La haine, la violence… et le fruit défendu

La haine et la violence sont toujours aussi présentes partout dans le monde.
On pensait qu’en tout cas à nos portes on n’aurait plus à vivre cette horreur. On croyait que l’on avait réussi à instaurer la paix dans nos murs depuis la seconde guerre mondiale. Plus jamais ça ! avons-nous dit.
Mais la haine, elle, avait continué son petit bonhomme de chemin, parfois à grand bruit et d’autres fois très sournoisement.
J’entends souvent dire qu’ainsi est l’être humain et que jamais il ne changera.
Mais alors, c’est quoi le problème de l’Homme ?
Pourquoi le progrès ne profite t-il pas à son amélioration ? Pourquoi ne réussissons-nous pas à utiliser le retour des expériences du passé pour rendre l’Homme meilleur ?
On voit facilement le mal chez l’autre, c’est jamais de notre faute mais celle de notre petit frère, du prof, de notre collègue, de notre voisin, la faute au capitalisme, au gouvernement, aux socialistes, aux syndicats, la faute à la religion, aux juifs, aux chrétiens, aux musulmans, et quand on ne trouve pas de meilleur bouc-émissaire, on accuse même la faute à pas de chance.
Si on voit toujours le mauvais à l’extérieur on a tendance aussi à croire le meilleur, le merveilleux, ailleurs, chez l’autre ou dans un autre monde, au paradis. L’herbe est toujours plus verte de l’autre côté de la vallée.
Peut-être le moment est-il venu de cesser de toujours voir le pire ou le meilleur à l’extérieur et de nous pencher sur ce qui se passe en nous parce que n’en doutons pas, nous sommes tous sages et fous à la fois. Certains plus que d’autres, certes, mais que cela ne nous pousse pas hâtivement à nous déresponsabiliser.
Je crois que le problème de l’humain est sa grande méconnaissance de lui-même. Et sa façon d’appréhender ses problèmes avec toujours plus de spécialisation, de division des connaissances, l’empêche de prendre suffisamment de recul et le maintient dans l’ignorance, dont certains profitent, mais pas forcément ceux auxquels l’on pense communément.
L’être humain ne sait même plus comment se sentir bien, apaisé, serein, en paix avec lui-même. Il cherche à remplir un vide, un trou béant pour se sentir enfin en toute quiétude, mais il ne trouve rien qui ait suffisamment de teneur. Rien, ni personne ne peut atténuer ce manque. L’être humain est absent à lui-même. C’est son essence profonde qu’il a perdue en cours de route. Il cherche à remplir le vide alors qu’il lui faut dégager le trop plein.
Son bien-être, sa sérénité sont enfouis au fond de lui sous un amas de détritus en tous genres, toute une pollution informative. Chaque aliment, chaque élément chimique qu’il introduit tout comme chaque mot, chaque chose vécue correspond à une information. Il croit devoir combler un vide et il se rempli sans cesse plus, alors que son corps au contraire déborde.
Il subit avec violence un excédent d’informations nocives. Cette surabondance de toxiques l’empêche de voir son être véritable. Ainsi il se perd et s’éloigne de sa divinité. Certains sur le chemin se perdant bien plus que les autres.
La guerre commence en lui et il imagine mal que ce qui se passe dans son corps interagit avec tous ceux (tout ce) qui l’entourent. S’il n’a tué personne, il pratique à merveille l’auto-destruction souvent sans s’en rendre compte, manquant de connaissance de son propre fonctionnement. S’il ne vend pas totalement son âme, il s’applique à nourrir ce qu’il le maintient dans la souffrance.
La haine et l’amour, je connais les deux versants dans leurs extrêmes. Mon histoire m’a parfois donné envie de tuer des personnes sensées m’être les plus chères au monde, sans aucune raison valable, juste le besoin de soulager une pulsion. J’ai eu la chance de n’avoir jamais complètement perdu pied, de n’avoir jamais totalement sombré dans la psychose et d’avoir su me faire enfermer quand il a été nécessaire. Grâce à cela, bien plus tard, j’ai aussi pu ressentir l’Amour. Cet Amour qui est partout, que l’on peut donner et recevoir du Grand Univers pour tout et chacun.
Mais si j’ai eu la chance de ressentir cet Amour, cela ne m’est pas tombé dessus comme si j’avais soudainement eu la grâce. D’ailleurs on connaît bien les mots « Aide-toi le ciel t’aidera ». Il m’a fallu faire des changements d’hygiène de vie, et plus particulièrement alimentaire.
