce genre de procédé, vous vous apercevrez que c’est plutôt simple.

Vous pouvez aisément vous procurez un bock à lavement en pharmacie.

Ce lavement se fait avec un petit volume de café que vous devez retenir dans le colon durant 15 minutes (possible jusqu’à une heure, profitez-en pour méditer).

La position la plus confortable est allongé sur le dos, sur une serviette dans la salle de bain par exemple (trouvez un endroit pour accrocher le bock au-dessus de vous). Vous pouvez ensuite vous mettre sur le côté droit, puis gauche pour faire circuler le liquide dans tout le côlon.

Prenez soin d’avoir un mélange de café à température adéquate. L’avant bras est en général un plutôt bon thermomètre car cela ne doit ni être trop chaud, ni trop froid. Vous pouvez tremper votre doigt dans le mélange.Pensez à lubrifier la canule et la partie rectale avant toute introduction et agissez avec douceur. La canule doit être introduite environ de moitié, sans avoir à forcer. Vous pouvez simplement utiliser de l’huile bio.

Concernant la périodicité, tout dépend du but recherché et de l’état de santé, le Dr Gerson recommandait entre 4 à 6 lavements par jour dans sa cure contre le cancer. Beaucoup le conseille une fois par jour dans les premiers temps. Certains l’utilisent pendant des années, à différents rythmes, une fois par jour, par semaine, tous les 15 jours ou à chaque changement de saison, par période.

Pour éliminer l’air du tube, placez la canule de lavement au dessus du lavabo. Tenez le sac de lavement légèrement au-dessus de l’embout jusqu’à ce que l’eau du café commence à couler. Cela expulse tout air dans le tube. Dès qu’il commence à couler, fermez rapidement le petit robinet.

Les premiers lavements, vous risquez d’avoir envie d’évacuer très rapidement. Ne forcez pas, le corps cherche à évacuer des toxines ou peut-être des gaz. Si cela arrive, vous pouvez refaire un autre lavement ou peut-être préférer d’abord un lavement avec juste un mug d’eau filtrée, de source, distillée.

Enlevez tout doucement la canule et respirez. Vous pouvez aussi la laisser le temps du lavement si vous préférez et si vous avez beaucoup de gaz alors c’est la meilleure solution, laissez dans ce cas le robinet ouvert, afin de laisser une sortie pour les gaz, ainsi vous retiendrez plus facilement le liquide durant les 15 minutes.

Les 15 minutes passées, je pense que vous savez ce qui vous reste à faire

Vous pouvez aussi avoir envie d’uriner si une toxine doit prendre ce chemin. Il est alors difficile de retenir le liquide dans le côlon.

Laver le matériel avec de l’eau et du savon après et avant chaque utilisation. Une fois lavé, pendez l’équipement pour séchage.

Confection du café

Là encore, on trouve plusieurs « recettes ».

Une étude faite en Thaïlande indique: « La solution de café utilisée dans la procédure de lavement a été préparée en mélangeant 4 g de grains de café finement moulus avec 100 ml d’eau purifiée. La solution a été portée à ébullition à 100 ° C pendant 15 minutes, puis a été mijotée à 60 ° C pendant environ 15 minutes. Ensuite, la solution a été filtrée, en ajustant le volume total à 500 ml, puis laissée refroidir à 37 ° C. (R)

Il semble qu’il soit plus judicieux d’utiliser une moindre quantité, la taille d’un mug permet de mieux retenir le liquide dans le côlon, et ne pas dépasser deux cuillères à soupe de café moulu. Mais commencez par moins, une cuillère à café, pour estimer votre tolérance.

Le lavement au café ne doit pas vous rendre nerveux, si c’est le cas, évacuer dès que vous remarquez cet effet et une prochaine fois essayer avec moins de café.


Mise en garde

Si je pense que l’on peut faire des miracles sur sa santé – j’en suis une preuve vivante (mais ce n’est pas cette démarche qui m’a sauvée) – je ne crois pas au remède miracle donc je vous invite à voir un tableau plus complet de votre situation et de voir le lavement au café comme un soutien dans une démarche globale.

Il existe à présent un grand nombre de preuves indiquant que le régime alimentaire joue un rôle crucial dans la désintoxication du corps.

Malgré les études montrant les bienfaits du café sur le foie, beaucoup ne supportent pas le café pour différentes raisons : activation du système nerveux, anxiété, douleur d’estomac, digestion perturbée, fatigue des surrénales… Peut-être qu’un petit café vous fera du bien et deux au contraire seront néfastes ou que votre santé préfère que vous en restiez éloigné.

