Addictions, candida et acétaldéhyde

Cet article fait partie du dossier  » Addictions, troubles psychiques, neurologiques, endocriniens »

Il est préférable de lire les autres articles du dossier avant celui-ci afin de bien comprendre les liens, même si cet article peut malgré tout être lu de manière indépendante.

Candidose et acétaldéhyde

L’intoxication aux métaux lourds génère de nombreux problèmes métaboliques, immunitaires, enzymatiques, elle est largement reliée à l’hypoglycémie et à de multiples troubles neurologiques et psychiques.

De ce point de vue, on peut penser effectivement que les drogues en tout cas au départ viennent aider à combattre certains symptômes, tout en les entretenant cependant puisqu’elles amènent encore plus de pollution aux corps, inhibent la monoamine oxydase, augmentant ainsi le taux de sucre dans le sang. Le taux de sucre élevé profite au candida, qui va entraîner une rétention des toxiques, dont il profite aussi.

Cette intoxication aux métaux lourds qui affaibli le système immunitaire, la pilule contraceptive, les antibiotiques, la chimiothérapie, les corticoïdes, les immunosuppresseurs, le stress, la mauvaise alimentation et toutes les addictions participent tous à la prolifération du candida.

Le candida libère de nombreuses toxines (environ 80 connues) dont l’acétaldéhyde qui remonte au cerveau en se liant aux globules rouges, aux enzymes et aux protéines.

Lorsque l’on consomme de l’alcool, le corps le transforme en acétaldéhyde, mais le candida qui se nourrit du sucre de l’alcool va engendrer lui aussi une forte production d’acétaldéhyde.

L’acétaldéhyde favorise la dépendance aux substances toxiques. Elle altère la fonction normale du cerveau et se combine dans le cerveau à deux neurotransmetteurs clés, la dopamine et la sérotonine.

Le tabac, l’alcool, le sucre augmentent l’acétaldéhyde dans le corps et crée encore plus d’addiction.

On voit ici le véritable cercle vicieux dans lequel les toxiques augmentent la présence du candida qui lui augmente la dépendance aux toxiques et aussi entretient donc les dérèglements de la glycémie. (Ce qui explique pourquoi en changeant d’alimentation, j’ai enfin pu arrêter mes addictions.)

L’acétaldéhyde entraîne différents symptômes :

Troubles de la mémoire
Diminution de la capacité à se concentrer (cerveau dans le brouillard)
Dépression
Réflexes ralentis
Léthargie et l’apathie
Irritabilité accrue
Énergie mentale diminuée
Réactions d’anxiété et de panique
Diminution de l’acuité sensorielle
Une tendance accrue à la dépendance à l’alcool, le sucre, la cigarette
Diminution de la libido ou l’inverse
Augmentation des problèmes liés au syndrome prémenstruel

Liste non exhaustive bien-sûr, les symptômes de la candidose étant très vaste, difficile de dire ceux que l’on pourrait attribuer uniquement à l’acétaldéhyde

Les hauts niveaux chroniques d’acétaldéhyde dans les tissus compromettent le processus normal de recyclage de la forme active de la vitamine B3 (niacin, vitamine PP, acide nicotinique) (NAD).
Il est évident que dans une situation d’intoxication chronique à l’acétaldéhyde, des niveaux normaux de vitamine B3 apportés par l’alimentation peuvent être insuffisants pour fournir des niveaux optimum au cerveau. Cette même vitamine B3 est aussi impliquée dans la dégradation de la tyramine (toxine) obtenue par fermentation de la tyrosine (acide aminé). Nous avons vu plus haut que les personnes prenant des antidépresseurs inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) devaient éviter les aliments contenant de la tyramine.

Les personnes atteintes de candidose devraient aussi éviter la tyramine, d’autant plus lorsqu’elles sont sous le joug d’une ou de plusieurs addictions qui va désactiver la monoamine oxydase comme le café, la cigarette, le cannabis, l’alcool…

Le candida qui est un dysmorphique, c’est à dire capable de vivre sous deux formes, parfois levure, parfois champignon, il est grand consommateur de vitamine B en général et donc de vitamine B3. La forme champignon, comme tous les autres champignons est une vraie éponge à métaux lourds.