La haine et la violence ont une physiologie. Elles sont en nous une partie de l’engrais qui permet à certains micro-organismes de vivre et de proliférer. Ces microbes se nourrissent de tout ce qui est mauvais pour notre épanouissement physique, mental et spirituel. Ils profitent de toutes inflammations et les émotions négatives en sont grandes génératrices.
La toute première nourriture est bel et bien physique, matière.
Croyez-vous que ce soit un hasard si les religions qui prônent toutes l’Amour, parlent toutes d’alimentation, de purification par le jeûne ? Je ne dis pas que les religions sont la panacée, loin de là, il n’y a qu’à connaître un peu l’histoire pour savoir qu’elles ont été et sont encore les plus grandes créatrices de haines, d’horreurs, de cruautés, de guerres et de destructions en tous genres mais elles sont à l’image de l’Homme qui ne réussit pas à trouver le chemin vers son meilleur Soi. Elles ont été corrompues comme l’Homme l’est de l’intérieur.
N’est-ce aussi que pur coïncidence si de nombreux grands noms ont eu une alimentation différente, souvent végétarienne mais pas seulement : Einstein, Edison, Gandhi, Socrate, Pythagore, Newton, Benjamin Franklin, Darwin, Léonard de Vinci, Platon et beaucoup d’autres ?
Nous avons délaissé la recherche du meilleur de l’être humain, nous nous sommes abandonnés, mais pourquoi ? Avons-nous réellement mangé le fruit défendu ? Quel mauvais choix avons-nous fait qui puisse nous avoir tant affaibli ? Que s’est-il passé ?
Nietzsche s’est beaucoup intéressé à la physiologie de la volonté de puissance et il caractérisait la décadence comme une anarchie pulsionnelle. La question de la dualité corps et âme a depuis des siècles fait couler beaucoup d’encre. Chez Nietzsche, l’idée d’esprit pur est disqualifiée et l’esprit est ramené au corps, mais le corps est pensé à son tour comme ensemble hiérarchisé de petites âmes.
Spinoza lui notait que l’accomplissement éthique s’accompagnait nécessairement d’un accomplissement corporel. Comme l’humain est loin de ce dernier accomplissement à cause des mauvais traitements infligés à son corps, il ne peut espérer voir la morale s’embellir.
Platon pensait que par l’éducation et par une nourriture appropriée il était possible d’échapper à cette maladie de l’âme qu’est l’ignorance.
La science a beaucoup avancée ces dernières années, mais hélas la population générale n’en profite pas et pour cause… les dernières découvertes ne sont pas bonnes pour le business, pour cette foutue croissance, pour ce système. On sait aujourd’hui que la flore intestinale des personnes malades psychiques ou souffrant d’autres pathologies est perturbée et que cela agit tant sur leur corps physique que sur leur mental.
Russell Blaylock est un neurochirurgien américain qui a fait de nombreux travaux sur la nutrition et le comportement. Ses travaux l’on mené à travailler avec des prisonniers et les résultats obtenus ont été édifiants. De plus en plus de personnes l’expérimentent sur eux-mêmes. Hippocrate avait raison « Nous sommes ce que nous mangeons ». Qui pourrions-nous être si nous pouvions trouver le parfait équilibre ?
Est-ce un hasard si Hitler était malade des intestins depuis tout petit et que plus tard il souffrait de parkinsonisme ? D’ailleurs on ne peut être que malade pour perpétrer de telles horreurs.
Est-ce-que ce n’est que pur hasard que dans différents écrits anciens on retrouve des paroles qui nous mènent toutes à la même chose ?
Voici quelques exemples :
« L’homme sage est celui qui va bien de l’intestin » Bouddha
« Détruis leur empire dans mes entrailles car ton serviteur possède un esprit de chair » Les manuscrits de la mer morte
« Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester » Adage indien
« On creuse sa tombe avec ses dents »
« Que chacun donc s’éprouve soi-même car il mange de ce pain et boit de ce vin, voilà pourquoi, il y a parmi vous beaucoup de malades et d’infirmes » Bible
Tiens donc, mais pourtant le dernier repas du Christ et ses dernières paroles qui disent « Prenez et mangez car ceci est mon corps, prenez et buvez car ceci est mon sang » Jésus nous poussait-il vraiment au cannibalisme ? On peut se tourner vers le travail de l’historien James Daniel Tabor qui depuis 30 ans cherche la véritable histoire de Jésus et du christianisme. D’après ses travaux jamais Jésus n’aurait professé ces paroles. Ces mots sont ceux de Paul qui n’a rencontré les apôtres que bien après la mort de Jésus et n’a pas participé au dernier repas. Ces écrits sont les plus représentés dans la Bible et le christianisme tel qu’on le connaît aujourd’hui est sans doute éloigné du message originel de Jésus.