Nous sommes tous différents, alors comme disait Hippocrate, votre meilleur médecin, c’est vous. Écoutez votre ressenti corporel, pas votre mental qui est bien souvent un très mauvais conseilleur.

Bien que les lavements au café évite les méfaits, notamment parce qu’il diminue l’absorption de caféine de 3,5 fois, peut-être pouvez vous supportez un lavement tous les 15 jours seulement ou pas du tout. La tolérance change aussi suivant les périodes, suivant les phases de détoxification.


Conclusion

Comme pour toutes thérapies alternatives, les controverses sont de rigueur ; parfois certainement justifiées et d’autres fois, pas vraiment voire pas du tout. Je pense que dans l’ensemble, il faut faire preuve de bon sens. Les méthodes de la médecine allopathique sont loin d’être exemptes d’effets secondaires. Comme toujours, j’essaie de fournir de l’information référencée, parce qu’avec toutes ces maladies émergentes pour lesquelles nous n’avons pas de solutions, il ne nous reste souvent qu’à devenir maître de notre santé.

Ces maladies émergentes étant grandement dues à l’intoxication grandissante alors, les moyens qui permettent de se désintoxiquer semblent être logiquement conseillés.

Mais, vérifier avec votre médecin que votre santé ne présente aucune contre-indication.

Et souvenez-vous que se désintoxiquer n’est pas un sprint mais un marathon.

Cultivons notre jardin intérieur pour faire fleurir notre être !

Gwénola Le Dref

Ne prenez plus De vitamine D sans lire cet article

Depuis des années, la vitamine D – vitamine du soleil – est la préférée et la plus recommandée tant par les médecines allopathiques qu’alternatives et pour cause, elle est impliquée dans de nombreux aspects de la physiologie humaine Cependant, les dernières recherches montrent que les bienfaits pourraient avoir été surestimés.

VITAMINE D ET FRACTURES

Les dernières méta-analyses montrent que l’utilisation de suppléments contenant du calcium, de la vitamine D ou les deux, n’est pas associée à un risque moins élevé de fractures chez les personnes âgées. (R)(R)

La plus vaste étude clinique jamais réalisée sur les avantages de la vitamine D dans la prévention des fractures est publiée dans le BMJ avec plus de 500 000 personnes et environ 188 000 fractures dans 23 cohortes de nombreux pays. Comme les niveaux de vitamine D sont fortement influencés par les gènes, les chercheurs ont utilisé des marqueurs génétiques des taux sanguins de vitamine D (appelés randomisation mendélienne) pour éviter les biais normaux des études observationnelles, tels que la confusion des causes et conséquences de la maladie. (R)

Les résultats n’ont montré aucune association entre les niveaux de vitamine D au cours de la vie et le risque de fracture.

VITAMINE D, CANCER et AUTRES MALADIES NON SQUELETTIQUES

Une grande étude randomisée a montré que ni la vitamine D ni les suppléments d’huile de poisson ne réduisent le risque de cancer ou le nombre de maladies cardiovasculaires chez les adultes en bonne santé. (R)

La supplémentation n’a pas montré d’effet sur la plupart des affections non squelettiques, notamment les maladies cardiovasculaires, l’adiposité, le métabolisme du glucose, les troubles de l’humeur, la fonction musculaire, la tuberculose et les maladies colorectales, les adénomes, ou sur des conditions maternelles et périnatales. (R)

La principale nouvelle découverte mise en évidence par cette revue systématique est que la supplémentation en vitamine D pourrait aider à prévenir les infections courantes des voies respiratoires supérieures et les exacerbations de l’asthme.

Rien n’indique que la supplémentation en vitamine D ait un effet sur la plupart des affections, y compris l’inflammation chronique, malgré l’utilisation de doses accrues de vitamine D, renforçant l’hypothèse selon laquelle un manque de vitamine D est la conséquence d’une mauvaise santé et non sa cause.

VITAMINE D ET MALADIES INFLAMMATOIRES DE L’INTESTIN

Le même genre d’étude paru dans Medecine en novembre 2018 montre que le traitement à la vitamine D permet une rémission chez les patients souffrant de maladies inflammatoires de l’intestin. (R)

Cependant, il n’a été noté aucune différence significative entre le traitement à dose faible et ceux à doses plus élevées.

Et deux marqueurs de l’inflammation, la vitesse de sédimentation érythrocytaire et la protéine C-réactive hautement sensible n’ont pas montré de différence statistiquement significative entre le groupe témoin et celui qui prenait de la vitamine D.

