Pour un traitement efficace du candida, ce que vous devriez vraiment savoir

Voilà déjà longtemps que je souhaite écrire un article plus complet sur le candida, mais le sujet étant réellement complexe, j’avais besoin de plus d’observations sur moi-même, sur d’autres, plus d’expériences, de lectures de résultats de recherches afin de mieux comprendre pourquoi mon expérience personnelle m’a autant réussi. Partager mon parcours afin que vous puissiez peut-être en tirer partie et éviter les erreurs que j’ai pu commettre où celles que j’ai su éviter, en grande partie grâce à ma grande confiance en la nature. Tout ce qui suit n’est donné qu’à titre informatif, je ne fais pas partie de la profession médicale, je suis une malade qui a la chance de s’en sortir plutôt bien et qui aime la science, mais en cas de problème il est bon de consulter un professionnel de santé 😉

La situation globale au point de vue de notre santé permet aux parasites de nous envahir et plus particulièrement aux champignons.

Le candida est l’espèce la plus commune de pathogène opportuniste humain et causant de nombreux problèmes de santé elle obtient de nombreuses attentions ces dernières années. Du coup, beaucoup de recherches sont effectuées, d’autant que les traitements fongicides actuels ne fonctionnent pas.
Le mieux serait de supprimer les causes de sa prolifération puisque le candida est un ennemi de taille, très intelligent. Je le connais depuis ma plus tendre enfance hi hi

Les causes de la prolifération du candida

Les causes de sa prolifération sont multiples et s’accumulent : un système immunitaire affaibli, la pilule contraceptive, les antibiotiques, la chimiothérapie, les corticoïdes, les immunosuppresseurs, les métaux lourds bien-sûr, ceux contenus dans les vaccins ou dans les amalgames dentaires et tous les autres … les champignons adorent ça…. les xénobiotiques en général c’est à dire tout élément non compatible avec la vie, le stress, le manque de sommeil, le chlore de l’eau, l’alimentation délétère, les ondes électromagnétiques.

Les symptômes

La prolifération du candida provoque de nombreux symptômes: de la fatigue, des troubles digestifs, une grande appétence notamment pour les glucides comme le sucre, le pain, des allergies et intolérances alimentaires, une sensibilité aux produits chimiques, à l’alcool, des candidoses vaginales, la cystite, l’urétrite, du muguet, le syndrome prémenstruel, des troubles de la libido (dans les deux sens), des troubles de l’humeur, de l’anxiété, de la dépression, des troubles de la mémoire, un manque de concentration, des vertiges, des douleurs articulaires et/ou musculaires, des maux de tête, des problèmes cutanés, des troubles de la voie ORL, des sensations d’irréalité … cette liste n’est pas exhaustive. Le candida proliférant partout dans le corps il peut poser des problèmes multiples et variés et les toxines qu’il libère sont de puissants poisons.

L’alimentation pendant le traitement

Dans un premier temps, il faudrait au mieux s’éloigner des causes car c’est leur accumulation qui va entraîner de plus en plus de problèmes de santé et ne pas vous en éloigner vous empêchera à l’inverse de vous soigner.
Le candida faisant partie du groupe des dysmorphiques, il peut changer d’une forme levure à la forme hyphale (filaments des champignons). Il est très adaptable. Il sait muté lorsque les conditions de vie changent, pour s’adapter au Ph par exemple. Il change de forme suivant les conditions alimentaires ou de températures. Il ne faut donc nullement le sous-estimer.
L’approche alimentaire est absolument nécessaire et sera la plus importante pour votre bien-être. Le candida sait respirer contrairement à ce que l’on lit souvent il ne vit pas seulement en milieu anaérobie. Il peut même végéter comme les levures que l’on achète et qui se remettent à vivre lorsqu’on leur donne de l’eau et du sucre. Ne négligez donc rien.
Vous trouverez ici quelques conseils alimentaires.

Une alimentation adéquate permettra à votre corps de récupérer un système immunitaire fort, l’autorisera à se détoxiquer, rétablira le système hormonal, endocrinien … Lorsque l’on sait à quel point le candida détériore notre santé, on peut comprendre combien sa stabilisation peut nous changer radicalement la vie.
Je ne peux que témoigner de cela et vous dire que c’est vraiment incroyable, je suis littéralement passé de l’enfer au paradis. Bien-sûr, je continue la lutte contre l’intoxication et le candida, mais j’ai retrouvé le goût de vivre et les capacités à utiliser mon corps et mon cerveau. Si mon histoire vous intéresse, vous trouverez le livre ici

La majorité des articles concernant la candidose recommande de supprimer tous les sucres et même les fruits, au moins dans un premier temps et d’en limiter ensuite la consommation durant tout le temps du régime qui devrait durer plusieurs mois voire même deux ou trois ans si l’on souhaite récupérer une paroi intestinale réellement fonctionnelle. Sur ce point, c’est chacun qui fera en fonction des améliorations de sa santé et de ses souhaits de perfection de celle-ci. Petit à petit, le corps se libérera des toxines et mêmes des métaux mais cela prendra du temps bien-sûr. Cependant, choisir une alimentation « anti-candida » soulage rapidement.