Que les textes anciens soient plein de ce genre de paroles et que la science d’aujourd’hui montre l’importance de la flore intestinale sur nos comportements et comment nos choix alimentaires viennent agir là-dessus, n’est-elle encore que pure coïncidence ? De mon point de vue certainement pas, mais je sais qu’il faut expérimenter pour vraiment voir à quel point cela a son importance. Il est bon de ne pas sous-estimer le pouvoir des microbes, les petites âmes de Nietzsche.
Jésus disait qu’on le comprendrait quand nous aurions la connaissance. Avons-nous nous aujourd’hui suffisamment avancé ? Saurons nous voir au-delà de notre dimension ? Réussirons-nous à prendre la hauteur nécessaire ?
Quel message Jésus souhaitait passer ? Quel rapport avec le fruit défendu ?
Hérode était un buveur invétéré, perclus de maladies, douleurs intestinales chroniques, asthme, gangrène génitale et vers. Les nobles à l’époque romaine avaient pour habitude de boire dans des gobelets en plomb. Certains chercheurs ont démontré que les micro-organismes pathogènes s’installent plus particulièrement dans les endroits du corps les plus pollués par les métaux toxiques.
On entend de plus en plus parler d’allergies, d’intolérances alimentaires. Et on sait que certains aliments perturbent profondément le fonctionnement du corps et de l’esprit, sans doute chez bien plus qu’on l’imagine. Le lien entre métaux lourds, candidose et intolérances alimentaires est aussi tout à fait admis par tous les professionnels qui connaissent le sujet. Comment peut-on continuer d’injecter à nos enfants des substances toxiques comme l’aluminium et autres produits chimiques et croire que cela n’a pas d’importance ? Comment peut-on croire que tous ces aliments industriels gorgés d’éléments chimiques tous plus nocifs les uns que les autres soient anodins ? Et comment espérer à côté un monde plus sain, plus beau ?
Faîtes-vous parti de ceux qui pensent que cette histoire avec le gluten n’est qu’un effet de mode ? Vous devriez alors sans doute faire quelques expériences alimentaires sur vous-même avant de juger.
A la lecture de James Tabor, dans son livre « La véritable histoire de Jésus » Jean-Baptiste, initiateur du mouvement avant Jésus, proche des ésséniens, ne buvait jamais de vin, ne mangeait jamais de viande et surtout ne mangeait jamais de pain même pas à Pâques. Dans la source Q, sensée être le plus proche du message authentique on peut lire Jésus dire aux gens d’arrêter de manger du pain tous les jours. A cette époque le repas usuel se composait de lentilles, de pain et d’olives et il n’était pas rare de succomber avant les 40 ans. Les squelettes retrouvés de l’époque montrent que les gens souffraient de fortes carences alimentaires. Les malades qui s’en sortent grâce à une alimentation différente savent bien qu’un tel régime les expédierait à nouveau au fond de leur lit et peut-être pire à leur dernière demeure de façon prématurée.
Plus qu’un fruit défendu, c’est donc peut être plutôt un ensemble d’aliments qui le représente. Si la pomme est communément admise comme le fruit défendu, on peut lire dans le Talmud, qu’avec le raisin, la figue, le blé est vu comme ce fruit défendu et comme l’élément qui fait de l’homme ce qu’il est. Est-ce pure vue de l’esprit que les personnes qui revoient leur alimentation pour une meilleure santé disent que cela change la conscience.
Un aliment digéré différemment ne livrera pas la même information au corps. Lorsqu’on mange un aliment, une fois que le corps a puisé les différents éléments acides aminés, glucides, lipides, oligoéléments, vitamines, la partie non digérable fini dans les selles mais la partie digérée va produire différents messages chimiques comme les neurotransmetteurs qui iront agir directement sur le cerveau via le nerf vagal.