VITAMINE D, AUTISME ET AUTRES TROUBLES NEUROPSYCHIATRIQUES

La vitamine D joue un rôle important dans la neurogenèse, la neuroprotection et le développement neurologique. Il existe une relation entre les mutations du gène VDR, récepteur de la vitamine D et les troubles envahissants du développement ou d’autres troubles neuropsychiatriques. (R)

Les carences notamment celle en vitamine D sont plus fréquentes chez les enfants autistes mais ce serait plutôt une conséquence comme l’indiquent les dernières études. (R)

D’ailleurs, d’autres études suggèrent même que l’autisme serait de nature inflammatoire avec des troubles de l’immunité innée. Les auto-anticorps ciblant les sous-ensembles du cerveau et du glutathion montrent que les TSA peuvent être associés à des niveaux élevés de stress oxydatif . (R) (R)

Mon expérience personnelle confirme ces données car c’est effectivement en contenant au mieux l’inflammation de mon corps que je me maintiens à peu près éloignée des symptômes, même si ce n’est pas une sinécure.

Fait étonnant, une étude a trouvé des taux sériques de vitamine D significativement plus élevés chez les enfants avec troubles du spectre autistique et certaines mutations avaient un effet sur ce taux. (R)

Les mêmes résultats ont été obtenus chez des patients atteints de sclérose en plaques.

L’étude propose qu’il s’agit peut être d’une réponse compensatoire due à une activité réduite du récepteur VDR. (R)

VITAMINE D ET IMMUNITÉ

Toutes ces dernières données sur la vitamine D me semblent appuyer les travaux du professeur Trevor Marshall dont j’avais traduit et mis en ligne un article en 2014.

L’hypovitaminose D est une affection fréquente y compris dans plusieurs maladies auto-immunes mais on ignore si celle-ci pourrait être une conséquence ou une cause de maladies auto-immunes et si une supplémentation en vitamine D a un impact sur ces patients. (R)

Le professeur Marshall pense qu’il y a une forte probabilité que les maladies auto-immunes soient causées par des pathogènes. La supplémentation en vitamine D désactive le récepteur VDR et la réponse immunitaire, donc l’inflammation mais cela va permettre aux pathogènes de se multiplier plus facilement. La vitamine D est en fait un immunosuppresseur.

Ses recherches montrent que les taux de vitamine D sont naturellement régulés à la baisse en réponse à la dysrégulation du VDR par des agents pathogènes chroniques. Dans de telles circonstances, une supplémentation en vitamine D est non seulement contre-productive, mais elle est également néfaste, car elle ralentit la capacité du système immunitaire à lutter contre ces bactéries. (R)

VITAMINE D ET PARADOXE

Les zones mondiales qui ont les taux de vitamine D les moins élevés, Asie et Moyen Orient ne sont pas typiquement des territoires où le soleil brille peu et la vitamine du soleil est depuis longtemps utilisée dans les pays du nord conjointement avec une consommation élevée de produits laitiers et pourtant l’ostéoporose n’a pas diminué et ils ont même la première triste place du podium. (R)

Alors que le statut vitaminique est en général plus mauvais chez les personnes âgées, des études ont montré qu’en Asie du sud est, elles avaient des niveaux de vitamine D plus élevés que chez les jeunes. L’hypothèse de l’étude étant que les personnes plus âgées ont plus de temps pour aller dehors. (R)

Si des études ont montré que des taux faibles en vitamine D sont corrélés à un risque accru d’ostéopénie et de fractures chez les Blancs et les Américains d’origine mexicaine, les mesures du statut en vitamine D ne sont pas corrélées aux mêmes résultats sur la santé des Noirs américains. Malgré des taux faibles de vitamine D chez les Noirs américains, l’incidence des chutes, des fractures et de l’ostéopénie est nettement inférieure à celle des homologues américains de race blanche ayant le même statut en vitamine D. (R)

VITAMINE D ET FOIE

La vitamine D est une neuro-hormone qui doit être métaboliser par le foie pour devenir active, son métabolisme est compromis par tout ce qui peut perturber le bon fonctionnement du foie.

Le cytochrome P450, nécessaire à la production de la forme active de la vitamine D, est hélas déjà très occupé à éliminer les xénobiotiques (substances chimiques) de notre corps.

De nombreux éléments peuvent bloquer le cytochrome P450 comme l’aluminium, le mercure, le cadmium etc. beaucoup de médicaments, les antifongiques, les antibiotiques… (R)

VITAMINE D ET MAGNÉSIUM

Une étude publiée dans le American Journal of Clinical Nutrition en décembre 2018, conclue que des niveaux optimaux de magnésium sont importants pour le statut en vitamine D.