Lien entre niacine et la pellagre

La pellagre est une maladie qui est apparue plutôt chez les personnes se nourrissant exclusivement de maïs, qui ne contient pas de tryptophane (acide aminé, précurseur de la niacine mais aussi de la sérotonine d’ailleurs).
Certains firent un lien avec l’ergotisme, qui est le résultat d’un empoisonnement à long terme, suite à l’ingestion de toxines produites par l’ergot du seigle, celui-ci étant un champignon qui infecte le seigle et d’autres céréales. D’autres pensèrent à des microbes, des champignons, ou à un microorganisme présent sur le grain ou dans la farine.
On retrouve ici des liens avec les céréales, la candidose, la carence en niacine, et les addictions.

La carence en niacine est souvent liée à l’alcoolisme, la toxicomanie, et d’autres types de dépendance. Mais comme d’habitude qui de la poule ou l’oeuf ? Car l’addiction pourrait tout à fait être une tentative de soins des symptômes, en tout cas au départ. Et surtout, l’addiction serait directement due à la présence du candida, qui par ces toxines comme l’acétaldéhyde pousse les personnes atteintes à consommer des toxiques.
Bien-sûr l’addiction entretient le problème et même l’aggrave.

La carence prolongée en niacine (vitamine B3 ou PP) mène à la pellagre.

Les symptômes de la pellagre se traduisent par des irritations de la peau avec des rougeurs du visage, du cou et des membres (rougeurs qui ressemblent à un coup de soleil), une faiblesse musculaire, des étourdissements ou vertiges, des maux de tête, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une perte d’appétit, une inflammation des muqueuses de la bouche et une langue rouge et enflée, ainsi que des troubles psychiques (mauvaise humeur, irritabilité, anxiété, dépression).

Depuis les débuts de cette maladie datant du 18 e siècle, le monde a assisté à un autre type de pellagre: une sorte de pellagre qui n’est pas causée par la malnutrition, mais par l’intoxication médicamenteuse et touche les patients qui sont traités par certaines formes de chimiothérapie sous la forme de trois-mercaptopurine par exemple. Les chimiothérapies sont connues pour induire des candidoses.

Et toute forme d’intoxication qui détériore le métabolisme, le fonctionnement des enzymes, le système immunitaire, le système neurologique, endocrinien, la flore intestinale aura une influence néfaste sur la capacité du corps à se défendre des micro-organismes en général et du candida en particulier.

Gwénola Le Dref

http://www.bmj.sk/2006/107067-01.pdf Chronic polysystemic candidiasis as a possible contributor to onset idiopathic Parkinson disease
http://u995.lille.inserm.fr/tag/candida-albicans/page/2/
http://newswire.pro/candida_yeast.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pellagre

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La glycémie liée aux addictions, troubles psychiques et neurologiques

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Les hormones suivantes : le glucagon, l’insuline et l’adrénaline sont importantes dans la régulation de la glycémie.
Le glucagon et l’insuline sont deux hormones sécrétée par le pancréas avec des effets antagonistes (contraires).
Le glucagon est une hormone hyperglycémiante, cela signifie qu’elle tend à augmenter la valeur de la glycémie (normalement à 1g/L de sang). L’insuline a un effet opposé, elle tend à abaisser la valeur de la glycémie lorsque celle-ci est élevée .
L’adrénaline inhibe la sécrétion d’insuline et fera donc monter la glycémie.

La dépendance à l’alcool et au sucre ont d’identiques qu’elles apportent un soulagement à ceux qui souffrent de symptômes provoqués par des déficiences neurochimiques et l’hypoglycémie. Ces symptômes sont causés par des carences, elles-mêmes induites par des défauts de fonctionnement métabolique dû à l’intoxication aux métaux lourds et plus généralement aux xénobiotiques (tout élément non utile à la vie) et à la candidose qui en découle. Les métaux lourds perturbent le bon fonctionnement des enzymes, des hormones, l’assimilation des minéraux nécessaires à un bon équilibre etc …

Toutes les drogues augmentent rapidement la glycémie en mobilisant le glycogène hépatique.