Sans avoir la connaissance scientifique que l’on a aujourd’hui voici ce que Jésus disait déjà :
« Ne comprenez vous pas que tout ce qui pénètre dans la bouche passe dans le ventre et est rejeté aux lieux d’aisance ? Mais ce qui provient de la bouche, sort du cœur, et c’est cela qui souille l’homme. Car c’est du cœur que sortent mauvaises raisons, meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, blasphèmes. C’est là, ce qui souille l’homme; mais de manger avec des mains non lavées ne souille pas l’homme. »
Je pense que depuis très longtemps l’Homme est corruptible et corrompu de l’intérieur, trouverons-nous un jour la Vérité ? Encore faudrait-il le souhaiter et ceux qui vivent en nous ont tout intérêt à nous garder dans l’ignorance. Car notre plus grand ennemi c’est bien notre ventre. Ceux qui, peu importe de quel côté ils sont, sèment la haine, la peur, la violence, et la mort, sont très loin de l’être humain dans toute sa splendeur, ils sont menés par les désirs les plus vils. Ces pulsions destructrices provenant directement de leurs intestins. Ils se croient forts, tout puissant mais ils sont misérables. Certains croient servir Dieu ou leur peuple ou même l’humanité mais ils se fourvoient.
Que l’on soit en guerre contre son semblable, ennemi supposé ou qu’on s’attelle si rigoureusement à s’auto-détruire, on dessert la même cause… celle des micro-organismes pathogènes, pas la nôtre. Le plus grand combat que nous ayons à mener ne peut se faire que dans l’amour, la bienveillance, la compassion envers l’autre et envers soi-même d’abord car sans cela on ne peut être dans le don, ni de soi, ni l’acceptation du don de la vie. Une physiologie à atteindre, un équilibre fragile à maintenir. Nous sommes sans doute bien plus que ce que nous croyons. Nous avons été envahis de l’intérieur il y a sans doute bien longtemps. La raison reste à découvrir, l’histoire du fruit défendu reste à comprendre. La lutte se situe en chacun de nous. Personnellement j’y travaille depuis 4 ans et je peux dire que c’est un apprentissage difficile, une lutte compliquée car nous vivons dans leur système et ils ont su se rendre indispensables, notamment en nous injectant des métaux que l’on dit lourds, si lourds que nos âmes ne réussissent plus à s’élever.
La colère, la haine, la violence mais aussi, la fierté ou le dédain etc participent à une physiologie qui entretient en nous nos démons, nos parasites. N’oublions pas le poids de la matière, c’est là d’ailleurs bien souvent que l’ennemi agit, en nous poussant à l’auto-destruction faute de nous avoir par les mauvais sentiments.
Nous nous croyons libres mais nous sommes enfermés de l’intérieur. Les dirigeants qui mènent le monde à sa perte, avides d’argent, de pouvoir, de puissance sont les plus grands intoxiqués et les plus corrompus, pervertis par les entités vivantes qui ont besoin pour continuer de vivre en nous que nous restions divisés et ignorants, et que l’humain reste au plus loin de ses capacités d’excellence.
Méfions-nous de leurs capacités, ne les sous-estimons pas. Voilà des siècles qu’ils sont au pouvoir. Nous avons besoin de chacun si l’on veut un jour espérer faire évoluer l’humanité. Nous devons redevenir nos propres chefs d’orchestres et trouver à faire vibrer nos corps et nos âmes dans la plus parfaite harmonie.
Depuis toujours je sens et aime passionnément la nature, l’univers, le Tout et c’est pourquoi en moi perdure l’espérance que l’humain puisse changer. Bien-sûr, il va falloir qu’il le souhaite de toute sa profondeur et qu’il retrouve une certaine discipline car on n’a véritablement rien sans rien.
« Derrière tes pensées et tes sentiments il y a ton corps, et ton soi dans le corps : la terra incognita. Ton soi dans ton corps, veut, par ce biais quelque chose. Derrière tes pensées et tes sentiments mon frère, se tient un maître impérieux, un sage inconnu- il s’appelle Soi. Il habite ton corps, il est ton corps. » Nietzsche
V.I.T.R.I.O.L. Alchimique : Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem
Visite l’intérieur de la Terre et en te rectifiant tu trouveras la pierre cachée
Descends au plus profond de toi-même et trouve le noyau insécable, sur lequel tu pourras bâtir une autre personnalité, un homme nouveau.

Gwénola Le Dref