Le magnésium étant un cofacteur de la production de vitamine D active, le Docteur Dai explique que « Une carence en magnésium interrompt la synthèse de la vitamine D et son métabolisme ». (R)

Un traitement avec un supplément de magnésium a entraîné une augmentation des taux de vitamine D chez les personnes qui présentaient des taux bas au départ, mais une réduction chez les personnes ayant des taux élevés.

Ceci est important car il existe une association entre une trop grande quantité de vitamine D et un excès de calcium dans le sang (hypercalcémie), ce qui peut entraîner de graves complications pour la santé. Cet excès de calcium s’accompagne de carence en magnésium et en potassium avec tous les problèmes que cela suppose.

Comme pour d’autres éléments, un excès peut entraîner les mêmes problèmes de santé qu’une carence.

Mais, ne vous précipitez pas sur des compléments de magnésium pour autant. D’ailleurs, généralement, je pense qu’on ne devrait pas complémenter sans connaître exactement le statut corporel de l’élément. Et connaître celui-ci est compliqué car le sang n’est pas révélateur. Pour le magnésium, le sang ne contient que 0,3 % des réserves corporelles. (R)

Autre fait dont il faut tenir compte, la concurrence du magnésium avec l’aluminium ou même le calcium. Si vous mangez des produits industriels, des farines raffinés ou du pain blanc même bios, alors vous consommez de l’aluminium qui fera barrage au magnésium.

La meilleure façon de supplémenter son corps en magnésium est sans doute de prendre des bains (ou même bain de pieds) au sel d’Epsom. Le sel d’Epsom est du sulfate de magnésium, le corps tire aussi profit du sulfate qui va aider la phase 2 de détoxication au niveau du foie. De surcroît, la vitamine D que notre corps fabrique grâce au soleil produit aussi du sulfate contrairement à la vitamine du soleil en cachet. (R)

L’association Vit D3 et magnésium est importante pour une bonne activation du VDR.

Conclusion

En conclusion, à la vue de ces quelques données scientifiques choisies, j’ai envie de dire que l’on supplémente énormément de personnes avec de la vitamine D, sans finalement savoir ce que l’on fait. Le problème étant que l’on risque d’aggraver, sur le moyen ou long terme, la santé des malades.

Donc, la question de savoir s’il faut se complémenter a son importance car si l’hypovitaminose D est une conséquence, et je dirais même si elle est une défense du corps contre les infections, comme il advient avec le fer, dont les pathogènes se nourrissent, alors, complémenter pourrait être contre-productif comme le montrent les travaux du professeur Marshall.

Tant que l’on ne voit la santé qu’en matière de symptôme et qu’on tente de les traiter un à un plutôt que de voir le tableau de façon plus générale et de considérer avant tout les causes possibles, alors nous risquons de faire les mauvais choix thérapeutiques. Concernant les causes, je pense que celles évoquées dans l’article nommé « Les vraies causes de l’épidémie de carence en fer, comprendre pour agir » sont aussi valables pour la carence en magnésium et donc en vitamine D.

De surcroît, il n’y a toujours aucun consensus quant au taux santé de vitamine D. Un niveau «normal» peut varier de 50 à 80 nanomoles par litre de sang, mais des études récentes suggèrent que 30 nmol suffisent amplement. (R)

Le Dr Clifford Rosen, scientifique chevronné du Maine Medical Center Research Institute et co-auteur du rapport de la National Academy, dit qu’il n’y a aucune preuve que les personnes avec un taux sérique supérieur de vitamine D soient en meilleure santé.

Le New York Times d’août 2018 a publié un article sur la manne financière de la vitamine D. L’un des grands promoteurs de cette dernière, le Dr Holick entretient des liens financiers étroits avec l’industrie pharmaceutique. (R)

Le mieux serait de se diriger vers une alimentation anti-inflammatoire, dite hypotoxique, afin de traiter les causes, de veiller à avoir un mode de vie sain et de se souvenir que nous sommes supposés vivre en pleine nature et pas entre quatre murs.

Après cette lecture, à vous de juger si vous devez ou non prendre de la vitamine D. Personnellement, au delà du fait que dans le doute je m’abstiens, j’avais choisi de ne pas en prendre, déjà bien avant de comprendre ce qui m’arrivait. Je me souviens que le complément de vitamine D que m’avait prescrit un rhumatologue et qui ne réussissait à changer mon taux sérique a été le tout premier pas vers une meilleure connaissance de mon propre fonctionnement.

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