Certains pensent que le fructose, n’ayant pas le même métabolisme et un index glycémique faible ne nourrit pas le candida. Le candida présent sur toutes les muqueuses n’a sans doute que faire de notre métabolisme, il se sert dès l’ingestion contrairement à notre corps qui devra métaboliser dans le foie le fructose en glucose.
Les recherches montrent peu de différence entre les différents sucres. Les différences étant plus liées à l’espèce de candida. Il est donc fort probable que suivant le sucre consommé on favorise plus une espèce que l’autre.
Le côté très addictif du sucre, totalement relié justement à la candidose, pousse souvent à chercher des alternatives. D’après les recherches seul le xylitol réduit l’adhérence mais il nourrit malgré tout le candida. Le saccharose est le sucre qui en augmente le plus l’adhérence.
L’amidon ou l’amidon associé au saccharose entraîne un passage de la forme levure à la forme mycélienne.
Sur ce point morphologique, la recherche a encore besoin d’avancer et il n’est pas clair quelle forme est la plus pathogène.

Fausses bonnes idées

Comme vous l’aurez compris, le candida (comme tous les dimorphiques) s’adapte à son environnement de manière déconcertante.

Il est souvent conseillé des antifongiques, qui ne seront d’absolument aucune utilité. Le candida est puissant, utiliser des antifongiques naturels ne sera pas une meilleure idée, car vous le pousser alors à croître encore plus.
On peut alors être tenter par le jeûne afin de lui couper les vivres (j’en ai moi-même fait l’expérience plusieurs fois) mais ce sera peine perdue.
La famine des cellules de levure induit une germination d’un nombre de plus en plus important de cellules (et généralement non-germinative).
Ce phénomène est également observé dans les cellules qui sont traitées de manière transitoire avec des inhibiteurs métaboliques. Au cours de chacun de ces traitements (famine, inhibition métabolique), l’expression d’un gène régulateur de croissance (CGRI) augmente.
On comprend pourquoi la réduction alimentaire et plus précisément des sucres de manière progressive sera plus efficace. La mise en acido-cétose comme le préconisait le Dr Gernez. Manger des petites quantités, plus souvent, vous aidera, et d’autant plus si vous souffrez d’hypoglycémie.

Le système immunitaire

Le candida a les capacités d’inhiber la réaction immunitaire ainsi plus il grandit et moins votre propre système réagit, ce qui peut fait disparaître les premiers symptômes. Ce qui à première vue peut sembler une bonne chose, sauf que le symptôme a bien-sûr son utilité, vous prévenir que quelque-chose ne va pas.

Les intolérances alimentaires engendrent une libération d’histamine qui inhibe la production de lymphocytes T et l’activité des neutrophiles. L’histamine est donc un immunosuppresseur qui facilite la prolifération du candida. Le candida a la capacité de se lier aux immunoglobulines A (présents sur les muqueuses) afin de faciliter leur adhérence.
Donc, éviter absolument les aliments auxquels vous êtes allergiques ou intolérants vous aidera à combattre la candidose. Vous pourriez lire cet article.

Il est connu que le stress agit sur le système immunitaire et notamment encore une fois par libération d’histamine. Vous devriez fuir les situations stressantes autant que possible. Trouvez une solution qui vous convienne pour gérer l’anxiété, il existe des tas de façons. Dans les premiers temps, si vous changez d’alimentation, votre entourage ne sera sans doute pas très tendre avec vous, limitez les rencontres si c’est trop pénible et vous verrez qu’il finira par s’habituer et vos relations n’en seront que grandies. Plus vous prendrez soin de votre alimentation et plus votre mental s’éclaircira et votre anxiété disparaîtra. Des détails ici.

Les métaux et oligoéléments

Les métaux lourds ont plusieurs effets sur le corps, ils sont connus neurotoxiques, reprotoxiques, mutagènes, perturbateurs endocriniens et aussi immunoperturbateurs.

Le mercure, bactéricide, fongicide entraîne des mutations chez le candida, qui est très résistant et fait le vide des autres bactéries amies laissant le champ libre aux champignons.
L’aluminium que l’on retrouve partout, tant dans l’alimentation, les laits infantiles, les médicaments tels que les vaccins, les anti-acides, la cosmétique, les ustensiles de cuisine prend la place du fer sur son transporteur, la transferrine, et empêche son assimilation. Mais comme le dit le professeur Exley ou les toxicologues, un complément en fer sera pro-oxydant en présence d’aluminium.