Les fumeurs qui disent que la cigarette les stimule, se serviraient de la cigarette pour pallier à l’hypoglycémie. D’ailleurs la compensation alimentaire à l’arrêt de la cigarette et la prise de poids est un phénomène très courant et bien connu.

La caféine provoque l’augmentation de l’activité nerveuse avec la libération d’adrénaline et augmentation des niveaux de dopamine. Le stress comme l’activité physique augmentent le taux de catécholamines (dopamine, noradrénaline, adrénaline) dans le sang.

L’adrénaline, qui est un neurotransmetteur mais aussi une hormone, cause plusieurs effets tels que l’augmentation du rythme cardiaque, de la contractilité du cœur, de la pression, de l’apport de sang aux muscles, la diminution de l’apport de sang aux autres organes (excepté le cerveau) et la libération de glucose par le foie et inhibe l’insuline. Elle va donc empêcher la régulation du taux de glucose dans le sang en bloquant l’insuline.

Toute libération d’adrénaline va donc faire monter le taux de sucre dans le sang.
Quant à la dopamine, la modulation de sa concentration a des répercussions importantes : par exemple les effets des amphétamines et autres drogues sont dues à l’augmentation de l’activité de la dopamine (entre autre).

Le cannabis semble permettre une baisse de l’insuline à jeûn, et une diminution de la résistance à l’insuline, ce qui cacherait les sensations d’hypoglycémie, et pourrait alors aider les diabétiques. Mais comme le café ou la cigarette, l’inhibition de l’enzyme monoamine oxydase en agissant sur le taux de neurotransmetteurs va perturber la glycémie à la hausse et engendrer une prolifération du candida. Nous sommes à nouveau en présence du serpent qui se mord la queue.

D’autres recherches sont nécessaires pour éclaircir comment toutes ces drogues agissent sur le métabolisme.

Gwénola Le Dref

http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9ine Caféine
http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2012/09/09/ethanol-alcohol-and-fructose.aspx
http://www.unairneuf.org/2012/09/mythe-addiction-nicotine-molimard-formindep-has-3.html
http://ufcmed.org/cannabis-medical/maladie/cannabis-perte-appetit-amaigrissement/
http://www.amjmed.com/article/S0002-9343(13)00200-3/abstract
http://lyon-sud.univ-lyon1.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHIER=1320402909243

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Le blocage d’une enzyme en cause dans l’addiction

Cet article fait partie d’un dossier sur les
« Addictions, troubles psychiques, neurologiques, endocriniennes »

La monoamine oxydase (MAO) est une enzyme. Une enzyme est une molécule qui permet à certaines réactions d’avoir lieu dans le corps ou les accélère. Trop ou trop peu d’enzymes neuronales affectent directement l’humeur et le comportement des personnes.
La monoamine oxydase permet de métaboliser puis de dégrader les monoamines (dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, la sérotonine et l’histamine …), une fois qu’elles ont fini leur travail de transmission de message. La MAO-A métabolise et inactive de préférence la sérotonine et aussi l’adrénaline et la noradrénaline. La MAO-B métabolise et inactive la phényléthylamine. La dopamine est métabolisée par les deux.

La monoamine oxydase est présente dans le système nerveux, le foie, le tractus gastro-intestinal, les membranes mitochondriales et les plaquettes et est constituée de deux sous-types, la MAO-A impliquée dans les conditions psychiatriques et la dépression et la MAO-B dans les maladies neurodégénératives.

Dans la maladie cœliaque, qui est une intolérance permanente au gluten, maladie auto-immune qui attaque la paroi intestinale, on retrouve de bas niveaux de monoamine oxydase. Ce défaut d’enzyme étant plutôt attribué par la recherche à des dommages cellulaires plutôt qu’au résultat de l’action d’un inhibiteur spécifique. Ces dommages cellulaires sont des effets connus des métaux lourds qui sont mutagènes.

Les métaux lourds ont la particularité de perturber tout le métabolisme dont l’activité des enzymes. Les métaux lourds entraînent l’oxydation prématurée des monoamines (entre autre, bien-sûr), on peut alors imaginer que les drogues qui font monter le taux de celles-ci, soit en produisant plus de ces neurotransmetteurs, soit en bloquant l’action de la monoamine oxydase, servent de remèdes.
D’ailleurs, les inhibiteurs de la MAO-B sont utilisés dans la maladie de Parkinson.
Il est pensé que la MAO-B convertit certains acides aminés provenant de l’alimentation, appelés des « protoxines » en toxines qui peuvent causer des dommages aux neurones et peut contribuer à la cause ou au déclin dans la maladie de Parkinson. L’inhibition de la MAO-B peut donc mettre un terme à ce processus et ralentir l’évolution de diverses maladies neurodégénératives. On retrouve encore ici, une certaine utilité des drogues qui empêchent le fonctionnement de la monoamine oxydase en tout cas B et donc diminueraient la formation de ces toxines.

Des inhibiteurs de la MAO-A sont utilisés pour traiter les dépressions mais peu, de par les effets secondaires hypertenseurs et le besoin d’adapter le régime alimentaire (supprimer les aliments à forte teneur en tyramine) et la possible survenue d’un syndrome sérotoninergique, c’est à dire trop de sérotonine qui entraîne alors dans une forme modérée, une modification de l’état mental, une agitation, des tremblements, des myoclonies (contraction musculaires rapides), des sueurs, des frissons, ou une forme plus grave montrant des troubles de la conscience, des manifestations de dysautonomie neurovégétative (atteinte du système nerveux autonome), des symptômes neuromusculaires. Il peut y avoir hyperleucocytose (inflammation), augmentation de la créatine phospho kinase (CPK qui catalyse la libération d’énergie) et acidose métabolique (baisse du pH dans le secteur extracellulaire plasmatique).

L’inhibition de la monoamine oxydase a pour conséquence trop de sérotonine qui entraîne des symptômes que l’on retrouve aussi dans les maladies neurologiques ou psychiques. De nombreux patients souffrant en fait d’une addition de symptômes.

Cette enzyme, la monoamine oxydase est aussi importante dans les addictions. Voyez l’article précédent dans ce dossier « Les dysfonctionnements des neurotransmetteurs dans les addictions » On comprend alors comment le fait de prendre des drogues pourrait tout à fait être une tentative de soulagement des symptômes. Seulement, traiter le symptôme n’est pas traiter la cause et on se retrouve avec les effets secondaires comme pour les médicaments d’ailleurs.

L’expression de la MAO-A est réduite dans 95,4% des patients atteints de cancer humains par rapport aux témoins non cancéreux mais pas celle de la MAO-B. Plusieurs études épidémiologiques montrent qu’il y aurait un risque plus élevé de cancer chez les personnes prenant des antidépresseurs sous forme d’inhibiteurs de la monoamine oxydase A. La cigarette contient cet inhibiteur de la monoamine oxydase A.

Il y a vraiment un lien entre dépendances, troubles psychiques ou neurologiques, ce lien ne se retrouvant pas seulement dans le cerveau bien-sûr, car les neurotransmetteurs, sont à 80% d’entre eux, produits par le système digestif et envoyés au cerveau via le nerf vagal. Cet article pourrait vous intéresser « Troubles psychiques, neurotransmetteurs, microbiote »

Rappelons nous que tout ce que l’on mange, boit, fume, s’injecte (vaccins y compris) et met dans notre corps, peu importe le moyen d’entrée vient agir sur la production de neurotransmetteurs, ou d’hormones ou d’enzymes etc d’où le lien étroit de toutes ces maladies avec l’alimentation et donc la possibilité, au minimum de réduire leur expression.