Le fer permettant de transporter l’oxygène, cette situation est doublement problématique, car les champignons aiment les milieux riche en CO2. Voilà une bonne raison de vous aérer le plus possible et de ne pas boire de boissons gazeuses. Préférez les sports doux pour éviter une trop forte libération d’histamine.

Le candida a la capacité d’assimiler le fer, comme d’autres métaux, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, c’est lui qui prolifère le plus lors des intoxications. Un parasite « ami », sans doute le moins pire que notre corps trouve face à la situation de crise et au besoin de chélater (sortir les métaux toxiques) mais loin d’être la panacée. Il faut donc le stabiliser.

Avant de prendre des compléments

Il est bon de voir qui de l’oeuf ou la poule.

Malgré l’abondance alimentaire, nombreux sont ceux qui souffrent de carences. Les plus fréquentes, sans doute parce que le plus souvent les seules recherchées lors des bilans sanguins, étant celles en fer, en vitamine D, B12, calcium et magnésium. Ces carences sont rapidement vue comme étant des causes des maladies alors qu’en vérité elles sont elles aussi des conséquences du dérèglement général du fonctionnement de votre corps. Ce que l’on appelle la comorbidité en médecine.

Les suppléments de vitamine D sont connus pour réduire l’auto-immunité. Cette vitamine régulerait les gènes de signalement du système immunitaire inné et réduirait ainsi les réactions inflammatoires. On retrouve ici cette histoire d’utilité du symptôme. Le symptôme a bien son utilité, vous pourriez lire cet article.
En ce qui concerne l’utilisation de la vitamine D par les pathogènes vous trouverez ici un résultat de recherche traduit en français.

Les levures et les champignons sont parmi les végétaux qui assimilent les vitamines D et B12. Leur carence n’est qu’une conséquence de l’infection par les champignons et non pas une cause.
Lorsque l’on sait que l’infection au candida prend de plus en plus d’ampleur et que la candidose systémique est souvent la cause de mortalité des personnes étant immunodéprimées, je pense qu’il vaut mieux réfléchir à deux fois avant de se supplémenter.

Les carences sont dues à une mauvaise assimilation des nutriments engendrée par l’intoxication aux métaux lourds et la dysbiose intestinale. Prendre des compléments c’est en fait nourrir le candida et autres pathogènes.

Le magnésium que de nombreuses personnes prennent pour renforcer leur système immunitaire, va lui aussi directement nourrir le candida. C’est vrai, il est si fort qu’il laisse peu de place à d’autres, mais en être envahi est-il le meilleur qu’il puisse nous arriver ? J’en doute fortement, d’autant lorsque je vois mon expérience personnelle et d’autres malades souffrant de maladies dites dégénératives. J’ai toujours été résistante aux maladies virales, j’attrapais rarement les rhumes, jamais eu de grippe, ce qui faisait dire que j’étais forte et donc on pensait que j’étais en bonne santé. Mais, ce n’était qu’une apparence, les douleurs musculaires déclarées poussées de croissance, les maux de tête, de ventre, les troubles psychiques … ce semblant de force était une faiblesse.
Les maladies sont des tentatives du corps de se nettoyer, les fuir sera contre productif sur le moyen ou long terme.

Prenez votre santé en main, cultivez votre jardin intérieur pour faire fleurir votre être.

« L’amplification de la détoxication du mercure » Conférence du Dr Shade + résumé + newsletter


Votre adresse restera confidentielle et vous ne recevrez pas de spam.

Quelques références :

http://mic.sgmjournals.org/content/141/1/213.full.pdf Adherence of Candida albicans to human salivary components adsorbed to hydroxyapatite
www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11204138″ Candida albicans: adherence, signaling and virulence.
http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0064645Dietary Carbohydrates Modulate Candida albicans Biofilm Development on the Denture Surface
http://healthyeating.sfgate.com/difference-between-sucrose-glucose-fructose
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1574-6968.2000.tb09216.x/pdf Candida glabrata displays pseudohyphal growth
http://www.plospathogens.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.ppat.1002777 Candida albicans Scavenges Host Zinc via Pra1 during Endothelial Invasion
http://www.thecandidadiet.com/research/11574-v36n4p223.pdf Virulence factor of candida species
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1658365512000027 Critical factors affecting the adherence of Candida albicans to the vaginal epithelium
http://iai.asm.org/content/50/1/82.full.pdf Effects of carbon dioxide and ph on adhesion of candida albicans to vaginal epithelial cells.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1285569 Histamine-induced inhibition of neutrophil chemotaxis and T-lymphocyte proliferation in man.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16963637Evidence for novel pH-dependent regulation of Candida albicans Rim101, a direct transcriptional repressor of the cell wall beta-glycosidase Phr2.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12576958 Comparative virulence of Candida albicans yeast and filamentous forms in orally and intravenously inoculated mice.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2037228 Effect of calcium ion uptake on Candida albicans morphology.