Aussi, l’inhibition de la monoamine oxydase qui agit comme nous l’avons vu sur le taux de neurotransmetteurs qui circulent dans le cerveau va avoir un effet direct sur la glycémie et donc sur la prolifération du candida.
Toujours le cercle vicieux duquel nous devons tenter de sortir.

Gwénola Le Dref

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17229101 Monoamine oxidase A rather than monoamine oxidase B inhibition increases nicotine reinforcement in rats.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/6325288 Cannabis extract, but not delta 1-tetrahydrocannabinol, inhibits human brain and liver monoamine oxidase
http://lettre-cdf.revues.org/283
http://www.cnsspectrums.com/aspx/articledetail.aspx?articleid=1791 Monoamine Oxidase Inhibitors: A Modern Guide to an Unrequited Class of Antidepressants
http://en.wikipedia.org/wiki/Monoamine_oxidase_inhibitor Monoamine oxidase inhibitor
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23850513 The interactions of caffeine with monoamine oxidase.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1647467/ Decreased duodenal monoamine oxidase activity in coeliac disease.
http://www.biomedcentral.com/1471-2164/9/134 An indicator of cancer: downregulation of Monoamine Oxidase-A in multiple organs and species

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Les dysfonctionnements des neurotransmetteurs dans les addictions

Les neurotransmetteurs sont le langage du système nerveux, ils permettent d’envoyer des messages entre les différents neurones, de transmettre l’influx nerveux.
Chaque neurotransmetteur correspond à une partie bien précise du système nerveux et donc à des fonctions particulières. Chaque neurotransmetteur a son ou ses messages. Certains neurotransmetteurs peuvent avoir la fonction d’hormones. Cet article « Troubles psychiques, neurotransmetteurs, microbiote » pourrait vous aider à mieux comprendre.

Des données récentes de la neurobiologie ont permis de montrer que tous les produits qui déclenchent une dépendance (amphétamine, cocaïne, morphine, héroïne, cannabis, nicotine, caféine) agissent entre autre sur le noyau accumbens, lieu de ce que l’on appelle le circuit de récompense qui induit une sensation de satisfaction.
Les neurotransmetteurs issus d’acides aminés (dont l’assemblage forment les protéines) appelés des monoamines, sont des neuromodulateurs et sont tous impliqués dans le système de dépendance, dans les troubles psychiques mais aussi neurologiques.
Ces neuromodulateurs sont la dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, (ces trois sont appelés des catécholamines), la sérotonine. Il en existe d’autres sous forme de traces comme l’histamine, la tyramine, phényléthylamine, agmatine, putrescine, cadavérine, spermidine. Toutes ces molécules sont toxiques à des degrés divers.

Bien que ces neurones modulateurs soient très minoritaires puisqu’ils ne représentent que moins de un pour cent des cent milliards de cellules présentes dans le cerveau, leurs transmissions sont les cibles privilégiées de la plupart des produits psychotropes (antidépresseurs, neuroleptiques, drogues).

D’après Jean Pol Tassin qui travaille sur l’addiction depuis plus de vingt ans, la dopamine souvent vue comme l’hormone du plaisir n’est pas la principale mise en cause dans l’addiction. Pour lui, deux systèmes seraient mis en cause, le système noradrénergique (concernant la noradrénaline) qui rend les choses intéressantes et le système sérotoninergique (concernant la sérotonine), celui-ci servant entre autre à contrôler les impulsions. Les drogues activent les deux systèmes de manière simultanée et crée le plaisir. A force d’activer les deux systèmes ensemble, le lien entre le désir et le contrôle est détruit et chaque évènement émotionnel trop intense entraînera une situation de besoin compulsif et maladif car sinon on se sent très mal. La noradrénaline et la sérotonine contrôlent le cortex qui lui-même contrôle la dopamine, l’hormone du plaisir.
Si on bloque les récepteurs à sérotonine et noradrénaline, il n’y a pas de perte du lien et les effets des drogues disparaissent.
Cette perte de lien, ce découplage comme dit Jean Pol Tassin, entre ces deux neurotransmetteurs semble être perdue à vie. Il démontre que ce découplage a lieu pour l’alcool, pour la morphine, l’héroïne, l’amphétamine, la cocaïne. Ce qui explique que lorsque l’on arrête une drogue on la remplace souvent par une autre.

Jean Pol Tassin a étudié le cas de la nicotine, et il s’est aperçu qu’elle ne produit pas cet effet. Parmi les 3000 constituants présents dans le tabac, il y a des inhibiteurs de la monoamine-oxydase, (IMAO), qui semblent avoir un rôle important. La monoamine oxydase est une enzyme qui permet de métaboliser puis de dégrader les neurotransmetteurs de forme monoamines (dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline, la sérotonine et l’histamine …), une fois qu’elles ont fini leur travail de transmission de message. Couplée avec l’IMAO, la nicotine entraîne la désynchronisation, ce découplage des deux systèmes nommés plus haut.

Tout comme la nicotine, le tétrahydrocannabinol (THC), l’un des principes actifs du cannabis, ne produit pas de découplage, dit-il, donc pas de dépendance, chez les animaux, mais bien d’autres chercheurs montrent qu’une dépendance s’installe et ont découvert que le cannabis pouvait aussi indirectement activer les récepteurs à opiacés et donc agir sur la dopamine. D’après mes recherches le cannabis contient lui aussi des inhibiteurs de la monoamine oxydase, tout comme les amphétamines, l’alcool, la caféine. Toutes les drogues opiacées ont le même effet que l’action d’un inhibiteur de monoamine oxydase, elles font monter les taux de neurotransmetteurs monoamines (sérotonine, noradrénaline, dopamine, adrénaline).

Ces neurotransmetteurs aussi appelés amines sont normalement rapidement dégradés dans le corps à l’aide d’enzymes comme la monoamine oxydase qui les rendent inoffensifs. Si on manque d’enzymes cela conduit à une accumulation d’amines dans le corps.

Les métaux lourds sont particulièrement nocifs pour le fonctionnement des enzymes.

Certaines rares personnes naissent avec le gène de la monoamine oxydase manquant et donc ne produisent pas de cette enzyme et cette condition est associée depuis longtemps à l’agressivité. D’autres ont une activité enzymatique affaiblie.

Si vous avez tendance à l’addiction il sera bon d’éviter ou de grandement limiter tous les inhibiteurs de monoamine oxydase.

Les inhibiteurs de monoamine oxydase-A sont multiples : cannabis, alcool, amphétamines, mais aussi des aliments dits sains: le céleri, la carotte, la coriandre, l’angélique, l’huile d’onagre, la fenouil, le persil, le raison rouge, le pavot, la berbérine

Les inhibiteurs de la MAO-B : l’herbe à chat, le cacao, la gentiane, le thé

Certains inhibiteurs agissent sur les deux monoamines oxydases : le café, le curcuma, le kiwi, l’oignon, la fraise, le panais, les levures, les myrtilles, le gingembre, le gingko, les marrons, la réglisse, la guimauve, la pensée, le millepertuis, le ginseng, le tabac, la valériane, l’achillée, l’orange amère, l’échinacée, l’ayahusca, la vitamine B6

Gwénola Le Dref

http://www.formindep.org/Le-mythe-de-l-addiction-a-la.html#effets
http://www.frc.asso.fr/Le-cerveau-et-la-recherche/Actualite-de-la-recherche/Archives/Article/le-mystere-resolu-dans-l-addiction-a-la-nicotine
http://www.labosp.com/fr/liste_des_etudes_scientifiques/nicotine__combattre_ses_effets_et_s_en_defaire_o.doc.php
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1091.htm
http://www.moodocean.co.uk/html/neurotransmitters.html
https://www.bnl.gov/medical/Personnel/Alia-Klein/pdf/JNaliakleinAggression08.pdf
http://www.botanical-online.com/english/vegetalmaois.htm

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ADDICTIONS AU GLUTEN, À LA CASÉINE ET AUX ALIMENTS À HAUT INDEX GLYCÉMIQUE

Le gluten se compose des protéines de gliadine et gluténine, il se trouve sous différentes formes et différentes quantités dans les farines de céréales panifiables comme le blé, le seigle, l’orge, le kamut, l’épeautre, le maïs et même le riz qui contient cependant seulement 5% d’orzénine, une des formes de gluten. L’avoine, le millet, le quinoa qui ne contiennent pas la molécule peuvent cependant poser les mêmes problèmes ou d’autres similaires. Il vaut mieux les tester sur soi.

La caséine est la protéine contenue dans tous les laits animaux.

Pendant le processus de la digestion, en tout cas chez les personnes souffrant d’hyper-perméabilité intestinale (nous en souffrons de plus en plus) la caséine et le gluten sont partiellement décomposés en substances appelées peptides opioïdes, qui ont une structure chimique semblable à la morphine. Ces opioïdes, appelés casomorphine, gluteomorphine et gliadinomorphine, ont un effet sur le système nerveux central et les neurotransmetteurs.
Les peptides (chaîne d’acides aminés) de gluten et de la caséine sont importants parce qu’ils réagissent avec les récepteurs d’opiacés dans le cerveau, imitant ainsi les effets des opiacés comme la morphine et l’héroïne.

Les enfants atteints d’autisme comme beaucoup de malades souffrant d’alcoolisme ou de maladies neurologiques comme la sclérose en plaques ont souvent un goût immodéré pour le pain, les pâtes (au gruyère), les pizzas et les produits laitiers et pour le sucre.
Ces personnes atteintes d’autisme, de schizophrénie, maladies psychiques en général, de maladies neurologiques, digèrent incomplètement le gluten et les produits laitiers. Ces peptides incomplètement digérés sont ensuite absorbés dans le corps et se lient à des récepteurs opiacés, entraînent la modification du comportement et provoquent d’autres réactions physiologiques.

Des recherches sur des souris ont montrées que le sucre est une substance très addictive, tout autant que des drogues dites dures.
Des expériences avec des humains cette fois, ont montrées que la zone du cerveau activée était différente suivant l’index glycémique. Les sujets qui consomment des aliments à fort indice glycémique ont montré une activation de la région appelée noyau accumbens. Or, celle-ci est connue pour jouer un rôle important dans le système de récompense, le plaisir mais aussi la dépendance. Selon le Dr Ludwig, l’activité relevée chez ces sujets est même similaire à celle créée par la nicotine ou l’héroïne.
L’épidémie de diabète de type 2 montre à quel point nous sommes devenus dépendants de certains aliments.

C’est l’hyper-perméabilité intestinale, qui entraîne cette cascade d’effets, que nous entretenons bien-sûr ensuite en ingérant certains aliments mais parmi les fautifs, pointés par de nombreux chercheurs, on retrouve en première place, les métaux lourds, notamment ceux présents dans les vaccins (aluminium, mercure), ceux des amalgames dentaires, le cadmium de la cigarette, et tout autre élément non compatible avec la vie comme les pesticides et tous les additifs. Tout ceci venant détériorer différentes fonctions, digestives, enzymatiques, hormonales, immunitaires etc … En perturbant la flore intestinale, il y a prolifération du candida, celui-ci pouvant grâce à des toxines qu’il envoie au cerveau, vous pousser à vous suralimenter, et bien-sûr surtout d’aliments dont il raffole dont les aliments à haut index glycémique. Nous verrons plus précisément dans un des paragraphes suivants comment cela se passe.

Gwénola Le Dref

http://gluten-free.org/reichelt.html Collected Net Articles of Kalle Reichelt, M.D. 
http://www.autisme-france.fr/offres/file_inline_src/577/577_P_21064_81.pdf
http://troubles-maladies-psychiques.blogspot.fr/2011/03/autisme-et-schizophrenie.html
http://www.cbsnews.com/news/processed-carbohydrates-are-addictive-brain-study-suggests/
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2235907/ Evidence for sugar addiction: Behavioral and neurochemical effects of intermittent, excessive sugar intake
http://www.plosone.org/article/fetchArticle.action?articleURI=info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0000698

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